dimanche 9 août 2015

Les rapports homme femme vus par l'évolution

L'évolution n'est qu'une théorie. Non pas que je veuille mettre en avant une explication religieuse, mais juste pour relativiser les conclusions que cette théorie nous amène à penser.

Bref, l'évolution d'une espèce est toujours partagée entre 2 tendances opposées.
La première consiste à se reproduire peu, mais à faire en sorte que sa progéniture ait de grandes de survie. La seconde, opposée, consiste à se reproduire massivement, quitte à essuyer de nombreuses pertes. On retrouve l'opposition classique : qualité contre quantité.
La première voir aura comme inconvénient une faible population et une faible diversité : pas évident de résister à un problème de grande ampleur dans ces conditions. Et la seconde s’investira peu dans la génération suivante, un peu comme si la quantité nivelait la qualité par le bas.

Pour l'espèce humaine, Dame Nature a construit un drôle d'équilibre : les femmes adoptent la première voie, et les hommes la seconde. L'équilibre se fait nécessairement à la rencontre des deux, le procédé est très ingénieux je trouve !

Bref, la femme cherche la qualité : elle veut un foyer sûr, elle cherchera donc un partenaire permettant d'assurer cette sécurité, cette stabilité. Résultat, les femmes sont davantage attirées par les leader, les dominants. Le critère ancestral était la force. En s'accouplant avec le chef de meute, le mâle dominant, la femme se garantissait à elle et à sa descendance des bonnes conditions de survie. C'était le meilleur moyen de ne manquer de rien, et surtout d'être en sécurité.
L'homme cherche autre chose : il cherche à multiplier sa descendance, et donc à se reproduire le plus possible, il vise la quantité. On peut y voir un instinct de domination (qui va jusqu'à la domination génétique) ou bien un instinct de protection (c'est un bon moyen de former une tribu soudée autour de soi). Lui va donc chercher à multiplier les épouses, surtout parmi les jeunes femmes en bonne santé, qui feraient de bonnes mères.

Partant de ces principes, deux choses sont remarquables.

La première, c'est notre capacité à nous enfermer dans nos propres rôles.
A croire que la nature cherche toujours à persévérer dans une voie, l'instinct de survie nous pousse à amplifier les phénomènes, pas à aller vers une sorte d'équilibre. Ce qui fait que pour séduire les femmes, les hommes vont chercher à montrer leur force, leur domination, leur virilité, et dans l'autre sens, pour séduire les hommes les femmes vont mettre en avant leur beauté et leur jeunesse. Chacun est donc prisonnier de son stéréotype, tout ça pour tenter de séduire l'autre sexe.
Si les femmes sont si futilement portées sur l'esthétique, c'est pour séduire les hommes,
et si les hommes sont si stupidement portés sur leur carrière, l'argent et le pouvoir, c'est pour séduire les femmes...
D'ailleurs, on peut trouver une confirmation de cette propension chez certains : les hommes qui ont réussi cherchent à s'entourer de jeunes femmes, dans le genre poupée gonflable, et les femmes à la plastique la plus parfaite ne cherchent souvent qu'à séduire des hommes d'argent (heureusement ce ne sont que des généralités...mais quand même)

La seconde, c'est qu'on peut voir derrière ce raisonnement des explications distinctes pour la jalousie féminine et la jalousie masculine.
Si la femme est jalouse (en tout cas pour la femme des cavernes... qui a marqué nos gènes et nos comportements les plus profonds), c'est qu'elle craint que son mari ne se détourne d'elle au profit d'une autre, et que donc que les ressources et la protection de son époux ne lui soient pus réservées.
Et si l'homme est jaloux, c'est parce qu'il craint au final devoir s'occuper d'une descendance qui n'est pas la sienne. L'intérêt pour lui d'avoir des femmes, c'est d'assurer sa descendance et son emprise sur la tribu. Si ce ne sont mêmes pas ses gènes qui sont transmis, à quoi bon dépenser toute cette énergie pour la femme et l'enfant?

Au final, c'est assez amusant de voir que derrière la théorie de l'évolution se cache une théorie de la séduction : celui qui séduit le plus a plus de chances de voir sa lignée s'accroître, et une théorie économique de la domination : les ressources sont toujours limitées, il s'agit donc d'optimiser leur usage de manière à perpétrer ses propres gènes (soit en favorisant ses gènes, soit en limitant ceux des autres)...
Car même si ceci n'est pas le but avoué de chaque individu (perpétrer ses propres gènes), c'est à posteriori et de fait ce qu'il s'est passé. Les caractères que nous retrouvons le plus largement sont ceux des individus qui ont su mieux répandre leurs gènes... On peut y voir derrière soit la marque de l'adaptation, soit celle de la meilleure stratégie, raisonnée/intellectualisée on non.

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