Citation de je ne sais pas qui !! Paroles prêtées a Bouddha, au Dalaï Lama, à Gandhi, voire simple proverbe tibétain. La provenance importe peu en fait, si ce n'est pour rendre à César ce qui lui appartient :)
Sagesse asiatique, ou indienne plutôt, qui rappelle et dénonce l'agitation des hommes, leurs vaines angoisses. Paroles réconfortantes qui permettent de relativiser et de voir la vie de manière englobante, de prendre du recul, de la distance, et de communier donc... Vision très orientale de la vie.
L'occident met davantage en avant la recherche de la solution : qu'il y en ait une ou pas, peu importe, il s'agit de le déterminer, de chercher la solution ou l'absence de solution. Si le chemin importe autant que le but, alors cette recherche est sens... et n'est pas vaine.
Elle ne doit simplement pas nourrir d'angoisse, la réunion des 2 modes de pensées est là, je pense...
Ne me retrouvant ni totalement dans la pensée occidentale (trop raisonnée, classificatrice, matérialiste...) ni dans la pensée orientale (trop passive, spectatrice...), j'essaye de prendre le meilleur des deux, d'en faire une sorte de synthèse. La philosophie est quelque chose de personnel après tout...
mercredi 22 mai 2013
mardi 21 mai 2013
L'abondance nuit
Etrange comportement de l'homme, mais comportement habituel : l'homme a tendance à se voiler la face sur les causes de ses problèmes lorsque celles-ci lui apportent aussi un certain confort.
Dernier exemple en date : l'abondance.
Les progrès permettent aujourd'hui de mettre à disposition de tout le monde une ultra-abondance d'informations et de possibilités.
L'information est apportée par la technologie, internet, le portable... inutile de m'étendre dessus.
Les possibilités sont apportées par les transports (tout est à portée de main : que le monde vienne à nous ou que nous allions vers lui, le résultat est le même), la richesse et le temps libre (on travaille moins qu'il y a 50 ans et on vit beaucoup plus longtemps).
Personne ne s'est demandé si nous sommes comme les animaux : incapables de faire face à l'abondance (souvenez vous des pancartes des zoo : ne pas nourrir les animaux : ils ne savent pas s'arrêter...). Du coup, la tendance naturelle, plutôt que de limiter les possibilités (impossible de demander au visiteur de notre zoo de nous imposer cette austérité...) nous nous plaignons de manquer de temps alors qu'il paraît évident que le temps n'est pas malléable : une journée fera toujours 24 heures. Résultat : nous survolons nos activités et papillonnons de l'une à l'autre.
Nous sommes à ce jour incapable de profiter de cette abondance, et nous ne l'avons pas encore apprivoisée (tout progrès doit être apprivoisé pour être réellement utile...).
Nous sommes comme les rats de laboratoire dans l'expérience de la cafétéria : si on leur propose un menu unique, ils savent gérer et s'arrêtent de manger lorsqu'ils n'ont plus faim. Lorsque nous leur proposons de la nourriture en abondance et variée, ils ne savent pas s'arrêter et terminent obèses et malades. Et comme ces rats, nous sommes heureux d'être malades...
Ce temps qui manque est aussi une des dernières choses devant laquelle nous sommes tous égaux : la journée dure 24 heures pour tout le monde, riches, pauvres, vieux ou jeunes. La différence tient à ce qu'on en fait. Les progrès et la mondialisation visent à mettre à disposition du plus grand nombre les mêmes activités, les mêmes richesses... ceci pousse les riches vers des choses de plus en plus extrêmes pour se distinguer de la masse, leur prochaine conquête sera peut être le temps (cf Time Out, le film...)
Dernier exemple en date : l'abondance.
Les progrès permettent aujourd'hui de mettre à disposition de tout le monde une ultra-abondance d'informations et de possibilités.
L'information est apportée par la technologie, internet, le portable... inutile de m'étendre dessus.
Les possibilités sont apportées par les transports (tout est à portée de main : que le monde vienne à nous ou que nous allions vers lui, le résultat est le même), la richesse et le temps libre (on travaille moins qu'il y a 50 ans et on vit beaucoup plus longtemps).
Personne ne s'est demandé si nous sommes comme les animaux : incapables de faire face à l'abondance (souvenez vous des pancartes des zoo : ne pas nourrir les animaux : ils ne savent pas s'arrêter...). Du coup, la tendance naturelle, plutôt que de limiter les possibilités (impossible de demander au visiteur de notre zoo de nous imposer cette austérité...) nous nous plaignons de manquer de temps alors qu'il paraît évident que le temps n'est pas malléable : une journée fera toujours 24 heures. Résultat : nous survolons nos activités et papillonnons de l'une à l'autre.
Nous sommes à ce jour incapable de profiter de cette abondance, et nous ne l'avons pas encore apprivoisée (tout progrès doit être apprivoisé pour être réellement utile...).
Nous sommes comme les rats de laboratoire dans l'expérience de la cafétéria : si on leur propose un menu unique, ils savent gérer et s'arrêtent de manger lorsqu'ils n'ont plus faim. Lorsque nous leur proposons de la nourriture en abondance et variée, ils ne savent pas s'arrêter et terminent obèses et malades. Et comme ces rats, nous sommes heureux d'être malades...
Ce temps qui manque est aussi une des dernières choses devant laquelle nous sommes tous égaux : la journée dure 24 heures pour tout le monde, riches, pauvres, vieux ou jeunes. La différence tient à ce qu'on en fait. Les progrès et la mondialisation visent à mettre à disposition du plus grand nombre les mêmes activités, les mêmes richesses... ceci pousse les riches vers des choses de plus en plus extrêmes pour se distinguer de la masse, leur prochaine conquête sera peut être le temps (cf Time Out, le film...)
lundi 20 mai 2013
La culpabilité engendre la distance
Pensée tirée d'un jeu video (fire emblem)... si si, comme quoi, on peut trouver son inspiration partout :)
Lorsqu'on se sent coupable envers quelqu'un, cela nuit à la relation : on se sent redevable, en infériorité. Du coup, on se sent moins libre de parler, on se pose des questions : m'a t'il pardonné? que puis je faire pour me faire pardonner? m'en veut 'il? ma culpabilité est elle méritée, suis je vraiment coupable? Bref, la culpabilité nous ronge... Et ceci ronge la relation, la détruit à petit feu.
En ce sens, la culpabilité ne sert à rien. Il vaut mieux s'en débarrasser le plus vite possible et aborder les choses franchement. Rien ne vaut la communication !
Sauf que... aborder les choses franchement pousse l'autre à nous pardonner rapidement, le brusque dans le processus de pardon, alors qu'il n'a rien demandé : ni à être victime, ni à devoir pardonner rapidement.
Sauf que... la culpabilité est ce qui nous permet de nous améliorer, ce qui nous permet d'avoir de l'empathie (et inversement), ce qui nous permet de tisser des liens, de montrer (et mettre à l'épreuve) nos valeurs et nos principes.
Comme toujours, la vie ressemble au fil d'un équilibriste. Il faut avancer, mais en délicatesse... ou en suivant son instinct.
On verra si mes prochaines lectures sur le sujet me font évoluer...lecture déjà au programme :)
Lorsqu'on se sent coupable envers quelqu'un, cela nuit à la relation : on se sent redevable, en infériorité. Du coup, on se sent moins libre de parler, on se pose des questions : m'a t'il pardonné? que puis je faire pour me faire pardonner? m'en veut 'il? ma culpabilité est elle méritée, suis je vraiment coupable? Bref, la culpabilité nous ronge... Et ceci ronge la relation, la détruit à petit feu.
En ce sens, la culpabilité ne sert à rien. Il vaut mieux s'en débarrasser le plus vite possible et aborder les choses franchement. Rien ne vaut la communication !
Sauf que... aborder les choses franchement pousse l'autre à nous pardonner rapidement, le brusque dans le processus de pardon, alors qu'il n'a rien demandé : ni à être victime, ni à devoir pardonner rapidement.
Sauf que... la culpabilité est ce qui nous permet de nous améliorer, ce qui nous permet d'avoir de l'empathie (et inversement), ce qui nous permet de tisser des liens, de montrer (et mettre à l'épreuve) nos valeurs et nos principes.
Comme toujours, la vie ressemble au fil d'un équilibriste. Il faut avancer, mais en délicatesse... ou en suivant son instinct.
On verra si mes prochaines lectures sur le sujet me font évoluer...lecture déjà au programme :)
dimanche 19 mai 2013
bouquet de rêves
Petit rêve, une fois de plus incompréhensible, mais avec moins d'angoisse à l'arrivée...
J'arrive en voiture devant un garage, avec un ami qui conduit. Il descend pour ouvrir la porte du garage, donnant sur la rue. Il est au téléphone. Sa sœur surgit de nulle part, je crois qu'il pleut dehors, elle monte en voiture, en son absence : timing parfait.
On arrive à son appart, on est dans le couloir devant sa porte : on croise une amie à eux, que j'ai déjà vu ou croisé autre part. Elle salue les 2 frères et sœurs, mais m'ignore : suis je transparent? invisible? où est ce une étourderie un signe d'hostilité? Quoi qu'il en soit, je ne réagis pas, sans doute par timidité... je préfère faire celui qui n'a même pas remarqué.
On ressort, on part à la recherche d'un point étrange, genre pôle magnétique. Nous sommes comme des sourciers. Notre seul arme, un parapluie. Nous sommes à proximité du Louvre, je crois que je les guide vers le Louvre.
On tourne à gauche, les rues ne sont pas celles du Louvre, mais c'est un rêve. J'en ai conscience, mais je l'accepte.
On arrive à une tombe... dans la rue, une rue à l'anglaise. Des chevliers en armure sont devant, un peu du genre du Seigneur des Anneaux. La bataille commence. Ils prennent volontairement les premiers coups, je vois des morceaux de chair qui volent, un peu de sang... puis ils répliquent, la lutte fait rage...
Et je me réveille avec la musique de mon radio-réveil qui pénètre mon rêve.
Au-delà de toute interprétation :) Je n'essaye même pas cette fois :)
J'arrive en voiture devant un garage, avec un ami qui conduit. Il descend pour ouvrir la porte du garage, donnant sur la rue. Il est au téléphone. Sa sœur surgit de nulle part, je crois qu'il pleut dehors, elle monte en voiture, en son absence : timing parfait.
On arrive à son appart, on est dans le couloir devant sa porte : on croise une amie à eux, que j'ai déjà vu ou croisé autre part. Elle salue les 2 frères et sœurs, mais m'ignore : suis je transparent? invisible? où est ce une étourderie un signe d'hostilité? Quoi qu'il en soit, je ne réagis pas, sans doute par timidité... je préfère faire celui qui n'a même pas remarqué.
On ressort, on part à la recherche d'un point étrange, genre pôle magnétique. Nous sommes comme des sourciers. Notre seul arme, un parapluie. Nous sommes à proximité du Louvre, je crois que je les guide vers le Louvre.
On tourne à gauche, les rues ne sont pas celles du Louvre, mais c'est un rêve. J'en ai conscience, mais je l'accepte.
On arrive à une tombe... dans la rue, une rue à l'anglaise. Des chevliers en armure sont devant, un peu du genre du Seigneur des Anneaux. La bataille commence. Ils prennent volontairement les premiers coups, je vois des morceaux de chair qui volent, un peu de sang... puis ils répliquent, la lutte fait rage...
Et je me réveille avec la musique de mon radio-réveil qui pénètre mon rêve.
Au-delà de toute interprétation :) Je n'essaye même pas cette fois :)
vendredi 17 mai 2013
Les passionnés soulèvent le monde, et les sceptiques le laissent retomber
Citation d'Albert Guinon (que le premier qui connaît me fasse signe!)
Un sage raisonné se doit sans doute de mettre en avant la folie, la passion et le courage,
et inversement, le passionné devra vanter la prudence... histoire d'équilibre, d'harmonie.
Et s'il fallait faire le contraire, ne pas chercher l'harmonie, mais chercher l'excès, l'extrême, chercher à cultiver ses points forts, à accepter sa personnalité, son caractère et à l'accompagner, l'amplifier?
Et s'il fallait juste vivre !
Il n'y a pas de mauvais choix, de mauvais chemins, il y a juste un voyage... (celle là est de moi :p)
Un sage raisonné se doit sans doute de mettre en avant la folie, la passion et le courage,
et inversement, le passionné devra vanter la prudence... histoire d'équilibre, d'harmonie.
Et s'il fallait faire le contraire, ne pas chercher l'harmonie, mais chercher l'excès, l'extrême, chercher à cultiver ses points forts, à accepter sa personnalité, son caractère et à l'accompagner, l'amplifier?
Et s'il fallait juste vivre !
Il n'y a pas de mauvais choix, de mauvais chemins, il y a juste un voyage... (celle là est de moi :p)
mardi 14 mai 2013
Le câlin gratuit et sincère existe !
Petite réflexion tirée d'une de mes lectures (mais je ne sais plus laquelle!!), selon laquelle le fait de prendre quelqu'un dans ses bras par derrière, dans son dos est le geste le plus sincère et gratuit, la preuve d'affection la plus pure.
Pourquoi?
- parce qu'on n'attend rien en retour : la personne enlacée ne peut pas rendre l'affection, elle ne peut que recevoir
- parce que ce mouvement d'affection est déclenchée seulement par l'envie du donneur. Il n'y a pas de demandes ou de signes conscients ou inconscients invitant à cette démonstration d'amour.
Pour avoir eu droit quelques fois à ce geste, je trouve qu'il désarçonne un peu (manque d'habitude sans doute :) ) : on ne sait en effet comment rendre cet amour, alors que l'envie est là... il faut savoir recevoir, c'est au moins aussi important que de savoir donner.
Note pour plus tard, pour quand je serai amoureux : serrer souvent dans mes bras l'être aimé, par derrière...
Pourquoi?
- parce qu'on n'attend rien en retour : la personne enlacée ne peut pas rendre l'affection, elle ne peut que recevoir
- parce que ce mouvement d'affection est déclenchée seulement par l'envie du donneur. Il n'y a pas de demandes ou de signes conscients ou inconscients invitant à cette démonstration d'amour.
Pour avoir eu droit quelques fois à ce geste, je trouve qu'il désarçonne un peu (manque d'habitude sans doute :) ) : on ne sait en effet comment rendre cet amour, alors que l'envie est là... il faut savoir recevoir, c'est au moins aussi important que de savoir donner.
Note pour plus tard, pour quand je serai amoureux : serrer souvent dans mes bras l'être aimé, par derrière...
jeudi 9 mai 2013
Les gens sont beaucoup plus malheureux qu'on ne croit
Citation de l’aumônier des Glières, rapportée par Malraux, l'interrogeant sur les enseignements de la confession. Voilà donc ce qui se cache dans le coeur des hommes, derrière leur carapace sociale?
On peut supposer que le prêtre a eu accès aux âmes des hommes, sans barrières, la confession aidant. Les hommes se montrent à lui tels qu'ils sont, avec leur faiblesse, et voilà ce qui en ressort.
L'homme public ne montre pas toutes ses faiblesses, toutes ses douleurs et souffrances : il les garde pour lui, et fait bonne figure. Ses raisons peuvent être louables : ne pas accabler les autres, ne pas les déranger, les importuner... ou plus critiquables : honte, orgueil... peu m'importe, la conclusion est là.
On revient sur la solitude métaphysique de l'homme (qui naît seul, vit seul et meurt seul) - au passage, Dieu et ses émissaires comblent ils cette solitude? Après tout, le partage de cette souffrance se fait avec eux...
J'y vois aussi les prémices des dérives facebook : on affiche son bonheur, quitte à ce qu'il soit artificiel, c'est la dictature du bonheur, qui angoisse les utilisateurs qui n'estiment pas leur vie suffisamment riche comparée à celles des pages facebook de leurs amis.
Les hommes montrent rarement leurs faiblesses, leur tristesse : au contraire, ils s'affichent forts, heureux et en bonne santé. On reste dans une société sauvage où la faiblesse est mal vue. Il faut non seulement être fort, mais heureux aussi. On ose confier ses douleurs à ses amis... et encore, dans certaines limites je pense (heureusement peut être d'ailleurs...)
Le pire, c'est que ce processus est un cercle vicieux à cause de l'incompréhension qui l'accompagne : à voir nos voisins forts et heureux, on culpabilise d'autant plus de ne pas réussir à être comme eux, et ça nous renforcera dans notre idée de taire nos faiblesses.
C'est doublement dommage, car si quelque chose rapproche les hommes, c'est bien ça au final : la souffrance, la douleur face à la vie : et notre manque de communication fait que ce sujet nous sépare au final. La vie est rude, nous sommes ballottés dans tous les sens, nous perdons tous pied un jour ou l'autre. Nous restons seuls, l'aide qu'on peut s'apporter mutuellement est très limitée, mais le soutien et le partage restent à portée de main : pourquoi cette main ne se tend pas?
Note : bon bien sûr, tout ceci reste à relativiser, ce n'est que la parole d'un homme rapportée par un autre pour servir son discours... mais quand même :)
On peut supposer que le prêtre a eu accès aux âmes des hommes, sans barrières, la confession aidant. Les hommes se montrent à lui tels qu'ils sont, avec leur faiblesse, et voilà ce qui en ressort.
L'homme public ne montre pas toutes ses faiblesses, toutes ses douleurs et souffrances : il les garde pour lui, et fait bonne figure. Ses raisons peuvent être louables : ne pas accabler les autres, ne pas les déranger, les importuner... ou plus critiquables : honte, orgueil... peu m'importe, la conclusion est là.
On revient sur la solitude métaphysique de l'homme (qui naît seul, vit seul et meurt seul) - au passage, Dieu et ses émissaires comblent ils cette solitude? Après tout, le partage de cette souffrance se fait avec eux...
J'y vois aussi les prémices des dérives facebook : on affiche son bonheur, quitte à ce qu'il soit artificiel, c'est la dictature du bonheur, qui angoisse les utilisateurs qui n'estiment pas leur vie suffisamment riche comparée à celles des pages facebook de leurs amis.
Les hommes montrent rarement leurs faiblesses, leur tristesse : au contraire, ils s'affichent forts, heureux et en bonne santé. On reste dans une société sauvage où la faiblesse est mal vue. Il faut non seulement être fort, mais heureux aussi. On ose confier ses douleurs à ses amis... et encore, dans certaines limites je pense (heureusement peut être d'ailleurs...)
Le pire, c'est que ce processus est un cercle vicieux à cause de l'incompréhension qui l'accompagne : à voir nos voisins forts et heureux, on culpabilise d'autant plus de ne pas réussir à être comme eux, et ça nous renforcera dans notre idée de taire nos faiblesses.
C'est doublement dommage, car si quelque chose rapproche les hommes, c'est bien ça au final : la souffrance, la douleur face à la vie : et notre manque de communication fait que ce sujet nous sépare au final. La vie est rude, nous sommes ballottés dans tous les sens, nous perdons tous pied un jour ou l'autre. Nous restons seuls, l'aide qu'on peut s'apporter mutuellement est très limitée, mais le soutien et le partage restent à portée de main : pourquoi cette main ne se tend pas?
Note : bon bien sûr, tout ceci reste à relativiser, ce n'est que la parole d'un homme rapportée par un autre pour servir son discours... mais quand même :)
mercredi 8 mai 2013
Autisme
Hasard des lectures croisées, je viens de tomber sur un livre où le héros est un autiste de 15 ans, et je n'ai pu m'empêcher de faire le lien avec mon post précédent.
L'autisme apparaît comme l'antithèse de la vie saine sur les principaux points.
L'autiste n'est ouvert ni aux autres ni au monde. Il a du mal à comprendre le monde extérieur, les sentiments des autres (en tout cas dans mon bouquin), n'éprouve que très peu d'empathie.
Il ne tolère que très peu le changement : au contraire, il ritualise beaucoup de choses et ne se sent en sécurité que lorsqu'il maîtrise et connaît parfaitement son environnement: les personnes, les lieux, les activités de la journée... L'improvisation, les surprises le font souffrir.
Il ne communique que très peu, on ne peut pas dire qu'il s'ouvre aux autres, il s'exprime très peu, que ce soit pour exprimer son ressenti, ses idées voire mêmes des banalités...
A priori, toujours d'après le bouquin que j'ai lu, les autistes sont très terre à terre, ont du mal avec les images, les métaphores, le second degré, même avec le mensonge (hors de leur compréhension?)... comment pourraient ils alors croire en quelque chose de transcendant?
Bref, le parallèle entre mes 2 lectures consécutives était trop remarquable pour que je passe à côté. Je me retrouve donc avec 2 points de repères opposés, l'un m'indiquant une voie saine, l'autre me montrant une maladie et des symptômes qui créent un isolement. Sachant qu'on est tous un peu autiste : on partage tous naturellement une partie des symptômes, à des intensités plus faibles, il ne reste plus qu'à essayer d'éviter et fuir ces comportements naturels qui nous rapprochent de l'autisme.
Les 2 grilles de lectures se rejoignent donc, pour vivre sainement (et donc dans une certaine forme de bonheur?), il faut lutter contre ses penchants naturels qui nous rapprochent de l'autisme et tendre vers des objectifs contraire à l'autisme (cf post précédent) : ouverture, communication, goût du changement... et croyance dans quelque chose de transcendant...
L'autisme apparaît comme l'antithèse de la vie saine sur les principaux points.
L'autiste n'est ouvert ni aux autres ni au monde. Il a du mal à comprendre le monde extérieur, les sentiments des autres (en tout cas dans mon bouquin), n'éprouve que très peu d'empathie.
Il ne tolère que très peu le changement : au contraire, il ritualise beaucoup de choses et ne se sent en sécurité que lorsqu'il maîtrise et connaît parfaitement son environnement: les personnes, les lieux, les activités de la journée... L'improvisation, les surprises le font souffrir.
Il ne communique que très peu, on ne peut pas dire qu'il s'ouvre aux autres, il s'exprime très peu, que ce soit pour exprimer son ressenti, ses idées voire mêmes des banalités...
A priori, toujours d'après le bouquin que j'ai lu, les autistes sont très terre à terre, ont du mal avec les images, les métaphores, le second degré, même avec le mensonge (hors de leur compréhension?)... comment pourraient ils alors croire en quelque chose de transcendant?
Bref, le parallèle entre mes 2 lectures consécutives était trop remarquable pour que je passe à côté. Je me retrouve donc avec 2 points de repères opposés, l'un m'indiquant une voie saine, l'autre me montrant une maladie et des symptômes qui créent un isolement. Sachant qu'on est tous un peu autiste : on partage tous naturellement une partie des symptômes, à des intensités plus faibles, il ne reste plus qu'à essayer d'éviter et fuir ces comportements naturels qui nous rapprochent de l'autisme.
Les 2 grilles de lectures se rejoignent donc, pour vivre sainement (et donc dans une certaine forme de bonheur?), il faut lutter contre ses penchants naturels qui nous rapprochent de l'autisme et tendre vers des objectifs contraire à l'autisme (cf post précédent) : ouverture, communication, goût du changement... et croyance dans quelque chose de transcendant...
dimanche 5 mai 2013
Un esprit sain... par la pratique?
Petite réflexion inspirée de Comment être un névrosé heureux (Robin Skinner & John Cleese) qui rapporte des études sur des gens jugés sains, ayant un comportement sain, et donc cultivant une certaine forme de bonheur, ou de joie de vivre, libéré des névroses et angoisses classiques.
L'approche est donc radicalement différente de celles des philosophes, qui essayent d'imaginer, d'intuiter ou de théoriser l'esprit et le bonheur. Ici, il s'agit d'observer des cas concrets, et de voir si des traits communs s'en dégagent.
Il en ressort quelques caractéristiques fondamentales plus ou moins liées entre elles :
- une forte capacité à communiquer, à s'exprimer, à exprimer ses sentiments. Il s'agit d'une forme d'ouverture sur le réel, avec peu de tabou, et peu de honte. Mais cette liberté ne veut pas dire anarchie, car la reconnaissance de l'autorité reste une valeur importante.
- une forte capacité à accepter le changement, voire même une adoration du changement. Le changement n'est pas fuit, n'est pas synonyme d'angoisse, mais synonyme de nouveauté, d'apprentissage, de vie.
Ces deux premières caractéristiques sont issues et entretiennent une confiance en soi et en la vie. Plus on a confiance en soi, plus on affrontera facilement les changements, plus ou parlera librement... et on sera entraîné dans un cercle vertueux.
Ces multiplications d'expériences permettent aussi d'acquérir une perception réaliste du monde, de mieux le connaître, de mieux savoir à quoi s'attendre (et éviter les attentes vaines...). Cette connaissance vient elle aussi consolider les premières caractéristiques.
Ces caractéristiques sont individuelles, comportementales et s'expliquent quasi-scientifiquement. La dernière est plus surprenante, et c'est aussi peut être la plus importante. Les gens sains ont tous un système de valeurs qui transcende leur vie. Ce système peut être vu comme un réservoir inépuisable d'optimisme, de courage, de soutien.
La personne saine est alors un intermédiaire entre ce réservoir et le monde : elle permet de déverser, sans compter, ce qui est contenu dans ce réservoir : amour, générosité, soutien... L'homme est capable de donner sans compter lorsqu'il possède des ressources inépuisables, ou lorsqu'il les croit inépuisables.
Au final, j'ai l'impression qu'on peut essayer de progresser fastidieusement sur les caractéristiques de surfaces (la communication, l'ouverture aux autres, l'acceptation/le désir du changement, notre perception du réel, notre confiance en nous) : on arrivera à progresser lentement et sûrement (je le crois en tout cas). Mais c'est peut être essayer de traiter des symptômes en oubliant la cause. Traiter la cause est toujours plus délicat, mais provoque des effets plus spectaculaires, plus profonds, s'inscrivant dans la durée. Et là, quand bien même on a une idée de la cause à traiter, il n'existe pas à ma connaissance de méthode pour trouver la foi...
Reste à déterminer sa foi, elle n'as pas nécessairement à être religieuse. On peut bien entendu avoir foi dans le sens de la vie, mais on peut aussi juste avoir foi en l'homme, dans la société, dans quelques valeurs (la vérité, la loyauté, la solidarité...) ou dans la vie elle même. L'essentiel étant d'être transcendé par cette foi : notre existence est alors dépassé, reléguée au second plan, ce qui permet d'endurer tous les maux. Je pense aussi qu'un final, selon l'étendu de notre foi, selon son périmètre, on redistribuera sans compter ce qu'on met dedans (amour universel, solidarité, générosité...).
Dans tous les cas, une foi optimiste permet de se servir dan ce réservoir d'abord pour soi-même, puis pour les autres :)
Je n'ai plus qu'à (re?)trouver cette foi, ces valeurs, cet optimisme...
L'approche est donc radicalement différente de celles des philosophes, qui essayent d'imaginer, d'intuiter ou de théoriser l'esprit et le bonheur. Ici, il s'agit d'observer des cas concrets, et de voir si des traits communs s'en dégagent.
Il en ressort quelques caractéristiques fondamentales plus ou moins liées entre elles :
- une forte capacité à communiquer, à s'exprimer, à exprimer ses sentiments. Il s'agit d'une forme d'ouverture sur le réel, avec peu de tabou, et peu de honte. Mais cette liberté ne veut pas dire anarchie, car la reconnaissance de l'autorité reste une valeur importante.
- une forte capacité à accepter le changement, voire même une adoration du changement. Le changement n'est pas fuit, n'est pas synonyme d'angoisse, mais synonyme de nouveauté, d'apprentissage, de vie.
Ces deux premières caractéristiques sont issues et entretiennent une confiance en soi et en la vie. Plus on a confiance en soi, plus on affrontera facilement les changements, plus ou parlera librement... et on sera entraîné dans un cercle vertueux.
Ces multiplications d'expériences permettent aussi d'acquérir une perception réaliste du monde, de mieux le connaître, de mieux savoir à quoi s'attendre (et éviter les attentes vaines...). Cette connaissance vient elle aussi consolider les premières caractéristiques.
Ces caractéristiques sont individuelles, comportementales et s'expliquent quasi-scientifiquement. La dernière est plus surprenante, et c'est aussi peut être la plus importante. Les gens sains ont tous un système de valeurs qui transcende leur vie. Ce système peut être vu comme un réservoir inépuisable d'optimisme, de courage, de soutien.
La personne saine est alors un intermédiaire entre ce réservoir et le monde : elle permet de déverser, sans compter, ce qui est contenu dans ce réservoir : amour, générosité, soutien... L'homme est capable de donner sans compter lorsqu'il possède des ressources inépuisables, ou lorsqu'il les croit inépuisables.
Au final, j'ai l'impression qu'on peut essayer de progresser fastidieusement sur les caractéristiques de surfaces (la communication, l'ouverture aux autres, l'acceptation/le désir du changement, notre perception du réel, notre confiance en nous) : on arrivera à progresser lentement et sûrement (je le crois en tout cas). Mais c'est peut être essayer de traiter des symptômes en oubliant la cause. Traiter la cause est toujours plus délicat, mais provoque des effets plus spectaculaires, plus profonds, s'inscrivant dans la durée. Et là, quand bien même on a une idée de la cause à traiter, il n'existe pas à ma connaissance de méthode pour trouver la foi...
Reste à déterminer sa foi, elle n'as pas nécessairement à être religieuse. On peut bien entendu avoir foi dans le sens de la vie, mais on peut aussi juste avoir foi en l'homme, dans la société, dans quelques valeurs (la vérité, la loyauté, la solidarité...) ou dans la vie elle même. L'essentiel étant d'être transcendé par cette foi : notre existence est alors dépassé, reléguée au second plan, ce qui permet d'endurer tous les maux. Je pense aussi qu'un final, selon l'étendu de notre foi, selon son périmètre, on redistribuera sans compter ce qu'on met dedans (amour universel, solidarité, générosité...).
Dans tous les cas, une foi optimiste permet de se servir dan ce réservoir d'abord pour soi-même, puis pour les autres :)
Je n'ai plus qu'à (re?)trouver cette foi, ces valeurs, cet optimisme...
mercredi 1 mai 2013
Le pessimisme est d'humeur; l'optimisme est de volonté. Tout homme qui se laisse aller est triste...
Autre citation, dans la droite lignée de la précédente, de Alain cette fois. Je connaissais la première partie, je découvre la seconde...
L'homme naturel, se laissant aller, serait donc triste... Pas forcément d'accord, je dirai que ça dépend des circonstances : un hasard heureux peut lui apporter bonheur. Autant attendre de gagner au loto, sans jamais y jouer :)
Pas non plus forcément sûr que l'optimisme soit de volonté, j'ai l'impression que chez certains il est naturel, peut être porté par quelque chose au-delà de l'individu, une croyance, ou peut être simplement porté par les gênes, ou peut être que certains tombent dedans lorsqu'ils sont petits, l'expérience leur ayant appris un optimisme indéfectible... Tant mieux pour ceux-là, je n'en suis pas, tant pis.
Mais d'une manière générale, bien entendu que l'optimisme est de volonté ! La réaction naturelle face à un aléa est de se laisser abattre, c'est la suite logique de tout ennui. Se relever les manches, se relever tout court est une question de volonté, de courage.
Et pourtant le pessimisme est le début d'un cercle vicieux : heureusement, pas sans fin... sinon il ne resterait plus grand monde pour en parler, moi le premier. Le pessimisme conduit à se recroqueviller sur soi-même, à se protéger, à faire le dos rond, à attendre que ça passe. Et on se remet à attendre sinon de gagner au loto, au moins des circonstances moins défavorables, voire favorables pour commencer à s'ouvrir à nouveau au monde.
Oui, il faut un embryon de force pour être optimiste, mais on a tout à y gagner...
L'homme naturel, se laissant aller, serait donc triste... Pas forcément d'accord, je dirai que ça dépend des circonstances : un hasard heureux peut lui apporter bonheur. Autant attendre de gagner au loto, sans jamais y jouer :)
Pas non plus forcément sûr que l'optimisme soit de volonté, j'ai l'impression que chez certains il est naturel, peut être porté par quelque chose au-delà de l'individu, une croyance, ou peut être simplement porté par les gênes, ou peut être que certains tombent dedans lorsqu'ils sont petits, l'expérience leur ayant appris un optimisme indéfectible... Tant mieux pour ceux-là, je n'en suis pas, tant pis.
Mais d'une manière générale, bien entendu que l'optimisme est de volonté ! La réaction naturelle face à un aléa est de se laisser abattre, c'est la suite logique de tout ennui. Se relever les manches, se relever tout court est une question de volonté, de courage.
Et pourtant le pessimisme est le début d'un cercle vicieux : heureusement, pas sans fin... sinon il ne resterait plus grand monde pour en parler, moi le premier. Le pessimisme conduit à se recroqueviller sur soi-même, à se protéger, à faire le dos rond, à attendre que ça passe. Et on se remet à attendre sinon de gagner au loto, au moins des circonstances moins défavorables, voire favorables pour commencer à s'ouvrir à nouveau au monde.
Oui, il faut un embryon de force pour être optimiste, mais on a tout à y gagner...
C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière
Petite citation positive d'Edmond Rostand.
J'ai envie d'être positif aujourd'hui (et toujours)... peut être un déclic s'est il produit, ou alors ce n'est que passager, on verra...
L'optimisme est facile lorsque tout va bien, tellement facile qu'il ne veut plus rien dire. Il prend tout son sens par contre dans les moments difficiles.
Et pourtant, c'est bien cet optimisme qui peut nous aider à relever la tête, qui nous redonnera espoir, qui nous donnera de l'énergie et nous permettra d'agir... voire même, cet optimisme, s'il se rapproche d'une certaine foi, d'une confiance quasi certaine en l'avenir peut même éclairer cette nuit à lui tout seul, et faire voir les choses sous un autre angle. Je ne parle pas de se tourner vers un futur, et l'attendre, l'espérer à se détourner du présent, je parle juste de la force qu'apporte cette croyance dans ce futur meilleur. Etre persuadé que les choses s'amélioreront permet d'endurer bien des choses au présent (ha qu'il était simple d'adopter cette posture lorsque la religion était indiscutable...).
Au pire, on se trompe, et on aura quand même eu le bénéfice de cette foi, la force qui en découle au présent. Entre ça et se morfondre, s'angoisser à s'en pourrir le présent, le choix est vite fait. C'est un peu comme le pari de Pascal, en moins métaphysique, en plus pragmatique, en moins manipulateur...
Que le futur soit doré ou sombre, on ne peut pas le savoir, autant le voir doré, en toutes circonstances.
Au bout du tunnel, la lumière...
J'ai envie d'être positif aujourd'hui (et toujours)... peut être un déclic s'est il produit, ou alors ce n'est que passager, on verra...
L'optimisme est facile lorsque tout va bien, tellement facile qu'il ne veut plus rien dire. Il prend tout son sens par contre dans les moments difficiles.
Et pourtant, c'est bien cet optimisme qui peut nous aider à relever la tête, qui nous redonnera espoir, qui nous donnera de l'énergie et nous permettra d'agir... voire même, cet optimisme, s'il se rapproche d'une certaine foi, d'une confiance quasi certaine en l'avenir peut même éclairer cette nuit à lui tout seul, et faire voir les choses sous un autre angle. Je ne parle pas de se tourner vers un futur, et l'attendre, l'espérer à se détourner du présent, je parle juste de la force qu'apporte cette croyance dans ce futur meilleur. Etre persuadé que les choses s'amélioreront permet d'endurer bien des choses au présent (ha qu'il était simple d'adopter cette posture lorsque la religion était indiscutable...).
Au pire, on se trompe, et on aura quand même eu le bénéfice de cette foi, la force qui en découle au présent. Entre ça et se morfondre, s'angoisser à s'en pourrir le présent, le choix est vite fait. C'est un peu comme le pari de Pascal, en moins métaphysique, en plus pragmatique, en moins manipulateur...
Que le futur soit doré ou sombre, on ne peut pas le savoir, autant le voir doré, en toutes circonstances.
Au bout du tunnel, la lumière...
lundi 29 avril 2013
Rêve du matin
Petit rêve doux mais qui m'a quand même réveillé stressé, angoissé...
Dans mon rêve j'apprend que j'ai deux repas prévus le même jour, mardi, demain :
- un repas de groupe au boulot, que j'ai organisé en tant que chef de groupe, auquel je suis donc obligé d'assister
- un repas organisé par le club de volley
Me sentant engagé pour les deux, je n'ose faire de choix et j'essaye donc de ne faire aucun mécontent, l'erreur initiale étant mienne : je me suis mal organisé, j'ai accepté les deux.
Sortant du volley (un mardi à midi???), je me dirige vers le restau du volley, sur le hauteurs de la ville. On finit par le trouver, je suis en tenue de sport, on s'installe, on discute, je me sens stressé car pressé. Je reconnais une fille réelle du volley, on discute un peu, je suis pas concentré sur la conversation, mais sur l'heure. Mais vu que la fille m'attire, j'écoute plus attentivement la conversation pour voir s'il y a moyen de se revoir ailleurs qu'à ce repas ;) On parle de vélo ou de course à pied. Un autre type que je ne reconnais pas lance aussi ce genre d'idée : de se retrouver plus souvent, il parle de trucs genre facebook ou groupes, réseaux... je ne comprends qu'à moitié. Finalement j'arrive à m'éclipser discrètement, sans rien dire à personne (j'avais dit à 2/3 personnes que je ne pourrai pas rester), je commence à descendre la rue et me rend compte que j'ai oublié mes affaires au restau ! Va bien falloir que je me change à un moment ou à un autre. J'y retourne, dis à tout le monde que je dois malheureusement partir, je crois que j'arriver à serrer dans mes bras la fille de tout à l'heure :) Cette fois c'est bon, il est à peine midi passé, ça semble presque jouable.
Sauf que je ne connais pas ce coin de la ville, je dois être à 15 minutes à pieds (réductible à 10 en allant vite?), j'essaye de me fier à mes souvenirs et à mon sens de l'orientation :D Je marche, je me perds j'accélère, me met à voler en rase motte (comme souvent dans mes rêves)...J'arrive sur un cul de sac, limite dans les bois, je fais demi tour... je me dis que je ferai mieux d'appeler pour dire que je ne viendrai pas, je me sens mal d'être aussi bête. Je crois qu'il est pas loin de 13H, mais c'est comme si la nuit commençait à tomber. Je sors mon téléphone pour me servir du GPS (je n'appelle pas) : ça rame... je m'approche d'un jeune homme pour lui demander le chemin. Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il me dit qu'il y a une carte un peu plus loin : il me sourit. Il me conduit à la carte, je lui demande bêtement comment me rendre à ma ville (alors que le restau du boulot n'est pas dans ma ville.. mais bon, soit le rêve n'est pas logique, soit c'est le stress qui me désoriente pour de bon), et là il me montre que je suis de l'autre coté de la carte (que je reconnais à peine comme étant une carte, les symboles étant peu habituels).
Et là je me réveille, déboussolé, stressé, le souffle court...
Conclusion ou commentaires : c'est toujours rigolo de voir des éléments du réel s'inviter dans les rêves. Psychologiquement, j'en retire plusieurs petites choses : mon problème face à l'engagement, lorsque je me considère comme engagé, je me sens obligé de respecté mes engagements... ce qui me conduit à des situations impossibles lorsque je prends deux engagements contraires malgré moi/par inattention. J'essaye de satisfaire les deux, en prenant sur moi les arrangements nécessaires, quitte à me sacrifier (dans le cas présent, je dois courir, ne peux profiter d'aucun des 2 restaurants pour finir...). Dans certains cas, ce comportement est peut être le bon, mais il faut sans doute être capable de reconnaître les cas où il vaut mieux avouer sa faute, son erreur, son autre engagement et faire un choix net, quitte en effet à ne pas respecter tous ses engagements (autre forme de sacrifice : ne pas être à la hauteur de ses propres attentes...). Et dans tous les cas, il vaut mieux parler et ne pas garder tout pour soi...
L'autre chose que je retiens est liée à l'apparition du jeune homme à la fin, qui m'aide généreusement, gratuitement, qui surgit de nulle part. Je suis sans doute dans une période bisounours et sensibilisé, mais je perçois sa présence comme celle d'un ange gardien, me montrant que je suis entouré, que je ne suis pas seul.
Dans mon rêve j'apprend que j'ai deux repas prévus le même jour, mardi, demain :
- un repas de groupe au boulot, que j'ai organisé en tant que chef de groupe, auquel je suis donc obligé d'assister
- un repas organisé par le club de volley
Me sentant engagé pour les deux, je n'ose faire de choix et j'essaye donc de ne faire aucun mécontent, l'erreur initiale étant mienne : je me suis mal organisé, j'ai accepté les deux.
Sortant du volley (un mardi à midi???), je me dirige vers le restau du volley, sur le hauteurs de la ville. On finit par le trouver, je suis en tenue de sport, on s'installe, on discute, je me sens stressé car pressé. Je reconnais une fille réelle du volley, on discute un peu, je suis pas concentré sur la conversation, mais sur l'heure. Mais vu que la fille m'attire, j'écoute plus attentivement la conversation pour voir s'il y a moyen de se revoir ailleurs qu'à ce repas ;) On parle de vélo ou de course à pied. Un autre type que je ne reconnais pas lance aussi ce genre d'idée : de se retrouver plus souvent, il parle de trucs genre facebook ou groupes, réseaux... je ne comprends qu'à moitié. Finalement j'arrive à m'éclipser discrètement, sans rien dire à personne (j'avais dit à 2/3 personnes que je ne pourrai pas rester), je commence à descendre la rue et me rend compte que j'ai oublié mes affaires au restau ! Va bien falloir que je me change à un moment ou à un autre. J'y retourne, dis à tout le monde que je dois malheureusement partir, je crois que j'arriver à serrer dans mes bras la fille de tout à l'heure :) Cette fois c'est bon, il est à peine midi passé, ça semble presque jouable.
Sauf que je ne connais pas ce coin de la ville, je dois être à 15 minutes à pieds (réductible à 10 en allant vite?), j'essaye de me fier à mes souvenirs et à mon sens de l'orientation :D Je marche, je me perds j'accélère, me met à voler en rase motte (comme souvent dans mes rêves)...J'arrive sur un cul de sac, limite dans les bois, je fais demi tour... je me dis que je ferai mieux d'appeler pour dire que je ne viendrai pas, je me sens mal d'être aussi bête. Je crois qu'il est pas loin de 13H, mais c'est comme si la nuit commençait à tomber. Je sors mon téléphone pour me servir du GPS (je n'appelle pas) : ça rame... je m'approche d'un jeune homme pour lui demander le chemin. Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il me dit qu'il y a une carte un peu plus loin : il me sourit. Il me conduit à la carte, je lui demande bêtement comment me rendre à ma ville (alors que le restau du boulot n'est pas dans ma ville.. mais bon, soit le rêve n'est pas logique, soit c'est le stress qui me désoriente pour de bon), et là il me montre que je suis de l'autre coté de la carte (que je reconnais à peine comme étant une carte, les symboles étant peu habituels).
Et là je me réveille, déboussolé, stressé, le souffle court...
Conclusion ou commentaires : c'est toujours rigolo de voir des éléments du réel s'inviter dans les rêves. Psychologiquement, j'en retire plusieurs petites choses : mon problème face à l'engagement, lorsque je me considère comme engagé, je me sens obligé de respecté mes engagements... ce qui me conduit à des situations impossibles lorsque je prends deux engagements contraires malgré moi/par inattention. J'essaye de satisfaire les deux, en prenant sur moi les arrangements nécessaires, quitte à me sacrifier (dans le cas présent, je dois courir, ne peux profiter d'aucun des 2 restaurants pour finir...). Dans certains cas, ce comportement est peut être le bon, mais il faut sans doute être capable de reconnaître les cas où il vaut mieux avouer sa faute, son erreur, son autre engagement et faire un choix net, quitte en effet à ne pas respecter tous ses engagements (autre forme de sacrifice : ne pas être à la hauteur de ses propres attentes...). Et dans tous les cas, il vaut mieux parler et ne pas garder tout pour soi...
L'autre chose que je retiens est liée à l'apparition du jeune homme à la fin, qui m'aide généreusement, gratuitement, qui surgit de nulle part. Je suis sans doute dans une période bisounours et sensibilisé, mais je perçois sa présence comme celle d'un ange gardien, me montrant que je suis entouré, que je ne suis pas seul.
mardi 23 avril 2013
Les gens ont toujours tendance à vouloir aider les autres, uniquement pour se sentir meilleurs qu'ils ne sont en réalité
Encore une citation, de Paulo Coelho cette fois.
Pensée cynique, reflétant le fait que l'homme est toujours intéressé, même lorsqu'en apparence on n'attend rien en retour : aucune récompense, aucun remerciement... on vise toujours l'amélioration de son image, à ses propres yeux (quand ce n'est pas aux yeux des autres).
Pensée doublement cynique même, puisque ceci ne nous donnerait que l'illusion d'être meilleur.
La générosité gratuite existe t'elle?
J'avoue être moins cynique que Paulo (qui l'eut cru?). Même si je reconnais volontiers que cette motivation plus ou moins consciente anime plus d'un geste honorable, je pense que certains gestes arrivent à être gratuits, que certaines personnes sont réellement "bonnes". Je pense avoir eu la chance d'en rencontrer, d'en croiser.
Et quand bien même une personne serait bonne juste par calcul, pour tenter d'améliorer son image d'elle même : est ce condamnable? n'est pas là au contraire la preuve d'une force de caractère, d'une envie de s'améliorer? Qui mérite le plus d'encouragements, de remerciements : celui qui est bon par nature ou celui qui est bon par sa volonté, par choix? Le tout, comme bien souvent avec moi, est d'être conscient de nos motivations. Celui qui est bon sans reconnaître ses motivations profondes manquera malgré lui de sincérité dans son geste, ce qui créera un déphasage entre ses niveaux de conscience, un déséquilibre. Je pense que ce genre de déséquilibre n'est jamais bon, il vaut mieux viser un équilibre, une unité, même si je n'ai aucun argument pour défendre cette pensée, cette croyance...
Pensée cynique, reflétant le fait que l'homme est toujours intéressé, même lorsqu'en apparence on n'attend rien en retour : aucune récompense, aucun remerciement... on vise toujours l'amélioration de son image, à ses propres yeux (quand ce n'est pas aux yeux des autres).
Pensée doublement cynique même, puisque ceci ne nous donnerait que l'illusion d'être meilleur.
La générosité gratuite existe t'elle?
J'avoue être moins cynique que Paulo (qui l'eut cru?). Même si je reconnais volontiers que cette motivation plus ou moins consciente anime plus d'un geste honorable, je pense que certains gestes arrivent à être gratuits, que certaines personnes sont réellement "bonnes". Je pense avoir eu la chance d'en rencontrer, d'en croiser.
Et quand bien même une personne serait bonne juste par calcul, pour tenter d'améliorer son image d'elle même : est ce condamnable? n'est pas là au contraire la preuve d'une force de caractère, d'une envie de s'améliorer? Qui mérite le plus d'encouragements, de remerciements : celui qui est bon par nature ou celui qui est bon par sa volonté, par choix? Le tout, comme bien souvent avec moi, est d'être conscient de nos motivations. Celui qui est bon sans reconnaître ses motivations profondes manquera malgré lui de sincérité dans son geste, ce qui créera un déphasage entre ses niveaux de conscience, un déséquilibre. Je pense que ce genre de déséquilibre n'est jamais bon, il vaut mieux viser un équilibre, une unité, même si je n'ai aucun argument pour défendre cette pensée, cette croyance...
lundi 22 avril 2013
Ne pleurez jamais d'avoir perdu le soleil, les larmes vous empêcheront de voir les étoiles
Nouvelle citation, de Tagore cette fois.
Je dois être fainéant (ou fatigué), les citations limpides sont justes belles, font naître un sourire ou une réflexion instantanément en nous et se suffisent à elles-mêmes, même si je ne peux m'empêcher d'en rajouter un peu :)
Encore une incitation au lâcher prise, à ne pas ressasser des anciennes douleurs, qui ne feraient que gâcher les moments présents, nous empêcheraient d'en profiter pleinement. Il faut savoir profiter de ce que l'on a, vivre et s'émerveiller au présent.
Facile à dire... je sais...
Je dois être fainéant (ou fatigué), les citations limpides sont justes belles, font naître un sourire ou une réflexion instantanément en nous et se suffisent à elles-mêmes, même si je ne peux m'empêcher d'en rajouter un peu :)
Encore une incitation au lâcher prise, à ne pas ressasser des anciennes douleurs, qui ne feraient que gâcher les moments présents, nous empêcheraient d'en profiter pleinement. Il faut savoir profiter de ce que l'on a, vivre et s'émerveiller au présent.
Facile à dire... je sais...
dimanche 21 avril 2013
La folie, c'est se comporter de la même manière et s'attendre à un résultat différent
Citation d'Albert Einstein, qui, je trouve, se moque de la bêtise humaine au travers de cette définition de la folie. La bêtise est absence de raisonnement, comme la folie, c'est ne pas être capable de tenir compte de la réalité et de s'adapter à celle-ci.
Et pourtant, je pense qu'on se reconnaît tous dans cette citation, nous sommes tous tombés dans ce travers un jour ou l'autre, à ne rien changer mais à espérer un miracle, un changement. En un sens, cette folie se rapproche de la prière : et encore se mettre à prier pourrait être considéré comme un changement :)
Incitation supplémentaire pour être acteur de sa vie, et ne pas se contenter d'attendre qu'un changement dans notre vie vienne de l'extérieur, même s'il en vient sans arrêt. Le changement se provoque...
jeudi 18 avril 2013
Changement
Étrange réflexion sur laquelle je suis tombé, souhaiter changer, pour s'améliorer ne serait pas la meilleure des solutions pour y arriver. Un peu dans la mouvance du lâcher prise, vouloir changer c'est se fier à soi même pour changer : or notre nature contient les fondements de ce que nous souhaitons changer, notre volonté et nos actions pour changer seront donc toujours teintés de cette nature profonde, ce qui condamnerait (ou ralentirait) toute tentative consciente de changement. Ce serait comme demander à une machine défectueuse de se réparer elle-même.
La meilleure solution pour changer serait d'accepter de se confronter à la réalité, aux autres. Le jugement de la réalité, le regard neutre et objectif des autres (ou de la masse) serait plus perçant, plus juste et nous renverrait une image plus fiable. C'est un peu le principe de la thérapie de groupe où nous nous confrontons au regard bienveillant des autres. Ce regard nous révèle à nous mêmes.
Le changement est naturel : il se produit dès que nous acceptons de ne pas rester camper sur nos positions, sur ce que nous croyons savoir. Se confronter aux autres en acceptant d'apprendre est la meilleure solution pour changer. Pour cela il est nécessaire d'accepter son ignorance, la confusion, la perte de repère, même s'il ne s'agit que de relativiser ses connaissances, ses croyances et ses certitudes au final.
L'objectif ne devant pas être la réussite ou le progrès, cela rentrerait dans la volonté consciente du changement, il doit se réduire à la volonté d'apprendre, à l'amour de l'apprentissage. Le sens de la vie reste simplement de vivre.
Intéressant comme point de vue. J'y vois du vrai. L'acceptation du changement, l'humilité face à la vie, la connaissance, l'apprentissage. Le côté naturel du changement : la vie est mouvante, la vie est changement.
Mais, je ne peux me résoudre au simple amour de l'apprentissage : je n'ai pas assez confiance, ni dans la vie, ni dans les autres pour me dire que l'apprentissage, le changement seront forcément bénéfiques, et je ne peux me résoudre à me laisser aller au changement sans l'impression que celui-ci sera positif, me permettra de m'améliorer. En ce sens je donne raison à cette idée : le changement conscient garde en lui les germes de notre personnalité, et c'est peut être justement ce fondement qu'on cherche à changer au fond. Ce besoin de contrôler et de m'améliorer pour moi, plutôt que de me laisser vivre et profiter de la vie, sans trop se poser de questions.
Et à l'inverse, je suis optimiste sur notre capacité à changer. Malgré nos défauts, j'ai foi en nos capacités, et je pense que nous pouvons nous améliorer. C'est peut être plus difficile, mais je crois que nous avons cette capacité, il faut y aller par étape, la première étant sans doute de supprimer ce que nous souhaitons changer, plutôt que de viser un changement radical. Défectueux ou pas, je suis persuadé que notre conscience et notre volonté peuvent nous permettre de nous réparer, de nous améliorer. C'est une sorte de capacité divine, liée à la création, à l'imagination, à notre capacité d'inventer quelque chose à partir de rien. Je reste optimiste sur ce point.
La meilleure solution pour changer serait d'accepter de se confronter à la réalité, aux autres. Le jugement de la réalité, le regard neutre et objectif des autres (ou de la masse) serait plus perçant, plus juste et nous renverrait une image plus fiable. C'est un peu le principe de la thérapie de groupe où nous nous confrontons au regard bienveillant des autres. Ce regard nous révèle à nous mêmes.
Le changement est naturel : il se produit dès que nous acceptons de ne pas rester camper sur nos positions, sur ce que nous croyons savoir. Se confronter aux autres en acceptant d'apprendre est la meilleure solution pour changer. Pour cela il est nécessaire d'accepter son ignorance, la confusion, la perte de repère, même s'il ne s'agit que de relativiser ses connaissances, ses croyances et ses certitudes au final.
L'objectif ne devant pas être la réussite ou le progrès, cela rentrerait dans la volonté consciente du changement, il doit se réduire à la volonté d'apprendre, à l'amour de l'apprentissage. Le sens de la vie reste simplement de vivre.
Intéressant comme point de vue. J'y vois du vrai. L'acceptation du changement, l'humilité face à la vie, la connaissance, l'apprentissage. Le côté naturel du changement : la vie est mouvante, la vie est changement.
Mais, je ne peux me résoudre au simple amour de l'apprentissage : je n'ai pas assez confiance, ni dans la vie, ni dans les autres pour me dire que l'apprentissage, le changement seront forcément bénéfiques, et je ne peux me résoudre à me laisser aller au changement sans l'impression que celui-ci sera positif, me permettra de m'améliorer. En ce sens je donne raison à cette idée : le changement conscient garde en lui les germes de notre personnalité, et c'est peut être justement ce fondement qu'on cherche à changer au fond. Ce besoin de contrôler et de m'améliorer pour moi, plutôt que de me laisser vivre et profiter de la vie, sans trop se poser de questions.
Et à l'inverse, je suis optimiste sur notre capacité à changer. Malgré nos défauts, j'ai foi en nos capacités, et je pense que nous pouvons nous améliorer. C'est peut être plus difficile, mais je crois que nous avons cette capacité, il faut y aller par étape, la première étant sans doute de supprimer ce que nous souhaitons changer, plutôt que de viser un changement radical. Défectueux ou pas, je suis persuadé que notre conscience et notre volonté peuvent nous permettre de nous réparer, de nous améliorer. C'est une sorte de capacité divine, liée à la création, à l'imagination, à notre capacité d'inventer quelque chose à partir de rien. Je reste optimiste sur ce point.
lundi 15 avril 2013
Confort et masochisme
Petite conclusion des messages précédents :
Du coup, il ne faut pas se laisser aller à la facilité, même si le confort nous endort. Comme il est bon de le quitter, de savourer d'autres choses... et de retrouver son petit confort et de véritablement le savourer. Sans aller jusqu'à l'ascèse, s'astreindre une certaine austérité est profitable je pense, ne serait que ce que pour éduquer (tromper?) son esprit et considérer sa vie quotidienne comme confortable et ses vacances comme austères, spartiates et surtout pas l'inverse. L'homme compare sans arrêt, donc autant orienter son regard vers la conclusion désirée en choisissant correctement sur quoi on pose son regard.
Cette austérité peut s'appliquer a un peu tout et n'importe quoi : vacances, sorties, loisirs, nourriture... Sortir lorsqu'il fait froid plutôt que de rester confortablement devant un DVD... Limiter artificiellement certains loisirs : ne pas rester planté derrière une console pendant 3 heures d'affilée, ne pas enchaîner 5 épisodes d'une série à la suite... Autant faire en sorte d'orienter nos désirs et nos attentes vers des objets à portée de main. Il s'agit juste de créer un équilibre et de rester sur le fil.
Le plus étrange c'est sans doute que lorsqu'on sent son chez soi austère, on adoptera cette démarche naturellement : on cherchera à être le plus souvent hors de chez soi, on cherchera le confort ailleurs. On se mettra plus facilement en danger.
Le bonheur passe t'il par un peu de masochisme?
Oui, je pense, dans la mesure où le masochisme n'est pas exagéré et se limite à éviter de sombrer dans la léthargie découlant du confort.
Il ne s'agit pas de se manipuler et de tromper son esprit, juste de lutter contre le penchant naturel qui consiste à regarder ce qui nous manque, ce qu'il y a de mieux, et donc de se forcer à prendre conscience de ce que l'on possède. Quoi de mieux que de simuler la perte, la connaître de manière temporaire (et maîtrisée?) pour cela? Un esprit sage n'a sans doute pas besoin de ce genre d'astuces, mais je n'ai pas ce niveau personnellement :)
dimanche 14 avril 2013
Confort et bonheur
Petit article pour faire suite directe au précédent, petite réflexion évidente. Bah oui, je ne fais que pondre des évidences, mais bon, quelque part, toute vérité est évidente... une fois qu'elle est découverte. Non je ne suis pas mégalo au point de croire que je ne ponds que des vérités :)
Bref, nous confondons régulièrement confort et bonheur (quelque part ça revient simplement à confondre argent et bonheur). Nous courrons après le confort, croyant qu'il nous apportera le bonheur : appartement (grand de préférence), canapé, voiture, vacances.... Une fois cette évidence pondue, restent quand même des questions à se poser.
Pourquoi nous trompons nous si souvent?
Peut être parce que le confort est palpable, visible. C'est une accumulation de biens, on peut du coup facilement courir après. Alors que le bonheur est intérieur, il vient de l'âme. Quand bien même il deviendrait notre priorité, son caractère immatériel fait que nous ne savons même pas avec certitude comment s'en approcher : méditation, drogue, religion, vertu... C'est un peu l'histoire du gars qui a perdu ses clés dans la rue noire et qui les cherche sous le lampadaire, loin de l'endroit de la perte.
Il est sûr aussi que l'inconfort saute aux yeux et heurte. L'absence de santé, de sécurité, de toit, de chauffage nous nuit et nuit à notre bonheur. Que ça nous nuise, j'en suis persuadé, que ça nuise à notre bonheur, je n'en suis pas persuadé. Reste à définir correctement le bonheur, mais je ne suis pas persuadé que les plus démunis soient plus malheureux que les riches. Un pauvre qui accepte sa situation et qui ne cherche pas à lutter contre cette injustice arrivera sans doute plus à savourer la vie, à la voir du bon côté (cf. les castes en Inde par exemple). Mais bon, lutter contre l'inconfort pour nous permettre de nous extraire d'une certaine condition bestiale (le mode survie), pourquoi pas. Mais nous nous sommes sans doute emportés dans notre élan, et avons dépassé l'objectif... l'avons perdu de vue.
Bref, nous confondons régulièrement confort et bonheur (quelque part ça revient simplement à confondre argent et bonheur). Nous courrons après le confort, croyant qu'il nous apportera le bonheur : appartement (grand de préférence), canapé, voiture, vacances.... Une fois cette évidence pondue, restent quand même des questions à se poser.
Pourquoi nous trompons nous si souvent?
Peut être parce que le confort est palpable, visible. C'est une accumulation de biens, on peut du coup facilement courir après. Alors que le bonheur est intérieur, il vient de l'âme. Quand bien même il deviendrait notre priorité, son caractère immatériel fait que nous ne savons même pas avec certitude comment s'en approcher : méditation, drogue, religion, vertu... C'est un peu l'histoire du gars qui a perdu ses clés dans la rue noire et qui les cherche sous le lampadaire, loin de l'endroit de la perte.
Il est sûr aussi que l'inconfort saute aux yeux et heurte. L'absence de santé, de sécurité, de toit, de chauffage nous nuit et nuit à notre bonheur. Que ça nous nuise, j'en suis persuadé, que ça nuise à notre bonheur, je n'en suis pas persuadé. Reste à définir correctement le bonheur, mais je ne suis pas persuadé que les plus démunis soient plus malheureux que les riches. Un pauvre qui accepte sa situation et qui ne cherche pas à lutter contre cette injustice arrivera sans doute plus à savourer la vie, à la voir du bon côté (cf. les castes en Inde par exemple). Mais bon, lutter contre l'inconfort pour nous permettre de nous extraire d'une certaine condition bestiale (le mode survie), pourquoi pas. Mais nous nous sommes sans doute emportés dans notre élan, et avons dépassé l'objectif... l'avons perdu de vue.
samedi 13 avril 2013
Confort et valeur
Le confort et la technologie nous rendent fainéants. Après tout, ceci est une évidence : c'est bien un des buts du progrès que de nous rendre la vie plus facile, d'alléger les lourdes tâches quotidiennes.
C'est bien grâce au progrès que nous pouvons avoir du temps libre, que nous ne sommes pas obligés de travailler tout le temps, que nous ne sommes plus vraiment inquiétés par le manque de nourriture.
Simplement toute médaille a son revers, et parfois on met du temps à découvrir le revers, on n'y prend pas garde et on ne voit que la bonne facette de la médaille. Quelque part, c'est en poussant les choses à leur extrême qu'on fait apparaître leur mauvais côté : avant nous ne pouvions pas réellement nous en rendre compte, car il n'existait peut être pas. Comme quoi, la réalité sait être extrémiste parfois...
Bref, le problème maintenant est que le progrès et le confort ne nous libèrent pas seulement de nos charges, ils nous libèrent aussi de tout ce qui donne de la valeur aux choses. Plus besoin de se déplacer pour aller voir et discuter avec un ami : un sms suffit, plus besoin de se déplacer pour goûter aux milles saveurs du monde : la livraison a domicile a remplacé tout ça, plus besoin de lire un livre : le film, qu'on ne se donnera plus la peine d'aller voir au cinéma le remplace, plus besoin de chercher la moindre information, le numérique est passé par là... Le progrès facilite tout, mais malheureusement une partie de la valeur de nos actes réside dans l'effort fourni pour atteindre l'objectif. Sans effort, les choses ont moins de valeur, la vie devient davantage insipide. Qui n'a pas fait l'expérience de la perte d'intérêt face à la profusion : profusion de musiques sur un lecteur mp3, profusion de films à télécharger, de jeux piratés...
C'est très psychanalytique (et chrétien, ascendant protestant) de voir la valeur dans l'effort. Est ce un tort? Est ce juste un virage à prendre? Après tout, si pour moi une relation amicale a de la valeur, en aura t'elle plus parce que j'aurai fait l'effort de me déplacer pour voir cet ami? C'est idiot comme raisonnement.
Oui, mais j'ai deux objections.
- L'homme est idiot. Réaliser, prendre conscience des efforts fournis permet aussi de prendre conscience de la valeur qu'on accorde à nos actes. L'effort fait nous pousse à nous investir davantage, à nous impliquer davantage, par souci de rentabilité. Et c'est sans doute ceci qui peut rendre une relation plus profonde, moins superficielle. L'engagement y est différent. L'engagement se mesure bel et bien à l'effort.
- Le fait de devoir faire des efforts nous force à choisir : nous ne pouvons pas tout faire, nos efforts sont limités. Sans cette limite, plus de choix, et donc nous pouvons virtuellement tout faire, ce qui met tout au même niveau. Sans effort, nous ne faisons plus les choses par choix, mais par réflexe : il n'ya plus aucun renoncement à mettre en face.
Conclusion du soir :
Nous avons peut être franchi un seuil. Un excès de confort nous rend la vie "trop" facile, crée une vie aseptisée qui nous ramène à la citation d'Oscar Wilde : les gens connaissent le prix de tout mais la valeur de rien. Une certaine définition du cynisme. Et malheureusement, les prix continuent de baisser. Il ne reste donc pas grand chose. Mais bon, on peut être optimisme, faire ce constat, c'est le premier pas pour redonner de la valeur aux choses, pour refuser un certain confort. Le progrès et le confort qui en découlent sont à notre disposition, à nous d'en faire bon usage, de ne pas en abuser, de refuser certaines facilités de manière à créer artificiellement un effort, et donc de la valeur. A moins de réussir à apprivoiser totalement le progrès, de réussir à bénéficier de ces avantages sans pour autant faire diminuer la valeur des choses : réussir à décorréler valeur et effort. Pas sûr d'avoir le niveau de sagesse requis personnellement, pas pour tout en tout cas...
C'est bien grâce au progrès que nous pouvons avoir du temps libre, que nous ne sommes pas obligés de travailler tout le temps, que nous ne sommes plus vraiment inquiétés par le manque de nourriture.
Simplement toute médaille a son revers, et parfois on met du temps à découvrir le revers, on n'y prend pas garde et on ne voit que la bonne facette de la médaille. Quelque part, c'est en poussant les choses à leur extrême qu'on fait apparaître leur mauvais côté : avant nous ne pouvions pas réellement nous en rendre compte, car il n'existait peut être pas. Comme quoi, la réalité sait être extrémiste parfois...
Bref, le problème maintenant est que le progrès et le confort ne nous libèrent pas seulement de nos charges, ils nous libèrent aussi de tout ce qui donne de la valeur aux choses. Plus besoin de se déplacer pour aller voir et discuter avec un ami : un sms suffit, plus besoin de se déplacer pour goûter aux milles saveurs du monde : la livraison a domicile a remplacé tout ça, plus besoin de lire un livre : le film, qu'on ne se donnera plus la peine d'aller voir au cinéma le remplace, plus besoin de chercher la moindre information, le numérique est passé par là... Le progrès facilite tout, mais malheureusement une partie de la valeur de nos actes réside dans l'effort fourni pour atteindre l'objectif. Sans effort, les choses ont moins de valeur, la vie devient davantage insipide. Qui n'a pas fait l'expérience de la perte d'intérêt face à la profusion : profusion de musiques sur un lecteur mp3, profusion de films à télécharger, de jeux piratés...
C'est très psychanalytique (et chrétien, ascendant protestant) de voir la valeur dans l'effort. Est ce un tort? Est ce juste un virage à prendre? Après tout, si pour moi une relation amicale a de la valeur, en aura t'elle plus parce que j'aurai fait l'effort de me déplacer pour voir cet ami? C'est idiot comme raisonnement.
Oui, mais j'ai deux objections.
- L'homme est idiot. Réaliser, prendre conscience des efforts fournis permet aussi de prendre conscience de la valeur qu'on accorde à nos actes. L'effort fait nous pousse à nous investir davantage, à nous impliquer davantage, par souci de rentabilité. Et c'est sans doute ceci qui peut rendre une relation plus profonde, moins superficielle. L'engagement y est différent. L'engagement se mesure bel et bien à l'effort.
- Le fait de devoir faire des efforts nous force à choisir : nous ne pouvons pas tout faire, nos efforts sont limités. Sans cette limite, plus de choix, et donc nous pouvons virtuellement tout faire, ce qui met tout au même niveau. Sans effort, nous ne faisons plus les choses par choix, mais par réflexe : il n'ya plus aucun renoncement à mettre en face.
Conclusion du soir :
Nous avons peut être franchi un seuil. Un excès de confort nous rend la vie "trop" facile, crée une vie aseptisée qui nous ramène à la citation d'Oscar Wilde : les gens connaissent le prix de tout mais la valeur de rien. Une certaine définition du cynisme. Et malheureusement, les prix continuent de baisser. Il ne reste donc pas grand chose. Mais bon, on peut être optimisme, faire ce constat, c'est le premier pas pour redonner de la valeur aux choses, pour refuser un certain confort. Le progrès et le confort qui en découlent sont à notre disposition, à nous d'en faire bon usage, de ne pas en abuser, de refuser certaines facilités de manière à créer artificiellement un effort, et donc de la valeur. A moins de réussir à apprivoiser totalement le progrès, de réussir à bénéficier de ces avantages sans pour autant faire diminuer la valeur des choses : réussir à décorréler valeur et effort. Pas sûr d'avoir le niveau de sagesse requis personnellement, pas pour tout en tout cas...
vendredi 12 avril 2013
Rêve de bain
Ça faisait un petit moment que je me réveillais sans rêve.
En voilà un petit nouveau, sans grand intérêt :)
J'ai rêvé de ma baignoire ! qui a quelques problèmes d'écoulement d'eau depuis un petit moment...
Sauf que dans mon rêve, je ne sais plus comment ça se fait, si c'est moi qui essayais de réparer l'écoulement d'eau ou pas, mais le fait est que le fond de ma baignoire n'était pas là : plus pratique pour voir ce qu'il se passe dessous.
Sauf qu'à la place du fond de ma baignoire, il y avait un énorme trou, d'une quinzaine de mètres de profondeur... un peu comme si c'était un puits creusé à même la roche.
A observer ce trou béant, je me demandais comment faire si je tombais dedans, si je jetais quelqu'un dedans : était il possible de remonter en s'appuyant sur la paroi?
Je me demandais aussi où partait l'eau, car le trou d'évacuation de la baignoire ne donnait même pas directement dans ce trou... mais ressortait en fait une dizaine de mètres plus bas... allez comprendre.
Et pour finir, ma conscience devait se réveiller, je me demandais où était passé mon voisin d'en dessous (je suis quand même au 4ème étage), mais dans mon rêve, ça semblait réaliste... comme si l'espace se tordait pour laisser la place à la fois à ce trou et à mes voisins, ou alors c'était une conspiration de la part de mes voisins, ou alors c'était juste normal. Bref, ça dérangeait un peu mon esprit, mais pas trop.
J'avais prévenu, c'était sans intérêt :)
Ça pourra en prendre si demain en me réveillant je vois un gouffre à la place de ma salle de bain !
En voilà un petit nouveau, sans grand intérêt :)
J'ai rêvé de ma baignoire ! qui a quelques problèmes d'écoulement d'eau depuis un petit moment...
Sauf que dans mon rêve, je ne sais plus comment ça se fait, si c'est moi qui essayais de réparer l'écoulement d'eau ou pas, mais le fait est que le fond de ma baignoire n'était pas là : plus pratique pour voir ce qu'il se passe dessous.
Sauf qu'à la place du fond de ma baignoire, il y avait un énorme trou, d'une quinzaine de mètres de profondeur... un peu comme si c'était un puits creusé à même la roche.
A observer ce trou béant, je me demandais comment faire si je tombais dedans, si je jetais quelqu'un dedans : était il possible de remonter en s'appuyant sur la paroi?
Je me demandais aussi où partait l'eau, car le trou d'évacuation de la baignoire ne donnait même pas directement dans ce trou... mais ressortait en fait une dizaine de mètres plus bas... allez comprendre.
Et pour finir, ma conscience devait se réveiller, je me demandais où était passé mon voisin d'en dessous (je suis quand même au 4ème étage), mais dans mon rêve, ça semblait réaliste... comme si l'espace se tordait pour laisser la place à la fois à ce trou et à mes voisins, ou alors c'était une conspiration de la part de mes voisins, ou alors c'était juste normal. Bref, ça dérangeait un peu mon esprit, mais pas trop.
J'avais prévenu, c'était sans intérêt :)
Ça pourra en prendre si demain en me réveillant je vois un gouffre à la place de ma salle de bain !
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