Proverbe à la con ce soir, simplement parce que je me suis rendu compte que je n'en avais pas compris le sens :)
C'est con, mais j'étais resté sur le sens que je lui avais donné pendant mon enfance. On remet rarement en causes ses certitudes, même quand elles n'ont aucune base solide.
Bref, j'étais resté sur les deux sens suivants :
- quand on aime, on ne compte pas à la dépense : on est capable de dépenser de grosses sommes d'argent, voire on doit dépenser de grosses sommes d'argent quand on aime.
- quand on aime, on abuse de ce qu'on aime, on n'est jamais rassasié, on ne s'arrête jamais. Ceci se prête particulièrement bien à la nourriture :) On n'en a jamais assez, et on n'est jamais dégoûté.
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mardi 22 décembre 2015
mercredi 16 décembre 2015
Aimer c'est donner raison à l'être aimé qui a tort
Citation de Charles Peguy aujourd'hui.
Elle m'a fait sourire, car soit elle m'a fait comprendre que je n'ai jamais aimé personne, soit que j'aime davantage la vérité.
On pourrait y voir une forme d'arrogance et de supériorité, car on pourrait croire que cet amour de la vérité n'est qu'une volonté intransigeante d'avoir toujours raison, au détriment de l'autre. C'est une lecture du comportement qui est possible.
Elle m'a fait sourire, car soit elle m'a fait comprendre que je n'ai jamais aimé personne, soit que j'aime davantage la vérité.
On pourrait y voir une forme d'arrogance et de supériorité, car on pourrait croire que cet amour de la vérité n'est qu'une volonté intransigeante d'avoir toujours raison, au détriment de l'autre. C'est une lecture du comportement qui est possible.
vendredi 4 décembre 2015
L'amour ne donne aucun droit sur l'autre, seulement le devoir de le respecter
Citation de Jacques Salomé ce soir.
L'amour se veut souvent possessif, et quand bien même ma jalousie ne vient pas l’entacher, l'amour est souvent exigeant.
On se fait une image idéale de l'amour, du couple. Et on attend de l'autre qu'il soit conforme à cette image : on se croit dans notre bon droit en exigeant de l'autre qu'il s'y conforme.
Cela peut aller des exigences les plus partagées : fidélité, bienveillance, être attentionné... mais peut rapidement dériver : on va demander à l'autre de modifier son comportement, de faire des sacrifices. Pas besoin d'être possessif pour enfermer l'autre dans une prison d'amour.
L'amour se veut souvent possessif, et quand bien même ma jalousie ne vient pas l’entacher, l'amour est souvent exigeant.
On se fait une image idéale de l'amour, du couple. Et on attend de l'autre qu'il soit conforme à cette image : on se croit dans notre bon droit en exigeant de l'autre qu'il s'y conforme.
Cela peut aller des exigences les plus partagées : fidélité, bienveillance, être attentionné... mais peut rapidement dériver : on va demander à l'autre de modifier son comportement, de faire des sacrifices. Pas besoin d'être possessif pour enfermer l'autre dans une prison d'amour.
vendredi 30 octobre 2015
La fin de la magie marque le début de l'action
Tiré d'un passage du film 2 automnes 3 hivers.
L'idée étant que nous commençons généralement tous par un état enfantin : nous voyons une certaine magie dans les choses, dans la vie. Ceci est particulièrement vrai pour l'amour, mais s'applique aussi à la vie en générale.
Nous commençons tous par idéaliser les relations amoureuses : le coup de foudre, l'âme sœur, l'entente parfaite, l'amour éternel.
Le piège derrière cette pensée est double.
L'idée étant que nous commençons généralement tous par un état enfantin : nous voyons une certaine magie dans les choses, dans la vie. Ceci est particulièrement vrai pour l'amour, mais s'applique aussi à la vie en générale.
Nous commençons tous par idéaliser les relations amoureuses : le coup de foudre, l'âme sœur, l'entente parfaite, l'amour éternel.
Le piège derrière cette pensée est double.
mercredi 10 septembre 2014
Don Quichotte et l'amour
Deux citations pour le prix d'une ce soir, les deux tirées de Don Quichotte de Miguel de Cervantes.
L'amour n'a pas meilleur complice que l'occasion.
On ne peut vaincre l'amour qu'en le fuyant.
L'amour, sentiment tant vanté et recherché, même s'il n'existe aucune méthode à ce jour pour provoquer ce sentiment, s'y entraîner, l'apprivoiser... alors qu'on peut facilement se mettre en conditions pour tester d'autres sentiments : la peur, la tristesse, la joie, la colère... L'amour continue à échapper à tout cadre.
Et sa naissance échappe aussi à tout contrôle. Mais, nous sommes tellement en attente de le rencontrer qu'il ne faut généralement pas grand chose pour faire naître une étincelle (après c'est un autre problème que de savoir si l'étincelle est éphémère ou pas...). Mettez 2 jeunes gens de sexes opposés dans un lieu suffisamment confiné et un premier rapprochement se fera naturellement. Puis de la proximité naîtra l'intimité, puis viendra le désir et le reste en découlera naturellement.
Vous voulez tomber amoureux : vous n'avez qu'à créer et multiplier ces occasions. L'amour est tellement présent (au moins dans nos esprits, dans nos espoirs) qu'il en devient presque palpable. Rajoutez une dose d'hormone ou de sensualité, et vous constaterez qu'au final l'amour (ou son illusion, pour peu qu'il y ait une différence entre les deux) est près à fondre sur nous à chaque coin de rue, à la moindre occasion. Le tout est de savoir si nous sommes disposé à nous laisser emporter par celui-ci ou si nous sommes effrayés.
Et nous arrivons à la seconde citation. L'amour ne peut être vaincu que par la fuite. Cette passion ne peut être contrôlée, une fois entrée en nous elle ne nous quitte plus. Impossible d'échapper à l'obsession, surtout si l'être aimé est à notre portée, sous notre regard. Ni la raison, ni la volonté n'ont d'emprise sur cette passion. On ne peut la calmer que par la fuite : fuite psychologique (divertissement) ou physique (éloignement) -ou en aimant davantage une autre personne, mais c'est une autre histoire. Plus on attend, plus la fuite devient difficile, et plus elle devra être longue pour que les effets s'estompent.
Conclusion : si on veut contrôler quelque chose, ça se joue au début. L'amour étant quasi omniprésent, prêt à bondir, le contrôle se fait principalement par évitement. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, on choisit de qui on ne veut pas tomber amoureux : et on fuira cette personne, pour ne pas créer d'occasions, pour ne pas laisser se créer un rapprochement. Cette fuite précoce sera efficace, et les fois où on baissera notre garde, on risquera de se faire emporter par l'amour (et ce seront sans doute les plus belles histoires, de celles qu'on nous vend dans les contes). Et lorsque nous laisserons tomber nos barrières, nous accepterons le rapprochement, nous aurons fait le premier pas vers l'amour : il fera le reste... dès qu'on rencontrera une personne qui ne fuira pas, et qui aura fait le même pas. L'élu de notre cœur est peut être davantage un élu des circonstances et un élu de notre psychologie : celui qu'on n'aura plus voulu fuir, ou le moment fortuit où on aura décidé d'arrêter de fuir. Bon, tout n'est peut être pas aussi simple, il y a peut être autre chose... mais peut être pas : après tout, nous sommes tous uniques, nous sommes tous digne d'amour, nous pouvons aimer tous nos prochains...
L'amour n'a pas meilleur complice que l'occasion.
On ne peut vaincre l'amour qu'en le fuyant.
L'amour, sentiment tant vanté et recherché, même s'il n'existe aucune méthode à ce jour pour provoquer ce sentiment, s'y entraîner, l'apprivoiser... alors qu'on peut facilement se mettre en conditions pour tester d'autres sentiments : la peur, la tristesse, la joie, la colère... L'amour continue à échapper à tout cadre.
Et sa naissance échappe aussi à tout contrôle. Mais, nous sommes tellement en attente de le rencontrer qu'il ne faut généralement pas grand chose pour faire naître une étincelle (après c'est un autre problème que de savoir si l'étincelle est éphémère ou pas...). Mettez 2 jeunes gens de sexes opposés dans un lieu suffisamment confiné et un premier rapprochement se fera naturellement. Puis de la proximité naîtra l'intimité, puis viendra le désir et le reste en découlera naturellement.
Vous voulez tomber amoureux : vous n'avez qu'à créer et multiplier ces occasions. L'amour est tellement présent (au moins dans nos esprits, dans nos espoirs) qu'il en devient presque palpable. Rajoutez une dose d'hormone ou de sensualité, et vous constaterez qu'au final l'amour (ou son illusion, pour peu qu'il y ait une différence entre les deux) est près à fondre sur nous à chaque coin de rue, à la moindre occasion. Le tout est de savoir si nous sommes disposé à nous laisser emporter par celui-ci ou si nous sommes effrayés.
Et nous arrivons à la seconde citation. L'amour ne peut être vaincu que par la fuite. Cette passion ne peut être contrôlée, une fois entrée en nous elle ne nous quitte plus. Impossible d'échapper à l'obsession, surtout si l'être aimé est à notre portée, sous notre regard. Ni la raison, ni la volonté n'ont d'emprise sur cette passion. On ne peut la calmer que par la fuite : fuite psychologique (divertissement) ou physique (éloignement) -ou en aimant davantage une autre personne, mais c'est une autre histoire. Plus on attend, plus la fuite devient difficile, et plus elle devra être longue pour que les effets s'estompent.
Conclusion : si on veut contrôler quelque chose, ça se joue au début. L'amour étant quasi omniprésent, prêt à bondir, le contrôle se fait principalement par évitement. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, on choisit de qui on ne veut pas tomber amoureux : et on fuira cette personne, pour ne pas créer d'occasions, pour ne pas laisser se créer un rapprochement. Cette fuite précoce sera efficace, et les fois où on baissera notre garde, on risquera de se faire emporter par l'amour (et ce seront sans doute les plus belles histoires, de celles qu'on nous vend dans les contes). Et lorsque nous laisserons tomber nos barrières, nous accepterons le rapprochement, nous aurons fait le premier pas vers l'amour : il fera le reste... dès qu'on rencontrera une personne qui ne fuira pas, et qui aura fait le même pas. L'élu de notre cœur est peut être davantage un élu des circonstances et un élu de notre psychologie : celui qu'on n'aura plus voulu fuir, ou le moment fortuit où on aura décidé d'arrêter de fuir. Bon, tout n'est peut être pas aussi simple, il y a peut être autre chose... mais peut être pas : après tout, nous sommes tous uniques, nous sommes tous digne d'amour, nous pouvons aimer tous nos prochains...
mardi 14 mai 2013
Le câlin gratuit et sincère existe !
Petite réflexion tirée d'une de mes lectures (mais je ne sais plus laquelle!!), selon laquelle le fait de prendre quelqu'un dans ses bras par derrière, dans son dos est le geste le plus sincère et gratuit, la preuve d'affection la plus pure.
Pourquoi?
- parce qu'on n'attend rien en retour : la personne enlacée ne peut pas rendre l'affection, elle ne peut que recevoir
- parce que ce mouvement d'affection est déclenchée seulement par l'envie du donneur. Il n'y a pas de demandes ou de signes conscients ou inconscients invitant à cette démonstration d'amour.
Pour avoir eu droit quelques fois à ce geste, je trouve qu'il désarçonne un peu (manque d'habitude sans doute :) ) : on ne sait en effet comment rendre cet amour, alors que l'envie est là... il faut savoir recevoir, c'est au moins aussi important que de savoir donner.
Note pour plus tard, pour quand je serai amoureux : serrer souvent dans mes bras l'être aimé, par derrière...
Pourquoi?
- parce qu'on n'attend rien en retour : la personne enlacée ne peut pas rendre l'affection, elle ne peut que recevoir
- parce que ce mouvement d'affection est déclenchée seulement par l'envie du donneur. Il n'y a pas de demandes ou de signes conscients ou inconscients invitant à cette démonstration d'amour.
Pour avoir eu droit quelques fois à ce geste, je trouve qu'il désarçonne un peu (manque d'habitude sans doute :) ) : on ne sait en effet comment rendre cet amour, alors que l'envie est là... il faut savoir recevoir, c'est au moins aussi important que de savoir donner.
Note pour plus tard, pour quand je serai amoureux : serrer souvent dans mes bras l'être aimé, par derrière...
lundi 1 avril 2013
Avertis tes amis avec franchise et conseille les avec douceur. S'ils n'approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront.
Citation de Confucius.
Voilà donc comment un sage voit l'amitié.
L'amitié est une valeur forte, honorable et appréciée par nombre de sages. Mais sa gestion peut être complexe, et les manuels n'existent pas (ça serait bien ça, des manuels de Savoir vivre, pour que vivre redevienne un art : tome 1, comment gérer son amitié? - je m'égare...).
Faut il tout dire, faut il toujours encourager, soutenir, faut il écraser l'autre avec son propre avis, se laisser écraser par l'avis de l'autre, une amitié peut elle réunir des personnes opposées, des avis opposés?
Les réponses sont pourtant simples, encore fait il avoir pris le temps d'y réfléchir...
Première recette donc, rester franc, donc rester soi même, fidèle à sa propre personnalité. L'amitié ne doit pas voir se dissoudre notre personnalité. Par contre, il faut rester tolérant, et mieux vaut donc accepter que l'autre ait ses propres idées, ses propres points de vue, quand bien même on les juge infondés, absurdes, irréfléchis. toute la tolérance est là : si nous ne devions tolérer que l'intelligence, la justesse et la vérité, ça n'aurait plus de sens.
Cette tolérance nous invite donc à nous effacer plutôt que de risquer un affront, un désaccord profond. L'amitié peut bien supporter des divergences, mais encaissera mal des disputes à fleur de peau.
Le soutien et les encouragements suivront aussi cette logique : il sera délicat de soutenir un avis que l'on ne partage pas. Les amis ne sont pas là pour ça. Les soutiens ne sont jamais inconditionnels, ou alors ils sont tout relatif, on y mettra moins de coeur, et c'est bien normal. Il faut bien différencier notre réaction de soutien face à une décision partagée, et face à une décision que l'on juge irraisonnée.
Et ma foi, lorsque trop choses séparent deux amis, alors il est peut être temps de mettre un terme à l'amitié, mais il n'est aucunement nécessaire de le faire dans la douleur, les souffrances ou dans un quelconque affrontement.
Autre point relevé dans les sagesses de Confucius au sujet des relations et de la communication : l'excès de distance comme l'excès d'intimité sont à éviter (le mieux est l'ennemi du bien). L'excès d'intimité ne peut que nuire aux relations. Il s'agit de préserver une distance et une indépendance respectueuse, essentielles à la dignité individuelle. Il ne faut pas devenir importun.
Conséquence positive : ceci laisse de la place à l'autre pour s'épanouir, nous surprendre et renouveler sans cesse des attentes, ouvrir de nouveaux horizons.
Conséquence négative : nous sommes seuls. Il faut se faire une raison. Seul, mais accompagné.
Dernier point pour ce petit guide, toujours centré sur Confucius. Les trois défauts à éviter lors d'échanges, de communications : la précipitation, la dissimulation et l'aveuglement.
La précipitation consiste à parler avant d'être interrogé, sans plus laisser de place à l'autre pour qu'il puisse donner son avis ou changer de sujet.
La dissimulation consiste à ne pas répondre à un ami, à ne pas donner son point de vue. Même si ce silence peut être protecteur, il marque une distance.
L'aveuglement consiste à ne pas se soucier des réactions de l'interlocuteur. Le respect de l'autre doit toujours prévaloir, certains sujets douloureux peuvent être à éviter, les aborder par mégarde, par ignorance n'est pas répréhensible, poursuivre l'est. C'est un devoir que d'être capable de détecter, de discerner ces souffrances, ces réactions.
Plus ces règles seront appliquées, plus l'atmosphère gagnera en confiance et plus les discussions pourront être libérées.
Voilà donc comment un sage voit l'amitié.
L'amitié est une valeur forte, honorable et appréciée par nombre de sages. Mais sa gestion peut être complexe, et les manuels n'existent pas (ça serait bien ça, des manuels de Savoir vivre, pour que vivre redevienne un art : tome 1, comment gérer son amitié? - je m'égare...).
Faut il tout dire, faut il toujours encourager, soutenir, faut il écraser l'autre avec son propre avis, se laisser écraser par l'avis de l'autre, une amitié peut elle réunir des personnes opposées, des avis opposés?
Les réponses sont pourtant simples, encore fait il avoir pris le temps d'y réfléchir...
Première recette donc, rester franc, donc rester soi même, fidèle à sa propre personnalité. L'amitié ne doit pas voir se dissoudre notre personnalité. Par contre, il faut rester tolérant, et mieux vaut donc accepter que l'autre ait ses propres idées, ses propres points de vue, quand bien même on les juge infondés, absurdes, irréfléchis. toute la tolérance est là : si nous ne devions tolérer que l'intelligence, la justesse et la vérité, ça n'aurait plus de sens.
Cette tolérance nous invite donc à nous effacer plutôt que de risquer un affront, un désaccord profond. L'amitié peut bien supporter des divergences, mais encaissera mal des disputes à fleur de peau.
Le soutien et les encouragements suivront aussi cette logique : il sera délicat de soutenir un avis que l'on ne partage pas. Les amis ne sont pas là pour ça. Les soutiens ne sont jamais inconditionnels, ou alors ils sont tout relatif, on y mettra moins de coeur, et c'est bien normal. Il faut bien différencier notre réaction de soutien face à une décision partagée, et face à une décision que l'on juge irraisonnée.
Et ma foi, lorsque trop choses séparent deux amis, alors il est peut être temps de mettre un terme à l'amitié, mais il n'est aucunement nécessaire de le faire dans la douleur, les souffrances ou dans un quelconque affrontement.
Autre point relevé dans les sagesses de Confucius au sujet des relations et de la communication : l'excès de distance comme l'excès d'intimité sont à éviter (le mieux est l'ennemi du bien). L'excès d'intimité ne peut que nuire aux relations. Il s'agit de préserver une distance et une indépendance respectueuse, essentielles à la dignité individuelle. Il ne faut pas devenir importun.
Conséquence positive : ceci laisse de la place à l'autre pour s'épanouir, nous surprendre et renouveler sans cesse des attentes, ouvrir de nouveaux horizons.
Conséquence négative : nous sommes seuls. Il faut se faire une raison. Seul, mais accompagné.
Dernier point pour ce petit guide, toujours centré sur Confucius. Les trois défauts à éviter lors d'échanges, de communications : la précipitation, la dissimulation et l'aveuglement.
La précipitation consiste à parler avant d'être interrogé, sans plus laisser de place à l'autre pour qu'il puisse donner son avis ou changer de sujet.
La dissimulation consiste à ne pas répondre à un ami, à ne pas donner son point de vue. Même si ce silence peut être protecteur, il marque une distance.
L'aveuglement consiste à ne pas se soucier des réactions de l'interlocuteur. Le respect de l'autre doit toujours prévaloir, certains sujets douloureux peuvent être à éviter, les aborder par mégarde, par ignorance n'est pas répréhensible, poursuivre l'est. C'est un devoir que d'être capable de détecter, de discerner ces souffrances, ces réactions.
Plus ces règles seront appliquées, plus l'atmosphère gagnera en confiance et plus les discussions pourront être libérées.
mardi 26 mars 2013
On ne déçoit jamais que les autres
Petite évidence personnelle :
on ne se déçoit jamais soi-même : on se trouve toujours des circonstances, des excuses, ou alors on se pardonne simplement, ou, au pire, on garde un sentiment de culpabilité ou de honte, mais au final on ne se déçoit jamais soi-même. On n'attend rien de nous-mêmes, on a beau être exigeant et se pousser à être le meilleur, cette exigence est ponctuelle, face à une épreuve.
Par contre les autres nous déçoivent, car nous attendons régulièrement des choses de leur part, pas seulement face à une épreuve, mais face à la vie, face aux circonstances générales.
Du coup, la déception ressentie la pire est celle que nous voyons dans le regard d'un être cher : il nous renvoie un sentiment fort que nous ne connaissons pas nous-mêmes. Il crée un sentiment de perte et de dévalorisation profond. Cette déception peut être source de motivation pour s'améliorer, mais ça reste une fêlure indélébile, comme une trahison.
Conclusion : attention à ne pas utiliser cette arme douloureuse, qui peut briser toute relation. Le pardon reste une valeur sûre, à partager, et à ne pas se réserver à soi-même.
on ne se déçoit jamais soi-même : on se trouve toujours des circonstances, des excuses, ou alors on se pardonne simplement, ou, au pire, on garde un sentiment de culpabilité ou de honte, mais au final on ne se déçoit jamais soi-même. On n'attend rien de nous-mêmes, on a beau être exigeant et se pousser à être le meilleur, cette exigence est ponctuelle, face à une épreuve.
Par contre les autres nous déçoivent, car nous attendons régulièrement des choses de leur part, pas seulement face à une épreuve, mais face à la vie, face aux circonstances générales.
Du coup, la déception ressentie la pire est celle que nous voyons dans le regard d'un être cher : il nous renvoie un sentiment fort que nous ne connaissons pas nous-mêmes. Il crée un sentiment de perte et de dévalorisation profond. Cette déception peut être source de motivation pour s'améliorer, mais ça reste une fêlure indélébile, comme une trahison.
Conclusion : attention à ne pas utiliser cette arme douloureuse, qui peut briser toute relation. Le pardon reste une valeur sûre, à partager, et à ne pas se réserver à soi-même.
dimanche 10 mars 2013
Besoin ou désir?
Que faut il mieux rechercher, besoin ou désir?
Vaut il mieux avoir besoin de l'autre ou en avoir envie, se sentir nécessaire, indispensable ou désiré?
Le besoin est sans doute notre premier rapport à l'amour : tout nouveau né à besoin de sa mère, et ça met du temps avant de s'arranger. Bref, notre image de l'amour est nécessairement calée sur celle du besoin.
Le besoin nous fait apparaître comme extraordinaire, unique : on est le seul à remplir un besoin, le désir ou l'envie sont généralement plus intellectualisés et sont moins attachés à la personne
Le besoin est aussi un signe d'amour inconditionnelle, un besoin ne peut pas être remis en cause.
Bref, le besoin est à la fois enfantin et passionné. De part son côté enfantin, il fera naître des caprices auxquels il sera dur de résister. Il est difficile de résister à un besoin, et il est encore plus difficile de se voir refuser ce que nous considérons comme un besoin. Son côté passionné renforce ces tensions. Le besoin sera constamment source de tension, car il crée le manque.
Mais d'un autre côté, la passion a aussi ses bons côtés : voir ses besoins satisfaits est un pur bonheur, et leurs satisfaction devient chose relativement simple quand il s'agit simplement d'être en présence de l'être aimé.
Le désir, l'envie permet de ne pas être esclave de ses pulsions, de ses besoins. Cela permet de conserver son intégrité, sa personnalité, son indépendance.
Je viens de lire que les couples les plus épanouis seraient ceux basés sur le désir, et pas sur le besoin. C'est vrai que c'est séduisant : aimer l'autre tout en gardant sa personnalité, tout en étant capable de vivre sans. Ceci rendrait même chaque retrouvailles plus intense. Ça reste discutable je pense...
Ce qui me semble sûr, c'est que les couples fusionnels, centrés sur le besoin créent des situations beaucoup plus tendues, et donc probablement plus instables. Mais mon côté (faussement?) romantique continue de me faire croire que ce type de relation est plus fort.
Ce qui me semble sûr c'est que les couples basés sur le désir, l'envie sont plus sereins.
Ces deux formes de couple sont inégales devant la rupture : le premier cas conduira au manque, à la dépression, dans le second cas, la rupture laissera simplement plus de place à l'individualité qui ne s'était jamais totalement effacée...
J'ai toujours été attiré par le côté fusionnel se cachant derrière le besoin. Mais à chaque fois, j'essayais de lutter contre ses travers : à savoir la perte de l'intégrité, de l'indépendance. Comment? hé bien en encourageant simplement vers davantage d'autonomie, en créant artificiellement des manques ou des sevrages (qui ne faisaient peut être que renforcer l'addiction, ça j'ai du mal à le juger..)
En fin de compte, l'essentiel doit être de ressentir la même chose que son partenaire : deux besoins ensemble créeront des étincelles et des feux d'artifices, deux désirs se combleront mutuellement, et les différences feront naître des frustrations.
Ma voie est peut être simplement de partir sur le besoin, la passion et de faire grandir cette relation jusqu'à une certaine émancipation, peut être pour tomber sur le simple désir. Mais partir sur le simple désir me semble trop fade, trop calculé en fait.
Trajectoire au final un peu calquée sur les rapports mère-enfant en fin de compte...
Vaut il mieux avoir besoin de l'autre ou en avoir envie, se sentir nécessaire, indispensable ou désiré?
Le besoin est sans doute notre premier rapport à l'amour : tout nouveau né à besoin de sa mère, et ça met du temps avant de s'arranger. Bref, notre image de l'amour est nécessairement calée sur celle du besoin.
Le besoin nous fait apparaître comme extraordinaire, unique : on est le seul à remplir un besoin, le désir ou l'envie sont généralement plus intellectualisés et sont moins attachés à la personne
Le besoin est aussi un signe d'amour inconditionnelle, un besoin ne peut pas être remis en cause.
Bref, le besoin est à la fois enfantin et passionné. De part son côté enfantin, il fera naître des caprices auxquels il sera dur de résister. Il est difficile de résister à un besoin, et il est encore plus difficile de se voir refuser ce que nous considérons comme un besoin. Son côté passionné renforce ces tensions. Le besoin sera constamment source de tension, car il crée le manque.
Mais d'un autre côté, la passion a aussi ses bons côtés : voir ses besoins satisfaits est un pur bonheur, et leurs satisfaction devient chose relativement simple quand il s'agit simplement d'être en présence de l'être aimé.
Le désir, l'envie permet de ne pas être esclave de ses pulsions, de ses besoins. Cela permet de conserver son intégrité, sa personnalité, son indépendance.
Je viens de lire que les couples les plus épanouis seraient ceux basés sur le désir, et pas sur le besoin. C'est vrai que c'est séduisant : aimer l'autre tout en gardant sa personnalité, tout en étant capable de vivre sans. Ceci rendrait même chaque retrouvailles plus intense. Ça reste discutable je pense...
Ce qui me semble sûr, c'est que les couples fusionnels, centrés sur le besoin créent des situations beaucoup plus tendues, et donc probablement plus instables. Mais mon côté (faussement?) romantique continue de me faire croire que ce type de relation est plus fort.
Ce qui me semble sûr c'est que les couples basés sur le désir, l'envie sont plus sereins.
Ces deux formes de couple sont inégales devant la rupture : le premier cas conduira au manque, à la dépression, dans le second cas, la rupture laissera simplement plus de place à l'individualité qui ne s'était jamais totalement effacée...
J'ai toujours été attiré par le côté fusionnel se cachant derrière le besoin. Mais à chaque fois, j'essayais de lutter contre ses travers : à savoir la perte de l'intégrité, de l'indépendance. Comment? hé bien en encourageant simplement vers davantage d'autonomie, en créant artificiellement des manques ou des sevrages (qui ne faisaient peut être que renforcer l'addiction, ça j'ai du mal à le juger..)
En fin de compte, l'essentiel doit être de ressentir la même chose que son partenaire : deux besoins ensemble créeront des étincelles et des feux d'artifices, deux désirs se combleront mutuellement, et les différences feront naître des frustrations.
Ma voie est peut être simplement de partir sur le besoin, la passion et de faire grandir cette relation jusqu'à une certaine émancipation, peut être pour tomber sur le simple désir. Mais partir sur le simple désir me semble trop fade, trop calculé en fait.
Trajectoire au final un peu calquée sur les rapports mère-enfant en fin de compte...
vendredi 1 mars 2013
La vérité, toujours?
Personne n'aime le mensonge, tout le monde aime la vérité.
Et pourtant, le mensonge permet de de maintenir les liens sociaux : sans petits mensonges, difficile de maintenir une cohésion sociale. A la limite, nos amis pourraient nous pardonner nos défauts, nos lâchetés quotidiennes, mais on ne peut pas demander la même chose de nos simples connaissances : l'humanité n'est pas encore ni assez compréhensive, ni assez tolérante.. dans un monde idéal peut être.
Bref, je suis de ceux qui disent préférer la vérité au bonheur. Ligne de conduite difficile à tenir, mais bon, c'est un choix, j'essaye de m'y tenir en sachant que ce choix est remis en question continuellement : je ne prétends pas être parfait, j'ai le droit à l'erreur. Il faut trouver le juste milieu entre exigence envers soi même (sinon on ne progresse pas) et pardon et tolérance, toujours pour soi même (demander à l'humanité d'être compréhensive sans l'être soi-même envers soi n'est il pas un non sens?).
J'ai entendu un philosophe prôner la vérité à tout prix : y compris dans les cas les plus cruels. Il prenait l'exemple d'un interrogatoire de la Gestapo : la dénonciation était pour lui la voie de la Vérité : ne jamais mentir, quelque soit l'interlocuteur, les circonstances et les conséquences. Cet exemple fait réfléchir... et fera l'objet d'un autre message : est il bon d'adopter un principe absolu et de l'appliquer? Essayons de ne pas trop nous éparpiller :)
Déjà, il est important de se positionner soi par rapport à la vérité reçue : souhaitons nous connaître la vérité à tout prix? J'ai ma réponse, même si celle-ci pourra me faire souffrir, de se positionner permet de ne pas rejeter la faute sur les autres lorsqu'on nous annonce de mauvaises nouvelles, et surtout pas sur le simple rapporteur. Ce principe, je pense, peut être absolu si l'on pense être en mesure de pardonner aux porteurs de vérité. Ce porteur peut être une personne, nous mêmes ou bien le monde : l'introspection, la recherche, les sciences peuvent nous amener à découvrir des vérités douloureuses.
Le positionnement par rapport à la vérité donnée est plus complexe.
Le fait qu'elle soit donnée joue aussi sur un autre tableau très sensible : l'image que l'on donne de soi.
Autant le fait d'encaisser sagement toute vérité nous fera passer pour sage, autant le fait de dire tout le temps la vérité risque de nous isoler : soit par notre franchise (par rapport à ce qu'on pense) qui pourra être mal supportée, soit par le fait de révéler tous nos défauts et toutes nos fautes, soit par le fait de ne garder aucun secret/tout rapporter, soit par le fait de trop bousculer la personne. Bref, cela fait beaucoup de raison de craindre la réaction de l'autre face à la vérité, cette réaction est inconnue, alors que la réaction face à un petit mensonge est maîtrisée : le tout étant de ne pas se faire attraper la main dans le sac, chose assez facile pour des petits mensonges.
Le compromis, ou la concession ;) la plus facile à faire à ce stade étant de ne dire ni la vérité ni un mensonge : on se contente de ne rien révéler, de cacher, de garder pour nous ce que l'on sait.
Ceci nous permet en un sens de sauver les apparences par rapport à la vérité et de continuer à conserver sa relation avec l'autre. La nécessité de plaire à autrui est la plus forte, ou en tout cas la nécessité de ne pas se faire rejeter.
Ceci fait que plus on aura confiance en notre relation, moins on sera tenté de mentir ou de cacher la vérité. Ça devient un bon indicateur pour révéler la force d'une relation. Mais cet indicateur est à manipuler avec précaution, car entre aussi en jeu l'importance que l'on confère à cette relation. Moins la relation est importante à nos yeux, moins ce désir de la protéger devient important, tout comme le désir de dire la vérité. A un inconnu, selon les circonstances, on pourra facilement avouer nos faiblesses ou pas, on pourra facilement être franc et risquer de le repousser...
Peut être que lorsqu'on se sent suffisamment sûr de soi/de sa relation, ce besoin de plaire/ne pas se faire rejeter disparaît pour ne laisser place qu'à la vérité. Peut être que la sagesse parvient au même résultat, peut être que lorsqu'on est rassasié de ce besoin de plaire (avec suffisamment de relations?) on arrive au même résultat. J'en suis loin :)
Est ce donc de la lâcheté que de ne pas dire la vérité pour se protéger du rejet? En un sens oui, c'est surtout le signe d'une aliénation, d'une dépendance : le signe que nous ne nous sommes pas émancipés du regard de l'autre, que nous ne pouvons nous permettre d'être rejeté. Ou alors le signe d'un manque de confiance dans la capacité de pardonner de l'autre, dans sa capacité à encaisser la vérité et à malgré tout nous pardonner, nous aimer. La relation idéale comble ces manques, ne connaît pas ses lacunes, et donc peut s'épanouir dans la vérité complète.
En attendant, cela aura quand même fait apparaître une certaine contradiction chez moi, apporter des précisions sur mes échelles de valeurs. La vérité passe avant mon bonheur en théorie : oui quand il s'agit de l'encaisser, mais elle passe après la peur d'être rejeté, d'être isolé. Le regard des autres (de certains autres) passe donc avant la vérité exprimée : je suis donc faible, autant l'admettre.
Note : cette réflexion peut faire apparaître le mensonge comme une preuve de dépendance, d'amour. Enfin, tous les mensonges ne sont pas comme ça, bien entendu. On peut toujours mentir pour blesser, cacher, protéger, mais on peut aussi mentir par peur... peur de perdre une relation. Ce qui est limite stupide, car un mensonge détruit sans doute autant la relation... mais les petits mensonges doivent s'oublier, et les vérités peuvent laisser des cicatrices. C'est le pari que fait le menteur.
Et pourtant, le mensonge permet de de maintenir les liens sociaux : sans petits mensonges, difficile de maintenir une cohésion sociale. A la limite, nos amis pourraient nous pardonner nos défauts, nos lâchetés quotidiennes, mais on ne peut pas demander la même chose de nos simples connaissances : l'humanité n'est pas encore ni assez compréhensive, ni assez tolérante.. dans un monde idéal peut être.
Bref, je suis de ceux qui disent préférer la vérité au bonheur. Ligne de conduite difficile à tenir, mais bon, c'est un choix, j'essaye de m'y tenir en sachant que ce choix est remis en question continuellement : je ne prétends pas être parfait, j'ai le droit à l'erreur. Il faut trouver le juste milieu entre exigence envers soi même (sinon on ne progresse pas) et pardon et tolérance, toujours pour soi même (demander à l'humanité d'être compréhensive sans l'être soi-même envers soi n'est il pas un non sens?).
J'ai entendu un philosophe prôner la vérité à tout prix : y compris dans les cas les plus cruels. Il prenait l'exemple d'un interrogatoire de la Gestapo : la dénonciation était pour lui la voie de la Vérité : ne jamais mentir, quelque soit l'interlocuteur, les circonstances et les conséquences. Cet exemple fait réfléchir... et fera l'objet d'un autre message : est il bon d'adopter un principe absolu et de l'appliquer? Essayons de ne pas trop nous éparpiller :)
Déjà, il est important de se positionner soi par rapport à la vérité reçue : souhaitons nous connaître la vérité à tout prix? J'ai ma réponse, même si celle-ci pourra me faire souffrir, de se positionner permet de ne pas rejeter la faute sur les autres lorsqu'on nous annonce de mauvaises nouvelles, et surtout pas sur le simple rapporteur. Ce principe, je pense, peut être absolu si l'on pense être en mesure de pardonner aux porteurs de vérité. Ce porteur peut être une personne, nous mêmes ou bien le monde : l'introspection, la recherche, les sciences peuvent nous amener à découvrir des vérités douloureuses.
Le positionnement par rapport à la vérité donnée est plus complexe.
Le fait qu'elle soit donnée joue aussi sur un autre tableau très sensible : l'image que l'on donne de soi.
Autant le fait d'encaisser sagement toute vérité nous fera passer pour sage, autant le fait de dire tout le temps la vérité risque de nous isoler : soit par notre franchise (par rapport à ce qu'on pense) qui pourra être mal supportée, soit par le fait de révéler tous nos défauts et toutes nos fautes, soit par le fait de ne garder aucun secret/tout rapporter, soit par le fait de trop bousculer la personne. Bref, cela fait beaucoup de raison de craindre la réaction de l'autre face à la vérité, cette réaction est inconnue, alors que la réaction face à un petit mensonge est maîtrisée : le tout étant de ne pas se faire attraper la main dans le sac, chose assez facile pour des petits mensonges.
Le compromis, ou la concession ;) la plus facile à faire à ce stade étant de ne dire ni la vérité ni un mensonge : on se contente de ne rien révéler, de cacher, de garder pour nous ce que l'on sait.
Ceci nous permet en un sens de sauver les apparences par rapport à la vérité et de continuer à conserver sa relation avec l'autre. La nécessité de plaire à autrui est la plus forte, ou en tout cas la nécessité de ne pas se faire rejeter.
Ceci fait que plus on aura confiance en notre relation, moins on sera tenté de mentir ou de cacher la vérité. Ça devient un bon indicateur pour révéler la force d'une relation. Mais cet indicateur est à manipuler avec précaution, car entre aussi en jeu l'importance que l'on confère à cette relation. Moins la relation est importante à nos yeux, moins ce désir de la protéger devient important, tout comme le désir de dire la vérité. A un inconnu, selon les circonstances, on pourra facilement avouer nos faiblesses ou pas, on pourra facilement être franc et risquer de le repousser...
Peut être que lorsqu'on se sent suffisamment sûr de soi/de sa relation, ce besoin de plaire/ne pas se faire rejeter disparaît pour ne laisser place qu'à la vérité. Peut être que la sagesse parvient au même résultat, peut être que lorsqu'on est rassasié de ce besoin de plaire (avec suffisamment de relations?) on arrive au même résultat. J'en suis loin :)
Est ce donc de la lâcheté que de ne pas dire la vérité pour se protéger du rejet? En un sens oui, c'est surtout le signe d'une aliénation, d'une dépendance : le signe que nous ne nous sommes pas émancipés du regard de l'autre, que nous ne pouvons nous permettre d'être rejeté. Ou alors le signe d'un manque de confiance dans la capacité de pardonner de l'autre, dans sa capacité à encaisser la vérité et à malgré tout nous pardonner, nous aimer. La relation idéale comble ces manques, ne connaît pas ses lacunes, et donc peut s'épanouir dans la vérité complète.
En attendant, cela aura quand même fait apparaître une certaine contradiction chez moi, apporter des précisions sur mes échelles de valeurs. La vérité passe avant mon bonheur en théorie : oui quand il s'agit de l'encaisser, mais elle passe après la peur d'être rejeté, d'être isolé. Le regard des autres (de certains autres) passe donc avant la vérité exprimée : je suis donc faible, autant l'admettre.
Note : cette réflexion peut faire apparaître le mensonge comme une preuve de dépendance, d'amour. Enfin, tous les mensonges ne sont pas comme ça, bien entendu. On peut toujours mentir pour blesser, cacher, protéger, mais on peut aussi mentir par peur... peur de perdre une relation. Ce qui est limite stupide, car un mensonge détruit sans doute autant la relation... mais les petits mensonges doivent s'oublier, et les vérités peuvent laisser des cicatrices. C'est le pari que fait le menteur.
dimanche 24 février 2013
Tomber amoureux c'est repartir à zéro
Petite citation tirée d'un spectacle, pour peu que ma mémoire ait réussi à l'attraper au vol sans trop la déformer.
Le coup de foudre est comme un électrochoc qui réinitialise la mémoire, voire la vie. Avant de tomber amoureux, on peut être hanté par son passé, par ses histoires passées, par ses problèmes ou ses démons.
Le fait de tomber amoureux permet de mettre tout ça de coté, de l'oublier ou en tout cas de le reléguer au passé. Une nouvelle vie s'offre à nous, un nouveau regard se pose sur les anciens problèmes, qui ne seront plus attaqués de la même manière, accompagné par l'être aimé, encouragé par le force du sentiment.
Ça peut même aller plus loin : la rencontre amoureuse est l'occasion de raconter son passé à l'autre : de l'exorciser, de s'en défaire, de le remodeler ou de simplement prendre ses distances avec ce passé.
Le nouveau départ peut alors être total.
Vivement que ça m'arrive à nouveau...
Le coup de foudre est comme un électrochoc qui réinitialise la mémoire, voire la vie. Avant de tomber amoureux, on peut être hanté par son passé, par ses histoires passées, par ses problèmes ou ses démons.
Le fait de tomber amoureux permet de mettre tout ça de coté, de l'oublier ou en tout cas de le reléguer au passé. Une nouvelle vie s'offre à nous, un nouveau regard se pose sur les anciens problèmes, qui ne seront plus attaqués de la même manière, accompagné par l'être aimé, encouragé par le force du sentiment.
Ça peut même aller plus loin : la rencontre amoureuse est l'occasion de raconter son passé à l'autre : de l'exorciser, de s'en défaire, de le remodeler ou de simplement prendre ses distances avec ce passé.
Le nouveau départ peut alors être total.
Vivement que ça m'arrive à nouveau...
lundi 18 février 2013
Confiance...
La confiance, sentiment fragile, équivalent de la pureté : il suffit d'une fois pour la perdre et ne jamais totalement la retrouver.
Cette fragilité en fait quelque chose de précieux, qu'il faut défendre à chaque instant, face à chaque tentation. Ça en fait quelque chose de rare et de fort.
La confiance est un des plus beaux sentiments : source de force pour celui qui la reçoit. Que l'autre nous témoigne plus de confiance que nous plaçons en nous mêmes est fatalement énergisant et ce sentiment se renforce quasiment tout seul par la volonté de ne pas décevoir l'autre. La confiance galvanise, rend plus fort.
Accorder sa confiance à quelqu'un, c'est lui confier quelque chose de précieux : sa vie, son amitié, son amour. C'est donc nécessairement s'exposer, c'est une sorte de sacrifice potentiel, sans victime lorsque tout se passe bien, mais ce don est aussi fort qu'un sacrifice accompli : le geste est le même. Plus la chose confiée est précieuse, plus le sacrifice est grand.
Cette fragilité en fait quelque chose de précieux, qu'il faut défendre à chaque instant, face à chaque tentation. Ça en fait quelque chose de rare et de fort.
La confiance est un des plus beaux sentiments : source de force pour celui qui la reçoit. Que l'autre nous témoigne plus de confiance que nous plaçons en nous mêmes est fatalement énergisant et ce sentiment se renforce quasiment tout seul par la volonté de ne pas décevoir l'autre. La confiance galvanise, rend plus fort.
Accorder sa confiance à quelqu'un, c'est lui confier quelque chose de précieux : sa vie, son amitié, son amour. C'est donc nécessairement s'exposer, c'est une sorte de sacrifice potentiel, sans victime lorsque tout se passe bien, mais ce don est aussi fort qu'un sacrifice accompli : le geste est le même. Plus la chose confiée est précieuse, plus le sacrifice est grand.
samedi 2 février 2013
La mémoire affective
Ce qui m'intéresse ce soir, c'est la mémoire des relations, la mémoire affective, la mémoire qui se construit sur le long terme, par la répétition de rencontres et qui s’entremêle avec l'idée que nous nous formons de la personne en question. La mémoire étant au final toute la partie cachée de l'iceberg, fondement de notre avis sur la personne et la relation : amicale, amoureuse, loyale...
Sa construction se fait par couches successives, forcément. Au fil des rencontres. Mais les premiers instants, les premières rencontres, les premières impressions, voire les premiers à priori forment à mon sens un noyau dur. Ce noyau reste une idée indélogeable dans notre mémoire, dans notre esprit. Les évènements suivants vont se rajouter sur cette couche, vont rajouter une enveloppe plus ou moins fine.
Si les couches sont compatibles avec le noyau, celui-ci les absorbera en un sens, et deviendra plus fort.
Si à l'inverse les dernières couches sont en contradiction avec le noyau, c'est là que ça devient intéressant...
Si ces couches en contradiction avec le noyau sont superficielles, elles s'effriteront d'elles-mêmes : avec le temps, avec la poussée du noyau... et tout rentrera dans l'ordre.
Si elles sont un peu plus répétitives, alors elles peuvent en quelques sorte recouvrir entièrement tout le noyau : elles masquent totalement les premières impressions. La lutte commence alors. Le temps et l'inertie joueront en faveur du noyau, mais la répétition jouera en faveur des nouvelles couches, pouvant aller jusqu'à nous faire oublier l'existence même de ce noyau. La "raison", l'intellectualisation de la relation nous fera percevoir avant tout la dernière couche, du recul sera nécessaire pour se souvenir de ce qu'il y a dessous.
Parfois, la répétition n'est pas nécessaire, un pic bien placé peut fêler voire briser le noyau : mais le noyau sera toujours présent, et selon sa taille et les couches suivantes, il se reformera avec une fêlure ou disparaîtra...
Bref, pour résumer, parce que je sens que la fatigue m'embrouille (ou alors mes idées suffisent à m'embrouiller), la mémoire affective est d'après moi soumise à 2 forces :
- son noyau, formé par la première impression, les à priori
- les derniers éléments chronologiques
La première force peut réussir à dissoudre la seconde avec l'inertie et le temps, l'entropie?.
La seconde force peut réussir à masquer la première, à créer un doute, voire à se substituer au noyau pour en former un nouveau.
Et globalement nos émotions n'ont que peu de mémoire et ne prennent que peu de recul, donc ce qui sera toujours perçu en premier ce sont les couches les plus superficielles, les dernières. C'est ce qui permet à une broutille de refroidir une amitié durable...
Au final, il ne faut pas chercher quelle est la bonne force : cette question n'a pas de sens. Il faut chercher le meilleur moyen de voir ces forces pour vivre le mieux, et se concentrer sur la force qu'on souhaite accentuer. ce qui revient à orienter, diriger ses sentiments... et accorder ou non un pardon. Avoir conscience de l'aveuglement, qu'il soit causé par les à priori ou par les derniers évènements, c'est déjà commencer à ouvrir les yeux...
Sa construction se fait par couches successives, forcément. Au fil des rencontres. Mais les premiers instants, les premières rencontres, les premières impressions, voire les premiers à priori forment à mon sens un noyau dur. Ce noyau reste une idée indélogeable dans notre mémoire, dans notre esprit. Les évènements suivants vont se rajouter sur cette couche, vont rajouter une enveloppe plus ou moins fine.
Si les couches sont compatibles avec le noyau, celui-ci les absorbera en un sens, et deviendra plus fort.
Si à l'inverse les dernières couches sont en contradiction avec le noyau, c'est là que ça devient intéressant...
Si ces couches en contradiction avec le noyau sont superficielles, elles s'effriteront d'elles-mêmes : avec le temps, avec la poussée du noyau... et tout rentrera dans l'ordre.
Si elles sont un peu plus répétitives, alors elles peuvent en quelques sorte recouvrir entièrement tout le noyau : elles masquent totalement les premières impressions. La lutte commence alors. Le temps et l'inertie joueront en faveur du noyau, mais la répétition jouera en faveur des nouvelles couches, pouvant aller jusqu'à nous faire oublier l'existence même de ce noyau. La "raison", l'intellectualisation de la relation nous fera percevoir avant tout la dernière couche, du recul sera nécessaire pour se souvenir de ce qu'il y a dessous.
Parfois, la répétition n'est pas nécessaire, un pic bien placé peut fêler voire briser le noyau : mais le noyau sera toujours présent, et selon sa taille et les couches suivantes, il se reformera avec une fêlure ou disparaîtra...
Bref, pour résumer, parce que je sens que la fatigue m'embrouille (ou alors mes idées suffisent à m'embrouiller), la mémoire affective est d'après moi soumise à 2 forces :
- son noyau, formé par la première impression, les à priori
- les derniers éléments chronologiques
La première force peut réussir à dissoudre la seconde avec l'inertie et le temps, l'entropie?.
La seconde force peut réussir à masquer la première, à créer un doute, voire à se substituer au noyau pour en former un nouveau.
Et globalement nos émotions n'ont que peu de mémoire et ne prennent que peu de recul, donc ce qui sera toujours perçu en premier ce sont les couches les plus superficielles, les dernières. C'est ce qui permet à une broutille de refroidir une amitié durable...
Au final, il ne faut pas chercher quelle est la bonne force : cette question n'a pas de sens. Il faut chercher le meilleur moyen de voir ces forces pour vivre le mieux, et se concentrer sur la force qu'on souhaite accentuer. ce qui revient à orienter, diriger ses sentiments... et accorder ou non un pardon. Avoir conscience de l'aveuglement, qu'il soit causé par les à priori ou par les derniers évènements, c'est déjà commencer à ouvrir les yeux...
dimanche 6 janvier 2013
On accepte l'amour qu'on pense mériter
Réplique tirée du film "Le monde de Charlie".
Résume et donne un certain éclairage sur les genèses des relations amoureuses.
Si on ne s'aime pas soi même, on ne pensera pas mériter beaucoup d'amour d'autrui, on aura donc du mal à accepter cet amour. Ceci pouvant entraîner le refus de l'amour, sa fuite, son déni (penser que l'autre est aveuglé est redescendra sur terre prochainement...).
Si on n'a pas une haute estime de soi, alors on ne cherchera pas à se rapprocher d'une personne que nous portons plus haut dans notre estime. Même au temps d'internet et des sites de rencontres, qui permettent des rencontres libérées de tout contexte social, je ne pense pas qu'on trouve beaucoup de couples issus de milieux radicalement différents : une ouvrière cliquera t'elle sur le profil d'un médecin ou se censurera t'elle avant même de cliquer?
Et ceci peut même donner lieu à des "déviances" : une personne avec un sentiment de culpabilité exacerbé se tournera plus facilement vers quelqu'un qui la dominera et la fera souffrir. Une sorte d'auto-correction de son karma, de soif de justice (malheureusement biaisée).
On en revient au précepte bien connu : il faut s'aimer soi même avant de pouvoir aimer les autres et se faire aimer des autres. Mais bon, heureusement, la pratique n'est pas aussi manichéenne, et l'amour permet aussi, une fois cette auto-censure passée, de reprendre confiance en soi : l'amour de l'autre est un formidable moteur qui alimente les amants en courage, force et confiance. Il faut juste trouver l'étincelle pour démarrer ce moteur :)
Résume et donne un certain éclairage sur les genèses des relations amoureuses.
Si on ne s'aime pas soi même, on ne pensera pas mériter beaucoup d'amour d'autrui, on aura donc du mal à accepter cet amour. Ceci pouvant entraîner le refus de l'amour, sa fuite, son déni (penser que l'autre est aveuglé est redescendra sur terre prochainement...).
Si on n'a pas une haute estime de soi, alors on ne cherchera pas à se rapprocher d'une personne que nous portons plus haut dans notre estime. Même au temps d'internet et des sites de rencontres, qui permettent des rencontres libérées de tout contexte social, je ne pense pas qu'on trouve beaucoup de couples issus de milieux radicalement différents : une ouvrière cliquera t'elle sur le profil d'un médecin ou se censurera t'elle avant même de cliquer?
Et ceci peut même donner lieu à des "déviances" : une personne avec un sentiment de culpabilité exacerbé se tournera plus facilement vers quelqu'un qui la dominera et la fera souffrir. Une sorte d'auto-correction de son karma, de soif de justice (malheureusement biaisée).
On en revient au précepte bien connu : il faut s'aimer soi même avant de pouvoir aimer les autres et se faire aimer des autres. Mais bon, heureusement, la pratique n'est pas aussi manichéenne, et l'amour permet aussi, une fois cette auto-censure passée, de reprendre confiance en soi : l'amour de l'autre est un formidable moteur qui alimente les amants en courage, force et confiance. Il faut juste trouver l'étincelle pour démarrer ce moteur :)
jeudi 20 décembre 2012
Aimer
Suite à ma lecture, je suis tombé sur une définition qui m'a illuminé et ébloui dans un premier temps. C'est la définition de Spinoza :
l'amour est une joie qui accompagne l'idée d'une cause extérieure (où l'idée de sa propre cause dixit Comte-Sponville).
Aimer, c'est se réjouir de. C'est ressentir de la joie à l'idée de l'existence de l'objet. A l'idée de son existence, et non pas à l'idée de posséder l'objet, d'utiliser l'objet ou pour une personne, de partager des activités ou des sentiments avec elle.
Transposé au couple, aimer une personne, c'est lorsque le simple fait de penser à la personne nous emplit de joie. Pas besoin d'imaginer la personne dans nos bras, pas besoin d'imaginer un restau en tête à tête ou une soirée en amoureux...
Ceci est une définition très absolue de l'amour, mais permet déjà, appliqué aux rapports humains de distinguer les amours "égocentriques" des amours "véritables". Si ce que nous aimons chez l'autre, c'est le posséder, partager des moments, des activités, des rires : alors cet amour est égocentrique.
Bien entendu, cet amour "pur" n'exclue pas les autres désirs : désirs d'être avec, de partager des activités, des sentiments... au contraire : si la simple pensée de l'autre nous emplit de joie, alors tout ce qui va au-delà de cette simple pensée augmente cette joie.
Reste à différencier les amours de type amant et les amours de type amis : la seule différence réside peut être simplement dans le type de désir qui accompagne ces amours. Les désirs charnels, le désir d'être constamment avec l'être aimé feront de cet amour un amour "amant". J'en arrive à la conclusion que j'ai très peu d'amis que j'aime : ce sont ceux là d'ailleurs que j'appelle véritablement mes amis : ils se comptent sur les doigts d'une main en ce moment. Les autres étant des "amis" avec lesquels j'aime partager certaines activités.
En définitive, je retiens que ceci est un bon test pour voir la qualité de l'amour porté : voir si la simple pensée de la personne est source de joie.
Petite note supplémentaire : on retrouve peut être ces différents types d'amours dans le vocabulaire grec :
- eros : l'amour charnel, qui prend, qui veut posséder
- philia : l'amour qui se réjouit, partage, accueille
- agape (caritas en latin) : aimer son prochain, sans attente de réciprocité : la charité est l'amour universel)
l'amour est une joie qui accompagne l'idée d'une cause extérieure (où l'idée de sa propre cause dixit Comte-Sponville).
Aimer, c'est se réjouir de. C'est ressentir de la joie à l'idée de l'existence de l'objet. A l'idée de son existence, et non pas à l'idée de posséder l'objet, d'utiliser l'objet ou pour une personne, de partager des activités ou des sentiments avec elle.
Transposé au couple, aimer une personne, c'est lorsque le simple fait de penser à la personne nous emplit de joie. Pas besoin d'imaginer la personne dans nos bras, pas besoin d'imaginer un restau en tête à tête ou une soirée en amoureux...
Ceci est une définition très absolue de l'amour, mais permet déjà, appliqué aux rapports humains de distinguer les amours "égocentriques" des amours "véritables". Si ce que nous aimons chez l'autre, c'est le posséder, partager des moments, des activités, des rires : alors cet amour est égocentrique.
Bien entendu, cet amour "pur" n'exclue pas les autres désirs : désirs d'être avec, de partager des activités, des sentiments... au contraire : si la simple pensée de l'autre nous emplit de joie, alors tout ce qui va au-delà de cette simple pensée augmente cette joie.
Reste à différencier les amours de type amant et les amours de type amis : la seule différence réside peut être simplement dans le type de désir qui accompagne ces amours. Les désirs charnels, le désir d'être constamment avec l'être aimé feront de cet amour un amour "amant". J'en arrive à la conclusion que j'ai très peu d'amis que j'aime : ce sont ceux là d'ailleurs que j'appelle véritablement mes amis : ils se comptent sur les doigts d'une main en ce moment. Les autres étant des "amis" avec lesquels j'aime partager certaines activités.
En définitive, je retiens que ceci est un bon test pour voir la qualité de l'amour porté : voir si la simple pensée de la personne est source de joie.
Petite note supplémentaire : on retrouve peut être ces différents types d'amours dans le vocabulaire grec :
- eros : l'amour charnel, qui prend, qui veut posséder
- philia : l'amour qui se réjouit, partage, accueille
- agape (caritas en latin) : aimer son prochain, sans attente de réciprocité : la charité est l'amour universel)
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