Tiré d'un passage du film 2 automnes 3 hivers.
L'idée étant que nous commençons généralement tous par un état enfantin : nous voyons une certaine magie dans les choses, dans la vie. Ceci est particulièrement vrai pour l'amour, mais s'applique aussi à la vie en générale.
Nous commençons tous par idéaliser les relations amoureuses : le coup de foudre, l'âme sœur, l'entente parfaite, l'amour éternel.
Le piège derrière cette pensée est double.
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vendredi 30 octobre 2015
mercredi 29 avril 2015
A mon enterrement...
J'aime bien ce titre de chanson, paradoxe ambulant. Bref, l'idée a été relancée par un film : une belle fin.
Qui pense à son enterrement? Tout le monde doit y penser, reste à préciser la fréquence et les pensées. Entre obsession et pensée passagère, on doit trouver de tout, certains n'y pensent peut être que lorsque la fin approche, d'autres alors qu'ils sont encore jeunes, très jeunes. L'idée étant là de s'interroger sur deux éléments : le nombre de personnes présentes et l'éloge funéraire.
Qui pense à son enterrement? Tout le monde doit y penser, reste à préciser la fréquence et les pensées. Entre obsession et pensée passagère, on doit trouver de tout, certains n'y pensent peut être que lorsque la fin approche, d'autres alors qu'ils sont encore jeunes, très jeunes. L'idée étant là de s'interroger sur deux éléments : le nombre de personnes présentes et l'éloge funéraire.
jeudi 7 novembre 2013
La médiocrité est la moisissure de l'esprit
Petite citation, de tête, de l'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet.
M'a juste fait penser à moi, à ce que je ne voudrais pas devenir, aux autres... A la moisissure qui s'insinue dans l'esprit, faute d'attention, faute de ne pas avoir relevé de défi, de ne pas avoir voulu chercher plus loin, de s'être assoupi, de s'être contenté de ce qu'on a, de sa zone de confort.
Les choses, à l'état naturel, se détériorent. Il ne faut pas laisser agir le temps, il faut agir. Le temps n'arrange pas les choses, une pause à la limite, mesurée.
La moisissure, on ne la voit pas vraiment venir, puis on découvre une petite tâche, on peut soit lutter -il n'est jamais trop tard- ou la laisser, car elle ne nous gêne pas trop... mais c'est lui laisser l'espace pour sa conquête : la moisissure ne fait pas du surplace, l'équilibre n'est pas permis. La lutte doit être constante, permanente. Baissez la garde un instant, sur un domaine, et vous lui ouvrez les portes de votre esprit...et vous vous transformerez petit à petit en un animal médiocre, plus capable de rien d'autre que d'être dans la moyenne, transparent et médiocre.
Totalement contraire au lâcher prise, que je voudrais pourtant apprendre...et pratiquer. Le lâcher prise est il une forme d'abandon, de résignation? Quelque chose doit encore m'échapper derrière ces termes.
lundi 14 octobre 2013
La seule chose pire que d'être seul, c'est que les autres sachent que tu es seul.
Petit extrait -déprimant mais juste- de Misfits, qui me rappelle l'épisode de South Park avec facebook et le pauvre Kip Drordy.
La solitude est déjà pesante en soi, mais il y a en effet pire, c'est son effet : elle effraye les autres, enferme et crée davantage de solitude. Elle s'auto-entretient et crée au passage une sorte de honte. La richesse appelle la richesse, et la solitude appelle la solitude.
Le premier effet est lié à la marginalisation du solitaire : il est mis au ban, il n'est pas bien vu de se rapprocher d'un tel individu (cf Kip), le côté marginal est contagieux, les a priori voyagent vite, donc on s'écartera d'une telle personne, on l'évitera tant que possible. Une personne seule n'a donc aucun intérêt à le faire savoir si elle ne veut pas de ce statut de marginal. -Et je ne parle pas des effets sur l'ego, que la peur de la pitié peut inspirer...-
Le second effet est sans doute plus discutable, mais plus violent. On n'est jamais véritablement seul, on a toujours quelques connaissances/amis. Par contre, on ne tient pas à ce qu'ils connaissent notre degré de solitude : pourquoi? Pour deux raisons je pense, la première rejoint le paragraphe précédent : pour ne pas être perçu comme un marginal par ces proches, pour ne pas être abandonné par eux. L'autre raison tient peut être à l'ego : ne pas (s')avouer la dépendance qu'on peut avoir d'eux mêmes. Il n'est jamais agréable ni d'être dépendant de quelqu'un, ni d'être responsable de quelqu'un sans l'avoir demandé ! Que feriez vous demain si vous appreniez que la vie d'un ami dépendant de vous, de vos actions, de vos réactions? Ce poids, personne n'en veut je pense...
Dans cette époque où le bonheur est imposé, où il est déjà presque anormal de ne pas être heureux, ne pas être entouré est encore pire -à moins que ça soit choisi et que ça participe à notre bonheur- et est donc à l'origine d'un sentiment de honte. Le fardeau est déjà lourd, mais en plus il faut le cacher, mentir et faire comme si de rien n'était. Double peine. La sortie est évidente : il suffit de se prendre en main... en tout cas, c'est comme ça que les occidentaux voient les choses, ce qui a tendance à responsabiliser, et culpabiliser, davantage la victime. En Inde on voit les choses différemment paraît il : ce n'est pas à la personne de s'intégrer dans un groupe, d'aller vers eux, mais c'est au groupe d'accueillir la personne, de faire cet effort. Ce qui semble normal et logique : le groupe est plus fort, à lui donc de faire cet effort, qui lui pèsera nécessairement moins. Il reste encore beaucoup à apprendre de nos différences... il n'y a plus qu'a espérer qu'on retiendra le meilleur de nos différences :)
Selon les dernières études, entre une personne sur 10 et une sur 5 souffre de la solitude : ne cherchez pas bien loin, il y en a dans votre entourage... Et à cette personne sur 5 ou 10 : rassures toi, tu n'es pas seul : 1 personne sur 10, ça en fait du monde...
Si tu nous entends souviens-toi que t'es pas tout seul
Jamais
On est tellement nombreux à être un peu bancals
Un peu bizarres et dans nos têtes y'a un blizzard
Teubés mystiques
Losers au grand cœur
Il faut qu'on sonne l'alarme qu'on se retrouve
Qu'on se rejoigne et qu'on s'embrasse
Qu'on soit des milliards de mains sur des milliards d'épaules
(@Fauve)
La solitude est déjà pesante en soi, mais il y a en effet pire, c'est son effet : elle effraye les autres, enferme et crée davantage de solitude. Elle s'auto-entretient et crée au passage une sorte de honte. La richesse appelle la richesse, et la solitude appelle la solitude.
Le premier effet est lié à la marginalisation du solitaire : il est mis au ban, il n'est pas bien vu de se rapprocher d'un tel individu (cf Kip), le côté marginal est contagieux, les a priori voyagent vite, donc on s'écartera d'une telle personne, on l'évitera tant que possible. Une personne seule n'a donc aucun intérêt à le faire savoir si elle ne veut pas de ce statut de marginal. -Et je ne parle pas des effets sur l'ego, que la peur de la pitié peut inspirer...-
Le second effet est sans doute plus discutable, mais plus violent. On n'est jamais véritablement seul, on a toujours quelques connaissances/amis. Par contre, on ne tient pas à ce qu'ils connaissent notre degré de solitude : pourquoi? Pour deux raisons je pense, la première rejoint le paragraphe précédent : pour ne pas être perçu comme un marginal par ces proches, pour ne pas être abandonné par eux. L'autre raison tient peut être à l'ego : ne pas (s')avouer la dépendance qu'on peut avoir d'eux mêmes. Il n'est jamais agréable ni d'être dépendant de quelqu'un, ni d'être responsable de quelqu'un sans l'avoir demandé ! Que feriez vous demain si vous appreniez que la vie d'un ami dépendant de vous, de vos actions, de vos réactions? Ce poids, personne n'en veut je pense...
Dans cette époque où le bonheur est imposé, où il est déjà presque anormal de ne pas être heureux, ne pas être entouré est encore pire -à moins que ça soit choisi et que ça participe à notre bonheur- et est donc à l'origine d'un sentiment de honte. Le fardeau est déjà lourd, mais en plus il faut le cacher, mentir et faire comme si de rien n'était. Double peine. La sortie est évidente : il suffit de se prendre en main... en tout cas, c'est comme ça que les occidentaux voient les choses, ce qui a tendance à responsabiliser, et culpabiliser, davantage la victime. En Inde on voit les choses différemment paraît il : ce n'est pas à la personne de s'intégrer dans un groupe, d'aller vers eux, mais c'est au groupe d'accueillir la personne, de faire cet effort. Ce qui semble normal et logique : le groupe est plus fort, à lui donc de faire cet effort, qui lui pèsera nécessairement moins. Il reste encore beaucoup à apprendre de nos différences... il n'y a plus qu'a espérer qu'on retiendra le meilleur de nos différences :)
Selon les dernières études, entre une personne sur 10 et une sur 5 souffre de la solitude : ne cherchez pas bien loin, il y en a dans votre entourage... Et à cette personne sur 5 ou 10 : rassures toi, tu n'es pas seul : 1 personne sur 10, ça en fait du monde...
Si tu nous entends souviens-toi que t'es pas tout seul
Jamais
On est tellement nombreux à être un peu bancals
Un peu bizarres et dans nos têtes y'a un blizzard
Teubés mystiques
Losers au grand cœur
Il faut qu'on sonne l'alarme qu'on se retrouve
Qu'on se rejoigne et qu'on s'embrasse
Qu'on soit des milliards de mains sur des milliards d'épaules
(@Fauve)
dimanche 29 septembre 2013
Il faut faire des efforts, sinon rien ne se passe et on finit par accuser et en vouloir à tout le monde, tout le monde sauf soi.
Petit extrait, de tête, de Blue Jasmine de Woody Allen.
Tout le monde ressent ça un jour ou l'autre : d'abord le sentiment d'être isolé, de devoir toujours faire les efforts, d'aller vers les autres, de devoir inventer sa vie. Et on a en même temps l'impression que pour les autres c'est plus facile. Mais en fait non, c'est juste la condition humaine, et la vie.
Nous sommes à la fois exigeants et fainéants : nous avons des rêves, nous sommes envieux de tout ce que nous voyons, et nous voudrions que tout ça nous arrive tout cuit. Du coup, nous devenons aussi plaintifs :)
Mais en fait, nous ne faisons qu'idéaliser la vie des autres, pour justifier notre comportement et notre fainéantise, pour nous complaire dans notre état.
La condition humaine est ainsi semble t'il, Woddy semble d'accord avec moi :)
Le pire, c'est que nous complaire ne nous suffit pas, excuser notre fainéantise ne nous suffit pas, il nous faut en plus trouver un coupable : les autres feront ce coupable idéal. Les autres qui ne font pas tout pour nous rendre la vie plus facile, les autres qui ne se plient à nos désirs, de leur plein gré, sans qu'on ait à leur demander, sans qu'on ait à l'exprimer.
Alors que pour trouver le véritable coupable, il suffit de regarder un miroir...
Un peu (beaucoup) de courage, de volonté et d'optimisme, et tout le monde peut reprendre sa vie en main. On ne peut certes pas tout faire, nous ne sommes pas le Dieu de l'Univers, mais on peut améliorer les choses, faire des efforts et éviter de sombrer dans l'ennui, le défaitisme, la complaisance. On peut faire en sorte que des choses se passent ! Et c'est déjà le cercle qui se brise...
Tout le monde ressent ça un jour ou l'autre : d'abord le sentiment d'être isolé, de devoir toujours faire les efforts, d'aller vers les autres, de devoir inventer sa vie. Et on a en même temps l'impression que pour les autres c'est plus facile. Mais en fait non, c'est juste la condition humaine, et la vie.
Nous sommes à la fois exigeants et fainéants : nous avons des rêves, nous sommes envieux de tout ce que nous voyons, et nous voudrions que tout ça nous arrive tout cuit. Du coup, nous devenons aussi plaintifs :)
Mais en fait, nous ne faisons qu'idéaliser la vie des autres, pour justifier notre comportement et notre fainéantise, pour nous complaire dans notre état.
La condition humaine est ainsi semble t'il, Woddy semble d'accord avec moi :)
Le pire, c'est que nous complaire ne nous suffit pas, excuser notre fainéantise ne nous suffit pas, il nous faut en plus trouver un coupable : les autres feront ce coupable idéal. Les autres qui ne font pas tout pour nous rendre la vie plus facile, les autres qui ne se plient à nos désirs, de leur plein gré, sans qu'on ait à leur demander, sans qu'on ait à l'exprimer.
Alors que pour trouver le véritable coupable, il suffit de regarder un miroir...
Un peu (beaucoup) de courage, de volonté et d'optimisme, et tout le monde peut reprendre sa vie en main. On ne peut certes pas tout faire, nous ne sommes pas le Dieu de l'Univers, mais on peut améliorer les choses, faire des efforts et éviter de sombrer dans l'ennui, le défaitisme, la complaisance. On peut faire en sorte que des choses se passent ! Et c'est déjà le cercle qui se brise...
dimanche 6 janvier 2013
On accepte l'amour qu'on pense mériter
Réplique tirée du film "Le monde de Charlie".
Résume et donne un certain éclairage sur les genèses des relations amoureuses.
Si on ne s'aime pas soi même, on ne pensera pas mériter beaucoup d'amour d'autrui, on aura donc du mal à accepter cet amour. Ceci pouvant entraîner le refus de l'amour, sa fuite, son déni (penser que l'autre est aveuglé est redescendra sur terre prochainement...).
Si on n'a pas une haute estime de soi, alors on ne cherchera pas à se rapprocher d'une personne que nous portons plus haut dans notre estime. Même au temps d'internet et des sites de rencontres, qui permettent des rencontres libérées de tout contexte social, je ne pense pas qu'on trouve beaucoup de couples issus de milieux radicalement différents : une ouvrière cliquera t'elle sur le profil d'un médecin ou se censurera t'elle avant même de cliquer?
Et ceci peut même donner lieu à des "déviances" : une personne avec un sentiment de culpabilité exacerbé se tournera plus facilement vers quelqu'un qui la dominera et la fera souffrir. Une sorte d'auto-correction de son karma, de soif de justice (malheureusement biaisée).
On en revient au précepte bien connu : il faut s'aimer soi même avant de pouvoir aimer les autres et se faire aimer des autres. Mais bon, heureusement, la pratique n'est pas aussi manichéenne, et l'amour permet aussi, une fois cette auto-censure passée, de reprendre confiance en soi : l'amour de l'autre est un formidable moteur qui alimente les amants en courage, force et confiance. Il faut juste trouver l'étincelle pour démarrer ce moteur :)
Résume et donne un certain éclairage sur les genèses des relations amoureuses.
Si on ne s'aime pas soi même, on ne pensera pas mériter beaucoup d'amour d'autrui, on aura donc du mal à accepter cet amour. Ceci pouvant entraîner le refus de l'amour, sa fuite, son déni (penser que l'autre est aveuglé est redescendra sur terre prochainement...).
Si on n'a pas une haute estime de soi, alors on ne cherchera pas à se rapprocher d'une personne que nous portons plus haut dans notre estime. Même au temps d'internet et des sites de rencontres, qui permettent des rencontres libérées de tout contexte social, je ne pense pas qu'on trouve beaucoup de couples issus de milieux radicalement différents : une ouvrière cliquera t'elle sur le profil d'un médecin ou se censurera t'elle avant même de cliquer?
Et ceci peut même donner lieu à des "déviances" : une personne avec un sentiment de culpabilité exacerbé se tournera plus facilement vers quelqu'un qui la dominera et la fera souffrir. Une sorte d'auto-correction de son karma, de soif de justice (malheureusement biaisée).
On en revient au précepte bien connu : il faut s'aimer soi même avant de pouvoir aimer les autres et se faire aimer des autres. Mais bon, heureusement, la pratique n'est pas aussi manichéenne, et l'amour permet aussi, une fois cette auto-censure passée, de reprendre confiance en soi : l'amour de l'autre est un formidable moteur qui alimente les amants en courage, force et confiance. Il faut juste trouver l'étincelle pour démarrer ce moteur :)
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