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dimanche 28 août 2016

Un petit bonheur...

... qu'on laisse souvent s'échapper sans même l'avoir réalisé.
Je suis tombé sur ce passage dans un bouquin, pour décrire un bonheur passé :
se réveiller avec une joie anticipée le matin, s'endormir content à la fin de la journée.
Ça ne donne aucune recette du bonheur, c'est suffisamment imprécis pour inclure toute source de bonheur, mais c'est un révélateur suffisamment puissant et clair pour nous permettre de relativiser certaines choses et de nous recentrer sur nos moment heureux.

mercredi 10 août 2016

Ignorance

L'ignorance serait la cause de nos souffrances, ce qui ferait une bonne raison de chercher à augmenter ses connaissances. Mais de la même manière que tous les savoirs ne se valent pas, les ignorances ne se valent pas non plus ! Et les formes d'ignorance pointées du doigt pour nos malheurs ne sont pas les formes habituelles...

lundi 27 juin 2016

Si tu es déprimé, tu vis dans le passé. Si tu es anxieux, tu vis dans le futur. Si tu es en paix, tu vis dans l'instant présent.

Citation de Lao-Tseu, trouvée sur lesBeauxProverbes.
C'est étrange, aujourd'hui même je réfléchissais à un sujet similaire, mois bien formulée :), comme quoi on avait généralement trop tendance à voir le négatif (surtout moi), et souvent à se projeter dans le futur ou à se raccrocher au passé... mais pas que :) ce qui peut compléter la parole de Lao-Tseu.

jeudi 23 juin 2016

Vivre heureux, vivre mieux, vivre meilleur !

Le bonheur, tout le monde le recherche... en tout cas tout le monde nous met cette quête dans la tête, du coup on court après sans vraiment savoir ce qu'on cherche (un peu comme l'amour d'ailleurs...). On cherche tous à être heureux, mais qui peut réellement dire ce qui le rend heureux? On trouve tous des réponses toutes faites à cette question, on peut être sincère, mais au final, rares sont ceux qui se déclarent véritablement heureux. A croire que nos réponses sont pour le moins incomplètes, que nos recettes pour être heureux le sont tout autant...
Au final, on ne sait pas réellement ce après quoi on court, ce qui explique qu'on a du mal à l'atteindre.

jeudi 28 avril 2016

Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir, et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns

Citation optimiste de Jacques Brel aujourd'hui, qui pourrait accompagner toutes les cartes de nouvel an lorsque l'inspiration ne vient pas :)
La formule secrète du bonheur réside dans cette formule, enfin, une formule secrète du bonheur... il y en a sans doute plein d'autres.

dimanche 27 mars 2016

Les quatre nobles vérités du bouddhisme

Suite logique de l'article sur le sentier octuple, les quatre vérités en sont en fait à l'origine.
Il s'agit ni plus ni moins que de la base du bouddhisme, l'enseignement fondamental du Bouddha Siddhârta Gautama, issu de son premier discours.

Les nobles vérités doivent conduire à la libération de l'individu à travers l'éveil, la prise de conscience des vérités universelles, du fonctionnement du Tout.
Ces quatre vérités tournent autour de la souffrance et du moyen de s'en détacher, elles s'articulent comme ceci :
- la première vérité est la Dukkha Sacca : le constat de l'omniprésence de la souffrance dans nos vies
- la seconde, la Samudaya Sacca, nous éclaire sur les causes de la souffrance
- la troisième, le Nirodha Sacca, dessine l'état de l'extinction des souffrances
- la troisième, la Magga Sacca indique le chemin à suivre pour y parvenir : c'est le sentier octuple.

vendredi 25 mars 2016

Les huit pas du bouddhisme

J'ai découvert récemment ce sentier octuple, qui est le chemin à suivre, pour les bouddhistes, pour atteindre le bonheur, le nirvana, et se libérer de la souffrance.
Le but de tout être devrait donc être de progresser sur ces huit chemin de front : ils forment un tout, et ne se succèdent pas, contrairement à ce que laisse entendre l'idée de chemin.

Voilà les huit fondamentaux :
- la compréhension juste
- la pensée juste
- la parole juste
- l'action juste
- les moyens d'existence juste
- l'effort juste
- la conscience juste
- la concentration juste

Les deux premiers forment la sagesse : compréhension et pensée.
Les trois suivants forment la moralité, ou la conduite éthique : parole, action et moyens d'existence.
Les trois derniers forment la discipline mentale.

mercredi 20 janvier 2016

Une belle vie est construite avec de belles relations

Tiré de Robert Waldinger, directeur d'une étude sur le bonheur qui a duré 75 ans, et dure encore.

C'est une évidence, mais c'est toujours bon de répéter une évidence.
On peut toujours fantasmer le futur et imaginer des bonheurs que l'on croit éternel : argent ou célébrité pour reprendre les exemples de Robert. Mais au final, en étudiant, et donc en regardant le passé, on peut déterminer avec plus de certitude les fondements d'une vie réussie.
Robert ne se hasardera pas à parler de bonheur, mais de vie réussie : sentiment de satisfaction personnelle, de fierté peut être, de sérénité...

On réalise tous, plus ou moins tard, les futilités de la vie, puis on voit ce qui échappe à ce filtre, ce qu'il reste, ce qui vaut le coup : les échanges, les relations, se sentir accompagné, se sentir compris, se sentir soutenu... et inversement : soutenir, comprendre, partager.

mercredi 5 août 2015

Le bonheur en six questions

Tiré du livre La force des émotions de François Lelord et Christophe André (comme quelques articles précédents d'ailleurs...)

Six questions pour remettre le bonheur au centre de sa vie,
six questions qui au final peuvent déranger par rapport à ce qu'elles nous apprennent sur nous et notre quête,
six questions à garder en tête,
six questions sur lesquelles revenir régulièrement pour se retrouver...

- Aujourd'hui, qu'est ce qui pourrait vous rendre plus heureux?
- Ce qui pourrait vous rendre plus heureux est il probable ou réalisable?
- De quelle catégorie se rapproche le plus votre idéal de bonheur?
- Quels ont été les moments les plus heureux de votre vie?
- Quels ont été les moments de bonheur que vous avez gâchés?
- Ce qui pourrait vous rendre le plus heureux dépend-il de vous?

mercredi 29 juillet 2015

Personnalités et bonheur

Petit concept intéressant, trouvé au détour d'un livre.

Premier principe : la décomposition de toute personnalité selon 5 dimensions : les big fives.
Ces cinq dimensions sont :
- l'ouverture
- le contrôle
- l'extraversion
- l'altruisme
- la stabilité émotionnelle

samedi 25 juillet 2015

Il y a des gens nés pour le bonheur, et d'autres pour le malheur. Je n'ai simplement pas de chance

Citation de Maria Callas aujourd'hui.

La citation ne se réfère pas au destin, du moins je ne le pense pas, mais plutôt à la personnalité, à la nature profonde des personnes. A cette part de nous que nous pensons très faiblement influencé par l'éducation et l'expérience. Que nous relions cette part à nos gènes ou à notre âme, peu importe, cette part est présente.
Et cette nature est responsable d'une partie de nos aptitudes, de nos penchants : l'expérience et l'apprentissage ne font en général que renforcer et structurer ces bases.

vendredi 3 avril 2015

Le risque est l'ennemi de la mélancolie

Citation entendue au détour d'un débat télé, incapable d'en rapporter l'auteur :/ On va la ranger du côté des anonymes.
Comme souvent avec les citations, une fois formulée, elles ne sont qu'évidence.
Le divertissement est le meilleur moyen de sortir de la mélancolie : se changer les idées, voilà la solution, oublier sa torpeur, arrêter de ressasser ses idées noires...
Sauf que, lorsque c'est fait artificiellement, à moins de se découvrir une passion, un intérêt profond, on risque de garder conscience que tout ceci n'est qu'un stratagème pour s'auto-manipuler.. et du coup, tout tombe à l'eau.
Mais le risque est un divertissement particulier.

lundi 30 mars 2015

Si tu veux comprendre le mot bonheur, il faut l'entendre comme récompense et non comme but

Citation d'Antoine de Saint-Exupéry ce soir.
Celle-ci m'a fait un un petit choc, comme une petite révélation.
Ne plus voir le bonheur comme un objectif à atteindre, cesser d'être obsédé par celui-ci mais le voir comme un effet secondaire, comme une récompense pour d'autres efforts.

samedi 8 novembre 2014

L'équation ratée du bonheur

Notre recherche actuelle du bonheur est la conséquence d'un raisonnement trompeur, et donc faux.
Nous avons vu les effets de la pauvreté et de la maladie : ceci place l'homme en mode survie, et les plaintes remplissent la vie du pauvre homme malade, ne rêvant plus que d'une vie différente.
On a associé le malheur aux plaintes, on a cru que le malheur humain était lié à cet état misérable.
Raisonnement par contraposée raté : si un homme pauvre et malade est malheureux, alors un homme riche et bien-portant sera heureux.
Dommage ! Les hommes auraient du mieux travailler la logique avant de mettre à philosopher, ça leur aurait évité une aussi grossière erreur !
On s'est ainsi lancé dans une recherche de progrès et de richesses, cherchant à tout accumuler pour s'éloigner le plus possible de ce passé misérable, sans plus forcément remettre en cause cette course effrénée. La dimension spirituelle à été écartée dès le début, et maintenant que nous sommes lancés, bien lancés, il est très difficile de s'arrêter pour repartir sur un autre chemin.
Oui, il est difficile d'être heureux lorsque nous sommes misérables, en mode survie. Mais nous voyons de plus en plus maintenant que les puissants sont tout autant victimes de dépressions que les misérables, voire même plus. La survie protège l'esprit, la dépression est l'apanage des gens qui ont tout pour être heureux, ou au moins de ceux qui ont du temps pour se poser des questions sur leur vie.

Le confort matériel ne risque pas de nous apporter le bonheur, notre esprit a la mémoire trop courte. A peine avons nous acquis un nouveau bien que nous le considérons comme un du, et sa perte sera vue comme une injustice. On peut même se demander si ce raisonnement n'est pas valable pour tous les sentiments humains, à se demander ce qu'il reste, ce qui y échappe. La réponse est en fait simple : par construction, ce qui y échappe est ce qui garde mémoire du passé dans son état présent, et est capable d'en faire une mesure objective. C'est une bonne définition pour la sagesse et la conscience. Mais ceci ne résout pas le problème : la définition est circulaire, elle n'apporte donc aucune réponse sur le plan de la question. Par contre, cette réponse peut (et doit) nous inspirer sur la conduite générale à tenir face à la vie, il est nécessaire de lutter contre ses tendances naturelles, pour s'imposer une conscience élargie et bien ancrée : seule posture qui permet d'apprécier la valeur du progrès.

Malheureusement, cette conscience élargie implique aussi la conscience du déclin. Les 2 voies restent impossible à départager : la conscience et la sagesse extrême, qui nous place constamment dans le temps, ou l'attitude inverse, qui consiste à ne s'ancrer et se soucier que du présent, sans se soucier ni du passé, ni du futur : pas de nostalgie, pas de projet.

mercredi 29 octobre 2014

Le paradoxe hédoniste

C'est idiot, mais c'est comme ça, le bonheur est comme le sommeil : plus on y pense, plus on le recherche consciemment, moins on a de chance de l'atteindre.

Le bonheur et le sommeil sont des effets secondaires de nos activités. D'un point de vue psychologique, l'effet secondaire se met à dépasser le but premier : qu'y a t'il de plus important que le bonheur, ou le plaisir?
Mais chercher le bonheur pour lui même, en lui même, à moins de s'orienter vers la méditation et la contemplation ou vers des plaisirs purement physiques et charnels est un non sens. Ça implique un renversement des valeurs : on ne cherche plus à vivre ou à agir, on cherche simplement cet état de félicité. Et nos activités deviennent alors des prétextes au bonheur, des effets secondaires, voire des passages obligés. Comment trouver le bonheur, voire même la paix dans ces conditions, où la vie devient une série de contraintes, en vue d'un état heureux certes, mais les aspects contraignants prendront le dessus et colorieront tout le reste.
Tout ce qu'on peut faire, tout ce que l'on doit faire, c'est créer un environnement favorable à l'apparition et à la conservation du bonheur. Et là, comme pour le sommeil, toutes les recettes sont bonnes à prendre. Cette préparation environnementale peut être psychique ou matériel.
De la même manière que le sommeil peut se dompter par une certaine hygiène de vie, certaines habitudes, certains rituels, je suis persuadé que certains comportements sont plus propices à l'apparition du bonheur : partage, générosité, amour et amitié...
Comme pour le sommeil, il n'y a sans doute pas de recette miracle, à chacun d'apprendre à se connaître pour trouver la meilleure recette.

Autre paradoxe, tant que j'y suis.
Le bonheur et les plaisirs ne s'accumulent pas : l'excès n'apporte rien de bon, il ne fera que gâcher. C'est encore comme le sommeil : un excès nous plongera dans un état de fatigue. Le tout est de savoir savourer et apprécier le vécu, s'en contenter. Dommage que ce mot d'ailleurs "se contenter" est une connotation aussi négative, alors que sa racine est on ne peut plus positive.


Bon, la théorie est presque simple, mais comme souvent, la pratique n'est pas à son image. Et une fois qu'on a adopté une tournure d'esprit, il est difficile d'en changer... Une fois qu'on a vu le dessous des cartes, il est impossible de l'oublier, ou de faire semblant...

dimanche 21 septembre 2014

Ce n'est pas la possession, mais l'usage de la fortune qui rend heureux ; encore faut il savoir dépenser

Pensée extraite de Don Quichotte, prolongement plus raffiné de notre célèbre "argent qui ne fait pas le bonheur". L'argent ne fait pas le bonheur, accumuler une fortune relève plus d'une tendance psychiatrique, à accumuler le plus de choses possibles, sans utilité, sans autre objet que l'accumulation. Cette absence de sens causera plus de malheur qu'autre chose, elle révélera sa vacuité au final.
L'accumulation pour elle même est un non sens.
L'accumulation pour la sécurité, pour le cas où a un peu plus de sens, mais l'objectif reste limité, et le sentiment d'insécurité, l'angoisse est un puits sans fond hors duquel il faut se hisser si l'on ne veut pas y rester empêtré...
Le moindre objectif, même s'il est totalement égoïste est déjà une amélioration et permettra quelque jouissance. L'hédonisme égoïste apporte son lot de satisfactions. Confort, luxe, divertissements,... tous les symptômes du bonheur seront là, pourra même s'y ajouter une certaine joie, liée au plaisir de profiter de ses possessions, de ses dépenses. Ces dépenses personnelles apporteront à un moment ou à un autre un certain partage, ne serait ce que dans leur sillage. Ce sillage apportera convoitises (qui flatteront l'ego) et joies. Plutôt que d'essayer d'acheter son propre bonheur, petit à petit on sera conduit à favoriser celui de notre entourage. Et c'est sans doute une très bonne recette pour se fabriquer son bonheur à soi, pour le provoquer. Plus on est entouré de gens heureux, plus on sera heureux nous mêmes, il y a un effet entraînant à cela (bon, ça ne veut pas dire qu'il faille abandonner les gens tristes... au contraire, ils ont besoin de plus d'aide) : empathie, solidarité, renforcement des liens sociaux... Mais bon, ceci reste très théorique : l'argent est tellement tabou qu'il est quasi inconcevable d'imaginer un ami demander / prêter de l'argent à un autre autrement qu'en dernier recours. Hors de question donc d'imaginer une aide aussi directe. Il reste cependant les cadeaux, et les occasions ne manquent pas à qui veut les trouver : anniversaire, fêtes, noël, naissances... Le plus dur reste de trouver la bonne idée du cadeau (je crois que si j'avais la possibilité de choisir un don, ce serait celui là :D mais j'en suis bien loin... à l'opposé même)

Reste bien entendu la dépense totalement désintéressée, la charité, la générosité. Mais au final, la charité anonyme est, je pense, à la fois plus difficile à atteindre et rapporte moins de satisfaction. Le suivi est moindre, les retours aussi. Savoir savourer ceci est sans doute réservé à un certain niveau de sagesse, à ceux qui arrivent à se définir sans le regard des autres...

samedi 9 août 2014

Savoir décevoir

Beaucoup (trop?) de choses participent à notre épanouissement, on doit les apprendre une par une : apprendre à donner, à recevoir, à plaire, à lâcher prise, à se connaître, à s'affirmer, à pardonner, à se pardonner...
Étrange de voir comme les premières leçons faciles en cachent d'autres, un peu plus subtils mais tout aussi importantes.

On apprend d'abord à donner, à aimer, à aider. On a beau être cynique, l'apprentissage commence souvent tourné vers les autres : apprentissage sociale sans doute, nécessaire pour la vie de groupe. Autre explication possible (ou simple conséquence?) : c'est la première expression de notre pouvoir, on se place en position de force en apportant aux autres. On crée une illusion de dépendance valorisante : les autres, leur bonheur dépendent de nous. On est le sujet, l'acteur, on décide.

Une fois cette première couche de valeur acquise, il faut l'étendre ou la contre-balancer : ne plus se tourner vers les autres, mais se tourner vers soi, accepter que les autres puissent nous apporter quelque chose. Apprendre à recevoir, à (accepter d')être aimer... Pas forcément facile à accepter car on doit en même temps accepter de ne plus jouer le rôle central, de ne plus être surhumain en quelque sorte. Paradoxalement, en abandonnant le rôle central, en donnant du pouvoir aux autres, en acceptant leurs regards sur nous, on y gagne : on devient plus complet, on accède à un nouveau stade. On passe du sujet à l'objet : l'objet des attentions, des compliments, des cadeaux.

L'étape suivante passe par l'affirmation. Une fois les relations expérimentées dans les deux sens : sujet et objet, une fois la prise de conscience effectuée, il reste à prendre position. A choisir ce qu'on donne, ce qu'on reçoit. Avec cette affirmation de soi, on apprend à décevoir, on apprend à dire non. Essentiel pour se construire, pour se définir, pour exister. Une vie entièrement tournée vers les autres, ou vers soi même n'est plus vraiment une vie : il n'y a plus de choix, plus de liberté, plus d'affirmation...

La dernière étape, après le mouvement vers l'extérieur, le mouvement vers l'intérieur et la gestion de leur équilibre est peut être le mouvement introspectif. Après avoir appris à aimer, à être aimer, ou à pardonner et être pardonner il reste à apprendre à s'aimer, à se pardonner... C'est un prolongement de l'affirmation : on ne se définit plus par rapport à l'extérieur, avec les interfaces et les échanges qu'on a avec l'extérieur mais par rapport à soi. A partir de là, on devient sans doute réellement complet, capable d'expérimenter toutes les facettes de l'existence.

Bon, déjà, arriver là n'est pas aisé... mais existe il une autre étape, plus subtile encore, qui se cache derrière cette dernière?

lundi 21 juillet 2014

Le bonheur est comme un parfum. On le porte sur soi pour le faire respirer aux autres.

Petite citation anonyme ce soir.

Délicate, poétique et altruiste :)
Nous rappelle comme le bonheur, la bonne humeur peuvent être contagieux et influencer l'entourage. Le partage doit faire croître le bonheur, et ne pas générer d'envies ou de frustrations.
Voir quelqu'un de souriant a un effet bénéfique sur nous, nous entraîne, et nous fait voir la vie avec le même sourire. Le bonheur peut alors se répandre comme un doux parfum...

Ça, c'était pour le coté positif, et naïf sans doute.

Le coté négatif, c'est en partie la jalousie et l'envie que peuvent susciter la vue du bonheur. Il peut aussi être vu comme un couteau qu'on retourne dans la plaie, nous montrant le contraste de nos vies. Mais bon, on peut toujours tout corrompre en y posant un mauvais regard : il ne faut pas s'y laisser prendre.
L'autre point négatif concerne l'incitation qu'il y a derrière : le bonheur ne doit plus être porter pour soi, mais pour les autres, le bonheur est comme un devoir envers les autres. Et on retombe sur cette obligation d'être parfait, sans défaut, sans faille et sans faiblesse... Ceci nous pousserait presque à porter un masque si besoin, à porter d'autres émotions que celles ressenties réellement. Quitte à porter un masque, autant qu'il soit agréable aux autres, non?

Où se situe le vrai?
Ce qu'on doit aux autres, ce n'est pas le bonheur, c'est une certaine politesse, un certain respect. Certes le bonheur et la bonne humeur sont préférables, mais ceux-ci sont à rechercher pour soi-même, pas pour être mis à disposition des autres. Même si au final, que ce soit en se considérant comme bâtisseur de sa réalité ou comme faisant partie d'un Tout, aider les autres et s'aider soi-même revient au même...

dimanche 29 juin 2014

Pourquoi les rêves?

Bon, je ne vais pas tenter d'expliquer les rêves, leur origine ou leur contenu, mais juste essayer de comprendre 2-3 trucs sur leurs mécanismes.

Premières remarques, tirées d'un article : on est toujours enthousiastes à l'idée de raconter un rêve, on ne se fait jamais prier (sans doute encore plus les enfants, moins auto-censurés, plus libres face à la parole, moins inhibés...).

La raison est simple : on ne s'ennuie jamais dans un rêve, un rêve est toujours étrange. Déjà, le fait de rêver est suffisamment étrange et incompris pour créer un intérêt, mais lorsque nous sommes acteurs du rêve, que nous nous reconnaissons dans le rêve, alors l'expérience est particulièrement intense et implicante. Les impressions laissées sont généralement plus fortes que celles expérimentées pendant la veille. La subjectivité y est exacerbée. Il n'y a qu'à voir dans quel état on est parfois au réveil, après un rêve mouvementé, voire un cauchemar...

Pourquoi?
Parce que pendant le rêve, nous sommes à 100% dans ce que nous faisons.
D'un point de vue physique déjà : le phénomène est purement mental, on en oublie notre corps, nous n'avons pas à le gérer, à nous en soucier, et nous ne sommes pas troublés par les signaux qu'il pourrait nous envoyer. Ça doit être comparable à l'hypnose en ce sens je pense...
D'un point de vue mental ensuite : pendant le rêve nous sommes exclusivement dans l'instant présent : le passé et le futur n'ont pas vraiment d'importance, ils n'ont même pas de réalité en fait. Les soucis du quotidien n'existent pas : il n'existe pas de quotidien : aucun risque donc d'être pollué par des pensées intrusives inutiles. Pas de courses à faire, pas de problèmes de boulot, de famille, pas à se soucier du lendemain...etc...

C'est donc un moyen simple de vivre l'expérience du Carpe Diem à fond, d'être à 100% présent à ce qu'on fait. Et on ne peut que constater les bénéfices qu'on peut en retirer, l'intensité des émotions, des sentiments... Cette présence à soi même et au monde est donc à rechercher, c'est peut être ça faire de sa vie un rêve :)

mardi 6 mai 2014

Argent, temps, énergie et envie...

Réflexion tirée de scènes de ménages ! Si si !
Comme m'avait dit une amie, on peut philosopher sur tout, suffit de poser un regard un brin curieux et intelligent je pense :) J'étends juste un peu les propos (dont je ne me souviens pas exactement)

Lorsqu'on est jeune, voire enfant, on a l'énergie, la curiosité, l'envie de découvrir, mais on n'a pas l'argent. Objectivement on a du temps pour nous, mais subjectivement c'est une autre histoire, tellement on peut se disperser, vouloir aller partout à la fois. A la limite, on s'en moque car notre page est tellement blanche qu'un rien suffit à la remplir : le monde reste à découvrir, on meurt de soif, mais une simple goutte de pluie suffit à étancher notre soif. Nos rêves sont à notre portée.

En grandissant, on gagne en argent, on perd en temps (le temps c'est de l'argent). On perd aussi un peu en énergie : gagner de l'argent, ça demande de l'énergie, et puis on a grandi aussi, on a appris à se connaître, à s'économiser. On ne tombe plus de sommeil sans prévenir, au milieu de la soupe :) L'envie est là, on a élargi nos horizons, nos rêves ont pris de l'ampleur, ils sont presqu'encore à notre portée, pour peu de ne pas être tombé dans la folie des grandeurs.

En vieillissant, pour peu qu'on se soit bien débrouillé, on a assez d'argent pour ne plus chercher à en gagner (bon, c'est peut être de moins en moins vrai, et ça va aller en empirant...), on regagne du temps. Par contre l'envie et l'énergie sont peut être plus dur à conserver sur la durée. L'énergie, déjà, avec l'âge va naturellement en déclinant. Ensuite, difficile exercice d'équilibriste pour l'envie, pour ne pas tomber dans la désillusion, ne pas devenir blasé et perdre l'intérêt de la découverte et ne pas avoir hisser ses rêves trop haut. Ce sont deux phénomènes humains : l'habitude, l'usure et le toujours plus, fruit d'une insatisfaction perpétuelle peut être. Bref, globalement, l'énergie et l'envie ne sont plus en phases, ne sont plus des moteurs ronronnant.

Amer constat au final. Réaliste, ou suis je déjà désabusé pour voir l'âge d'or en enfance et une lente dégradation? Bon je caricature un peu, comme d'habitude, l'âge nous apporte l'expérience, le raffinement, la connaissance. La rareté des émotions peut décupler leur intensité, plutôt que de nous faire regretter une fréquence en diminution : question de point de vue en quelque sorte (facile à dire...)
Que reste t'il à faire alors, en attendant un changement radical de société, du mode de vie? Bah une fois que cette prise de conscience est faite, on ne peut plus faire machine arrière (à la limite, vaut mieux vivre sans faire cette prise de conscience : pour vivre heureux, vivre dans l'ignorance...), reste donc à en tirer les conséquences. Ne pas se faire dévorer par l'argent (évidence n°1 :p), cultiver son envie, sa curiosité (évidence n°2), sans tomber dans l'excès, sans fuir en avant (évidence n°3, mais discutable, la fuite en avant pouvant être une solution : le tout étant de ne jamais s'arrêter, comme dans une chute).

Bon, ça a beau être des évidences, je ne suis pas sûr d'en appliquer la moitié... Qui a dit que j'étais une cause perdue? :)

Bref, la vie n'est peut être qu'un équilibre entre ces 4 variables : argent, temps, envie et énergie. Toutes ne dépendent pas de nous, certaines évoluent sans nous, on a une certaine emprise sur d'autres, mais aucun contrôle absolu, à nous de trouver l'équilibre, un équilibre dynamique, forcément, ce qui explique la complexité de la chose en un sens (et l'échec d'un immobilisme trop long, trop installé...et l'intérêt / le renouvellement de la vie -même si les échelles de temps sont relativement longues : je ne parle pas en jours là, mais plutôt en décennies). L'équation est simple à résoudre à l'enfance (et vaut mieux vu nos capacités limités) et se complique avec le temps.

On verra si je tiendrai le même discours à 60 ou à 80 ans...