Citation de Confucius aujourd'hui.
Bon clairement, c'était pas un auditif lui, mais un visuel.
Mais bon, la différence auditif/visuel m'importe peu : ce qui m'intéresse c'est la dernière partie !
Pour mémoriser correctement un truc, le mieux est encore de le comprendre et pour cela, rien de mieux que de le faire soi même. Peut on réellement comprendre quelque chose sans l'avoir expérimenté? Je le pense de moins en moins. La compréhension est par nature limitée, mais lorsqu'elle est virtuelle elle l'est d'autant plus.
Je redécouvre à travers ça une espèce d'échelle de mémorisation :
- la mémoire passive, auditive ou visuelle : on est spectateur, et on capte quelques informations. Les plus doués arrivent sans doute à capter beaucoup d'informations : moi pas :)
- la mémoire passive renforcée, obtenue par lé répétition (la répétition fixe la notion, n'est il pas? ;) ) A force de voir et d'entendre la même chose, ça finit par rentrer !
- la mémoire de l'action : en s'impliquant dans une action, on s'en souviendra d'autant mieux. L'action peut être une simple ré-écriture de leçon. On n'est plus le spectateur qui écoute la leçon, mais on est l'acteur qui la recopie.
- la mémoire de la compréhension : une fois les mécanismes compris et décortiqués, on se souvient non seulement du résultat, de la leçon, mais aussi des moyens d'y arriver. Il sera donc plus dur d'effacer tout ceci de notre esprit !
Reste aussi la mémoire du "par cœur" : certains y voient une espèce de mémoire de l'âme, du cœur, autour de l'apprentissage d'un poème. J'y vois plus une mémoire du corps, mémoire réflexe à force de répétition. Mais bon, au final, le souvenir est gravé dans notre corps, à défaut d'être gravé dans notre cœur.
Et du coup, je découvre l'objectif de ce blog : mémoriser mes pensées, les retenir. Les mettre par écrit. En faisant ça, je me remets dans l'action, et en même temps je décortique mes pensées (ou les pensées des autres... pour me les approprier). Et je redécouvre l'intérêt des cartes postales, des journaux intimes... il n'y a sans doute rien de mieux pour fixer les bons souvenirs. Ce n'est donc pas juste pour les autres qu'il faut écrire des cartes, mais pour soi, en grand égoïste que je suis :)
PS : ne vous étonnez pas si vous ne recevez pas de cartes postales. Ce n'est pas parce que je le réalise que je le réaliserai ;), il y 'a d'autres moyens de fixer un souvenir, et une carte postale suffit : pas la peine d'en écrire à tous à chaque fois :D
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dimanche 8 septembre 2013
dimanche 3 février 2013
La mémoire sélective
Notre mémoire est toujours sélective, oui mais voilà, ce n'est pas nous qui faisons la sélection !!
En y pensant, ça fait peur, et ça milite en faveur de l'esprit/la raison qui ne serait que greffé sur un mécanisme de vie "indépendant". L'esprit ne serait qu'une émanation du mécanisme, comme un arc en ciel ou une aurore boréale. Où placer l'être? dans le mécanisme de vie autonome ou dans l'esprit qui perçoit tout ça, en a conscience et est capable de l'analyser? Peut être simplement dans la réunion de tout ceci, mais la question n'est pas là aujourd'hui :) (ouf!)
Bref, la sélection se fait ! Certains critères sont évidents, ou explicables : sélection naturelle : on retient ce qui aide à notre survie, les dangers... et sélection artificielle : la mémorisation peut être volontaire, à force de répétition.
Mais je trouve le comportement de la mémoire contre productif -ou pour le moins étrange- dans certains cas.
Sur le long terme, je trouve que la mémoire ne retient souvent que le positif : scolarité, enfance, compétitions, anciennes relations... Est ce simplement une prise de recul, et la reconnaissance des anciens problèmes comme des tracas sans importance?
Alors qu'à l'inverse -mais là ce n'est sans doute pas la mémoire qu'il faut pointer du doigt, mais la raison- sur l'instantané, nous avons une propension plus importante à être aveuglé par les petits problèmes, et à oublier tout le positif qui entoure ce grain de sable.
Quelque part, ce double mécanisme est bien dommage ! Il nous fait regretter le passé (quitte à le déformer) et nous empêche de profiter pleinement du présent. Il fait de nous des nostalgiques frustrés !
Imaginons un instant l'inverse : ne retenir que le négatif sur le lointain passé et être capable de relativiser les problèmes présent.
Deux conséquences possibles :
- vivre le bonheur présent et voir une évolution positive dans sa vie, dans son futur
- vivre le bonheur présent et ne le voir que comme une exception au regard du passé, et donc craindre l'avenir, avoir une vision négative de la vie
Ce qui fait apparaître aussi 2 conséquences possibles pour le mécanisme réel :
- voir une évolution négative dans sa vie "c'était mieux avant", et recevoir comme agréable surprise tout ce qui échappe à cette fausse règle - ou sombrer dans la dépression...
- voir son présent, et ses "ennuis présent" comme passager, et donc espérer un meilleur avenir, comme dans les souvenirs, avoir une vision positive de la vie en général.
Au final cette vision idyllique du passé n'est peut être là que pour nous rassurer sur notre vie, nous montrer qu'une vie heureuse est à notre portée, et nous éviter de sombrer dans un cynisme trop désespéré. Les bilans objectifs de nos vies sont rarement positifs... Le tout dépendant, comme bien souvent, de notre regard. Mais comment contrôler ce regard, le changer au besoin?
Je n'ai pas encore la réponse... pas de réponse durable en tout cas...
En y pensant, ça fait peur, et ça milite en faveur de l'esprit/la raison qui ne serait que greffé sur un mécanisme de vie "indépendant". L'esprit ne serait qu'une émanation du mécanisme, comme un arc en ciel ou une aurore boréale. Où placer l'être? dans le mécanisme de vie autonome ou dans l'esprit qui perçoit tout ça, en a conscience et est capable de l'analyser? Peut être simplement dans la réunion de tout ceci, mais la question n'est pas là aujourd'hui :) (ouf!)
Bref, la sélection se fait ! Certains critères sont évidents, ou explicables : sélection naturelle : on retient ce qui aide à notre survie, les dangers... et sélection artificielle : la mémorisation peut être volontaire, à force de répétition.
Mais je trouve le comportement de la mémoire contre productif -ou pour le moins étrange- dans certains cas.
Sur le long terme, je trouve que la mémoire ne retient souvent que le positif : scolarité, enfance, compétitions, anciennes relations... Est ce simplement une prise de recul, et la reconnaissance des anciens problèmes comme des tracas sans importance?
Alors qu'à l'inverse -mais là ce n'est sans doute pas la mémoire qu'il faut pointer du doigt, mais la raison- sur l'instantané, nous avons une propension plus importante à être aveuglé par les petits problèmes, et à oublier tout le positif qui entoure ce grain de sable.
Quelque part, ce double mécanisme est bien dommage ! Il nous fait regretter le passé (quitte à le déformer) et nous empêche de profiter pleinement du présent. Il fait de nous des nostalgiques frustrés !
Imaginons un instant l'inverse : ne retenir que le négatif sur le lointain passé et être capable de relativiser les problèmes présent.
Deux conséquences possibles :
- vivre le bonheur présent et voir une évolution positive dans sa vie, dans son futur
- vivre le bonheur présent et ne le voir que comme une exception au regard du passé, et donc craindre l'avenir, avoir une vision négative de la vie
Ce qui fait apparaître aussi 2 conséquences possibles pour le mécanisme réel :
- voir une évolution négative dans sa vie "c'était mieux avant", et recevoir comme agréable surprise tout ce qui échappe à cette fausse règle - ou sombrer dans la dépression...
- voir son présent, et ses "ennuis présent" comme passager, et donc espérer un meilleur avenir, comme dans les souvenirs, avoir une vision positive de la vie en général.
Au final cette vision idyllique du passé n'est peut être là que pour nous rassurer sur notre vie, nous montrer qu'une vie heureuse est à notre portée, et nous éviter de sombrer dans un cynisme trop désespéré. Les bilans objectifs de nos vies sont rarement positifs... Le tout dépendant, comme bien souvent, de notre regard. Mais comment contrôler ce regard, le changer au besoin?
Je n'ai pas encore la réponse... pas de réponse durable en tout cas...
samedi 2 février 2013
La mémoire affective
Ce qui m'intéresse ce soir, c'est la mémoire des relations, la mémoire affective, la mémoire qui se construit sur le long terme, par la répétition de rencontres et qui s’entremêle avec l'idée que nous nous formons de la personne en question. La mémoire étant au final toute la partie cachée de l'iceberg, fondement de notre avis sur la personne et la relation : amicale, amoureuse, loyale...
Sa construction se fait par couches successives, forcément. Au fil des rencontres. Mais les premiers instants, les premières rencontres, les premières impressions, voire les premiers à priori forment à mon sens un noyau dur. Ce noyau reste une idée indélogeable dans notre mémoire, dans notre esprit. Les évènements suivants vont se rajouter sur cette couche, vont rajouter une enveloppe plus ou moins fine.
Si les couches sont compatibles avec le noyau, celui-ci les absorbera en un sens, et deviendra plus fort.
Si à l'inverse les dernières couches sont en contradiction avec le noyau, c'est là que ça devient intéressant...
Si ces couches en contradiction avec le noyau sont superficielles, elles s'effriteront d'elles-mêmes : avec le temps, avec la poussée du noyau... et tout rentrera dans l'ordre.
Si elles sont un peu plus répétitives, alors elles peuvent en quelques sorte recouvrir entièrement tout le noyau : elles masquent totalement les premières impressions. La lutte commence alors. Le temps et l'inertie joueront en faveur du noyau, mais la répétition jouera en faveur des nouvelles couches, pouvant aller jusqu'à nous faire oublier l'existence même de ce noyau. La "raison", l'intellectualisation de la relation nous fera percevoir avant tout la dernière couche, du recul sera nécessaire pour se souvenir de ce qu'il y a dessous.
Parfois, la répétition n'est pas nécessaire, un pic bien placé peut fêler voire briser le noyau : mais le noyau sera toujours présent, et selon sa taille et les couches suivantes, il se reformera avec une fêlure ou disparaîtra...
Bref, pour résumer, parce que je sens que la fatigue m'embrouille (ou alors mes idées suffisent à m'embrouiller), la mémoire affective est d'après moi soumise à 2 forces :
- son noyau, formé par la première impression, les à priori
- les derniers éléments chronologiques
La première force peut réussir à dissoudre la seconde avec l'inertie et le temps, l'entropie?.
La seconde force peut réussir à masquer la première, à créer un doute, voire à se substituer au noyau pour en former un nouveau.
Et globalement nos émotions n'ont que peu de mémoire et ne prennent que peu de recul, donc ce qui sera toujours perçu en premier ce sont les couches les plus superficielles, les dernières. C'est ce qui permet à une broutille de refroidir une amitié durable...
Au final, il ne faut pas chercher quelle est la bonne force : cette question n'a pas de sens. Il faut chercher le meilleur moyen de voir ces forces pour vivre le mieux, et se concentrer sur la force qu'on souhaite accentuer. ce qui revient à orienter, diriger ses sentiments... et accorder ou non un pardon. Avoir conscience de l'aveuglement, qu'il soit causé par les à priori ou par les derniers évènements, c'est déjà commencer à ouvrir les yeux...
Sa construction se fait par couches successives, forcément. Au fil des rencontres. Mais les premiers instants, les premières rencontres, les premières impressions, voire les premiers à priori forment à mon sens un noyau dur. Ce noyau reste une idée indélogeable dans notre mémoire, dans notre esprit. Les évènements suivants vont se rajouter sur cette couche, vont rajouter une enveloppe plus ou moins fine.
Si les couches sont compatibles avec le noyau, celui-ci les absorbera en un sens, et deviendra plus fort.
Si à l'inverse les dernières couches sont en contradiction avec le noyau, c'est là que ça devient intéressant...
Si ces couches en contradiction avec le noyau sont superficielles, elles s'effriteront d'elles-mêmes : avec le temps, avec la poussée du noyau... et tout rentrera dans l'ordre.
Si elles sont un peu plus répétitives, alors elles peuvent en quelques sorte recouvrir entièrement tout le noyau : elles masquent totalement les premières impressions. La lutte commence alors. Le temps et l'inertie joueront en faveur du noyau, mais la répétition jouera en faveur des nouvelles couches, pouvant aller jusqu'à nous faire oublier l'existence même de ce noyau. La "raison", l'intellectualisation de la relation nous fera percevoir avant tout la dernière couche, du recul sera nécessaire pour se souvenir de ce qu'il y a dessous.
Parfois, la répétition n'est pas nécessaire, un pic bien placé peut fêler voire briser le noyau : mais le noyau sera toujours présent, et selon sa taille et les couches suivantes, il se reformera avec une fêlure ou disparaîtra...
Bref, pour résumer, parce que je sens que la fatigue m'embrouille (ou alors mes idées suffisent à m'embrouiller), la mémoire affective est d'après moi soumise à 2 forces :
- son noyau, formé par la première impression, les à priori
- les derniers éléments chronologiques
La première force peut réussir à dissoudre la seconde avec l'inertie et le temps, l'entropie?.
La seconde force peut réussir à masquer la première, à créer un doute, voire à se substituer au noyau pour en former un nouveau.
Et globalement nos émotions n'ont que peu de mémoire et ne prennent que peu de recul, donc ce qui sera toujours perçu en premier ce sont les couches les plus superficielles, les dernières. C'est ce qui permet à une broutille de refroidir une amitié durable...
Au final, il ne faut pas chercher quelle est la bonne force : cette question n'a pas de sens. Il faut chercher le meilleur moyen de voir ces forces pour vivre le mieux, et se concentrer sur la force qu'on souhaite accentuer. ce qui revient à orienter, diriger ses sentiments... et accorder ou non un pardon. Avoir conscience de l'aveuglement, qu'il soit causé par les à priori ou par les derniers évènements, c'est déjà commencer à ouvrir les yeux...
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