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dimanche 10 avril 2016

L'après capitalisme (ou l'erreur de Marx)?

On peut lire l'évolution de l'histoire selon Marx comme une suite d'étapes permettant à chaque fois de redistribuer un peu mieux les richesses.
Ça part d'un constat (ou postulat?) simple : on va toujours vers plus d'égalité, car à chaque étape arrive un moment où les défavorisés commencent à être trop nombreux pour être facilement contenus et où parmi les favorisés, certaines consciences s'élèvent (on peut aussi ajouter un déclencheur technique permettant de redistribuer les pouvoirs).
On est parti d'une société esclavagiste, passé par le régime féodal pour arriver au capitalisme. Et après?

mardi 15 décembre 2015

Uber ou la révolution fiscale

Comme je l'ai écrit précédemment, Uber (et tous les autres sur le même modèle) a réussi un tour de force : il a réussi à créer une taxation sur tous les échanges qui se faisaient jusqu'alors entre amis, au black. Location de voiture, d'appartements, de services (cuisine, garde d'enfants...) : en proposant une mise en relation mondiale, il se rémunère au passage en taxant toutes les transactions.

Et si l'état faisait pareil?
Abandonnons l'idée de taxation à la source, sur le moindre revenu, et allons vers une taxation à la transaction !

lundi 14 décembre 2015

Ubérisation du monde : vers une utopie?

Comment l'état peut (ou doit) réagir face à Uber?

Bon, il pourrait se contenter d'essayer de taxer les uberisés comme il taxe tous les travailleurs, au-dessus d'un certain revenu annuel, laissant passer les autres comme des travailleurs au noir trop petits pour faire quoi que ce soit. Et c'est sans doute ce qu'il va faire, malheureusement. Manque d'initiative et de courage, on se contente de reproduire un schéma.

L'état pourrait faire mieux, il pourrait s'en inspirer !

samedi 12 décembre 2015

Uberisation du monde (part 1)

Difficile de dresser un constat neutre, une fois que l'opinion est forgée. Je vais m'y essayer tout de même, même si cet exercice relève presque de la mauvaise foi :)

Qu'est ce que l'uberisation?
C'est deux choses à la fois, selon l'angle avec lequel on attaque le problème, selon le point de vue adopté.
Si on regarde ça de haut, du point de vue d'une entreprise qui s'uberise, c'est la décentralisation complète du travail, et de fait, la fin ou presque des intermédiaires, la fin de l'entreprise qui devient une masse auto-organisée : plus besoin ni de chef, ni de capitaux, ni d'organisation.
Et si on regarde ça d'en bas, c'est le contraire : c'est une organisation, une rationalisation qui se met en place là où il n'y avait rien. Les échanges entre uberisés et uberisants sont organisés par la main invisible de la plate-forme d'échanges.

dimanche 12 avril 2015

L'héritage (suite) et les personnes morales

Suite de la réflexion sur l'héritage, après le cas individuel, le cas des entreprises : et c'est là que nous nous apercevons que nous avons créé de nouveaux monstres.

A l'origine, l'entreprise était l'oeuvre d'un unique homme, d'un artisan. L'entreprise et l'homme ne faisaient qu'un, facile à suivre.
Puis l'entreprise est devenue rapidement familiale. Mais au début, l'entreprise se confondait avec la famille : si la famille s'arrête, l'entreprise aussi. La seule richesse de l'entreprise était ses composantes. La transmission était simple et sans doute assimilée à l'héritage individuel. Jusqu'ici, tout va bien.

dimanche 29 mars 2015

L'héritage

Petite réflexion sur ce qui symbolise peut être le plus nos travers dans cette société, sans même qu'on s'en rende compte.

L'héritage, d'un point de vue individuel, c'est permettre à ses enfants (je me contenterai de ce cas classique) de bénéficier de tout ce que nous avons accumulé dans notre vie. Priver ses enfants de cet héritage nous donnerait immédiatement l'impression de nous faire voler. C'est une certitude. C'est ce qui fait que la moindre taxe sur un héritage est vécue comme une injustice. L'argent amassé toute sa vie durant a déjà été taxé, le retaxer une seconde fois lors de sa simple transmission semble incohérent. La famille est perçu comme un tout, mon argent est celui de mes enfants, c'est un pot commun.

Oui mais voilà, si on sort du raisonnement individuel et qu'on adopte un point de vue collectif, tout change. La perspective est différente.

lundi 26 janvier 2015

Les 1% les plus riches posséderont bientôt plus que les 99% restants

C'est pas moi qui le dit, c'est une étude de l'OXFAM, reprise en cœur par à peu près tout le monde, sans le moindre regard critique d'ailleurs, ou avec si peu.
Les chiffres choquent, c'est ce que les médias cherchent : donc pourquoi chercher plus loin.

mercredi 17 décembre 2014

Rémunérations des acteurs économiques (suite)

Je poursuis ma série économique...
Voyons maintenant les raisons de la rémunération et surtout leurs conséquences pour les différents acteurs : travail, capital, propriété, état et nature.

samedi 13 décembre 2014

Rémunération des acteurs économiques

Maintenant que j'ai vu les 5 principaux acteurs de l'économie, reste à les comparer : travail, propriété, capital, état et nature.

J'ai envie de raisonner par l'extrême pour tenter de mettre à jour certains ressorts. En imaginant  tour à tour pour chacun de ces acteurs sa disparition en tant qu'apport à l'économie, puis la suppression de sa rémunération.

mercredi 10 décembre 2014

Capitalisme et partage des pouvoirs

Avez vous déjà essayer de définir le capitalisme? Avez vous déjà tenter de chercher sa définition?

C'est étrange, mais comme de nombreuses notions, on a du mal à les définir ou à trouver des définitions qui nous semblent acceptables. On pourrait croire que ce terme qui gouverne notre vie est bien défini, avec des contours nets, mais non, pas du tout.

Bref, tentons une définition :)

Le capitalisme c'est donner du pouvoir au capital, et en même temps le récompenser.

lundi 8 décembre 2014

L'homme économique

Ainsi, par son modèle capitaliste, la société actuelle essaye de forger l'Homme économique pour le rendre compatible avec son modèle.
Cet homme doit être doué de raison, au sens Capitaliste du terme. Il doit donc, de par ses choix économiques, chercher à optimiser sa situation personnelle.

Ne cherchez plus ! On l'a notre explication de la dérive actuelle de la société, de nos pertes de valeurs (en tout cas on en a une).

dimanche 7 décembre 2014

La raison économique

Petite explication de texte (et critique) de la raison dans les principes économiques, toujours suite à la lecture de Paul Jorion.

Historiquement, la raison est définie par les philosophes de la Grèce antique comme la capacité à produire un raisonnement cohérent : produire de vrai à partir du vrai (ou produire du faux à partir du faux d'ailleurs, mais de manière cohérente, justifiée).

jeudi 4 décembre 2014

Les subprimes selon Paul Jorion

Petite autopsie de la crise des subprimes selon Paul Jorion, l'homme qui a vu venir la crise avant les autres (et il n'était pas seul)

La crise des subprimes serait avant tout dû à une erreur scientifique, ou plutôt à l'abandon de l'approche scientifique dans les sciences économiques.
Je savais déjà que l'économie n'avait rien d'une science (telle qu'elle est pratiquée en tout cas), mais là j'en ai la preuve, ou du moins un indice de poids.

Petit rappel vulgarisateur pour commencer : les subprimes sont les prêts à risque accordés à des ménages dont on doute de la capacité à rembourser correctement, pleinement et en temps en en heure la somme emprunter. Ces subprimes sont ensuite regroupés, titrisés. Ce qui est drôle, c'est que le revenu généré par ce titre, par cette action, est basée sur le taux d'emprunt : donc plus l'emprunt de base était risqué, plus le revenu de ce titre était élevé. Il y a une certaine logique derrière tout ça, mais malheureusement, en passant sous la forme de titre, on a perdu la notion de risque.

La notion de risque était présente au début, mais la complexification du titre a suffit à perdre en chemin les économistes, trop éloignés de la réalité. Ils ont bâti leurs modèles non pas sur la connaissance du réel, mais sur leurs connaissances empiriques : ils se sont rendu compte que finalement les prêts à risque étaient quasiment toujours remboursés -normal dans une économie en expansion, soutenu par des politiques ou des bulles spéculatives. Cette réalité de surface a pris le pas sur les explications plus profondes, et donc petit à petit la notion de risque a disparu, les provisions pour palier ce risque ont fondu, elles étaient elles aussi revendues, réutilisées pour faire plus d'argent, plus vite. Et voilà comment la finance perd tout lien avec le monde réel, en modifiant ses modèles en se basant sur des épiphénomènes qui l'arrange, en adoptant un point de vue biaisée, ou myope.

Cette disparition du risque a même été justifiée par des théories économiques. En regroupant les personnes à risques, les économistes y ont la logique d'une assurance mutualiste : si un emprunteur ne peut pas rembourser son prêt, alors les autres prendront le relais, paieront pour lui. Sauf que ces économistes auraient mieux fait de voir les conditions d'utilisation de telles pratiques : ça ne marche que lorsque le risque est minime, calculé et apparaît de manière indépendante chez les individus. Si tout le monde est touché par le même risque en même temps, alors les assurances s'écrouleront (et c'est bien pour ça que les assurances ne marchent pas dans des circonstances exceptionnelles telle que la guerre) or c'est exactement ce qu'il se passe en économie lors des récessions. Lorsque l'économie stagne, c'est un risque global de voir des emprunts de particuliers non remboursés qui apparaît, ce n'est plus un risque marginal, individuel et exceptionnel dû à une maladie ou à un accident. La finance cherche à s'appliquer sans cesse des modèles scientifiques issus d'autres domaines, sans justifier que ceux-ci s'appliquent aussi à ce domaine dont les règles de base sont différentes. Ceci permet à la finance de revêtir des habits de science, sans en avoir la justesse.

Mais que faisaient les régulateurs face à ça? Bah malheureusement ils confortaient tout le monde dans cette vision. Eux aussi économistes, ils se laissaient dépasser par les événements, ne cherchant pas à comprendre le fonctionnement immanent des titres, ils préféraient eux aussi se concentrer sur les analyses superficielles, les tendances et résultats obtenus. La seule chose que les agences de notation contrôlaient était le fait que tout le monde utilisait le même modèle. Lorsque tout le monde fait la même erreur, alors elle ne fausse pas la concurrence, l'erreur est alors acceptée et même plébiscitée par le système. Trop de personnes ne savent plus ce qu'elles font, la valeur des choses, et ne s'y intéressent plus, mais s'intéressent seulement aux effets, aux premiers effets, à court terme, superficiels.

Et donc, on s'est retrouvé avec quoi? Des titres super rentables (indexés sur les taux d'emprunt des ménages à risque) jugés par tous comme ayant un risque très faible. Un risque plus élevé aurait pu sauver la mise en diluant les effets de la catastrophe annoncée, mais le risque faible a attiré les gros investisseurs, les fonds d'investissement et les banques. Ça aurait presque pu être drôle et ironique de voir les banques prises à leur propre piège (elles créent des titres basés sur des engagements à risque qu'elles ont prises, et se précipitent sur ces mêmes titres oubliant le risque qu'il y a derrière !) si tout ceci n'était pas aussi criminel, et si au final les états et les peuples n'avaient pas du se précipiter au chevet des banques pour les secourir.

Bref, les sciences économiques m'ont toujours fait rire à se baser sur des principes irréalistes tels que la concurrence parfaite et la rationalité des acheteurs, et là on aperçoit une autre facette, toute aussi simpliste, fausse, et malheureusement dangereuse...

PS : ceci ne représente que ma compréhension de P. Jaurion, je ne peux que vous inviter à le lire pour vraiment comprendre ses idées...