Qui n'a jamais essayé de classer ses amis, en mesurant l'intensité de l'amitié, de l'attachement? En faisant apparaître différentes catégories d'amitié? L'envie de classer les choses est ancrée chez tout être humain, même si ça implique de coller des étiquettes sur tout le monde...
Bref, à mon tour ce soir :)
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mercredi 17 août 2016
mercredi 29 juin 2016
Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance en cette aide
Citation d'Epicure ce soir, je pensais l'avoir mise dans ce blog il y a bien longtemps déjà... mais non !
Bref, c'est dans les pensées antiques qu'on fait les meilleures citations :)
Bref, c'est dans les pensées antiques qu'on fait les meilleures citations :)
lundi 14 mars 2016
La gratitude
Au menu de ce soir, la gratitude.
Suite à la lecture d'un article du Point sur Trois amis en quête de sagesse.
Je ne sais plus lequel de ces amis a mis en avant l'importance de la gratitude, et j'ai trouvé le concept intéressant.
Bref, il s'agissait, si j'ai bonne mémoire d'un éloge de la gratitude. A chaque moment heureux, pour chaque victoire qu'on obtient, à chaque joie, il faut s'interroger sur la contribution des autres, pour être ensuite capable de leur montrer toute notre gratitude.
On pourrait trouver ceci contre-productif dans la mesure où l'on pourrait se contenter de vivre chacun de ces moments heureux, ou bien nous pourrions nous attribuer tout le mérite, et gagner ici en confiance en soi, devenir plus fort, mais en fait il est préférable de faire le contraire.
Suite à la lecture d'un article du Point sur Trois amis en quête de sagesse.
Je ne sais plus lequel de ces amis a mis en avant l'importance de la gratitude, et j'ai trouvé le concept intéressant.
Bref, il s'agissait, si j'ai bonne mémoire d'un éloge de la gratitude. A chaque moment heureux, pour chaque victoire qu'on obtient, à chaque joie, il faut s'interroger sur la contribution des autres, pour être ensuite capable de leur montrer toute notre gratitude.
On pourrait trouver ceci contre-productif dans la mesure où l'on pourrait se contenter de vivre chacun de ces moments heureux, ou bien nous pourrions nous attribuer tout le mérite, et gagner ici en confiance en soi, devenir plus fort, mais en fait il est préférable de faire le contraire.
mercredi 20 mai 2015
Le rôle d'un ami, c'est de se trouver à votre côté quand vous serez dans l'erreur puisque tout le monde sera à côté de vous quand vous aurez raison
Fainéant ce soir, et en retard sur mon planning, donc je sors une petite citation salvatrice de Mark Twain.
Reste ensuite à voir où se trouve réellement l'ami : est-ce celui qui lui dit quand il a tort, quand il fait une connerie, celui doté d'une franchise pour se permettre des critiques bienveillantes ou bien est-ce celui qui ne l'abandonne pas, même quand il est dans l'erreur, qui le soutient?
Ces deux visions semblent contradictoires et sont pourtant souvent utilisées pour décrire l'amitié.
Reste ensuite à voir où se trouve réellement l'ami : est-ce celui qui lui dit quand il a tort, quand il fait une connerie, celui doté d'une franchise pour se permettre des critiques bienveillantes ou bien est-ce celui qui ne l'abandonne pas, même quand il est dans l'erreur, qui le soutient?
Ces deux visions semblent contradictoires et sont pourtant souvent utilisées pour décrire l'amitié.
vendredi 17 janvier 2014
S'imposer aux autres
Petite révélation hier : et si les relations tenaient en fait aux choses qu'on impose aux autres?
Le meilleur moyen de tisser des liens reste d'imposer des choses aux autres : imposer sa présence, imposer de discuter, réfléchir, prendre parti, imposer sa bêtise, imposer son avis, son opinion.
L'imposition doit rester "respectueuse" : il s'agit d'imposer l'expression, pas d'imposer l'adoption. Il s'agit d'imposer sa vie, la vision de sa vie, mais pas d'imposer à l'autre de s'aligner sur notre vie, d'avoir la même.
Ça revient juste à affirmer sa personnalité en fait (ce qui suppose d'avoir une personnalité :) ), ne pas rester en retrait, ne pas rester transparent. Il est sans doute là (ou pas bien loin) l'équilibre entre ingérence et indifférence.
Entre la vie, la friction, les étincelles et la transparence, l'inaction, la mollesse, le choix est vite fait. Les relations se tissent à coups de petites frictions, positives ou négatives. Le mouvement, le rapprochement est à provoquer, il est provocation. La prudence n'est pas de mise ici. Les souvenirs forts sont des marqueurs de l'amitié. Un simple côtoiement répété, fréquent n'a jamais abouti sur rien : dès qu'il cesse, tout disparaît.
Et d'un coup je comprends mieux un aspect de ma vie, moi qui ai toujours été partisan de la non-ingérence...
Le meilleur moyen de tisser des liens reste d'imposer des choses aux autres : imposer sa présence, imposer de discuter, réfléchir, prendre parti, imposer sa bêtise, imposer son avis, son opinion.
L'imposition doit rester "respectueuse" : il s'agit d'imposer l'expression, pas d'imposer l'adoption. Il s'agit d'imposer sa vie, la vision de sa vie, mais pas d'imposer à l'autre de s'aligner sur notre vie, d'avoir la même.
Ça revient juste à affirmer sa personnalité en fait (ce qui suppose d'avoir une personnalité :) ), ne pas rester en retrait, ne pas rester transparent. Il est sans doute là (ou pas bien loin) l'équilibre entre ingérence et indifférence.
Entre la vie, la friction, les étincelles et la transparence, l'inaction, la mollesse, le choix est vite fait. Les relations se tissent à coups de petites frictions, positives ou négatives. Le mouvement, le rapprochement est à provoquer, il est provocation. La prudence n'est pas de mise ici. Les souvenirs forts sont des marqueurs de l'amitié. Un simple côtoiement répété, fréquent n'a jamais abouti sur rien : dès qu'il cesse, tout disparaît.
Et d'un coup je comprends mieux un aspect de ma vie, moi qui ai toujours été partisan de la non-ingérence...
lundi 13 janvier 2014
Amitié et désaccord
Petit sujet banal ce soir, tellement banal que je me demande si je l'ai pas déjà traité ! Je verrai l'évolution comme ça... Allez, ce soir je mets l'amitié en équation :D
Comment réagit on face à un désaccord, comment devrait on réagir?
Quand on est en désaccord avec un ami, que fait on? On joue la carte de la franchise, on lui dit ses 4 vérités pour le remettre sur le "droit chemin", on le soutient inconditionnellement dans ses choix, on l'accepte comme il est?
La franchise a l'avantage d'être directe, mais bon, au final ça revient à se poser comme supérieur à l'autre : on sait mieux que l'autre ce qui est bien pour lui, on lui indique où sont ses erreurs, comment faire mieux. Ce qui peut être le cas! Donc l'intention reste louable, même si elle dénote un certain sentiment de supériorité (qui peut être légitime : plus d'expérience, de connaissances..etc...) L'ingérence, même si elle part d'une très bonne intention, n'est pas ma solution préférée. Ça revient aussi à plier l'autre à sa propre volonté.
Le soutien inconditionnel, vraiment inconditionnel, est réservé je pense à l'amour filiale. Les parents doivent même impérativement laisser leurs enfants commettre leurs propres erreurs, en se gardant de les surprotéger (alors qu'ils sont légitimement bien placés la plupart du temps pour mieux savoir que leurs enfants ce qui est bon pour eux). Je pense que toutes les autres relations sont "conditionnelles". Elles dépendent d'un équilibre, ou plutôt d'un déséquilibre constant, tout comme la marche est une chute constante. Même si je suis le premier à vouloir bâtir sur ma vie sur des principes, à voir dans l'amitié une valeur forte, j'aimerai croire aux serments d'amitié et d'amour... mais bon, après ça transforme tout en question d'honneur : la relation ne tient plus qu'au serment et à la fidélité qu'on entretient vis à vis du serment, et plus de la personne (mais c'est sans doute le secret des relations les plus solides)
L'accepter comme il est, facile lorsque le désaccord est léger, plus compliqué lorsque le désaccord est profond, irrite, touche aux valeurs fondamentales (qu'on ne connaît pas forcément bien avant de les rencontrer). Après, la politique de l'autruche reste facile : on peut toujours jouer aux aveugles et éviter les sujets qui fâchent... mais l'amitié est elle encore présente dans ce cas?
Au final, je pense que notre comportement dépend essentiellement de 2 facteurs (en plus de la personnalité) :
- l'intensité du désaccord : est ce que ça touche un principe sacré chez nous? dont la seule possibilité de manque de respect nous met hors de nous, nous irrite?
- notre attachement à la relation : que suis je prêt à perdre pour cette relation?
Mais bon, avant tout il y a la personnalité : un intrusif donnera toujours des conseils, dira que sa franchise est une qualité. Mais si elle est sans réelle écoute (difficile à mesurer : se déclarer de bonne écoute, c'est comme se déclarer humble...), la franchise relève plus de l'égoïsme : on plie l'autre pour qu'il reste dans l'image qu'on a de lui. Et inversement, un passif, une personne sans caractère prononcé n'aura jamais d'avis sur rien, n'osera jamais dire aux autres ce qu'il pense de leur comportement... voire il n'en pensera rien (merde, pour un peu je m'y reconnaîtrai ! ... pour un peu seulement)
Ensuite, si le désaccord est faible ou l'amitié faible, la politique de l'autruche sera facile. Je ne vais sermonner un ami parce qu'il a fraudé le fisc, mal parler à sa mère ou que sais je... et je ne vais pas forcément embrasser toutes les causes humanitaires et dénoncer tous les crimes contre l'humanité : bref, la plupart du temps, les inconnus peuvent faire ce qu'il veulent, on s'en fout. On est dans une forme d'acceptation passive.
Après, plus le désaccord augmente, plus on sera touché, moins on pourra supporter la situation, jusqu'à toujours des valeurs sacrés : peut on être ami avec un tueur? avec un homme qui bat sa femme? avec un fraudeur de grande envergure? sans lui ressembler un peu... un peu moins grave, peut on rester ami avec quelqu'un qui s'engage dans une secte, qui change de religion et devient fanatique? avec quelqu'un qui se perd dans la drogue, l'alcool, le jeu...? La meilleure solution reste sans doute le dialogue : il ne s'agit pas de convaincre la personne, il s'agit plutôt de voir si la personne peut nous convaincre. c'est cela écouter. On n'est pas en train d'écouter pour mieux contrer, pour pousser dans les derniers retranchements (là je me reconnais bel et bien... parlons au passé :p), mais pour essayer de se faire convaincre, ou au moins d'accepter.
Et si on n'est pas convaincu? Reste 2 solutions : la fuite ou la claque.
La fuite, consiste à simplement faire une croix sur l'amitié : les bornes ont été franchies, impossible de voir un ami derrière un comportement qui heurte trop profondément notre sensibilité (à supposer qu'on ne veuille/puisse pas en changer).
La claque consiste à dire ses 4 vérités à l'ami en question. Et en fait on en arrive là par un sursaut d'égoïsme en quelque sorte (et la boucle est bouclée) : on passe outre notre désir de non-ingérence, notre désir d'accepter l'autre comme il est, de simplement échanger et s'enrichir de cet échange, sans chercher à dominer l'autre, à le manipuler. On passe outre ce désir simplement parce qu'on souhaite "à tout prix" conserver cette relation, et on préfère sacrifier notre vision générale de l'amitié (accepter l'autre tel qu'il est) sur ce cas particulier (cet ami là vau le coup d'enfreindre mes propres règles). Et on préfère donner une dernière chance à cette amitié, ou simplement on ne souhaite pas prendre la décision de la rupture : on laisse ce choix à l'autre en lui mettant une claque tellement forte qu'il devra choisir entre se ranger de notre côté (accepter la claque) ou affirmer sa position, et refuser qu'un ami cherche à lui dicter sa conduite. Sorte de chantage, mais bon, un chantage peut juste être un constat, un avertissement... tout dépend de l'intention et de la sincérité.
Il y a une certaine logique derrière tout ça : plus la relation nous est chère, plus on devient égoïste, moins on a envie de la perdre. Et plus on est prêt à sacrifier ses principes, ses valeurs, sa sagesse...Même si c'est, comme bien souvent, le contraire qu'il faudrait faire.
Le parallèle reste vrai je pense entre les peuples : l'ingérence est à mon sens une erreur. Mieux vaut miser sur l'exemplarité si on souhaite faire bouger les choses en respectant l'autre. Et les échanges permettent de découvrir cette exemplarité, pas de l'imposer. Que doit faire un peuple face à un autre qui ne respecte pas les droits de l'homme ? autruche, ingérence, sermon, distance? Ma foi, les relations commerciales ont souvent le dessus (les intérêts plutôt que les amitiés ou les valeurs), et poussent à faire l'autruche. Mais dans certains cas, lorsque les nations ont un sens du sacré plus développé, les réactions changent et on voit plus d'ingérence : cas des religieux (croisades et islam pour ne citer que ces exemples), cas du terrorisme.. bref, on voit plus de guerres.
Conclusion (ça commence à faire long), l'échange et surtout l'écoute reste le chemin à suivre... si l'on veut être raisonnable et loin des passions... et la passion se retrouve cantonnée aux cas extrêmes (désaccord profond menant à une rupture). Mais on peut faire le choix de tout vivre de manière passionnée !
Comment réagit on face à un désaccord, comment devrait on réagir?
Quand on est en désaccord avec un ami, que fait on? On joue la carte de la franchise, on lui dit ses 4 vérités pour le remettre sur le "droit chemin", on le soutient inconditionnellement dans ses choix, on l'accepte comme il est?
La franchise a l'avantage d'être directe, mais bon, au final ça revient à se poser comme supérieur à l'autre : on sait mieux que l'autre ce qui est bien pour lui, on lui indique où sont ses erreurs, comment faire mieux. Ce qui peut être le cas! Donc l'intention reste louable, même si elle dénote un certain sentiment de supériorité (qui peut être légitime : plus d'expérience, de connaissances..etc...) L'ingérence, même si elle part d'une très bonne intention, n'est pas ma solution préférée. Ça revient aussi à plier l'autre à sa propre volonté.
Le soutien inconditionnel, vraiment inconditionnel, est réservé je pense à l'amour filiale. Les parents doivent même impérativement laisser leurs enfants commettre leurs propres erreurs, en se gardant de les surprotéger (alors qu'ils sont légitimement bien placés la plupart du temps pour mieux savoir que leurs enfants ce qui est bon pour eux). Je pense que toutes les autres relations sont "conditionnelles". Elles dépendent d'un équilibre, ou plutôt d'un déséquilibre constant, tout comme la marche est une chute constante. Même si je suis le premier à vouloir bâtir sur ma vie sur des principes, à voir dans l'amitié une valeur forte, j'aimerai croire aux serments d'amitié et d'amour... mais bon, après ça transforme tout en question d'honneur : la relation ne tient plus qu'au serment et à la fidélité qu'on entretient vis à vis du serment, et plus de la personne (mais c'est sans doute le secret des relations les plus solides)
L'accepter comme il est, facile lorsque le désaccord est léger, plus compliqué lorsque le désaccord est profond, irrite, touche aux valeurs fondamentales (qu'on ne connaît pas forcément bien avant de les rencontrer). Après, la politique de l'autruche reste facile : on peut toujours jouer aux aveugles et éviter les sujets qui fâchent... mais l'amitié est elle encore présente dans ce cas?
Au final, je pense que notre comportement dépend essentiellement de 2 facteurs (en plus de la personnalité) :
- l'intensité du désaccord : est ce que ça touche un principe sacré chez nous? dont la seule possibilité de manque de respect nous met hors de nous, nous irrite?
- notre attachement à la relation : que suis je prêt à perdre pour cette relation?
Mais bon, avant tout il y a la personnalité : un intrusif donnera toujours des conseils, dira que sa franchise est une qualité. Mais si elle est sans réelle écoute (difficile à mesurer : se déclarer de bonne écoute, c'est comme se déclarer humble...), la franchise relève plus de l'égoïsme : on plie l'autre pour qu'il reste dans l'image qu'on a de lui. Et inversement, un passif, une personne sans caractère prononcé n'aura jamais d'avis sur rien, n'osera jamais dire aux autres ce qu'il pense de leur comportement... voire il n'en pensera rien (merde, pour un peu je m'y reconnaîtrai ! ... pour un peu seulement)
Ensuite, si le désaccord est faible ou l'amitié faible, la politique de l'autruche sera facile. Je ne vais sermonner un ami parce qu'il a fraudé le fisc, mal parler à sa mère ou que sais je... et je ne vais pas forcément embrasser toutes les causes humanitaires et dénoncer tous les crimes contre l'humanité : bref, la plupart du temps, les inconnus peuvent faire ce qu'il veulent, on s'en fout. On est dans une forme d'acceptation passive.
Après, plus le désaccord augmente, plus on sera touché, moins on pourra supporter la situation, jusqu'à toujours des valeurs sacrés : peut on être ami avec un tueur? avec un homme qui bat sa femme? avec un fraudeur de grande envergure? sans lui ressembler un peu... un peu moins grave, peut on rester ami avec quelqu'un qui s'engage dans une secte, qui change de religion et devient fanatique? avec quelqu'un qui se perd dans la drogue, l'alcool, le jeu...? La meilleure solution reste sans doute le dialogue : il ne s'agit pas de convaincre la personne, il s'agit plutôt de voir si la personne peut nous convaincre. c'est cela écouter. On n'est pas en train d'écouter pour mieux contrer, pour pousser dans les derniers retranchements (là je me reconnais bel et bien... parlons au passé :p), mais pour essayer de se faire convaincre, ou au moins d'accepter.
Et si on n'est pas convaincu? Reste 2 solutions : la fuite ou la claque.
La fuite, consiste à simplement faire une croix sur l'amitié : les bornes ont été franchies, impossible de voir un ami derrière un comportement qui heurte trop profondément notre sensibilité (à supposer qu'on ne veuille/puisse pas en changer).
La claque consiste à dire ses 4 vérités à l'ami en question. Et en fait on en arrive là par un sursaut d'égoïsme en quelque sorte (et la boucle est bouclée) : on passe outre notre désir de non-ingérence, notre désir d'accepter l'autre comme il est, de simplement échanger et s'enrichir de cet échange, sans chercher à dominer l'autre, à le manipuler. On passe outre ce désir simplement parce qu'on souhaite "à tout prix" conserver cette relation, et on préfère sacrifier notre vision générale de l'amitié (accepter l'autre tel qu'il est) sur ce cas particulier (cet ami là vau le coup d'enfreindre mes propres règles). Et on préfère donner une dernière chance à cette amitié, ou simplement on ne souhaite pas prendre la décision de la rupture : on laisse ce choix à l'autre en lui mettant une claque tellement forte qu'il devra choisir entre se ranger de notre côté (accepter la claque) ou affirmer sa position, et refuser qu'un ami cherche à lui dicter sa conduite. Sorte de chantage, mais bon, un chantage peut juste être un constat, un avertissement... tout dépend de l'intention et de la sincérité.
Il y a une certaine logique derrière tout ça : plus la relation nous est chère, plus on devient égoïste, moins on a envie de la perdre. Et plus on est prêt à sacrifier ses principes, ses valeurs, sa sagesse...Même si c'est, comme bien souvent, le contraire qu'il faudrait faire.
Le parallèle reste vrai je pense entre les peuples : l'ingérence est à mon sens une erreur. Mieux vaut miser sur l'exemplarité si on souhaite faire bouger les choses en respectant l'autre. Et les échanges permettent de découvrir cette exemplarité, pas de l'imposer. Que doit faire un peuple face à un autre qui ne respecte pas les droits de l'homme ? autruche, ingérence, sermon, distance? Ma foi, les relations commerciales ont souvent le dessus (les intérêts plutôt que les amitiés ou les valeurs), et poussent à faire l'autruche. Mais dans certains cas, lorsque les nations ont un sens du sacré plus développé, les réactions changent et on voit plus d'ingérence : cas des religieux (croisades et islam pour ne citer que ces exemples), cas du terrorisme.. bref, on voit plus de guerres.
Conclusion (ça commence à faire long), l'échange et surtout l'écoute reste le chemin à suivre... si l'on veut être raisonnable et loin des passions... et la passion se retrouve cantonnée aux cas extrêmes (désaccord profond menant à une rupture). Mais on peut faire le choix de tout vivre de manière passionnée !
mercredi 21 août 2013
Traitement des larmes
Petit article suite à la lecture d'un autre article de Nexus.
Pleurer fait du bien, c'est prouver :) Ça permet de libérer son corps des angoisses et de la dépression, même si la mise en mots doit encore aider.. peut être dans un second temps seulement. Les larmes soignent l'âme là où les mots soignent l'intellect peut être. On se sent toujours mieux après avoir pleuré non? comme apaisé... vidé aussi peut être, vidé de toutes ses tensions, on dort mieux après.
Tout commence lorsqu'on est bébé : on pleure pour digérer les angoisses naissantes, la découverte d'un monde qui ne nous veut pas que du bien, dans lequel nous ne maîtrisons pas grand chose, que nous ne comprenons pas. Malheureusement nos réactions ou celles de nos parents face à ces pleurs ne sont pas forcément les bonnes : on essaye de les distraire, alors qu'il faudrait les accepter, avec amour si possible :)
Ceci favoriserait la libre expression de ses émotions : ce comportement nous marque sans doute pour l'avenir. Et on le reproduit. Face à des larmes, on essaye souvent de les arrêter, de les distraire : les larmes nous mettent mal à l'aise car nous renvoient à nos propres angoisses, nos propres douleurs. Parfois, heureusement, on trouve simplement une épaule sur laquelle s'appuyer, et pleurer tranquillement... encore faut il avoir fait tomber quelques barrières, quelques retenues. Pleurer devient un signe de confiance, de sécurité : on se laisse aller en présence de personnes fiables et sécurisantes, apaisantes. On s'autorise enfin cette libération.
Le mieux à faire serait donc ça : accepter les pleurs de l'autre, le laisser pleurer, lui montrer qu'on est là, bien là, présent et bienveillant (quel joli mot ! que j'avais fini par oublier...). Cela renforcera encore le sentiment de sécurité, alors qu'essayer de traiter les larmes, de les distraire ne fera qu'encourager le refoulement des sentiments : il faut faire tout le contraire, encourager leur expression. Vouloir faire cesser les larmes, c'est les fuir, c'est montrer notre angoisse, c'est envoyer un message dérangeant à l'autre.
Mon Dieu, moi qui me rendais compte que je ne pleurais plus vraiment... je dois tellement refouler mes sentiments, les taire, par honte, peur de déranger... quelle que soit l'excuse... j'en étais (suis?) réduit à pleurer seul. Triste constat, triste éclairage. J'ai beaucoup à faire encore... Que ce soit pour mes larmes ou pour mon attitude face aux larmes des autres...
Pleurer fait du bien, c'est prouver :) Ça permet de libérer son corps des angoisses et de la dépression, même si la mise en mots doit encore aider.. peut être dans un second temps seulement. Les larmes soignent l'âme là où les mots soignent l'intellect peut être. On se sent toujours mieux après avoir pleuré non? comme apaisé... vidé aussi peut être, vidé de toutes ses tensions, on dort mieux après.
Tout commence lorsqu'on est bébé : on pleure pour digérer les angoisses naissantes, la découverte d'un monde qui ne nous veut pas que du bien, dans lequel nous ne maîtrisons pas grand chose, que nous ne comprenons pas. Malheureusement nos réactions ou celles de nos parents face à ces pleurs ne sont pas forcément les bonnes : on essaye de les distraire, alors qu'il faudrait les accepter, avec amour si possible :)
Ceci favoriserait la libre expression de ses émotions : ce comportement nous marque sans doute pour l'avenir. Et on le reproduit. Face à des larmes, on essaye souvent de les arrêter, de les distraire : les larmes nous mettent mal à l'aise car nous renvoient à nos propres angoisses, nos propres douleurs. Parfois, heureusement, on trouve simplement une épaule sur laquelle s'appuyer, et pleurer tranquillement... encore faut il avoir fait tomber quelques barrières, quelques retenues. Pleurer devient un signe de confiance, de sécurité : on se laisse aller en présence de personnes fiables et sécurisantes, apaisantes. On s'autorise enfin cette libération.
Le mieux à faire serait donc ça : accepter les pleurs de l'autre, le laisser pleurer, lui montrer qu'on est là, bien là, présent et bienveillant (quel joli mot ! que j'avais fini par oublier...). Cela renforcera encore le sentiment de sécurité, alors qu'essayer de traiter les larmes, de les distraire ne fera qu'encourager le refoulement des sentiments : il faut faire tout le contraire, encourager leur expression. Vouloir faire cesser les larmes, c'est les fuir, c'est montrer notre angoisse, c'est envoyer un message dérangeant à l'autre.
Mon Dieu, moi qui me rendais compte que je ne pleurais plus vraiment... je dois tellement refouler mes sentiments, les taire, par honte, peur de déranger... quelle que soit l'excuse... j'en étais (suis?) réduit à pleurer seul. Triste constat, triste éclairage. J'ai beaucoup à faire encore... Que ce soit pour mes larmes ou pour mon attitude face aux larmes des autres...
lundi 1 avril 2013
Avertis tes amis avec franchise et conseille les avec douceur. S'ils n'approuvent pas tes avis, arrête, plutôt que de risquer un affront.
Citation de Confucius.
Voilà donc comment un sage voit l'amitié.
L'amitié est une valeur forte, honorable et appréciée par nombre de sages. Mais sa gestion peut être complexe, et les manuels n'existent pas (ça serait bien ça, des manuels de Savoir vivre, pour que vivre redevienne un art : tome 1, comment gérer son amitié? - je m'égare...).
Faut il tout dire, faut il toujours encourager, soutenir, faut il écraser l'autre avec son propre avis, se laisser écraser par l'avis de l'autre, une amitié peut elle réunir des personnes opposées, des avis opposés?
Les réponses sont pourtant simples, encore fait il avoir pris le temps d'y réfléchir...
Première recette donc, rester franc, donc rester soi même, fidèle à sa propre personnalité. L'amitié ne doit pas voir se dissoudre notre personnalité. Par contre, il faut rester tolérant, et mieux vaut donc accepter que l'autre ait ses propres idées, ses propres points de vue, quand bien même on les juge infondés, absurdes, irréfléchis. toute la tolérance est là : si nous ne devions tolérer que l'intelligence, la justesse et la vérité, ça n'aurait plus de sens.
Cette tolérance nous invite donc à nous effacer plutôt que de risquer un affront, un désaccord profond. L'amitié peut bien supporter des divergences, mais encaissera mal des disputes à fleur de peau.
Le soutien et les encouragements suivront aussi cette logique : il sera délicat de soutenir un avis que l'on ne partage pas. Les amis ne sont pas là pour ça. Les soutiens ne sont jamais inconditionnels, ou alors ils sont tout relatif, on y mettra moins de coeur, et c'est bien normal. Il faut bien différencier notre réaction de soutien face à une décision partagée, et face à une décision que l'on juge irraisonnée.
Et ma foi, lorsque trop choses séparent deux amis, alors il est peut être temps de mettre un terme à l'amitié, mais il n'est aucunement nécessaire de le faire dans la douleur, les souffrances ou dans un quelconque affrontement.
Autre point relevé dans les sagesses de Confucius au sujet des relations et de la communication : l'excès de distance comme l'excès d'intimité sont à éviter (le mieux est l'ennemi du bien). L'excès d'intimité ne peut que nuire aux relations. Il s'agit de préserver une distance et une indépendance respectueuse, essentielles à la dignité individuelle. Il ne faut pas devenir importun.
Conséquence positive : ceci laisse de la place à l'autre pour s'épanouir, nous surprendre et renouveler sans cesse des attentes, ouvrir de nouveaux horizons.
Conséquence négative : nous sommes seuls. Il faut se faire une raison. Seul, mais accompagné.
Dernier point pour ce petit guide, toujours centré sur Confucius. Les trois défauts à éviter lors d'échanges, de communications : la précipitation, la dissimulation et l'aveuglement.
La précipitation consiste à parler avant d'être interrogé, sans plus laisser de place à l'autre pour qu'il puisse donner son avis ou changer de sujet.
La dissimulation consiste à ne pas répondre à un ami, à ne pas donner son point de vue. Même si ce silence peut être protecteur, il marque une distance.
L'aveuglement consiste à ne pas se soucier des réactions de l'interlocuteur. Le respect de l'autre doit toujours prévaloir, certains sujets douloureux peuvent être à éviter, les aborder par mégarde, par ignorance n'est pas répréhensible, poursuivre l'est. C'est un devoir que d'être capable de détecter, de discerner ces souffrances, ces réactions.
Plus ces règles seront appliquées, plus l'atmosphère gagnera en confiance et plus les discussions pourront être libérées.
Voilà donc comment un sage voit l'amitié.
L'amitié est une valeur forte, honorable et appréciée par nombre de sages. Mais sa gestion peut être complexe, et les manuels n'existent pas (ça serait bien ça, des manuels de Savoir vivre, pour que vivre redevienne un art : tome 1, comment gérer son amitié? - je m'égare...).
Faut il tout dire, faut il toujours encourager, soutenir, faut il écraser l'autre avec son propre avis, se laisser écraser par l'avis de l'autre, une amitié peut elle réunir des personnes opposées, des avis opposés?
Les réponses sont pourtant simples, encore fait il avoir pris le temps d'y réfléchir...
Première recette donc, rester franc, donc rester soi même, fidèle à sa propre personnalité. L'amitié ne doit pas voir se dissoudre notre personnalité. Par contre, il faut rester tolérant, et mieux vaut donc accepter que l'autre ait ses propres idées, ses propres points de vue, quand bien même on les juge infondés, absurdes, irréfléchis. toute la tolérance est là : si nous ne devions tolérer que l'intelligence, la justesse et la vérité, ça n'aurait plus de sens.
Cette tolérance nous invite donc à nous effacer plutôt que de risquer un affront, un désaccord profond. L'amitié peut bien supporter des divergences, mais encaissera mal des disputes à fleur de peau.
Le soutien et les encouragements suivront aussi cette logique : il sera délicat de soutenir un avis que l'on ne partage pas. Les amis ne sont pas là pour ça. Les soutiens ne sont jamais inconditionnels, ou alors ils sont tout relatif, on y mettra moins de coeur, et c'est bien normal. Il faut bien différencier notre réaction de soutien face à une décision partagée, et face à une décision que l'on juge irraisonnée.
Et ma foi, lorsque trop choses séparent deux amis, alors il est peut être temps de mettre un terme à l'amitié, mais il n'est aucunement nécessaire de le faire dans la douleur, les souffrances ou dans un quelconque affrontement.
Autre point relevé dans les sagesses de Confucius au sujet des relations et de la communication : l'excès de distance comme l'excès d'intimité sont à éviter (le mieux est l'ennemi du bien). L'excès d'intimité ne peut que nuire aux relations. Il s'agit de préserver une distance et une indépendance respectueuse, essentielles à la dignité individuelle. Il ne faut pas devenir importun.
Conséquence positive : ceci laisse de la place à l'autre pour s'épanouir, nous surprendre et renouveler sans cesse des attentes, ouvrir de nouveaux horizons.
Conséquence négative : nous sommes seuls. Il faut se faire une raison. Seul, mais accompagné.
Dernier point pour ce petit guide, toujours centré sur Confucius. Les trois défauts à éviter lors d'échanges, de communications : la précipitation, la dissimulation et l'aveuglement.
La précipitation consiste à parler avant d'être interrogé, sans plus laisser de place à l'autre pour qu'il puisse donner son avis ou changer de sujet.
La dissimulation consiste à ne pas répondre à un ami, à ne pas donner son point de vue. Même si ce silence peut être protecteur, il marque une distance.
L'aveuglement consiste à ne pas se soucier des réactions de l'interlocuteur. Le respect de l'autre doit toujours prévaloir, certains sujets douloureux peuvent être à éviter, les aborder par mégarde, par ignorance n'est pas répréhensible, poursuivre l'est. C'est un devoir que d'être capable de détecter, de discerner ces souffrances, ces réactions.
Plus ces règles seront appliquées, plus l'atmosphère gagnera en confiance et plus les discussions pourront être libérées.
mardi 26 mars 2013
On ne déçoit jamais que les autres
Petite évidence personnelle :
on ne se déçoit jamais soi-même : on se trouve toujours des circonstances, des excuses, ou alors on se pardonne simplement, ou, au pire, on garde un sentiment de culpabilité ou de honte, mais au final on ne se déçoit jamais soi-même. On n'attend rien de nous-mêmes, on a beau être exigeant et se pousser à être le meilleur, cette exigence est ponctuelle, face à une épreuve.
Par contre les autres nous déçoivent, car nous attendons régulièrement des choses de leur part, pas seulement face à une épreuve, mais face à la vie, face aux circonstances générales.
Du coup, la déception ressentie la pire est celle que nous voyons dans le regard d'un être cher : il nous renvoie un sentiment fort que nous ne connaissons pas nous-mêmes. Il crée un sentiment de perte et de dévalorisation profond. Cette déception peut être source de motivation pour s'améliorer, mais ça reste une fêlure indélébile, comme une trahison.
Conclusion : attention à ne pas utiliser cette arme douloureuse, qui peut briser toute relation. Le pardon reste une valeur sûre, à partager, et à ne pas se réserver à soi-même.
on ne se déçoit jamais soi-même : on se trouve toujours des circonstances, des excuses, ou alors on se pardonne simplement, ou, au pire, on garde un sentiment de culpabilité ou de honte, mais au final on ne se déçoit jamais soi-même. On n'attend rien de nous-mêmes, on a beau être exigeant et se pousser à être le meilleur, cette exigence est ponctuelle, face à une épreuve.
Par contre les autres nous déçoivent, car nous attendons régulièrement des choses de leur part, pas seulement face à une épreuve, mais face à la vie, face aux circonstances générales.
Du coup, la déception ressentie la pire est celle que nous voyons dans le regard d'un être cher : il nous renvoie un sentiment fort que nous ne connaissons pas nous-mêmes. Il crée un sentiment de perte et de dévalorisation profond. Cette déception peut être source de motivation pour s'améliorer, mais ça reste une fêlure indélébile, comme une trahison.
Conclusion : attention à ne pas utiliser cette arme douloureuse, qui peut briser toute relation. Le pardon reste une valeur sûre, à partager, et à ne pas se réserver à soi-même.
lundi 18 février 2013
Confiance...
La confiance, sentiment fragile, équivalent de la pureté : il suffit d'une fois pour la perdre et ne jamais totalement la retrouver.
Cette fragilité en fait quelque chose de précieux, qu'il faut défendre à chaque instant, face à chaque tentation. Ça en fait quelque chose de rare et de fort.
La confiance est un des plus beaux sentiments : source de force pour celui qui la reçoit. Que l'autre nous témoigne plus de confiance que nous plaçons en nous mêmes est fatalement énergisant et ce sentiment se renforce quasiment tout seul par la volonté de ne pas décevoir l'autre. La confiance galvanise, rend plus fort.
Accorder sa confiance à quelqu'un, c'est lui confier quelque chose de précieux : sa vie, son amitié, son amour. C'est donc nécessairement s'exposer, c'est une sorte de sacrifice potentiel, sans victime lorsque tout se passe bien, mais ce don est aussi fort qu'un sacrifice accompli : le geste est le même. Plus la chose confiée est précieuse, plus le sacrifice est grand.
Cette fragilité en fait quelque chose de précieux, qu'il faut défendre à chaque instant, face à chaque tentation. Ça en fait quelque chose de rare et de fort.
La confiance est un des plus beaux sentiments : source de force pour celui qui la reçoit. Que l'autre nous témoigne plus de confiance que nous plaçons en nous mêmes est fatalement énergisant et ce sentiment se renforce quasiment tout seul par la volonté de ne pas décevoir l'autre. La confiance galvanise, rend plus fort.
Accorder sa confiance à quelqu'un, c'est lui confier quelque chose de précieux : sa vie, son amitié, son amour. C'est donc nécessairement s'exposer, c'est une sorte de sacrifice potentiel, sans victime lorsque tout se passe bien, mais ce don est aussi fort qu'un sacrifice accompli : le geste est le même. Plus la chose confiée est précieuse, plus le sacrifice est grand.
samedi 2 février 2013
La mémoire affective
Ce qui m'intéresse ce soir, c'est la mémoire des relations, la mémoire affective, la mémoire qui se construit sur le long terme, par la répétition de rencontres et qui s’entremêle avec l'idée que nous nous formons de la personne en question. La mémoire étant au final toute la partie cachée de l'iceberg, fondement de notre avis sur la personne et la relation : amicale, amoureuse, loyale...
Sa construction se fait par couches successives, forcément. Au fil des rencontres. Mais les premiers instants, les premières rencontres, les premières impressions, voire les premiers à priori forment à mon sens un noyau dur. Ce noyau reste une idée indélogeable dans notre mémoire, dans notre esprit. Les évènements suivants vont se rajouter sur cette couche, vont rajouter une enveloppe plus ou moins fine.
Si les couches sont compatibles avec le noyau, celui-ci les absorbera en un sens, et deviendra plus fort.
Si à l'inverse les dernières couches sont en contradiction avec le noyau, c'est là que ça devient intéressant...
Si ces couches en contradiction avec le noyau sont superficielles, elles s'effriteront d'elles-mêmes : avec le temps, avec la poussée du noyau... et tout rentrera dans l'ordre.
Si elles sont un peu plus répétitives, alors elles peuvent en quelques sorte recouvrir entièrement tout le noyau : elles masquent totalement les premières impressions. La lutte commence alors. Le temps et l'inertie joueront en faveur du noyau, mais la répétition jouera en faveur des nouvelles couches, pouvant aller jusqu'à nous faire oublier l'existence même de ce noyau. La "raison", l'intellectualisation de la relation nous fera percevoir avant tout la dernière couche, du recul sera nécessaire pour se souvenir de ce qu'il y a dessous.
Parfois, la répétition n'est pas nécessaire, un pic bien placé peut fêler voire briser le noyau : mais le noyau sera toujours présent, et selon sa taille et les couches suivantes, il se reformera avec une fêlure ou disparaîtra...
Bref, pour résumer, parce que je sens que la fatigue m'embrouille (ou alors mes idées suffisent à m'embrouiller), la mémoire affective est d'après moi soumise à 2 forces :
- son noyau, formé par la première impression, les à priori
- les derniers éléments chronologiques
La première force peut réussir à dissoudre la seconde avec l'inertie et le temps, l'entropie?.
La seconde force peut réussir à masquer la première, à créer un doute, voire à se substituer au noyau pour en former un nouveau.
Et globalement nos émotions n'ont que peu de mémoire et ne prennent que peu de recul, donc ce qui sera toujours perçu en premier ce sont les couches les plus superficielles, les dernières. C'est ce qui permet à une broutille de refroidir une amitié durable...
Au final, il ne faut pas chercher quelle est la bonne force : cette question n'a pas de sens. Il faut chercher le meilleur moyen de voir ces forces pour vivre le mieux, et se concentrer sur la force qu'on souhaite accentuer. ce qui revient à orienter, diriger ses sentiments... et accorder ou non un pardon. Avoir conscience de l'aveuglement, qu'il soit causé par les à priori ou par les derniers évènements, c'est déjà commencer à ouvrir les yeux...
Sa construction se fait par couches successives, forcément. Au fil des rencontres. Mais les premiers instants, les premières rencontres, les premières impressions, voire les premiers à priori forment à mon sens un noyau dur. Ce noyau reste une idée indélogeable dans notre mémoire, dans notre esprit. Les évènements suivants vont se rajouter sur cette couche, vont rajouter une enveloppe plus ou moins fine.
Si les couches sont compatibles avec le noyau, celui-ci les absorbera en un sens, et deviendra plus fort.
Si à l'inverse les dernières couches sont en contradiction avec le noyau, c'est là que ça devient intéressant...
Si ces couches en contradiction avec le noyau sont superficielles, elles s'effriteront d'elles-mêmes : avec le temps, avec la poussée du noyau... et tout rentrera dans l'ordre.
Si elles sont un peu plus répétitives, alors elles peuvent en quelques sorte recouvrir entièrement tout le noyau : elles masquent totalement les premières impressions. La lutte commence alors. Le temps et l'inertie joueront en faveur du noyau, mais la répétition jouera en faveur des nouvelles couches, pouvant aller jusqu'à nous faire oublier l'existence même de ce noyau. La "raison", l'intellectualisation de la relation nous fera percevoir avant tout la dernière couche, du recul sera nécessaire pour se souvenir de ce qu'il y a dessous.
Parfois, la répétition n'est pas nécessaire, un pic bien placé peut fêler voire briser le noyau : mais le noyau sera toujours présent, et selon sa taille et les couches suivantes, il se reformera avec une fêlure ou disparaîtra...
Bref, pour résumer, parce que je sens que la fatigue m'embrouille (ou alors mes idées suffisent à m'embrouiller), la mémoire affective est d'après moi soumise à 2 forces :
- son noyau, formé par la première impression, les à priori
- les derniers éléments chronologiques
La première force peut réussir à dissoudre la seconde avec l'inertie et le temps, l'entropie?.
La seconde force peut réussir à masquer la première, à créer un doute, voire à se substituer au noyau pour en former un nouveau.
Et globalement nos émotions n'ont que peu de mémoire et ne prennent que peu de recul, donc ce qui sera toujours perçu en premier ce sont les couches les plus superficielles, les dernières. C'est ce qui permet à une broutille de refroidir une amitié durable...
Au final, il ne faut pas chercher quelle est la bonne force : cette question n'a pas de sens. Il faut chercher le meilleur moyen de voir ces forces pour vivre le mieux, et se concentrer sur la force qu'on souhaite accentuer. ce qui revient à orienter, diriger ses sentiments... et accorder ou non un pardon. Avoir conscience de l'aveuglement, qu'il soit causé par les à priori ou par les derniers évènements, c'est déjà commencer à ouvrir les yeux...
jeudi 20 décembre 2012
Aimer
Suite à ma lecture, je suis tombé sur une définition qui m'a illuminé et ébloui dans un premier temps. C'est la définition de Spinoza :
l'amour est une joie qui accompagne l'idée d'une cause extérieure (où l'idée de sa propre cause dixit Comte-Sponville).
Aimer, c'est se réjouir de. C'est ressentir de la joie à l'idée de l'existence de l'objet. A l'idée de son existence, et non pas à l'idée de posséder l'objet, d'utiliser l'objet ou pour une personne, de partager des activités ou des sentiments avec elle.
Transposé au couple, aimer une personne, c'est lorsque le simple fait de penser à la personne nous emplit de joie. Pas besoin d'imaginer la personne dans nos bras, pas besoin d'imaginer un restau en tête à tête ou une soirée en amoureux...
Ceci est une définition très absolue de l'amour, mais permet déjà, appliqué aux rapports humains de distinguer les amours "égocentriques" des amours "véritables". Si ce que nous aimons chez l'autre, c'est le posséder, partager des moments, des activités, des rires : alors cet amour est égocentrique.
Bien entendu, cet amour "pur" n'exclue pas les autres désirs : désirs d'être avec, de partager des activités, des sentiments... au contraire : si la simple pensée de l'autre nous emplit de joie, alors tout ce qui va au-delà de cette simple pensée augmente cette joie.
Reste à différencier les amours de type amant et les amours de type amis : la seule différence réside peut être simplement dans le type de désir qui accompagne ces amours. Les désirs charnels, le désir d'être constamment avec l'être aimé feront de cet amour un amour "amant". J'en arrive à la conclusion que j'ai très peu d'amis que j'aime : ce sont ceux là d'ailleurs que j'appelle véritablement mes amis : ils se comptent sur les doigts d'une main en ce moment. Les autres étant des "amis" avec lesquels j'aime partager certaines activités.
En définitive, je retiens que ceci est un bon test pour voir la qualité de l'amour porté : voir si la simple pensée de la personne est source de joie.
Petite note supplémentaire : on retrouve peut être ces différents types d'amours dans le vocabulaire grec :
- eros : l'amour charnel, qui prend, qui veut posséder
- philia : l'amour qui se réjouit, partage, accueille
- agape (caritas en latin) : aimer son prochain, sans attente de réciprocité : la charité est l'amour universel)
l'amour est une joie qui accompagne l'idée d'une cause extérieure (où l'idée de sa propre cause dixit Comte-Sponville).
Aimer, c'est se réjouir de. C'est ressentir de la joie à l'idée de l'existence de l'objet. A l'idée de son existence, et non pas à l'idée de posséder l'objet, d'utiliser l'objet ou pour une personne, de partager des activités ou des sentiments avec elle.
Transposé au couple, aimer une personne, c'est lorsque le simple fait de penser à la personne nous emplit de joie. Pas besoin d'imaginer la personne dans nos bras, pas besoin d'imaginer un restau en tête à tête ou une soirée en amoureux...
Ceci est une définition très absolue de l'amour, mais permet déjà, appliqué aux rapports humains de distinguer les amours "égocentriques" des amours "véritables". Si ce que nous aimons chez l'autre, c'est le posséder, partager des moments, des activités, des rires : alors cet amour est égocentrique.
Bien entendu, cet amour "pur" n'exclue pas les autres désirs : désirs d'être avec, de partager des activités, des sentiments... au contraire : si la simple pensée de l'autre nous emplit de joie, alors tout ce qui va au-delà de cette simple pensée augmente cette joie.
Reste à différencier les amours de type amant et les amours de type amis : la seule différence réside peut être simplement dans le type de désir qui accompagne ces amours. Les désirs charnels, le désir d'être constamment avec l'être aimé feront de cet amour un amour "amant". J'en arrive à la conclusion que j'ai très peu d'amis que j'aime : ce sont ceux là d'ailleurs que j'appelle véritablement mes amis : ils se comptent sur les doigts d'une main en ce moment. Les autres étant des "amis" avec lesquels j'aime partager certaines activités.
En définitive, je retiens que ceci est un bon test pour voir la qualité de l'amour porté : voir si la simple pensée de la personne est source de joie.
Petite note supplémentaire : on retrouve peut être ces différents types d'amours dans le vocabulaire grec :
- eros : l'amour charnel, qui prend, qui veut posséder
- philia : l'amour qui se réjouit, partage, accueille
- agape (caritas en latin) : aimer son prochain, sans attente de réciprocité : la charité est l'amour universel)
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