Beaucoup (trop?) de choses participent à notre épanouissement, on doit les apprendre une par une : apprendre à donner, à recevoir, à plaire, à lâcher prise, à se connaître, à s'affirmer, à pardonner, à se pardonner...
Étrange de voir comme les premières leçons faciles en cachent d'autres, un peu plus subtils mais tout aussi importantes.
On apprend d'abord à donner, à aimer, à aider. On a beau être cynique, l'apprentissage commence souvent tourné vers les autres : apprentissage sociale sans doute, nécessaire pour la vie de groupe. Autre explication possible (ou simple conséquence?) : c'est la première expression de notre pouvoir, on se place en position de force en apportant aux autres. On crée une illusion de dépendance valorisante : les autres, leur bonheur dépendent de nous. On est le sujet, l'acteur, on décide.
Une fois cette première couche de valeur acquise, il faut l'étendre ou la contre-balancer : ne plus se tourner vers les autres, mais se tourner vers soi, accepter que les autres puissent nous apporter quelque chose. Apprendre à recevoir, à (accepter d')être aimer... Pas forcément facile à accepter car on doit en même temps accepter de ne plus jouer le rôle central, de ne plus être surhumain en quelque sorte. Paradoxalement, en abandonnant le rôle central, en donnant du pouvoir aux autres, en acceptant leurs regards sur nous, on y gagne : on devient plus complet, on accède à un nouveau stade. On passe du sujet à l'objet : l'objet des attentions, des compliments, des cadeaux.
L'étape suivante passe par l'affirmation. Une fois les relations expérimentées dans les deux sens : sujet et objet, une fois la prise de conscience effectuée, il reste à prendre position. A choisir ce qu'on donne, ce qu'on reçoit. Avec cette affirmation de soi, on apprend à décevoir, on apprend à dire non. Essentiel pour se construire, pour se définir, pour exister. Une vie entièrement tournée vers les autres, ou vers soi même n'est plus vraiment une vie : il n'y a plus de choix, plus de liberté, plus d'affirmation...
La dernière étape, après le mouvement vers l'extérieur, le mouvement vers l'intérieur et la gestion de leur équilibre est peut être le mouvement introspectif. Après avoir appris à aimer, à être aimer, ou à pardonner et être pardonner il reste à apprendre à s'aimer, à se pardonner... C'est un prolongement de l'affirmation : on ne se définit plus par rapport à l'extérieur, avec les interfaces et les échanges qu'on a avec l'extérieur mais par rapport à soi. A partir de là, on devient sans doute réellement complet, capable d'expérimenter toutes les facettes de l'existence.
Bon, déjà, arriver là n'est pas aisé... mais existe il une autre étape, plus subtile encore, qui se cache derrière cette dernière?
samedi 9 août 2014
mercredi 6 août 2014
Rêve de zombies
A force de courir après, ça devait m'arriver, rêver de zombies :)
Bref, je suis quelque par à l'ouest de Paris il me semble, je cherche l'adresse d'un médecin (ou d'un kiné ;) ) : j'ai le nom de la rue, j'essaye de m'orienter, mais plus j'avance plus je me dis que je me perds. J'ai déjà fait ce trajet une fois, et c'était pas le bon : une rue et une avenue portent le même nom, d'où mon erreur.
Je vois un groupe d'étudiant franchir un portail, je leur demande si je peux les suivre : la réponse est négative, et tout de suite je me demande pourquoi je leur ai posé cette question : ce n'est pas mon chemin. Peut être la curiosité du lieu où ils allaient : envie de franchir le portail et de voir ce qu'il y a derrière. Je crois que c'était des étudiants en médecine...
Bref, je mets en marche mon GPS et je me dirige vers la bonne rue. Je me rends compte qu'il y a de la neige par terre, une bonne épaisseur. La nuit est tombée, il fait noir, il y a peu d'éclairage.
Trois hommes courent vers moi, me bousculent et me renversent. Je tombe sur l'épaule dans la neige qui amortit ma chute : je trouve ça rigolo, je regarde l'empreinte que je laisse dans la neige. Puis je revois le visage des hommes qui courraient : étrange, comme déformé...
Je vois une personne se faire attaquer dans une zone éclairée : je réalise que c'est un zombie qui l'attaque. L'agression est sauvage, à mains nues, l'agresseur est légèrement désarticulé. J'entends des cris, la nuit noire m'entoure, je perçois des mouvements tout autour de moi, mais j'ai comme la certitude que je ne me ferai pas attaquer. Même si je ressens la peur et comprends la gravité de la situation. Puis je gagne confiance en moi, au point de me convaincre que je les attend de pied ferme ces zombies. Ils n'ont qu'à venir, ils ne seront pas déçus. Je me prépare mentalement à l'affrontement, avec la certitude de l'emporter...
Conclusion, entre fièvre ebola et jeux de zombies, il faut que je me change les idées moi :D
mardi 5 août 2014
La raison et la logique ne peuvent rien contre l'entêtement et la sottise
Citation de Sacha Guitry ce soir, soir de fainéant :)
L'entêtement et la sottise conduiront soit à la mauvaise foi soi à l'incompréhension : dans les 2 cas le dialogue sera impossible, et à la limite il sera vaniteux de croire pouvoir apporter une lumière, un éclairage ou une simple réflexion à ce genre d'esprit.
Seule solution, la fuite, même si je suis contre l'idée d'abandonner généralement. Ici, on abandonne quoi? Sa vanité et son orgueil, à ne pas réussir à convaincre l'autre, voire à simplement s'expliquer. On abandonne l'idée de communication, mais bon, il faut être 2 pour communiquer, mieux vaut avoir la sagesse de reconnaître que la situation ne s'y prête pas plutôt que de s'épuiser à la tâche.
L'entêtement et la sottise conduiront soit à la mauvaise foi soi à l'incompréhension : dans les 2 cas le dialogue sera impossible, et à la limite il sera vaniteux de croire pouvoir apporter une lumière, un éclairage ou une simple réflexion à ce genre d'esprit.
Seule solution, la fuite, même si je suis contre l'idée d'abandonner généralement. Ici, on abandonne quoi? Sa vanité et son orgueil, à ne pas réussir à convaincre l'autre, voire à simplement s'expliquer. On abandonne l'idée de communication, mais bon, il faut être 2 pour communiquer, mieux vaut avoir la sagesse de reconnaître que la situation ne s'y prête pas plutôt que de s'épuiser à la tâche.
lundi 4 août 2014
Homme / Femme : apparences et attractions
Petite réflexion suite à un article de yahoo si j'ai bonne mémoire...
Il s'agissait d'une petite analyse des motivations et plaisirs vis à vis de l'apparence.
La femme, pour être comblée, a besoin de plaire : elle cherche à être rassurée sur sa beauté, ou en tout cas sur son attirance et sur les sentiments des autres à son égard, à commencer par son conjoint. En réussissant à créer du désir chez son partenaire, elle sera heureuse.
A l'inverse, l'homme est un visuel. Observer, même juste apercevoir une belle femme suffit à son bonheur. Pas besoin de plus.
Cette analyse est bien entendu critiquable, mais la tendance n'est peut être pas si éloignée de la vérité que ça. Il n'y a qu'à voir le nombre de têtes masculines se tourner lorsqu'une belle fille passe, il n'y a qu'à voir ce que cherchent les hommes qui ont du pouvoir (médiatique, financier...) : s'entourer de belles filles. Et c'est sûr que juste voir une jolie fille suffit à éclairer la journée d'un homme.
Côté femme, je suis moins bien placé pour en parler, mais il semble évident que les femmes font plus attention à leur apparence. Il semblerait aussi qu'avec l'age se perde le pouvoir de séduction, et que ceci affecte davantage les femmes. Les hommes s'en foutent peut être, ou ne comptent pas sur leur physique pour séduire.
On peut se demander aussi dans quelle mesure la société ne forge pas ses valeurs, et voire même dans quelle mesure une valeur n'en a pas appeler l'autre? Les hommes dominants aiment les femmes jolies, les femmes n'ont eu qu'à survivre pour s'attirer les faveurs des dominants... Ou inversement, les femmes se faisant séductrices, elles deviennent dominantes en un sens, et les hommes n'ont eu plus qu'à profiter du spectacle, jouet d'un jeu qu'il ne comprennent pas :)
Premier constat suite à cette analyse, cette hypothèse : pour une fois, il y a vraiment complémentarité. Les hommes et les femmes sont faits pour se rencontrer, le plaisir de l'un produit celui de l'autre ! La nature est bien faite... jusque là...
Car que se passe t'il après?
Le quotidien fait son entrée... et l'homme ne regardera plus sa femme avec le même désir qu'au premier soir, il en regardera d'autres, juste pour le plaisir des yeux peut être, ou bien la femme cherchera à provoquer le désir chez d'autres personnes, petits flirts sans conséquences peut être... pour elle. Mais on est vraiment en train de jouer avec le feu à ce niveau là.
Et malheureusement là aussi il y a complémentarité, et le cercle vertueux se transforme en cercle vicieux rapidement :/ La femme jouera de séduction, et l'homme sera sensible à ce jeu et aux beautés déployées : tous les éléments sont rapidement réunis pour déstabiliser le couple : à se demander si un couple est fait pour durer, du point de vue de la Nature...
Il s'agissait d'une petite analyse des motivations et plaisirs vis à vis de l'apparence.
La femme, pour être comblée, a besoin de plaire : elle cherche à être rassurée sur sa beauté, ou en tout cas sur son attirance et sur les sentiments des autres à son égard, à commencer par son conjoint. En réussissant à créer du désir chez son partenaire, elle sera heureuse.
A l'inverse, l'homme est un visuel. Observer, même juste apercevoir une belle femme suffit à son bonheur. Pas besoin de plus.
Cette analyse est bien entendu critiquable, mais la tendance n'est peut être pas si éloignée de la vérité que ça. Il n'y a qu'à voir le nombre de têtes masculines se tourner lorsqu'une belle fille passe, il n'y a qu'à voir ce que cherchent les hommes qui ont du pouvoir (médiatique, financier...) : s'entourer de belles filles. Et c'est sûr que juste voir une jolie fille suffit à éclairer la journée d'un homme.
Côté femme, je suis moins bien placé pour en parler, mais il semble évident que les femmes font plus attention à leur apparence. Il semblerait aussi qu'avec l'age se perde le pouvoir de séduction, et que ceci affecte davantage les femmes. Les hommes s'en foutent peut être, ou ne comptent pas sur leur physique pour séduire.
On peut se demander aussi dans quelle mesure la société ne forge pas ses valeurs, et voire même dans quelle mesure une valeur n'en a pas appeler l'autre? Les hommes dominants aiment les femmes jolies, les femmes n'ont eu qu'à survivre pour s'attirer les faveurs des dominants... Ou inversement, les femmes se faisant séductrices, elles deviennent dominantes en un sens, et les hommes n'ont eu plus qu'à profiter du spectacle, jouet d'un jeu qu'il ne comprennent pas :)
Premier constat suite à cette analyse, cette hypothèse : pour une fois, il y a vraiment complémentarité. Les hommes et les femmes sont faits pour se rencontrer, le plaisir de l'un produit celui de l'autre ! La nature est bien faite... jusque là...
Car que se passe t'il après?
Le quotidien fait son entrée... et l'homme ne regardera plus sa femme avec le même désir qu'au premier soir, il en regardera d'autres, juste pour le plaisir des yeux peut être, ou bien la femme cherchera à provoquer le désir chez d'autres personnes, petits flirts sans conséquences peut être... pour elle. Mais on est vraiment en train de jouer avec le feu à ce niveau là.
Et malheureusement là aussi il y a complémentarité, et le cercle vertueux se transforme en cercle vicieux rapidement :/ La femme jouera de séduction, et l'homme sera sensible à ce jeu et aux beautés déployées : tous les éléments sont rapidement réunis pour déstabiliser le couple : à se demander si un couple est fait pour durer, du point de vue de la Nature...
mardi 29 juillet 2014
Ego ou eneis
Ego, moi, ou eneis, nous. Je viens de tomber sur un article de Isabelle Padovani, adepte de la communication non violente.
Sa théorie : ne plus nous considérer comme une unité simple, mais composée de plusieurs aspects. Chacun a ressenti ça un jour je pense : un tiraillement intérieure entre plusieurs voix, contradictoires, et aucune qui ne sort réellement du lot. Ce qui crée un brouhaha mental et une forte difficulté à prendre une décision. Nous nous retrouvons perdus au milieu de toutes ces voix. Son approche consiste en fait à ne pas considérer ces voix comme des aspects de notre personnalité, mais à considérer ces voix comme des personnalités à part entière (ou presque). Chaque aspect ayant une personnalité propre, des aspirations et des besoins propre.
Bref, même si l'approche ressemble à une certaine schizophrénie, j'y retrouve bel et bien un aspect de ma faune mentale.
En temps normal, comment ça se passe?
Selon la loi du plus fort : c'est le seul mode de fonctionnement auquel on est habitué. La voie la plus forte, celle qui se fait plus entendre que les autres, l'emporte. Ce qui pose quelques problèmes. Les autres voies sont juste refoulées : elles referont surface lorsqu'elles auront accumulé assez de force et elles détrôneront la précédente, créant des regrets et des remords.
Et dans le cas où aucune n'arrive à prendre le dessus, on restera simplement dans l'indécision : à peine sommes nous sur le point de prendre une décision qu'une autre voix vient de prendre le dessus et nous fait douter, nous transmet d'autres valeurs, un autre jugement.
Ces voix se battent constamment entre elles, ou plutôt constamment contre celle qui est en train de l'emporter. La lutte est sans merci :)
Comment dépasser ce stade?
Il faut commencer par objectiver ces voix, leur reconnaître une existence pour être capable de les accepter, voir de les sortir de soi (la technique va jusqu'à leur donner corps par un objet ou une figurine...). On peut alors les écouter sereinement, une par une, jusqu'au bout. On passe de celui qui est un amas informe de plusieurs composantes hétérogènes, opposées, à celui qui perçoit ces voix, qui est capable de les écouter, de les comprendre, qui est capable d'empathie envers chacune d'elle. Notre définition change : nous devenons celui qui est derrière tout ça, à la fois nous subissons ces voix et à la fois nous les maîtrisons, nous mettons un peu d'ordre. Ceci nous force automatiquement à prendre du recul sur nos sentiments, sur nos aspirations, sur nos voix.
Et surtout, rentrer en communication avec change de ses voix change le mode de communication : nous devenons une sorte de médiateur entre elles. Elles ne s'adressent plus la parole entre elles, elles passent par nous, nous qui sommes capables de les comprendre. Alors qu'entre elles, la communication était impossible : trop différentes l'une de l'autre. La communication tournait à l'agression, au pugilat.
Pour écouter ces voix une par une, le plus simple est de parler à voix haute : l'oralité permet de sortir de la pensée. Dans l'univers des pensées, tout ça trop vite, tout peut se chevaucher, tout le monde parle ensemble. L'oralité nous oblige à nous concentrer sur une voix, et surtout une seule voix à la fois peut parler par notre bouche. Le premier effort est là.
Le second effort consiste à sortir de la logique de domination : le gagnant ne sera pas le plus fort. Le gagnant sera le consensus qu'il est nécessaire de trouver pour satisfaire toutes nos voix, ou au moins toutes nos voix sauf une ou deux : les dernières se rangeront plus facilement derrière cette majorité, comprenant où est l'intérêt général en quelque sorte. De cette manière, exit les sentiments refoulés, et bienvenue à l'harmonie.
Trouver le consens ne serait qu'une question de patience et de créativité... Trouver une solution à un problème inconnu jusqu'alors demande de l'ingéniosité.
Ensuite, il ne restera plus qu' à récolter les fruits de cette démarche : petit à petit nos voix apprendront à mieux cohabiter, à coopérer, collaborer, et globalement nous apprendrons à mieux nous écouter... puis à écouter les autres.
Pas convaincu au commencement de cet article, je le suis de plus en plus, je suis séduit :)... Il ne reste plus qu'à essayer de mettre tout ça en pratique, en essayant d'éviter de passer pour un fou :)
Sa théorie : ne plus nous considérer comme une unité simple, mais composée de plusieurs aspects. Chacun a ressenti ça un jour je pense : un tiraillement intérieure entre plusieurs voix, contradictoires, et aucune qui ne sort réellement du lot. Ce qui crée un brouhaha mental et une forte difficulté à prendre une décision. Nous nous retrouvons perdus au milieu de toutes ces voix. Son approche consiste en fait à ne pas considérer ces voix comme des aspects de notre personnalité, mais à considérer ces voix comme des personnalités à part entière (ou presque). Chaque aspect ayant une personnalité propre, des aspirations et des besoins propre.
Bref, même si l'approche ressemble à une certaine schizophrénie, j'y retrouve bel et bien un aspect de ma faune mentale.
En temps normal, comment ça se passe?
Selon la loi du plus fort : c'est le seul mode de fonctionnement auquel on est habitué. La voie la plus forte, celle qui se fait plus entendre que les autres, l'emporte. Ce qui pose quelques problèmes. Les autres voies sont juste refoulées : elles referont surface lorsqu'elles auront accumulé assez de force et elles détrôneront la précédente, créant des regrets et des remords.
Et dans le cas où aucune n'arrive à prendre le dessus, on restera simplement dans l'indécision : à peine sommes nous sur le point de prendre une décision qu'une autre voix vient de prendre le dessus et nous fait douter, nous transmet d'autres valeurs, un autre jugement.
Ces voix se battent constamment entre elles, ou plutôt constamment contre celle qui est en train de l'emporter. La lutte est sans merci :)
Comment dépasser ce stade?
Il faut commencer par objectiver ces voix, leur reconnaître une existence pour être capable de les accepter, voir de les sortir de soi (la technique va jusqu'à leur donner corps par un objet ou une figurine...). On peut alors les écouter sereinement, une par une, jusqu'au bout. On passe de celui qui est un amas informe de plusieurs composantes hétérogènes, opposées, à celui qui perçoit ces voix, qui est capable de les écouter, de les comprendre, qui est capable d'empathie envers chacune d'elle. Notre définition change : nous devenons celui qui est derrière tout ça, à la fois nous subissons ces voix et à la fois nous les maîtrisons, nous mettons un peu d'ordre. Ceci nous force automatiquement à prendre du recul sur nos sentiments, sur nos aspirations, sur nos voix.
Et surtout, rentrer en communication avec change de ses voix change le mode de communication : nous devenons une sorte de médiateur entre elles. Elles ne s'adressent plus la parole entre elles, elles passent par nous, nous qui sommes capables de les comprendre. Alors qu'entre elles, la communication était impossible : trop différentes l'une de l'autre. La communication tournait à l'agression, au pugilat.
Pour écouter ces voix une par une, le plus simple est de parler à voix haute : l'oralité permet de sortir de la pensée. Dans l'univers des pensées, tout ça trop vite, tout peut se chevaucher, tout le monde parle ensemble. L'oralité nous oblige à nous concentrer sur une voix, et surtout une seule voix à la fois peut parler par notre bouche. Le premier effort est là.
Le second effort consiste à sortir de la logique de domination : le gagnant ne sera pas le plus fort. Le gagnant sera le consensus qu'il est nécessaire de trouver pour satisfaire toutes nos voix, ou au moins toutes nos voix sauf une ou deux : les dernières se rangeront plus facilement derrière cette majorité, comprenant où est l'intérêt général en quelque sorte. De cette manière, exit les sentiments refoulés, et bienvenue à l'harmonie.
Trouver le consens ne serait qu'une question de patience et de créativité... Trouver une solution à un problème inconnu jusqu'alors demande de l'ingéniosité.
Ensuite, il ne restera plus qu' à récolter les fruits de cette démarche : petit à petit nos voix apprendront à mieux cohabiter, à coopérer, collaborer, et globalement nous apprendrons à mieux nous écouter... puis à écouter les autres.
Pas convaincu au commencement de cet article, je le suis de plus en plus, je suis séduit :)... Il ne reste plus qu'à essayer de mettre tout ça en pratique, en essayant d'éviter de passer pour un fou :)
lundi 28 juillet 2014
Le changement...
Petite réflexion amusante tirée d'un livre d'Etienne Klein sur le changement.
Le changement s'oppose à la notion d'identité stable et permanente. Si nous sommes un stable, alors point de changement, et si nous changeons, alors il n'y pas d'identité stable : je suis perpétuellement un autre.
La solution à ce paradoxe qui n'en est pas un est simplement de considérer que le changement n'est pas le remplacement, changer c'est évoluer, changer ce n'est pas cesser d'être soi, c'est être soi autrement.
Propriété amusante découlant de ceci : on ne peut dire d'une chose qu'elle change que dans la mesure où une partie d'elle est stable. Un chose change lorsque qu'une partie d'elle (la majorité?) ne change pas, et d'autres propriétés disparaissent ou apparaissent, ou évoluent infiniment : le changement n'accepte un sujet qu'au travers de la stabilité :)
Rigolo aussi de se dire que parfois on ne se reconnaît même plus, et qu'en parlant de notre passé on arrive à se dire que ce n'était pas nous "je n'étais plus moi-même" : on ne reconnaît même plus ce noyau de personnalité qui assure la stabilité de l'édifice. Mais au final, c'est plus du domaine de la psychologie : déni et refoulement permettent de prendre de la distance pour éviter d'avoir à assumer pleinement les conséquences (au moins psychologiques) de ces actes. Dommage en un sens, car sans cette prise de conscience, pas de culpabilité, et pas non plus d'apprentissage.
Le changement s'oppose à la notion d'identité stable et permanente. Si nous sommes un stable, alors point de changement, et si nous changeons, alors il n'y pas d'identité stable : je suis perpétuellement un autre.
La solution à ce paradoxe qui n'en est pas un est simplement de considérer que le changement n'est pas le remplacement, changer c'est évoluer, changer ce n'est pas cesser d'être soi, c'est être soi autrement.
Propriété amusante découlant de ceci : on ne peut dire d'une chose qu'elle change que dans la mesure où une partie d'elle est stable. Un chose change lorsque qu'une partie d'elle (la majorité?) ne change pas, et d'autres propriétés disparaissent ou apparaissent, ou évoluent infiniment : le changement n'accepte un sujet qu'au travers de la stabilité :)
Rigolo aussi de se dire que parfois on ne se reconnaît même plus, et qu'en parlant de notre passé on arrive à se dire que ce n'était pas nous "je n'étais plus moi-même" : on ne reconnaît même plus ce noyau de personnalité qui assure la stabilité de l'édifice. Mais au final, c'est plus du domaine de la psychologie : déni et refoulement permettent de prendre de la distance pour éviter d'avoir à assumer pleinement les conséquences (au moins psychologiques) de ces actes. Dommage en un sens, car sans cette prise de conscience, pas de culpabilité, et pas non plus d'apprentissage.
dimanche 27 juillet 2014
Lorsque tu fais quelque chose, saches que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l'immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire
Citation de Confucius ce soir, je me foule pas trop :)
Histoire de rappeler une fois de plus toutes les entraves possibles à l'action, qu'elles soient psychologiques ou réelles.
Selon le contexte, on pensera d'abord aux opposants : premier rempart visible de l'action, agir c'est choisir, et d'autres peuvent faire l'autre choix. L'opposition est directe, frontale et brutale. C'est celle qu'on voit en premier, la plus facile à cerner, la plus facile à juguler aussi certainement.
Viennent ensuite les jaloux ou les envieux qui voudraient être à ta place, faire ce que tu fais, voire les orgueilleux, qui pensent être capable de faire mieux. Ceux-là sont peut être plus sournois, mois facilement détectables.
Et enfin, même si on n'y pense pas forcément, il y a les autres, les réactionnaires, ceux qui se contentent de leur confort assuré, ceux qui s'opposent au changement. Le changement a beau être la vie, il fait peur, il bouscule, il fait vaciller, il apporte le doute là ou il y avait certitudes. Cette inertie est comme un gros boulet qu'il faudrait déplacer... la lutte est silencieuse et constante.
Histoire de rappeler une fois de plus toutes les entraves possibles à l'action, qu'elles soient psychologiques ou réelles.
Selon le contexte, on pensera d'abord aux opposants : premier rempart visible de l'action, agir c'est choisir, et d'autres peuvent faire l'autre choix. L'opposition est directe, frontale et brutale. C'est celle qu'on voit en premier, la plus facile à cerner, la plus facile à juguler aussi certainement.
Viennent ensuite les jaloux ou les envieux qui voudraient être à ta place, faire ce que tu fais, voire les orgueilleux, qui pensent être capable de faire mieux. Ceux-là sont peut être plus sournois, mois facilement détectables.
Et enfin, même si on n'y pense pas forcément, il y a les autres, les réactionnaires, ceux qui se contentent de leur confort assuré, ceux qui s'opposent au changement. Le changement a beau être la vie, il fait peur, il bouscule, il fait vaciller, il apporte le doute là ou il y avait certitudes. Cette inertie est comme un gros boulet qu'il faudrait déplacer... la lutte est silencieuse et constante.
jeudi 24 juillet 2014
Ce qui s'exprime dans le langage, nous ne pouvons l'exprimer par le langage
Citation de Wittgenstein ce soir, trouvée au hasard d'un livre.
Petite illustration de l'inconsistance du langage, et au travers lui, de la logique portée par le langage.
Le langage peut créer et manipuler énormément de concepts, sans que nous soyons capable de les définir, voire pire, certains portent en eux les germes d'un paradoxe.
Essayez de définir le néant : l'absence de tout, essayez de le délimiter, de le contenir...
Même chose avec l'origine, l'origine de quoi que ce soit. On peut remonter le cycle des transformations et des causalités, mais l'origine nous échappe sans cesse.
Et quelque part, j'ai envie de mettre tous les concepts abstraits dans cette catégorie : la liberté, la beauté, l'intelligence, l'amour, la paix, le bonheur... On peut en parler, on peut théoriser tout ces termes, parler des causes possibles, des conséquences probables, mais au final, jamais on n'arrive à cerner des près ces concepts.
Sont il au-delà du langage? Le langage nous permet vaguement de nous approcher, d'avoir accès à l'ombre d'eux-mêmes? Nous approchons nous de la vérité grâce à ça?
Ou bien sont ils une émanation du langage? Le langage, devenu une machine à penser incontrôlable aurait il engendrer des petits monstres sans signification, des chimères, sans assise réelle? Nous éloignons nous de la vérité par ce biais?
Impossible de trancher, reste qu'on peut toujours essayer de voir où ça nous mène :)
Certains ont bien essayé d'inventer un autre langage : la tâche semble ardue... et il est peut être même impossible de créer un langage complet et consistant (Gödel si tu m'entends). Peut être vaut il mieux un langage libre et riche, permettant la création de concepts et l'enrichissement des connaissances, même si certains sont voués à l'échec ou ne sont que des illusions.
Petite illustration de l'inconsistance du langage, et au travers lui, de la logique portée par le langage.
Le langage peut créer et manipuler énormément de concepts, sans que nous soyons capable de les définir, voire pire, certains portent en eux les germes d'un paradoxe.
Essayez de définir le néant : l'absence de tout, essayez de le délimiter, de le contenir...
Même chose avec l'origine, l'origine de quoi que ce soit. On peut remonter le cycle des transformations et des causalités, mais l'origine nous échappe sans cesse.
Et quelque part, j'ai envie de mettre tous les concepts abstraits dans cette catégorie : la liberté, la beauté, l'intelligence, l'amour, la paix, le bonheur... On peut en parler, on peut théoriser tout ces termes, parler des causes possibles, des conséquences probables, mais au final, jamais on n'arrive à cerner des près ces concepts.
Sont il au-delà du langage? Le langage nous permet vaguement de nous approcher, d'avoir accès à l'ombre d'eux-mêmes? Nous approchons nous de la vérité grâce à ça?
Ou bien sont ils une émanation du langage? Le langage, devenu une machine à penser incontrôlable aurait il engendrer des petits monstres sans signification, des chimères, sans assise réelle? Nous éloignons nous de la vérité par ce biais?
Impossible de trancher, reste qu'on peut toujours essayer de voir où ça nous mène :)
Certains ont bien essayé d'inventer un autre langage : la tâche semble ardue... et il est peut être même impossible de créer un langage complet et consistant (Gödel si tu m'entends). Peut être vaut il mieux un langage libre et riche, permettant la création de concepts et l'enrichissement des connaissances, même si certains sont voués à l'échec ou ne sont que des illusions.
mardi 22 juillet 2014
Lorsque les choses vont mal...
Plusieurs réactions possibles :
- faire le dos rond, s'enrouler dans sa carapace, et attendre que ça passe. Pas forcément très actif, mais ça peut marcher, ça dépend de la situation.. Mais bon, ce n'est pas mon propos ce soir.
- réagir (après avoir accepté la situation bien sûr :) ).
Et là, il est nécessaire d'avoir conscience d'une choses : lorsque les choses vont mal et qu'on essaye de réagir, elles commencent par empirer, avant de peut être s'améliorer. Mieux vaut être préparé à ce mouvement de balancier naturel avant de tenter une action, sans quoi le découragement risque de venir plus rapidement.
Pourquoi les choses commenceront par empirer?
D'abord parce qu'il y a toujours une inertie : inertie dans le mauvais sens qui feront durer les maux, et inertie résistante au changement, le changement ne se produira pas aussi vite que prévu.
L'impression d'impuissance guette : il faut être patient. La peur de mal faire, de faire les mauvais choix guette aussi : agir, c'est faire des choix.
Agir c'est s'épuiser aussi : il nous restera moins d'énergie pour garder la tête et le moral bien haut.
Et enfin, agir c'est aussi potentiellement se mettre à dos son entourage : ceux qui auraient agi différemment et ceux qui auraient préféré ne rien faire, ne rien changer.
Et on retrouve la paralysie intellectuelle : à réfléchir, on voit davantage les inconvénients de l'action et le courage nécessaire, et on se met à envier les inconscients qui n'anticipent pas tant et sont donc apparemment plus libres... plus libres de se tromper et d'agir. Et c'est bien là où la réflexion ne doit pas s'arrêter, pour ne pas être inhibitrice. Si la réflexion fait apparaître des obstacles plus nombreux, elles doit aussi générer des motivations plus puissantes et plus nombreuses.
Le point de départ devant être la place qu'on se donne, ou qu'on souhaite avoir : spectateur de la vie, et accepter cette passivité, cette union avec tout ce qui arrive ou bien être acteur (et l'envie de l'inconscient qui n'est pas entravé est un bon indice...). Avec la réflexion apparaissent les valeurs : on ne fait plus les choses par instinct, par réflexe, on les fait pour défendre un point de vue, pour défendre une croyance, pour montrer une voie, sa voie, et pour la suivre.
- faire le dos rond, s'enrouler dans sa carapace, et attendre que ça passe. Pas forcément très actif, mais ça peut marcher, ça dépend de la situation.. Mais bon, ce n'est pas mon propos ce soir.
- réagir (après avoir accepté la situation bien sûr :) ).
Et là, il est nécessaire d'avoir conscience d'une choses : lorsque les choses vont mal et qu'on essaye de réagir, elles commencent par empirer, avant de peut être s'améliorer. Mieux vaut être préparé à ce mouvement de balancier naturel avant de tenter une action, sans quoi le découragement risque de venir plus rapidement.
Pourquoi les choses commenceront par empirer?
D'abord parce qu'il y a toujours une inertie : inertie dans le mauvais sens qui feront durer les maux, et inertie résistante au changement, le changement ne se produira pas aussi vite que prévu.
L'impression d'impuissance guette : il faut être patient. La peur de mal faire, de faire les mauvais choix guette aussi : agir, c'est faire des choix.
Agir c'est s'épuiser aussi : il nous restera moins d'énergie pour garder la tête et le moral bien haut.
Et enfin, agir c'est aussi potentiellement se mettre à dos son entourage : ceux qui auraient agi différemment et ceux qui auraient préféré ne rien faire, ne rien changer.
Et on retrouve la paralysie intellectuelle : à réfléchir, on voit davantage les inconvénients de l'action et le courage nécessaire, et on se met à envier les inconscients qui n'anticipent pas tant et sont donc apparemment plus libres... plus libres de se tromper et d'agir. Et c'est bien là où la réflexion ne doit pas s'arrêter, pour ne pas être inhibitrice. Si la réflexion fait apparaître des obstacles plus nombreux, elles doit aussi générer des motivations plus puissantes et plus nombreuses.
Le point de départ devant être la place qu'on se donne, ou qu'on souhaite avoir : spectateur de la vie, et accepter cette passivité, cette union avec tout ce qui arrive ou bien être acteur (et l'envie de l'inconscient qui n'est pas entravé est un bon indice...). Avec la réflexion apparaissent les valeurs : on ne fait plus les choses par instinct, par réflexe, on les fait pour défendre un point de vue, pour défendre une croyance, pour montrer une voie, sa voie, et pour la suivre.
lundi 21 juillet 2014
Le bonheur est comme un parfum. On le porte sur soi pour le faire respirer aux autres.
Petite citation anonyme ce soir.
Délicate, poétique et altruiste :)
Nous rappelle comme le bonheur, la bonne humeur peuvent être contagieux et influencer l'entourage. Le partage doit faire croître le bonheur, et ne pas générer d'envies ou de frustrations.
Voir quelqu'un de souriant a un effet bénéfique sur nous, nous entraîne, et nous fait voir la vie avec le même sourire. Le bonheur peut alors se répandre comme un doux parfum...
Ça, c'était pour le coté positif, et naïf sans doute.
Le coté négatif, c'est en partie la jalousie et l'envie que peuvent susciter la vue du bonheur. Il peut aussi être vu comme un couteau qu'on retourne dans la plaie, nous montrant le contraste de nos vies. Mais bon, on peut toujours tout corrompre en y posant un mauvais regard : il ne faut pas s'y laisser prendre.
L'autre point négatif concerne l'incitation qu'il y a derrière : le bonheur ne doit plus être porter pour soi, mais pour les autres, le bonheur est comme un devoir envers les autres. Et on retombe sur cette obligation d'être parfait, sans défaut, sans faille et sans faiblesse... Ceci nous pousserait presque à porter un masque si besoin, à porter d'autres émotions que celles ressenties réellement. Quitte à porter un masque, autant qu'il soit agréable aux autres, non?
Où se situe le vrai?
Ce qu'on doit aux autres, ce n'est pas le bonheur, c'est une certaine politesse, un certain respect. Certes le bonheur et la bonne humeur sont préférables, mais ceux-ci sont à rechercher pour soi-même, pas pour être mis à disposition des autres. Même si au final, que ce soit en se considérant comme bâtisseur de sa réalité ou comme faisant partie d'un Tout, aider les autres et s'aider soi-même revient au même...
Délicate, poétique et altruiste :)
Nous rappelle comme le bonheur, la bonne humeur peuvent être contagieux et influencer l'entourage. Le partage doit faire croître le bonheur, et ne pas générer d'envies ou de frustrations.
Voir quelqu'un de souriant a un effet bénéfique sur nous, nous entraîne, et nous fait voir la vie avec le même sourire. Le bonheur peut alors se répandre comme un doux parfum...
Ça, c'était pour le coté positif, et naïf sans doute.
Le coté négatif, c'est en partie la jalousie et l'envie que peuvent susciter la vue du bonheur. Il peut aussi être vu comme un couteau qu'on retourne dans la plaie, nous montrant le contraste de nos vies. Mais bon, on peut toujours tout corrompre en y posant un mauvais regard : il ne faut pas s'y laisser prendre.
L'autre point négatif concerne l'incitation qu'il y a derrière : le bonheur ne doit plus être porter pour soi, mais pour les autres, le bonheur est comme un devoir envers les autres. Et on retombe sur cette obligation d'être parfait, sans défaut, sans faille et sans faiblesse... Ceci nous pousserait presque à porter un masque si besoin, à porter d'autres émotions que celles ressenties réellement. Quitte à porter un masque, autant qu'il soit agréable aux autres, non?
Où se situe le vrai?
Ce qu'on doit aux autres, ce n'est pas le bonheur, c'est une certaine politesse, un certain respect. Certes le bonheur et la bonne humeur sont préférables, mais ceux-ci sont à rechercher pour soi-même, pas pour être mis à disposition des autres. Même si au final, que ce soit en se considérant comme bâtisseur de sa réalité ou comme faisant partie d'un Tout, aider les autres et s'aider soi-même revient au même...
jeudi 17 juillet 2014
Il faut rater, s'y remettre, et rater mieux
Citation de Samuel Beckett ce soir.
Empreinte de pessimisme (ou de lucidité?), où seul l'échec nous attend : point de salut, aucun succès à l'horizon. Nous sommes condamner à rater.
Mais heureusement, une pointe d'ironie vient nous sauver et nous montrer cette fatalité sous un autre jour.
L'échec au final n'est plus important, puisqu'il est évident et nécessaire. Seuls restent la manière et le progrès réalisé entre deux ratages. Le raté mieux peut être soit un signe de progrès, soit un signe d'amusement, de mise en scène spectaculaire.
Ce qui est une autre façon de transformer un échec en succès.
Le premier échec est pesant, la mauvaise surprise peut être là,
il faut du courage pour se relever et repartir,
au second échec, la répétition aide à prendre du recul, à relativiser, voire à rire de son inlassable échec, de la situation ou de sa propre mise en scène.
Et à ne considérer que des échecs, on transforme tout en victoire. C'est la magie du langage.
Un peu simpliste peut être, comme tout ce qui est affaire de perception. Le point de vue subjectif adopté donne la valeur aux événements qui n'en n'ont pas intrinsèquement. L'échec n'a de valeur que pour celui qui est attaché au résultat, pas pour celui qui est attaché à l'effort, à la tentative, à l'action et au courage.
Empreinte de pessimisme (ou de lucidité?), où seul l'échec nous attend : point de salut, aucun succès à l'horizon. Nous sommes condamner à rater.
Mais heureusement, une pointe d'ironie vient nous sauver et nous montrer cette fatalité sous un autre jour.
L'échec au final n'est plus important, puisqu'il est évident et nécessaire. Seuls restent la manière et le progrès réalisé entre deux ratages. Le raté mieux peut être soit un signe de progrès, soit un signe d'amusement, de mise en scène spectaculaire.
Ce qui est une autre façon de transformer un échec en succès.
Le premier échec est pesant, la mauvaise surprise peut être là,
il faut du courage pour se relever et repartir,
au second échec, la répétition aide à prendre du recul, à relativiser, voire à rire de son inlassable échec, de la situation ou de sa propre mise en scène.
Et à ne considérer que des échecs, on transforme tout en victoire. C'est la magie du langage.
Un peu simpliste peut être, comme tout ce qui est affaire de perception. Le point de vue subjectif adopté donne la valeur aux événements qui n'en n'ont pas intrinsèquement. L'échec n'a de valeur que pour celui qui est attaché au résultat, pas pour celui qui est attaché à l'effort, à la tentative, à l'action et au courage.
mercredi 16 juillet 2014
Accepter son humanité
Petite synthèse de ce qui précède, pour faire ressortir nos limites humaines, et essayer de tuer notre désir de perfection.
Nous ne pouvons tout comprendre. Quand bien même nous aurions accès à toutes les informations possibles et imaginables, la compréhension nous échapperait. Inutile donc de chercher à tout comprendre, il faut accepter de rester ignorant, incapable d'élucider tous les mystères, y compris ceux qui semblent à notre portée, que ce soit comprendre l'autre ou se comprendre soi-même. L'avidité de compréhension ne mènera qu'à de la frustration (ou à des erreurs).
Nous ne pouvons tout savoir. Il nous est impossible de tout connaître de ce monde, même en nous concentrant sur un périmètre extrêmement restreint, il y aura toujours des détails qui nous échapperont. Nous pouvons cerner les choses dans leur globalité, mais nous ne sommes jamais à l'abri qu'un détail ignoré se révèle être de première importance. Nous pouvons augmenter notre savoir, mais il ne sera jamais total ou absolu.
Nous ne pouvons pas toujours avoir raison. A rapprocher de la compréhension mais à distinguer aussi par l'action ou la déduction. Il ne s'agit pas juste de dire que la compréhension nous est inaccessible mais de dire aussi que notre compréhension peut être erronée : autrement dit, nous avons droit à l'erreur.
Nous ne pouvons tout contrôler. Simple conséquence des limites précédentes, le contrôle total est hors de notre portée, que ce soit un contrôle visant à manipuler le monde qui nous entoure ou à nous en protéger.
Et pourtant, malgré toutes ces limitations, je fais partie de ce monde, je dois y participer, prendre des décisions, agir (le contraire reviendrait à se retirer totalement du monde : pas sur que ce soit possible, étant donné qu'on ne demande pas à exister, mais qu'on existe quand même). Il s'agit donc de ne pas se cacher derrière ces limitations et devenir nihiliste ou a-quoi-bon-iste, ces limites ne sont pas définies (ou leur définition ne nous est pas accessible) : il s'agit donc de les déterminer en tentant de les atteindre pour voir si nous ne les sur-estimions pas, de les dépasser pour voir si nous le les sous-estimions pas. Travail de chaque instant, gagnant sans doute en précision avec le temps.
Le bon côté de la chose consiste à se pardonner lorsque nous avions sous-estimé nos limites : nous avons fait une erreur sans le vouloir, nous ne savions pas alors que nous étions sûr de nous, nous pensions avoir compris.
Illustration avec les sentiments que nous expérimentons sans arrêt : colère, amour, haine, peur, honte...
Difficile de comprendre leur mécanismes d'apparition, que ce soit pour nous ou pour les autres, nous pouvons comprendre certains mécanismes grossiers, mais la finesse nous échappe. Comment s'expliquent les phobies? les coups de foudre?
Difficile parfois de savoir quel sentiment est ressenti, par nous ou pas les autres. Nous sommes complexes et nuancés, parfois un sentiment peut être enfoui, inconscient, latent. On peut essayer de gratter, mais des choses peuvent nous échapper.
Difficile du coup d'obtenir les résultats qu'on attendait : on souhaitait faire plaisir à une personne, et on provoque une réaction inverse, on pensait savoir ce qui nous ferait plaisir et on se rend compte, une fois la chose obtenue, qu'on se trompait.
Difficile de contrôler son environnement pour éviter l'apparition de certains sentiments, et difficile de se contrôler pour empêcher la naissance de ces sentiments : on ne choisit pas ce qu'on aime, ce qui nous fait peur...
Par contre, à nous d'essayer de comprendre davantage, d'essayer de déterminer les différentes émotions ressenties, d'essayer d'orienter ces émotions et enfin d'essayer de contrôler ces sentiments, ou plutôt nos réactions face à ces émotions : se laisse t'on emporter par sa peur ou fait on preuve de courage? Nous laissons nous emporter par la colère, l'amour ou choisissons nous de lui tourner le dos?
L'acceptation est sans doute là donc : accepter ses limites, mais essayer de les déterminer, de les dépasser...
La résignation conduirait à se moquer de tout et à se cacher derrière ces limites.
L'acceptation implique et repose donc sur une reconnaissance de valeurs : tout n'est pas équivalent à rien, un peu n'est pas équivalent à rien. Ces valeurs nous pousseront à chercher le "un peu" qui est accessible, et qui vaut mieux que le "rien du tout"... Sans valeurs, il ne reste en effet rien.
Nous ne pouvons tout comprendre. Quand bien même nous aurions accès à toutes les informations possibles et imaginables, la compréhension nous échapperait. Inutile donc de chercher à tout comprendre, il faut accepter de rester ignorant, incapable d'élucider tous les mystères, y compris ceux qui semblent à notre portée, que ce soit comprendre l'autre ou se comprendre soi-même. L'avidité de compréhension ne mènera qu'à de la frustration (ou à des erreurs).
Nous ne pouvons tout savoir. Il nous est impossible de tout connaître de ce monde, même en nous concentrant sur un périmètre extrêmement restreint, il y aura toujours des détails qui nous échapperont. Nous pouvons cerner les choses dans leur globalité, mais nous ne sommes jamais à l'abri qu'un détail ignoré se révèle être de première importance. Nous pouvons augmenter notre savoir, mais il ne sera jamais total ou absolu.
Nous ne pouvons pas toujours avoir raison. A rapprocher de la compréhension mais à distinguer aussi par l'action ou la déduction. Il ne s'agit pas juste de dire que la compréhension nous est inaccessible mais de dire aussi que notre compréhension peut être erronée : autrement dit, nous avons droit à l'erreur.
Nous ne pouvons tout contrôler. Simple conséquence des limites précédentes, le contrôle total est hors de notre portée, que ce soit un contrôle visant à manipuler le monde qui nous entoure ou à nous en protéger.
Et pourtant, malgré toutes ces limitations, je fais partie de ce monde, je dois y participer, prendre des décisions, agir (le contraire reviendrait à se retirer totalement du monde : pas sur que ce soit possible, étant donné qu'on ne demande pas à exister, mais qu'on existe quand même). Il s'agit donc de ne pas se cacher derrière ces limitations et devenir nihiliste ou a-quoi-bon-iste, ces limites ne sont pas définies (ou leur définition ne nous est pas accessible) : il s'agit donc de les déterminer en tentant de les atteindre pour voir si nous ne les sur-estimions pas, de les dépasser pour voir si nous le les sous-estimions pas. Travail de chaque instant, gagnant sans doute en précision avec le temps.
Le bon côté de la chose consiste à se pardonner lorsque nous avions sous-estimé nos limites : nous avons fait une erreur sans le vouloir, nous ne savions pas alors que nous étions sûr de nous, nous pensions avoir compris.
Illustration avec les sentiments que nous expérimentons sans arrêt : colère, amour, haine, peur, honte...
Difficile de comprendre leur mécanismes d'apparition, que ce soit pour nous ou pour les autres, nous pouvons comprendre certains mécanismes grossiers, mais la finesse nous échappe. Comment s'expliquent les phobies? les coups de foudre?
Difficile parfois de savoir quel sentiment est ressenti, par nous ou pas les autres. Nous sommes complexes et nuancés, parfois un sentiment peut être enfoui, inconscient, latent. On peut essayer de gratter, mais des choses peuvent nous échapper.
Difficile du coup d'obtenir les résultats qu'on attendait : on souhaitait faire plaisir à une personne, et on provoque une réaction inverse, on pensait savoir ce qui nous ferait plaisir et on se rend compte, une fois la chose obtenue, qu'on se trompait.
Difficile de contrôler son environnement pour éviter l'apparition de certains sentiments, et difficile de se contrôler pour empêcher la naissance de ces sentiments : on ne choisit pas ce qu'on aime, ce qui nous fait peur...
Par contre, à nous d'essayer de comprendre davantage, d'essayer de déterminer les différentes émotions ressenties, d'essayer d'orienter ces émotions et enfin d'essayer de contrôler ces sentiments, ou plutôt nos réactions face à ces émotions : se laisse t'on emporter par sa peur ou fait on preuve de courage? Nous laissons nous emporter par la colère, l'amour ou choisissons nous de lui tourner le dos?
L'acceptation est sans doute là donc : accepter ses limites, mais essayer de les déterminer, de les dépasser...
La résignation conduirait à se moquer de tout et à se cacher derrière ces limites.
L'acceptation implique et repose donc sur une reconnaissance de valeurs : tout n'est pas équivalent à rien, un peu n'est pas équivalent à rien. Ces valeurs nous pousseront à chercher le "un peu" qui est accessible, et qui vaut mieux que le "rien du tout"... Sans valeurs, il ne reste en effet rien.
lundi 14 juillet 2014
Éloge de la faiblesse
Suite à une lecture de Nexus (encore lui), petite réflexion sur la faiblesse.
La société veut faire de nous des surhommes, sorte de superman capables d'affronter toutes les situations, de réussir sa vie, ses vies mêmes. La perfection est un devoir, tout comme celui d'être heureux. Cette vision nous pousse à nous endurcir et à ne montrer aucune faiblesse, aucune faille.
La malheur c'est que ceci nous coupe des autres : nous devenons superficiels, à ne montrer qu'une apparence, à chercher à la maîtriser, et à refouler ou garder pour soi tout ce qu'il se passe sous la carapace.
Autre effet pervers de ce mécanisme : nous serons honteux de ce que nous sommes, nous constatant imparfait, nous nous jugerons nous mêmes indignes des autres, croyant qu'ils s'attendent à nous voir parfaits.
Ce mécanisme n'a pas que des mauvais effets : en nous mettant sous la pression constante du regard des autres, en nous poussant à la compétition, à la comparaison, il nous force à nous dépasser, pour sortir du lot., pour offrir le meilleur de nous-mêmes. Mais à coté de ce coté moteur, il a beaucoup de casse.
Le premier pas pour sortir de ce piège est de reconnaître qu'une faiblesse n'est pas un mal. Etre faible, ce n'est pas être mauvais. Tout le monde a des faiblesses, et pourtant ça n'en fait pour autant des gens à éviter, à fuir. Les faiblesses sont mêmes sans doute ce qui nous réunit le plus : le partage d'une faiblesse crée de la compassion, de la solidarité et met en avant la sincérité. Se dévoiler, dévoiler ses faiblesses, c'est le signe qu'on souhaite une relation authentique, profonde et honnête.
Les deux premières faiblesses à admettre sont sans aucun doute les suivantes :
- reconnaître son imperfection : on a le droit à l'erreur. Se tromper est normal. On peut se sentir coupable après une erreur, c'est ce qui nous permettra de progresser.
- reconnaître sa vulnérabilité : nous ne sommes pas invulnérables. Nous pouvons être blessés par les événements, par ce que les autres disent. Une fois sa vulnérabilité acceptée, on accepte aussi par prolongement ses souffrances, on est en mesure de les partager, et ainsi de s'ouvrir à l'autre, de lui tendre la main
Accepter ces faiblesses, c'est les accepter pour soi, et ne pas les cacher aux autres.
Cette acceptation nous pousse aussi à davantage de compassion, à moins que ce ne soit l'inverse, la compassion qui nous permette de nous accepter. L'essentiel étant d'arriver à s'aimer soi-même malgré ses faiblesses (et ses défauts). Plus facile à dire qu'à faire, mais bon, je reste dans la théorie, au moins pour l'instant. Ensuite, il devient simple de projeter toutes ces valeurs sur les autres : accepter les imperfections des autres, ils peuvent faire des erreurs, accepter les vulnérabilités des autres, ils peuvent souffrir, on peut écouter, partager et tenter d'alléger leurs souffrances, et enfin, malgré tout ça, faire preuve de suffisamment de compassion pour être capable de les aimer.
Bon, ça c'était pour la théorie. La pratique est comme toujours plus délicate. Déjà il ne faut pas que la compassion tourne à la complaisance : il ne s'agit pas d'accepter toutes ses erreurs et de ressasser sans cesse ses blessures et ses souffrances. Ne pouvant jamais réellement connaître nos limites, le jeu consiste à les remettre sans cesse en question, en essayant continuellement de les dépasser : si on échoue, on les resserre un peu, et si on les dépasse, on les repousse un peu.
Du coup, reconnaître ses vulnérabilités est assez simple : il s'agit de reconnaître ses souffrances (réelles et potentielles), d'être capable de les exprimer sans sombrer dans la complaisance, en gardant en tête l'espoir de l'allègement de ces souffrances.
Par contre, reconnaître son droit à l'erreur est plus délicat (pour moi en tout cas). En théorie, c'est simple : je suis humain, je ne suis pas Dieu, je peux donc me tromper. En pratique, où mettre la limite? Sur des cas futiles, reconnaître et accepter ses erreurs reste simple : les cas futiles n'exigent pas, par définition, toute notre attention, le défaut d'attention, l'erreur de jugement est donc naturelle. Mais sur les cas vitaux, comment s'octroyer le droit à l'erreur lorsque cette erreur peut entraîner souffrances ou autres conséquences fâcheuses (et comment distinguer les cas futiles des cas vitaux?) ? A t'on le droit d'être inconscient lorsque c'est notre conscience qui nous distingue de l'animal, a t'on le droit de faire preuve de négligence criminelle ?
Malheureusement je n'ai pas la réponse...
La société veut faire de nous des surhommes, sorte de superman capables d'affronter toutes les situations, de réussir sa vie, ses vies mêmes. La perfection est un devoir, tout comme celui d'être heureux. Cette vision nous pousse à nous endurcir et à ne montrer aucune faiblesse, aucune faille.
La malheur c'est que ceci nous coupe des autres : nous devenons superficiels, à ne montrer qu'une apparence, à chercher à la maîtriser, et à refouler ou garder pour soi tout ce qu'il se passe sous la carapace.
Autre effet pervers de ce mécanisme : nous serons honteux de ce que nous sommes, nous constatant imparfait, nous nous jugerons nous mêmes indignes des autres, croyant qu'ils s'attendent à nous voir parfaits.
Ce mécanisme n'a pas que des mauvais effets : en nous mettant sous la pression constante du regard des autres, en nous poussant à la compétition, à la comparaison, il nous force à nous dépasser, pour sortir du lot., pour offrir le meilleur de nous-mêmes. Mais à coté de ce coté moteur, il a beaucoup de casse.
Le premier pas pour sortir de ce piège est de reconnaître qu'une faiblesse n'est pas un mal. Etre faible, ce n'est pas être mauvais. Tout le monde a des faiblesses, et pourtant ça n'en fait pour autant des gens à éviter, à fuir. Les faiblesses sont mêmes sans doute ce qui nous réunit le plus : le partage d'une faiblesse crée de la compassion, de la solidarité et met en avant la sincérité. Se dévoiler, dévoiler ses faiblesses, c'est le signe qu'on souhaite une relation authentique, profonde et honnête.
Les deux premières faiblesses à admettre sont sans aucun doute les suivantes :
- reconnaître son imperfection : on a le droit à l'erreur. Se tromper est normal. On peut se sentir coupable après une erreur, c'est ce qui nous permettra de progresser.
- reconnaître sa vulnérabilité : nous ne sommes pas invulnérables. Nous pouvons être blessés par les événements, par ce que les autres disent. Une fois sa vulnérabilité acceptée, on accepte aussi par prolongement ses souffrances, on est en mesure de les partager, et ainsi de s'ouvrir à l'autre, de lui tendre la main
Accepter ces faiblesses, c'est les accepter pour soi, et ne pas les cacher aux autres.
Cette acceptation nous pousse aussi à davantage de compassion, à moins que ce ne soit l'inverse, la compassion qui nous permette de nous accepter. L'essentiel étant d'arriver à s'aimer soi-même malgré ses faiblesses (et ses défauts). Plus facile à dire qu'à faire, mais bon, je reste dans la théorie, au moins pour l'instant. Ensuite, il devient simple de projeter toutes ces valeurs sur les autres : accepter les imperfections des autres, ils peuvent faire des erreurs, accepter les vulnérabilités des autres, ils peuvent souffrir, on peut écouter, partager et tenter d'alléger leurs souffrances, et enfin, malgré tout ça, faire preuve de suffisamment de compassion pour être capable de les aimer.
Bon, ça c'était pour la théorie. La pratique est comme toujours plus délicate. Déjà il ne faut pas que la compassion tourne à la complaisance : il ne s'agit pas d'accepter toutes ses erreurs et de ressasser sans cesse ses blessures et ses souffrances. Ne pouvant jamais réellement connaître nos limites, le jeu consiste à les remettre sans cesse en question, en essayant continuellement de les dépasser : si on échoue, on les resserre un peu, et si on les dépasse, on les repousse un peu.
Du coup, reconnaître ses vulnérabilités est assez simple : il s'agit de reconnaître ses souffrances (réelles et potentielles), d'être capable de les exprimer sans sombrer dans la complaisance, en gardant en tête l'espoir de l'allègement de ces souffrances.
Par contre, reconnaître son droit à l'erreur est plus délicat (pour moi en tout cas). En théorie, c'est simple : je suis humain, je ne suis pas Dieu, je peux donc me tromper. En pratique, où mettre la limite? Sur des cas futiles, reconnaître et accepter ses erreurs reste simple : les cas futiles n'exigent pas, par définition, toute notre attention, le défaut d'attention, l'erreur de jugement est donc naturelle. Mais sur les cas vitaux, comment s'octroyer le droit à l'erreur lorsque cette erreur peut entraîner souffrances ou autres conséquences fâcheuses (et comment distinguer les cas futiles des cas vitaux?) ? A t'on le droit d'être inconscient lorsque c'est notre conscience qui nous distingue de l'animal, a t'on le droit de faire preuve de négligence criminelle ?
Malheureusement je n'ai pas la réponse...
dimanche 13 juillet 2014
Rêves dominicaux
Premier rêve :
Je croise mon frère et sa femme, ils sont en voiture, on ne fait que se croiser, rapidement. Ils me disent a plus tard, je dois les voir jouer au théâtre.
Arrivent mes parents, on doit aller ensemble au théâtre. Il est au nord de Paris, vers Pigalle ou dans les environs me semble t'il. On sort du métro, on suit mon père qui a l'adresse, on arrive sur une très grande place, on remonte 2 3 numéros pour arriver sur un renfoncement. Mon père nous dit que ça doit être là : on s'avance vers l'entrée. Je sens qu'on va être en retard, ça commence déjà à me stresser un peu.
On entre, avec quelques réserves, le bâtiment est fidèle a son quartier : chaud.
On traverse une succession de salles, très grandes, voire immense, avec à chaque fois quelques personnes (moins de 5) qui dansent sur une petite musique, pas assourdissante, suffisamment éclairées pour bien voir le décor. Les salles et les tenues sont très colorées, il s'en dégage une espèce de parfum de film porno des années 80. On traverse donc les pièces une par une, il y a en a un bon paquet, on ne s'arrête pas, on regarde tout ça du coin de l’œil en passant, même si la surprise est là. Sur l'avant dernier pièce, je m'arrête 2 secondes pour regarder les gens : je n'arrive pas à déterminer (ou à me souvenir) de ce qu'il y a de spécial, mais je reste figé. Quelque chose attire mon attention, même si je ne sais pas quoi...
Puis on avance, on arrive a un bureau, au fond, moins éclairé et là on demande notre chemin : on nous dit qu'on s'est trompé, que le théâtre est ailleurs, qu'il faut faire demi-tour. On nous fait grossièrement un plan, en prolongeant des lignes droites sur une carte : ce n'est pas sur cette place, mais sur une autre a coté... On demande a mon père s'il avait bien vérifié l'adresse, il dit qu'il avait regardé le numéro et qu'il avait vu le numéro précédent sur la porte d'avant et en avait déduit le reste...
Je sais qu'on va être en retard, tellement en retard qu'on va louper tout le spectacle... Ça me dérange... Je me dis que même si on atteint le théâtre, on nous laissera pas entrer dans la salle.
On fait donc demi tour, on retraverse toutes les salles... Sur le chemin, on doit échanger quelques mots avec une autre gérante, ou une bar-woman qui nous informe qu'il y a un reportage télé en cours, ça me fait sourire de me dire que si ça se trouve on va me voir a la télé dans ce lieu étrange. Je me soucie un peu de ma réputation et de ce qu'on va penser.
Le rêve s'arrête sur le chemin du retour.
Second rêve :
Mon frère et un autre homme embarquent sur une machine volante, ils font a peine un millimètre de haut (à noter : je ne reconnais aucune personne dans ce rêve, mais je sens les liens familiaux qui existent...). Ils commencent à se disputer, voire a se battre. Passe par là, sur la machine volante, mon grand-père (que je n'ai jamais connu) et qui dit un truc du genre "tant que ça ne dégénère pas je ne m'en mêle pas"... La bagarre prend de l'ampleur et comme dans les films, ils forment une boule qui roule sur elle-même, et va dans les commandes de l'engin volant, le déséquilibre et entraîne sa chute, dans une espèce de grosse fleur. Un se retrouve collé le long de la tige, plus ou moins... les deux autres se retrouvent plus vers la fleur et le pistil. Ils sont pris dans des sortes de micro cils, ne peuvent plus bouger.
Je fais une taille normale je crois, immense par rapport à eux donc, j'essaye de les dégager de la plante à l'aide d'une feuille de papier, comme on fait pour chasser des insectes parfois, mais je n'arrive pas à les sortir. La plante se met à faire un drôle de bruit, je sens qu'elle souffle !
Quelqu'un me dit que c'est une plante dangereuse (quand on est petit et qu'on est coincé dedans) : elle tue ses occupants, une autre personne me fait passer un flyer en me disant que son oncle (sur le flyer) est spécialisé dans ce genre de sauvetage. Sur le flyer je vois une espèce de vieux barbu sur un vieux coucou, genre machin de Leonard de Vinci. On dirait que le tout est sorti d'un jeu vidéo. Je me demande si c'est sérieux, on me dit que oui.
Je sens qu'on est pressé par le danger... je vois mon père qui n'est pas pressé pour appeler du secours, il prend son temps, fait d'autres choses, ça m'énerve, je ne le comprends pas, je l'engueule sans trop de méchanceté, même si je boue à l'intérieur... Je rentre à la maison avec la ferme intention d'appeler rapidement les secours, je croise ma mère et lui explique la situation très rapidement en lui disant surtout que je suis pressé pour téléphoner, je suis au bord des larmes.. Je vais m'isoler dans le bureau de mon père pour téléphoner.. je trouve deux téléphones : deux antiquités, aucun des deux n'a de touches pour faire le numéro, le premier doit être avec un cadran mais ne doit pas fonctionner, le second marche à impulsions... je me dis que je perds un temps précieux, que je ne vais jamais y arriver. J'enrage. Puis je trouve enfin un téléphone moderne, sans fil, me permettant d'appeler.
Fin du rêve, avant l'appel...
Rêves étranges, comme d'habitude. J'y reconnais quelques éléments de mon réel (la venue prochaine de mon frère et de sa famille, le personnage quasi tiré d'un jeu vidéo...) mais trop peu pour créer un lien, et ne voit pas vraiment de sens caché ou d'explications... Va falloir que j'attende la suite :)
Je croise mon frère et sa femme, ils sont en voiture, on ne fait que se croiser, rapidement. Ils me disent a plus tard, je dois les voir jouer au théâtre.
Arrivent mes parents, on doit aller ensemble au théâtre. Il est au nord de Paris, vers Pigalle ou dans les environs me semble t'il. On sort du métro, on suit mon père qui a l'adresse, on arrive sur une très grande place, on remonte 2 3 numéros pour arriver sur un renfoncement. Mon père nous dit que ça doit être là : on s'avance vers l'entrée. Je sens qu'on va être en retard, ça commence déjà à me stresser un peu.
On entre, avec quelques réserves, le bâtiment est fidèle a son quartier : chaud.
On traverse une succession de salles, très grandes, voire immense, avec à chaque fois quelques personnes (moins de 5) qui dansent sur une petite musique, pas assourdissante, suffisamment éclairées pour bien voir le décor. Les salles et les tenues sont très colorées, il s'en dégage une espèce de parfum de film porno des années 80. On traverse donc les pièces une par une, il y a en a un bon paquet, on ne s'arrête pas, on regarde tout ça du coin de l’œil en passant, même si la surprise est là. Sur l'avant dernier pièce, je m'arrête 2 secondes pour regarder les gens : je n'arrive pas à déterminer (ou à me souvenir) de ce qu'il y a de spécial, mais je reste figé. Quelque chose attire mon attention, même si je ne sais pas quoi...
Puis on avance, on arrive a un bureau, au fond, moins éclairé et là on demande notre chemin : on nous dit qu'on s'est trompé, que le théâtre est ailleurs, qu'il faut faire demi-tour. On nous fait grossièrement un plan, en prolongeant des lignes droites sur une carte : ce n'est pas sur cette place, mais sur une autre a coté... On demande a mon père s'il avait bien vérifié l'adresse, il dit qu'il avait regardé le numéro et qu'il avait vu le numéro précédent sur la porte d'avant et en avait déduit le reste...
Je sais qu'on va être en retard, tellement en retard qu'on va louper tout le spectacle... Ça me dérange... Je me dis que même si on atteint le théâtre, on nous laissera pas entrer dans la salle.
On fait donc demi tour, on retraverse toutes les salles... Sur le chemin, on doit échanger quelques mots avec une autre gérante, ou une bar-woman qui nous informe qu'il y a un reportage télé en cours, ça me fait sourire de me dire que si ça se trouve on va me voir a la télé dans ce lieu étrange. Je me soucie un peu de ma réputation et de ce qu'on va penser.
Le rêve s'arrête sur le chemin du retour.
Second rêve :
Mon frère et un autre homme embarquent sur une machine volante, ils font a peine un millimètre de haut (à noter : je ne reconnais aucune personne dans ce rêve, mais je sens les liens familiaux qui existent...). Ils commencent à se disputer, voire a se battre. Passe par là, sur la machine volante, mon grand-père (que je n'ai jamais connu) et qui dit un truc du genre "tant que ça ne dégénère pas je ne m'en mêle pas"... La bagarre prend de l'ampleur et comme dans les films, ils forment une boule qui roule sur elle-même, et va dans les commandes de l'engin volant, le déséquilibre et entraîne sa chute, dans une espèce de grosse fleur. Un se retrouve collé le long de la tige, plus ou moins... les deux autres se retrouvent plus vers la fleur et le pistil. Ils sont pris dans des sortes de micro cils, ne peuvent plus bouger.
Je fais une taille normale je crois, immense par rapport à eux donc, j'essaye de les dégager de la plante à l'aide d'une feuille de papier, comme on fait pour chasser des insectes parfois, mais je n'arrive pas à les sortir. La plante se met à faire un drôle de bruit, je sens qu'elle souffle !
Quelqu'un me dit que c'est une plante dangereuse (quand on est petit et qu'on est coincé dedans) : elle tue ses occupants, une autre personne me fait passer un flyer en me disant que son oncle (sur le flyer) est spécialisé dans ce genre de sauvetage. Sur le flyer je vois une espèce de vieux barbu sur un vieux coucou, genre machin de Leonard de Vinci. On dirait que le tout est sorti d'un jeu vidéo. Je me demande si c'est sérieux, on me dit que oui.
Je sens qu'on est pressé par le danger... je vois mon père qui n'est pas pressé pour appeler du secours, il prend son temps, fait d'autres choses, ça m'énerve, je ne le comprends pas, je l'engueule sans trop de méchanceté, même si je boue à l'intérieur... Je rentre à la maison avec la ferme intention d'appeler rapidement les secours, je croise ma mère et lui explique la situation très rapidement en lui disant surtout que je suis pressé pour téléphoner, je suis au bord des larmes.. Je vais m'isoler dans le bureau de mon père pour téléphoner.. je trouve deux téléphones : deux antiquités, aucun des deux n'a de touches pour faire le numéro, le premier doit être avec un cadran mais ne doit pas fonctionner, le second marche à impulsions... je me dis que je perds un temps précieux, que je ne vais jamais y arriver. J'enrage. Puis je trouve enfin un téléphone moderne, sans fil, me permettant d'appeler.
Fin du rêve, avant l'appel...
Rêves étranges, comme d'habitude. J'y reconnais quelques éléments de mon réel (la venue prochaine de mon frère et de sa famille, le personnage quasi tiré d'un jeu vidéo...) mais trop peu pour créer un lien, et ne voit pas vraiment de sens caché ou d'explications... Va falloir que j'attende la suite :)
samedi 12 juillet 2014
Acceptation ou résignation?
J'ai du mal avec cette notion d'acceptation, autant la creuser...
Commençons par ce que ce n'est pas : face à la résignation et à l'acceptation il y a le déni. Le refus pur et simple d'une certaine réalité, le mental se construit un autre monde. On refuse de croire à la réalité, on conteste, voire on refuse la discussion.
Au-delà de ce déni peuvent apparaître la résignation et l'acceptation.
La résignation, c'est constater la réalité, constater son impuissance face à cette réalité, et du coup abandonner un espoir de changement. La résignation accepte le passé, le présent, et prolonge cet état sur le futur. C'est constater que la partie est perdue, et que rien ne changera ceci.
L'acceptation est légèrement différente : elle est plus ouverte sur le future, et du coup, davantage porteuse d'espoir. L'acceptation consiste aussi à constater la réalité et son impuissance sur le passé, immuable. Par contre, elle ne ferme pas la porte au changement : c'est constater qu'une partie est perdue, mais qu'il y en a d'autres à venir, c'est prendre en compte ces nouveaux éléments, et les intégrer d'une manière neutre dans son raisonnement, dans sa manière d'être.
L'acceptation consiste donc à être capable de se tourner vers l'avenir, et surtout à se libérer du passé, de son poids. C'est être capable de tirer les leçons du passé sans être rongé par d'éternels regrets et sans plonger dans la nostalgie : intégrer ses expériences passées pour mieux se construire au présent et au futur.
Quelque part, on retrouve simplement quelques étapes du deuil : le refus, la résignation (et la dépression qui l'accompagne) puis l'acceptation. Dans les bons cas il s'agit donc d'une évolution linéaire positive.
Bon, ça c'était pour les définitions théoriques et simples, voire simplistes : la nuance entre les deux vient essentiellement de la perception qu'on a du passé et de la vision qu'on en retire. Là ou la nuance est faible c'est quand on regarde de plus près, en pratique, car face à certains événements, l'acceptation comme la résignation conduiront à une même passivité. L'acceptation est porteuse d'un certain espoir, mais pas forcément, l'acceptation n'engendre pas forcément une révolte pour provoquer un changement, mais peut se transformer en acceptation passive et stable. Et alors la différence avec la résignation ne sera plus que mentale, et subjective.
Qu'est ce qui pourra provoquer cette distinction subjective?
La compréhension en premier lieu, je pense. Lorsqu'on arrive à comprendre pourquoi les choses arrivent, on les accepte naturellement. Une explication nous permet de tirer les leçons du passé automatiquement, sans faire d'efforts (après, ça reste pareil : soit le resterai dans le regret ou la nostalgie, soit j'intégrerai ces leçons à mon être...). Accepter les choses sans les comprendre est beaucoup plus dur : on peut les constater, mais c'est plus difficile de se les approprier, de les embrasser, de les accompagner, de les intégrer pour s'en resservir par la suite. Cette acceptation aveugle et passive relève de la croyance pour moi : les religieux y arriveront sans doute beaucoup plus facilement.
Tout ceci amène logiquement LA question, le problème à accepter pour permettre une acceptation complète de tout le reste. Il s'agit de son attitude face à nos propres limites : acceptons-nous nos propres limites, le fait que nous ne puissions pas tout comprendre (tout contrôler?), nous résignons-nous, ou bien nous plaçons-nous dans le déni en croyant que notre compréhension n'a pas de limites? J'ajouterai bien une 4ème option, une espèce de déni positif (ou un déni tout court, que je n'ose avouer) : considérer que l'homme est capable de se transcender, de se dépasser. Je me risquerai même à modifier le regard porté sur le déni : il s'agit en fait de rêver, rêve et déni sont la même choses, ils sont tous les deux un refus de la réalité, après ce sont justes les termes positifs et négatifs de ce même concept. Et Dieu sait que les rêveurs sont profitables, voire essentielles parfois en ce monde...
En tout cas, accepter son humanité, ses faiblesses, accepter de ne pas être capable de tout comprendre, permet sans aucun doute d'accepter par la suite des choses sans les comprendre. Et quelque part, ceci est à la base de bien des religions : les voies du seigneur sont impénétrables...
Et même une fois ceci dit et accepté, il reste encore une complexité à lever : la détermination de nos limites. Et tout est là quelque part : une erreur sur nos limites conduit à une acceptation (voire une résignation) faussée. Accepter de ne pas comprendre alors que c'est à notre portée, accepter une fausse leçon du passé, ne pas essayer de changer une situation croyant que c'est impossible.
Conclusion : je retombe sur la sagesse greco-romaine, l'antiquité quoi, pour pouvoir véritablement accepter les choses, il faut commencer par se connaître soi même (Socrate) et avoir la sagesse de distinguer ce qui est en notre pouvoir de changer de ce qui ne l'est pas (Marc Aurèle) : se connaître soi-même ne suffit pas, il faut aussi connaître le monde... Pas évident comme programme :)
Commençons par ce que ce n'est pas : face à la résignation et à l'acceptation il y a le déni. Le refus pur et simple d'une certaine réalité, le mental se construit un autre monde. On refuse de croire à la réalité, on conteste, voire on refuse la discussion.
Au-delà de ce déni peuvent apparaître la résignation et l'acceptation.
La résignation, c'est constater la réalité, constater son impuissance face à cette réalité, et du coup abandonner un espoir de changement. La résignation accepte le passé, le présent, et prolonge cet état sur le futur. C'est constater que la partie est perdue, et que rien ne changera ceci.
L'acceptation est légèrement différente : elle est plus ouverte sur le future, et du coup, davantage porteuse d'espoir. L'acceptation consiste aussi à constater la réalité et son impuissance sur le passé, immuable. Par contre, elle ne ferme pas la porte au changement : c'est constater qu'une partie est perdue, mais qu'il y en a d'autres à venir, c'est prendre en compte ces nouveaux éléments, et les intégrer d'une manière neutre dans son raisonnement, dans sa manière d'être.
L'acceptation consiste donc à être capable de se tourner vers l'avenir, et surtout à se libérer du passé, de son poids. C'est être capable de tirer les leçons du passé sans être rongé par d'éternels regrets et sans plonger dans la nostalgie : intégrer ses expériences passées pour mieux se construire au présent et au futur.
Quelque part, on retrouve simplement quelques étapes du deuil : le refus, la résignation (et la dépression qui l'accompagne) puis l'acceptation. Dans les bons cas il s'agit donc d'une évolution linéaire positive.
Bon, ça c'était pour les définitions théoriques et simples, voire simplistes : la nuance entre les deux vient essentiellement de la perception qu'on a du passé et de la vision qu'on en retire. Là ou la nuance est faible c'est quand on regarde de plus près, en pratique, car face à certains événements, l'acceptation comme la résignation conduiront à une même passivité. L'acceptation est porteuse d'un certain espoir, mais pas forcément, l'acceptation n'engendre pas forcément une révolte pour provoquer un changement, mais peut se transformer en acceptation passive et stable. Et alors la différence avec la résignation ne sera plus que mentale, et subjective.
Qu'est ce qui pourra provoquer cette distinction subjective?
La compréhension en premier lieu, je pense. Lorsqu'on arrive à comprendre pourquoi les choses arrivent, on les accepte naturellement. Une explication nous permet de tirer les leçons du passé automatiquement, sans faire d'efforts (après, ça reste pareil : soit le resterai dans le regret ou la nostalgie, soit j'intégrerai ces leçons à mon être...). Accepter les choses sans les comprendre est beaucoup plus dur : on peut les constater, mais c'est plus difficile de se les approprier, de les embrasser, de les accompagner, de les intégrer pour s'en resservir par la suite. Cette acceptation aveugle et passive relève de la croyance pour moi : les religieux y arriveront sans doute beaucoup plus facilement.
Tout ceci amène logiquement LA question, le problème à accepter pour permettre une acceptation complète de tout le reste. Il s'agit de son attitude face à nos propres limites : acceptons-nous nos propres limites, le fait que nous ne puissions pas tout comprendre (tout contrôler?), nous résignons-nous, ou bien nous plaçons-nous dans le déni en croyant que notre compréhension n'a pas de limites? J'ajouterai bien une 4ème option, une espèce de déni positif (ou un déni tout court, que je n'ose avouer) : considérer que l'homme est capable de se transcender, de se dépasser. Je me risquerai même à modifier le regard porté sur le déni : il s'agit en fait de rêver, rêve et déni sont la même choses, ils sont tous les deux un refus de la réalité, après ce sont justes les termes positifs et négatifs de ce même concept. Et Dieu sait que les rêveurs sont profitables, voire essentielles parfois en ce monde...
En tout cas, accepter son humanité, ses faiblesses, accepter de ne pas être capable de tout comprendre, permet sans aucun doute d'accepter par la suite des choses sans les comprendre. Et quelque part, ceci est à la base de bien des religions : les voies du seigneur sont impénétrables...
Et même une fois ceci dit et accepté, il reste encore une complexité à lever : la détermination de nos limites. Et tout est là quelque part : une erreur sur nos limites conduit à une acceptation (voire une résignation) faussée. Accepter de ne pas comprendre alors que c'est à notre portée, accepter une fausse leçon du passé, ne pas essayer de changer une situation croyant que c'est impossible.
Conclusion : je retombe sur la sagesse greco-romaine, l'antiquité quoi, pour pouvoir véritablement accepter les choses, il faut commencer par se connaître soi même (Socrate) et avoir la sagesse de distinguer ce qui est en notre pouvoir de changer de ce qui ne l'est pas (Marc Aurèle) : se connaître soi-même ne suffit pas, il faut aussi connaître le monde... Pas évident comme programme :)
dimanche 6 juillet 2014
Chantage ou mise en garde?
On croit toujours les mots simples, mais en creusant un tout petit peu, en les confrontant à différentes situations, parfois extrêmes, on se rend compte que les nuances et la complexité sont toujours juste derrière les premières apparences...
Bref, nouvelle petite interrogation entre 2 termes proches : chantage et mise en garde.
La mise en garde est plus simple je pense, commençons par elle. Simple avertissement d'un danger imminent, visant à créer autrui un état d'alerte, voir à lui indiquer les bonnes actions à faire (ou à ne pas faire).
Le chantage, historiquement, devait consister en la simple extorsion de fonds ou d'autres avantages en nature sous la menace de révélations (donc fallait il se sentir coupable de quelque chose) ou de diffamations. Notion intéressante : agir sur le sentiment de culpabilité de l'autre : la crainte de voir sa culpabilité dévoilée aux yeux de tous. Puis l'usage a fait évoluer la définition je pense. La menace a pu devenir pression psychologique, et l'objectif du chantage a pu devenir a peu près n'importe quoi, du moment que c'est pour assouvir la volonté du maître chanteur au détriment de celle de la cible, et la crainte liée à la culpabilité s'est transformée en crainte tout court. Il ne reste donc du chantage qu'une ressemblance à une manipulation, ou plutôt une influence, basée non pas sur la raison ni même sur la force brute, mais sur la crainte, la peur de la cible. Sa crainte de voir arriver un événement indésirable lui fera se plier à la volonté de l'autre. Et on arrive ainsi au chantage affectif, chantage à la rupture, au suicide...
Mais où se rejoignent chantage et mise en garde? Lorsqu'il s'agit de sauvegarder la santé ou le bien être de la cible, on parlera évidemment de mise en garde, lorsqu'au contraire il s'agit d'obtenir quelque chose de la cible contre sa volonté, au profit de celle de l'autre, on parlera davantage de chantage (belle lapalissade). Mais lorsqu'aucun bien être n'est en jeu, lorsqu'il s'agit simplement de deux volontés, de deux ego qui s'opposent? Le bien être de l'un est il préférable à celui de l'autre? Impossible à départager en fait. On peut peut être simplement les départager en faisant appel à d'autres notions : la liberté par exemple. Si mon bien être dépend de l'autre, l'atteinte de mon bien être prive de liberté l'autre si je le souhaite à tout prix : la tentation du chantage est là, pour conserver ce bien être, pour l'assurer, le garantir. Manipulation protectionniste on va dire. Inversement, si je sais que le bien être de l'autre dépend de moi, je suis en position de force, et pareillement, la tentation du chantage est là aussi : manipulation pour obtenir plus, pour accentuer une domination pré-existante.
Quelque part, les manipulation et les chantages commencent là où la discussion s'arrête. Lorsqu'il y a échange de point de vue, qu'on se met à la place de l'autre et qu'on accepte les rapports tels qu'ils sont (et ils ne sont pas nécessairement équilibrés, ce qui peut être dur à accepter, surtout si on a soif d'égalité) sans en abuser, voire sans en user tout court (ce n'est pas parce que je suis plus fort que je dois dominer, ce n'est pas parce que je connais les faiblesses de l'autre que je dois les viser), il n'y a que des mises en garde, honnêtes et sincères. La sincérité change tout et empêche à mon sens de parler de chantage. Qui osera par exemple parler de chantage dans le cadre de la fidélité dans un couple lorsqu'on dit à l'autre qu'on le quitte s'il est infidèle? Là où il n'y a plus de sincérité, il y a bluff, manipulation et ruse... une mise en garde n'est valable que si elle est sincère et n'exprime qu'une réalité profonde : soit sur les événements extérieurs soit sur sa nature humaine, ses principes. L'inverse d'un raisonnement cherchant justice ou vengeance : la recherche de la justice et de l'équilibre peuvent conduire au chantage affectif. La raison, le calcul sont les ennemis de la compassion et du pardon.
Reste malgré tout une exception à la sincérité : lorsque la sincérité vient d'un esprit irraisonné, voire irraisonnable. Deux cas de figure au moins : lorsque l'objet du chantage est disproportionné. Le chantage affectif au suicide en est l'exemple le plus flagrant sans doute : qu'est ce qui fait le poids face à ça? Ou bien lorsque la personne ne se connaît que très peu elle même : que vaut alors sa sincérité si elle se trompe sur elle même, faute de recul, d'expérience, de réflexion? On se rapproche alors des caprices de l'enfance...
Bref, nouvelle petite interrogation entre 2 termes proches : chantage et mise en garde.
La mise en garde est plus simple je pense, commençons par elle. Simple avertissement d'un danger imminent, visant à créer autrui un état d'alerte, voir à lui indiquer les bonnes actions à faire (ou à ne pas faire).
Le chantage, historiquement, devait consister en la simple extorsion de fonds ou d'autres avantages en nature sous la menace de révélations (donc fallait il se sentir coupable de quelque chose) ou de diffamations. Notion intéressante : agir sur le sentiment de culpabilité de l'autre : la crainte de voir sa culpabilité dévoilée aux yeux de tous. Puis l'usage a fait évoluer la définition je pense. La menace a pu devenir pression psychologique, et l'objectif du chantage a pu devenir a peu près n'importe quoi, du moment que c'est pour assouvir la volonté du maître chanteur au détriment de celle de la cible, et la crainte liée à la culpabilité s'est transformée en crainte tout court. Il ne reste donc du chantage qu'une ressemblance à une manipulation, ou plutôt une influence, basée non pas sur la raison ni même sur la force brute, mais sur la crainte, la peur de la cible. Sa crainte de voir arriver un événement indésirable lui fera se plier à la volonté de l'autre. Et on arrive ainsi au chantage affectif, chantage à la rupture, au suicide...
Mais où se rejoignent chantage et mise en garde? Lorsqu'il s'agit de sauvegarder la santé ou le bien être de la cible, on parlera évidemment de mise en garde, lorsqu'au contraire il s'agit d'obtenir quelque chose de la cible contre sa volonté, au profit de celle de l'autre, on parlera davantage de chantage (belle lapalissade). Mais lorsqu'aucun bien être n'est en jeu, lorsqu'il s'agit simplement de deux volontés, de deux ego qui s'opposent? Le bien être de l'un est il préférable à celui de l'autre? Impossible à départager en fait. On peut peut être simplement les départager en faisant appel à d'autres notions : la liberté par exemple. Si mon bien être dépend de l'autre, l'atteinte de mon bien être prive de liberté l'autre si je le souhaite à tout prix : la tentation du chantage est là, pour conserver ce bien être, pour l'assurer, le garantir. Manipulation protectionniste on va dire. Inversement, si je sais que le bien être de l'autre dépend de moi, je suis en position de force, et pareillement, la tentation du chantage est là aussi : manipulation pour obtenir plus, pour accentuer une domination pré-existante.
Quelque part, les manipulation et les chantages commencent là où la discussion s'arrête. Lorsqu'il y a échange de point de vue, qu'on se met à la place de l'autre et qu'on accepte les rapports tels qu'ils sont (et ils ne sont pas nécessairement équilibrés, ce qui peut être dur à accepter, surtout si on a soif d'égalité) sans en abuser, voire sans en user tout court (ce n'est pas parce que je suis plus fort que je dois dominer, ce n'est pas parce que je connais les faiblesses de l'autre que je dois les viser), il n'y a que des mises en garde, honnêtes et sincères. La sincérité change tout et empêche à mon sens de parler de chantage. Qui osera par exemple parler de chantage dans le cadre de la fidélité dans un couple lorsqu'on dit à l'autre qu'on le quitte s'il est infidèle? Là où il n'y a plus de sincérité, il y a bluff, manipulation et ruse... une mise en garde n'est valable que si elle est sincère et n'exprime qu'une réalité profonde : soit sur les événements extérieurs soit sur sa nature humaine, ses principes. L'inverse d'un raisonnement cherchant justice ou vengeance : la recherche de la justice et de l'équilibre peuvent conduire au chantage affectif. La raison, le calcul sont les ennemis de la compassion et du pardon.
Reste malgré tout une exception à la sincérité : lorsque la sincérité vient d'un esprit irraisonné, voire irraisonnable. Deux cas de figure au moins : lorsque l'objet du chantage est disproportionné. Le chantage affectif au suicide en est l'exemple le plus flagrant sans doute : qu'est ce qui fait le poids face à ça? Ou bien lorsque la personne ne se connaît que très peu elle même : que vaut alors sa sincérité si elle se trompe sur elle même, faute de recul, d'expérience, de réflexion? On se rapproche alors des caprices de l'enfance...
lundi 30 juin 2014
On peut dire ce qu'on veut sur les zombies, mais eux au moins ils t'aiment pour ton cerveau et non pour ton physique...
Citation qui m'a fait sourire, en fan de zombie que je suis et en auditeur passif de celles qui se plaignent de ne pas être aimée pour leur cerveau ! Voilà l'homme idéal pour elles :)
Enfin, c'est juste une conséquence de l'éternelle insatisfaction humaine : jamais content de ce qu'on a, on voudrait toujours autre chose, ce qu'on n'a pas... et on en oublie notre chance. Ça s'applique aussi bien à moi qu'aux belles plantes à priori :), mais le sujet du jour c'est les belles plantes.
Petite astuce simple qui pourrait vous changer votre vie : mettez en avant votre cerveau et pas votre apparence. Oui, ça revient à renier (ou à cacher au moins) une partie de sa personne, c'est délicat : mais faut faire un choix. Se présenter tel que l'on est, ou tel que l'on aimerait être aimé. En phase de séduction, généralement on se montre tel qu'on pense être aimé (ce qui est encore autre chose).
Allez, 2 exemples pour voir la différence de traitement :
Je suis un type normal riche et intelligent, je veux draguer des filles : je me balade en Porsche, et j'aspire les gonzesses... et je me plains que les filles n'en veulent qu'à mon argent, et sont superficielles. Du coup, j'arrête de m'afficher en Porsche, et je mise sur ma personnalité, mon caractère... et je me plains que personne ne s'intéresse à moi, de prendre râteau sur râteau...
Je suis une bombe, normale pour le reste, je veux être belle, pour moi ou pour séduire. Je me balade et les mecs me harcèlent... je me plains de ce harcèlement et des mecs lourds qui ne voient qu'un cul et des nichons, et ne voient pas qui se cache derrière. Généralement ça s'arrête là pour les filles, mais soyons fous, imaginons la suite : du coup, je change radicalement mon look... et je cesse d'être le centre d'attention de tous les mecs, et je dois faire le premier pas pour draguer... et je ressors rapidement mes atouts lorsque la cible est ferrée :)
Bon n'étant ni l'un ni l'autre, tout ceci est pure fiction de ma part. Mais il me semble qu'une femme aura plus de mal à modifier le message qu'elle envoie au monde extérieure (sa beauté, son corps faisant plus partie de son être que la richesse de l'homme, y renoncer est sans doute plus dur) et qu'une femme aura plus tendance à se plaindre (normal aussi dans un sens : elles verbalisent plus que les hommes...)
Différence de traitement aussi de la part des autres : le cas extrême du riche gars qui profite de sa situation sera traité de chanceux, celui de la bombe qui profite de ses atouts sera traitée de salope. Dans un cas on glorifie, dans l'autre on culpabilise. Reliquat de notre société patriarcale qui n'est que la conséquence du déséquilibre homme/femme sur la séduction : la femme mène la danse, et l'homme lui en veut... et lui fait payer dès qu'il a une once de pouvoir sur elle.
Bref, l'idéal est quand toutes ces facettes coïncident (ce que je suis, ce pour quoi je veux être aimé, ce pour quoi je pense être aimé -et à la limite ce pour quoi je suis aimé), mais nous ne sommes pas dans un monde idéal, en tout cas la plupart d'entre nous. Il nous reste à choisir... et choisir c'est renoncer, comme toujours :)
Enfin, c'est juste une conséquence de l'éternelle insatisfaction humaine : jamais content de ce qu'on a, on voudrait toujours autre chose, ce qu'on n'a pas... et on en oublie notre chance. Ça s'applique aussi bien à moi qu'aux belles plantes à priori :), mais le sujet du jour c'est les belles plantes.
Petite astuce simple qui pourrait vous changer votre vie : mettez en avant votre cerveau et pas votre apparence. Oui, ça revient à renier (ou à cacher au moins) une partie de sa personne, c'est délicat : mais faut faire un choix. Se présenter tel que l'on est, ou tel que l'on aimerait être aimé. En phase de séduction, généralement on se montre tel qu'on pense être aimé (ce qui est encore autre chose).
Allez, 2 exemples pour voir la différence de traitement :
Je suis un type normal riche et intelligent, je veux draguer des filles : je me balade en Porsche, et j'aspire les gonzesses... et je me plains que les filles n'en veulent qu'à mon argent, et sont superficielles. Du coup, j'arrête de m'afficher en Porsche, et je mise sur ma personnalité, mon caractère... et je me plains que personne ne s'intéresse à moi, de prendre râteau sur râteau...
Je suis une bombe, normale pour le reste, je veux être belle, pour moi ou pour séduire. Je me balade et les mecs me harcèlent... je me plains de ce harcèlement et des mecs lourds qui ne voient qu'un cul et des nichons, et ne voient pas qui se cache derrière. Généralement ça s'arrête là pour les filles, mais soyons fous, imaginons la suite : du coup, je change radicalement mon look... et je cesse d'être le centre d'attention de tous les mecs, et je dois faire le premier pas pour draguer... et je ressors rapidement mes atouts lorsque la cible est ferrée :)
Bon n'étant ni l'un ni l'autre, tout ceci est pure fiction de ma part. Mais il me semble qu'une femme aura plus de mal à modifier le message qu'elle envoie au monde extérieure (sa beauté, son corps faisant plus partie de son être que la richesse de l'homme, y renoncer est sans doute plus dur) et qu'une femme aura plus tendance à se plaindre (normal aussi dans un sens : elles verbalisent plus que les hommes...)
Différence de traitement aussi de la part des autres : le cas extrême du riche gars qui profite de sa situation sera traité de chanceux, celui de la bombe qui profite de ses atouts sera traitée de salope. Dans un cas on glorifie, dans l'autre on culpabilise. Reliquat de notre société patriarcale qui n'est que la conséquence du déséquilibre homme/femme sur la séduction : la femme mène la danse, et l'homme lui en veut... et lui fait payer dès qu'il a une once de pouvoir sur elle.
Bref, l'idéal est quand toutes ces facettes coïncident (ce que je suis, ce pour quoi je veux être aimé, ce pour quoi je pense être aimé -et à la limite ce pour quoi je suis aimé), mais nous ne sommes pas dans un monde idéal, en tout cas la plupart d'entre nous. Il nous reste à choisir... et choisir c'est renoncer, comme toujours :)
dimanche 29 juin 2014
Pourquoi les rêves?
Bon, je ne vais pas tenter d'expliquer les rêves, leur origine ou leur contenu, mais juste essayer de comprendre 2-3 trucs sur leurs mécanismes.
Premières remarques, tirées d'un article : on est toujours enthousiastes à l'idée de raconter un rêve, on ne se fait jamais prier (sans doute encore plus les enfants, moins auto-censurés, plus libres face à la parole, moins inhibés...).
La raison est simple : on ne s'ennuie jamais dans un rêve, un rêve est toujours étrange. Déjà, le fait de rêver est suffisamment étrange et incompris pour créer un intérêt, mais lorsque nous sommes acteurs du rêve, que nous nous reconnaissons dans le rêve, alors l'expérience est particulièrement intense et implicante. Les impressions laissées sont généralement plus fortes que celles expérimentées pendant la veille. La subjectivité y est exacerbée. Il n'y a qu'à voir dans quel état on est parfois au réveil, après un rêve mouvementé, voire un cauchemar...
Pourquoi?
Parce que pendant le rêve, nous sommes à 100% dans ce que nous faisons.
D'un point de vue physique déjà : le phénomène est purement mental, on en oublie notre corps, nous n'avons pas à le gérer, à nous en soucier, et nous ne sommes pas troublés par les signaux qu'il pourrait nous envoyer. Ça doit être comparable à l'hypnose en ce sens je pense...
D'un point de vue mental ensuite : pendant le rêve nous sommes exclusivement dans l'instant présent : le passé et le futur n'ont pas vraiment d'importance, ils n'ont même pas de réalité en fait. Les soucis du quotidien n'existent pas : il n'existe pas de quotidien : aucun risque donc d'être pollué par des pensées intrusives inutiles. Pas de courses à faire, pas de problèmes de boulot, de famille, pas à se soucier du lendemain...etc...
C'est donc un moyen simple de vivre l'expérience du Carpe Diem à fond, d'être à 100% présent à ce qu'on fait. Et on ne peut que constater les bénéfices qu'on peut en retirer, l'intensité des émotions, des sentiments... Cette présence à soi même et au monde est donc à rechercher, c'est peut être ça faire de sa vie un rêve :)
Premières remarques, tirées d'un article : on est toujours enthousiastes à l'idée de raconter un rêve, on ne se fait jamais prier (sans doute encore plus les enfants, moins auto-censurés, plus libres face à la parole, moins inhibés...).
La raison est simple : on ne s'ennuie jamais dans un rêve, un rêve est toujours étrange. Déjà, le fait de rêver est suffisamment étrange et incompris pour créer un intérêt, mais lorsque nous sommes acteurs du rêve, que nous nous reconnaissons dans le rêve, alors l'expérience est particulièrement intense et implicante. Les impressions laissées sont généralement plus fortes que celles expérimentées pendant la veille. La subjectivité y est exacerbée. Il n'y a qu'à voir dans quel état on est parfois au réveil, après un rêve mouvementé, voire un cauchemar...
Pourquoi?
Parce que pendant le rêve, nous sommes à 100% dans ce que nous faisons.
D'un point de vue physique déjà : le phénomène est purement mental, on en oublie notre corps, nous n'avons pas à le gérer, à nous en soucier, et nous ne sommes pas troublés par les signaux qu'il pourrait nous envoyer. Ça doit être comparable à l'hypnose en ce sens je pense...
D'un point de vue mental ensuite : pendant le rêve nous sommes exclusivement dans l'instant présent : le passé et le futur n'ont pas vraiment d'importance, ils n'ont même pas de réalité en fait. Les soucis du quotidien n'existent pas : il n'existe pas de quotidien : aucun risque donc d'être pollué par des pensées intrusives inutiles. Pas de courses à faire, pas de problèmes de boulot, de famille, pas à se soucier du lendemain...etc...
C'est donc un moyen simple de vivre l'expérience du Carpe Diem à fond, d'être à 100% présent à ce qu'on fait. Et on ne peut que constater les bénéfices qu'on peut en retirer, l'intensité des émotions, des sentiments... Cette présence à soi même et au monde est donc à rechercher, c'est peut être ça faire de sa vie un rêve :)
mardi 24 juin 2014
Un cas d'école
Imaginez, vous êtes professeur, vous avez une classe de 30 élèves, allez, disons 40, les classes sont surpeuplés, et vous avez pu de moyens (et je parle pas du directeur et de l'inspection qui donnent des directives incohérentes, voire aberrantes).
Bref, vous voilà à la tête d'une petite classe.
Vous avez :
- 5 surdoués. Tellement bons qu'ils sont en avance sur le programme, il faudrait en faire plus pour bien les occuper et éviter qu'ils se dissipent, voire qu'ils se désintéressent de l'école.
- 5 cancres : à l'opposé, ceux-là ne sont pas doués, la moitié se donne du mal mais n'y arrive pas, l'autre moitié ne cherche qu'à s'amuser et profiter de ces belles années de l'enfance
- 10 élèves juste moyen : juste comme il faut, ni trop bons, ni trop bêtes. Ils font ce qu'on leur demande.
- 10 élève un peu en dessous de la moyenne
- 10 élèves un peu au dessus de la moyenne.
Et parmi ces élèves se cachent
- 2 fayots qui cherchent surtout à vous plaire. Généralement ce sont davantage les surdoués ou les moyens.
- 2 voyous qui terrorisent les autres à la récré : ils font faire leurs devoirs par d'autres et les rackettent. Généralement ils font partie des cancres, ou des moyens.
- 5 tricheurs qui débordent d'ingéniosité pour réussir à avoir de bonnes notes sans trop réviser : ils placent leurs efforts ailleurs. Certains sont tellement bons que vous ne les avez pas identifiés comme tricheur. Ils peuvent être partout : surdoués, moyens, cancres...
- 3 élèves à problèmes : ils pourraient être meilleurs, mais sont victimes d'un mauvais environnement (mauvaises influences, famille absente ou chaotique...)
Maintenant, comment répartissez vous votre temps? Comment gérez vous vos priorités?
Vous vous moquez du contexte et appliquez le problème à la lettre, identique d'une année à l'autre, sans l'adapter à la classe, à la situation? Approche égalitaire en quelque sorte.
Vous vous consacrez davantage sur l'ambiance du travail : cadrage strict des voyous, des cancres et un peu des tricheurs (ils n'embêtent pas grand monde), quitte à perdre un peu les surdoués et à ne rien faire de marquant pour les moyens.
Vous vous concentrez sur les meilleurs : ils tireront peut être la classe vers le haut, en tout cas ils auront progressé grâce à vous sur la voie de l'excellence et seront votre vitrine.
Vous vous consacrez aux moyens : ils représentent la masse, ce sont d'une certaine manière les plus facile à gérer et à faire progresser.
Vous vous concentrez sur le règlement et la discipline : pas de triche, pas de voyous (pas de fayots non plus)
Vous essayez de mettre en place un système d'entraide entre les différents niveaux.
Vous essayez d'aider les plus défavorisés : élèves à problèmes ou cancres...
...etc...
Voilà, vous commencer à saisir une partie de la complexité du problème.
Essayez maintenant en plus de vous mettre à la place d'un parent et voyez comment ça influence votre jugement. quelque soit la catégorie de votre enfant, vous voudrez que le professeur soit aux petits soins pour cette catégorie. L'égoïsme prime toujours, peut être encore plus pour ses enfants que pour soi-même. L'idéologie ou les principes deviennent secondaires.
Et pour finir, transformer la classe en un pays, où la population est plus nombreuses, les interactions infiniment plus nombreuses et complexes, voire chaotiques. Et où l'égoïsme est nécessairement toujours présent.
Vous retrouverez les mêmes principes idéologiques : élitisme contre aide et soutien aux plus défavorisés, discipline contre laxisme, égalitarisme contre traitement au cas par cas. Les moyens sont toujours limités, on ne peut pas être sur tous les fronts et on n'est jamais sûr des effets. Il ne reste que nos convictions et nos principes pour d'abord fixer les objectifs et ensuite choisir les actions qui semblent les plus pertinentes, les plus adaptées.
L'idéologie est au fondement des actions, mais le poids des égoïsme modifie la donne. Quelle que soit l'idéologie, la majorité des parents sera du coté de la majorité des élèves : ni élitiste, ni sociale : on ne favorisera pas l'apparition de génies, pas plus qu'on aidera les plus nécessiteux. La démocratie, tant que le peuple n'a pas atteint un niveau de sagesse lui permettant de prendre un peu de recul, d'être moins égoïste, de ne pas rester sur son cas personnel ne sera que la somme des égoïsme : les idéologies s'effacent rapidement, il n'y aura pas de vision directrice.
Combien sont réellement capables de faire des sacrifices, même minimes, par idéologie, par principe? On retrouve là une forme de don, le don de soi pour participer activement à la construction d'un monde qu'on choisit, qu'on souhaite, qu'on rêve...
Bref, vous voilà à la tête d'une petite classe.
Vous avez :
- 5 surdoués. Tellement bons qu'ils sont en avance sur le programme, il faudrait en faire plus pour bien les occuper et éviter qu'ils se dissipent, voire qu'ils se désintéressent de l'école.
- 5 cancres : à l'opposé, ceux-là ne sont pas doués, la moitié se donne du mal mais n'y arrive pas, l'autre moitié ne cherche qu'à s'amuser et profiter de ces belles années de l'enfance
- 10 élèves juste moyen : juste comme il faut, ni trop bons, ni trop bêtes. Ils font ce qu'on leur demande.
- 10 élève un peu en dessous de la moyenne
- 10 élèves un peu au dessus de la moyenne.
Et parmi ces élèves se cachent
- 2 fayots qui cherchent surtout à vous plaire. Généralement ce sont davantage les surdoués ou les moyens.
- 2 voyous qui terrorisent les autres à la récré : ils font faire leurs devoirs par d'autres et les rackettent. Généralement ils font partie des cancres, ou des moyens.
- 5 tricheurs qui débordent d'ingéniosité pour réussir à avoir de bonnes notes sans trop réviser : ils placent leurs efforts ailleurs. Certains sont tellement bons que vous ne les avez pas identifiés comme tricheur. Ils peuvent être partout : surdoués, moyens, cancres...
- 3 élèves à problèmes : ils pourraient être meilleurs, mais sont victimes d'un mauvais environnement (mauvaises influences, famille absente ou chaotique...)
Maintenant, comment répartissez vous votre temps? Comment gérez vous vos priorités?
Vous vous moquez du contexte et appliquez le problème à la lettre, identique d'une année à l'autre, sans l'adapter à la classe, à la situation? Approche égalitaire en quelque sorte.
Vous vous consacrez davantage sur l'ambiance du travail : cadrage strict des voyous, des cancres et un peu des tricheurs (ils n'embêtent pas grand monde), quitte à perdre un peu les surdoués et à ne rien faire de marquant pour les moyens.
Vous vous concentrez sur les meilleurs : ils tireront peut être la classe vers le haut, en tout cas ils auront progressé grâce à vous sur la voie de l'excellence et seront votre vitrine.
Vous vous consacrez aux moyens : ils représentent la masse, ce sont d'une certaine manière les plus facile à gérer et à faire progresser.
Vous vous concentrez sur le règlement et la discipline : pas de triche, pas de voyous (pas de fayots non plus)
Vous essayez de mettre en place un système d'entraide entre les différents niveaux.
Vous essayez d'aider les plus défavorisés : élèves à problèmes ou cancres...
...etc...
Voilà, vous commencer à saisir une partie de la complexité du problème.
Essayez maintenant en plus de vous mettre à la place d'un parent et voyez comment ça influence votre jugement. quelque soit la catégorie de votre enfant, vous voudrez que le professeur soit aux petits soins pour cette catégorie. L'égoïsme prime toujours, peut être encore plus pour ses enfants que pour soi-même. L'idéologie ou les principes deviennent secondaires.
Et pour finir, transformer la classe en un pays, où la population est plus nombreuses, les interactions infiniment plus nombreuses et complexes, voire chaotiques. Et où l'égoïsme est nécessairement toujours présent.
Vous retrouverez les mêmes principes idéologiques : élitisme contre aide et soutien aux plus défavorisés, discipline contre laxisme, égalitarisme contre traitement au cas par cas. Les moyens sont toujours limités, on ne peut pas être sur tous les fronts et on n'est jamais sûr des effets. Il ne reste que nos convictions et nos principes pour d'abord fixer les objectifs et ensuite choisir les actions qui semblent les plus pertinentes, les plus adaptées.
L'idéologie est au fondement des actions, mais le poids des égoïsme modifie la donne. Quelle que soit l'idéologie, la majorité des parents sera du coté de la majorité des élèves : ni élitiste, ni sociale : on ne favorisera pas l'apparition de génies, pas plus qu'on aidera les plus nécessiteux. La démocratie, tant que le peuple n'a pas atteint un niveau de sagesse lui permettant de prendre un peu de recul, d'être moins égoïste, de ne pas rester sur son cas personnel ne sera que la somme des égoïsme : les idéologies s'effacent rapidement, il n'y aura pas de vision directrice.
Combien sont réellement capables de faire des sacrifices, même minimes, par idéologie, par principe? On retrouve là une forme de don, le don de soi pour participer activement à la construction d'un monde qu'on choisit, qu'on souhaite, qu'on rêve...
lundi 23 juin 2014
Rêve de commando
Ça faisait longtemps tiens !
Petit rêve étrange : on est de nuit, chez mes parents je crois, on est un petit groupe d'amis, peut être avec mon frère, on embarque dans un petit van, un peu serrés, je crois qu'il y a une petite histoire pour savoir qui monte où et comment on se tasse. Le conducteur ne fait pas partie de la bande mais doit être là spécialement pour nous permettre de faire le trajet.
On arrive près d'un bois, et d'un plan d'eau ou d'une rivière.
Et le parcours du combattant commence, on rampe dans l'eau, dans une espèce de tunnel végétal, fait de plantes, de ronces peut être. Les autres son devant, j suis à la traîne il me semble. J'arrive devant un étrange obstacle dans le tunnel : une espèce de longue racine de ronces qui vient vers moi,et s'agite au gré du courant. Elle est suffisamment imposante pour me bloquer le passage, j'hésite de longues minutes à me demander comment franchir cette obstacle : j'ai conscience de perdre trop de temps en réflexion : à me demande même si je ne ferai pas mieux de tenter de percer ce tunnel végétal pour contourner le tout
Surgit de nulle part une fille : longs cheveux roux, voire rouge, elle arrive face à moi, ignorant l'obstacle, s'arrête, me dit quelques mots que j'ai déjà oublié (peut être des conseils pour passer?) et repart derrière moi... elle laisse dans son sillage d'étranges petites bêtes : cafard, punaises ou autres petits parasites du même genre. J'en conclus qu'elle vit dehors, sorte de clocharde ou de nymphe.
Je finis pas avancer et rejoindre le groupe qui m'attend près du fourgon !
Et là je les entends se plaindre en regardant derrière moi "pas encore lui! il a encore du nous suivre", j me retourne en me demandant de qui il peuvent bien parler : je vois un nain, ou plutôt une toute petite personne (sans les traits du nain), enfermé dans une petite prison faite uniquement de barreaux d'argents. en y réfléchissant, il ressemblait davantage à une statuette... Je m'exclame "mais comment a t'il fait pour suivre le parcours, dans l'eau, avec sa cage? j'ai déjà bien galéré moi!?". La réponse me laisse sans voie : "Et encore, t'as rien vu : il est tétraplégique!"
Sur ce, on repart, on reprend la fourgonnette, mais cette fois, on part en marche arrière ! Véhicule spéciale qui a plusieurs vitesses de marche arrière, on fonce à toute blinde, le pilote réussit à prendre tous les virages (ouf!). Je ne sais plus si on arrive à destination ou si on se fait arrêter et contrôler par les flics sur le chemin...
Allez, 2 pour le prix d'un.
Celui-ci fait suite à un autre rêve où je vois (participe?) à une espèce de chorégraphie acrobatique sur une plage avec un ballon. Tous les gestes sont permis, y compris des gestes de volley : la balle vole dans tous les sens, à toute vitesse, les joueurs courent, la balle ne touche pas terre et se termine par un super tir qui finit au fond des filets.
Là c'était l'opposé :) Je fais partie de l'équipe, c'est sûr. On essaye plus ou moins les mêmes figures, mais on n'arrive à rien, la balle touche terre et s'arrête sans arrêt : personne n'arrive à faire ce qu'il veut, mais la balle est renvoyé à chaque fois, comme si l'action se poursuivait. Elle arrive enfin vers moi, trajectoire horizontale rasante, je cours puis plonge dans sa direction, comme dans un dessin animé : je vole à sa rencontre. Sauf que nous ne sommes pas sur le même axe... la balle passe à coté de moi, nous nous croisons sans modifier nos trajectoires...
Petit rêve étrange : on est de nuit, chez mes parents je crois, on est un petit groupe d'amis, peut être avec mon frère, on embarque dans un petit van, un peu serrés, je crois qu'il y a une petite histoire pour savoir qui monte où et comment on se tasse. Le conducteur ne fait pas partie de la bande mais doit être là spécialement pour nous permettre de faire le trajet.
On arrive près d'un bois, et d'un plan d'eau ou d'une rivière.
Et le parcours du combattant commence, on rampe dans l'eau, dans une espèce de tunnel végétal, fait de plantes, de ronces peut être. Les autres son devant, j suis à la traîne il me semble. J'arrive devant un étrange obstacle dans le tunnel : une espèce de longue racine de ronces qui vient vers moi,et s'agite au gré du courant. Elle est suffisamment imposante pour me bloquer le passage, j'hésite de longues minutes à me demander comment franchir cette obstacle : j'ai conscience de perdre trop de temps en réflexion : à me demande même si je ne ferai pas mieux de tenter de percer ce tunnel végétal pour contourner le tout
Surgit de nulle part une fille : longs cheveux roux, voire rouge, elle arrive face à moi, ignorant l'obstacle, s'arrête, me dit quelques mots que j'ai déjà oublié (peut être des conseils pour passer?) et repart derrière moi... elle laisse dans son sillage d'étranges petites bêtes : cafard, punaises ou autres petits parasites du même genre. J'en conclus qu'elle vit dehors, sorte de clocharde ou de nymphe.
Je finis pas avancer et rejoindre le groupe qui m'attend près du fourgon !
Et là je les entends se plaindre en regardant derrière moi "pas encore lui! il a encore du nous suivre", j me retourne en me demandant de qui il peuvent bien parler : je vois un nain, ou plutôt une toute petite personne (sans les traits du nain), enfermé dans une petite prison faite uniquement de barreaux d'argents. en y réfléchissant, il ressemblait davantage à une statuette... Je m'exclame "mais comment a t'il fait pour suivre le parcours, dans l'eau, avec sa cage? j'ai déjà bien galéré moi!?". La réponse me laisse sans voie : "Et encore, t'as rien vu : il est tétraplégique!"
Sur ce, on repart, on reprend la fourgonnette, mais cette fois, on part en marche arrière ! Véhicule spéciale qui a plusieurs vitesses de marche arrière, on fonce à toute blinde, le pilote réussit à prendre tous les virages (ouf!). Je ne sais plus si on arrive à destination ou si on se fait arrêter et contrôler par les flics sur le chemin...
Allez, 2 pour le prix d'un.
Celui-ci fait suite à un autre rêve où je vois (participe?) à une espèce de chorégraphie acrobatique sur une plage avec un ballon. Tous les gestes sont permis, y compris des gestes de volley : la balle vole dans tous les sens, à toute vitesse, les joueurs courent, la balle ne touche pas terre et se termine par un super tir qui finit au fond des filets.
Là c'était l'opposé :) Je fais partie de l'équipe, c'est sûr. On essaye plus ou moins les mêmes figures, mais on n'arrive à rien, la balle touche terre et s'arrête sans arrêt : personne n'arrive à faire ce qu'il veut, mais la balle est renvoyé à chaque fois, comme si l'action se poursuivait. Elle arrive enfin vers moi, trajectoire horizontale rasante, je cours puis plonge dans sa direction, comme dans un dessin animé : je vole à sa rencontre. Sauf que nous ne sommes pas sur le même axe... la balle passe à coté de moi, nous nous croisons sans modifier nos trajectoires...
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