Citation de Christophe Colomb ce soir.
Parfait exemple, voire éloge du lâcher prise : on abandonne l'idée de contrôle, voire même d'objectif, mais on n'abandonne pas l'idée de l'action.
A se fixer des objectifs, on les dépasse rarement, et on est encore plus rarement surpris. Les découvertes et les surprises ne jonchent pas les chemins tracés d'avance : il faut sortir des sentiers battus pour les trouver.
Abandonner l'objectif mais conserver l'énergie et l'action, c'est s'abandonner au mouvement, c'est se mettre au service de quelque chose qui nous dépasse, un moyen de se rapprocher de quelque chose de transcendant. Notre énergie n'est plus au service d'un objectif, mais nous nous mettons au service de l'énergie. On pourrait presque y voir une manière d'honorer un Dieu-Univers, ou simplement la vie.
Étrange paradoxe, on en arrive à sacrifier la vision à long terme, l'objectif, au profit d'une vision et d'une action à court terme : en se plongeant dans l'action sans réflexion aboutie on provoque la chance et les découvertes, on s'expose au dépassement : de soi, des conventions, des attentes... Une manière d'atteindre un objectif plus long terme, sans en avoir l'air, mais en s'en remettant en bonne partie à la chance, ou du moins au hasard, ce qui demande une bonne dose de courage ou d'inconscience, au choix.
Le tout avec cette méthode, c'est de ne pas s'arrêter, et de ne pas faire demi-tour... Ce qui demande une volonté à toute épreuve, n'est pas Christophe Colomb qui veut après tout !
mercredi 1 octobre 2014
mardi 30 septembre 2014
La guerre, c'est la guerre des hommes ; la paix, c'est la guerre des idées
Citation de Victor Hugo ce soir.
Particulièrement en phase avec moi je trouve. Le temps de paix permet un autre genre d'affrontement, et justement quand la raison commence à s'effacer, on en vient à la force, on se déplace sur un autre terrain, où l'on espère avoir plus de chances...
Parce qu'on est en temps de paix, parce qu'on a une certaine confiance en l'autre, parce qu'on a une certaine estime, on peut se permettre de combattre ses idées. Ce combat, s'il ne se résume pas à un écrasement par la force ou la manipulation nécessite d'abord de comprendre l'autre, ses idées. Ce ne sont plus les individus ou les peuples qui s'affrontent, mais bel est bien les idées : nous ne sommes que des jouets entre leurs mains, des outils, des armes. Les idées luttent, et la plus forte l'emporte, la plus vraie... entraînant derrière elle le progrès, et laissant la violence des hommes de côté.
Particulièrement en phase avec moi je trouve. Le temps de paix permet un autre genre d'affrontement, et justement quand la raison commence à s'effacer, on en vient à la force, on se déplace sur un autre terrain, où l'on espère avoir plus de chances...
Parce qu'on est en temps de paix, parce qu'on a une certaine confiance en l'autre, parce qu'on a une certaine estime, on peut se permettre de combattre ses idées. Ce combat, s'il ne se résume pas à un écrasement par la force ou la manipulation nécessite d'abord de comprendre l'autre, ses idées. Ce ne sont plus les individus ou les peuples qui s'affrontent, mais bel est bien les idées : nous ne sommes que des jouets entre leurs mains, des outils, des armes. Les idées luttent, et la plus forte l'emporte, la plus vraie... entraînant derrière elle le progrès, et laissant la violence des hommes de côté.
vendredi 26 septembre 2014
En mon nom !
Allez, ce soir, je remets un peu les pieds dans cette réalité pour participer à la dernière polémique du moment.
Les musulmans de France (et d'ailleurs) devraient ils condamner fermement, plus que les autres, les derniers actes terroristes?
J'entends et lis déjà les craintes de voir stigmatiser encore un peu plus une partie de la population, de voir encore une fois les gentils devoir condamner des actes avec lesquels ils n'ont rien à voir. Après tout, les musulmans de base sont sans doute aussi éloignés de ces barbares que je ne le suis moi-même. Y'a t'il un sens a exprimer une condamnation d'un acte aussi impardonnable?
En arriver là, c'est déjà une quasi-victoire des terroristes. Le climat est tellement délétère qu'une partie de la population en vient
On pourrait même voir au travers de ceci une première victoire des terroristes : créer un climat de haine, de méfiance, créer des tensions et en arriver au point où une partie de la population exige d'une autre qu'elle se soumette à son désir de la voir prendre position sur la place publique, qu'elle condamne, voire qu'elle s'excuse pour des actes qui font l'unanimité dans leur condamnation justement. La stigmatisation est un peu plus poussée, la séparation entre les populations se renforce : c'est le premier pas vers la méfiance, le rejet, puis la haine. Plus les peuples seront séparés, plus les clans se resserreront, plus les gens seront aveuglés. Bref, ce n'est pas la voie idéale.
Mais c'est peut être malgré tout la meilleure voie à suivre. Car le problème ne vient pas de l'évidence de la condamnation de la barbarie, il vient du fait que cette barbarie se réclame de l'islam. La cruauté gratuite, personne ne cherche à s'en désolidariser. Qu'un psychopathe blanc et chrétien commette un massacre ne créera pas de réaction communautaire, personne ne demandera aux chrétiens blancs de condamner le massacre. Mais lorsque la cruauté et la violence sont perpétrés au nom de quelque chose, il est important de montrer son désaccord, de montrer le mensonge, de défendre un peu la Vérité. Sinon, c'est une victoire encore plus grande pour ces barbares : ils détruisent le sens des mots, ils détruisent les valeurs. Et le silence assourdissant qui ne les condamne pas les renforce, les alimente. Laisser un fanatique parler en notre nom, c'est le laisser croire qu'il nous représente, c'est laisser croire à certains esprits faibles qu'il nous représente réellement. Oui, on peut s'insurger contre la bêtise de ces esprits faibles, contre ceux qui sont déjà perdus, suffisamment pour faire des amalgames dangereux, on peut vouloir laisser les fanatiques loin de nous et ne pas s'abaisser à leur répondre mais cette attitude de l'autruche est inconsciente dans cette situation. Les laisser s'accaparer, voler nos idéaux, nos valeurs, c'est leur permettre de les détruire. Le problème ne vient pas de l'ignorant qui fait des amalgames, mais bel et bien du voleur : il ne fait pas se tromper de cible.
Imaginez demain une rencontre extra-terrestre, imaginez maintenant que cette première rencontre se fasse avec un déséquilibré qui massacre l'extra-terrestre, et qu'en plus il leur adresse un message en se faisant passer pour le représentant de l'humanité, en affirmant que tous les humains feront de même à chaque rencontre. Que feriez vous dans cette situation? Vous compteriez sur le bon sens extra-terrestre ou vous vous empresserez de condamner le déséquilibré et tenteriez de rétablir le dialogue vers une situation plus paisible?
Les musulmans de France (et d'ailleurs) devraient ils condamner fermement, plus que les autres, les derniers actes terroristes?
J'entends et lis déjà les craintes de voir stigmatiser encore un peu plus une partie de la population, de voir encore une fois les gentils devoir condamner des actes avec lesquels ils n'ont rien à voir. Après tout, les musulmans de base sont sans doute aussi éloignés de ces barbares que je ne le suis moi-même. Y'a t'il un sens a exprimer une condamnation d'un acte aussi impardonnable?
En arriver là, c'est déjà une quasi-victoire des terroristes. Le climat est tellement délétère qu'une partie de la population en vient
On pourrait même voir au travers de ceci une première victoire des terroristes : créer un climat de haine, de méfiance, créer des tensions et en arriver au point où une partie de la population exige d'une autre qu'elle se soumette à son désir de la voir prendre position sur la place publique, qu'elle condamne, voire qu'elle s'excuse pour des actes qui font l'unanimité dans leur condamnation justement. La stigmatisation est un peu plus poussée, la séparation entre les populations se renforce : c'est le premier pas vers la méfiance, le rejet, puis la haine. Plus les peuples seront séparés, plus les clans se resserreront, plus les gens seront aveuglés. Bref, ce n'est pas la voie idéale.
Mais c'est peut être malgré tout la meilleure voie à suivre. Car le problème ne vient pas de l'évidence de la condamnation de la barbarie, il vient du fait que cette barbarie se réclame de l'islam. La cruauté gratuite, personne ne cherche à s'en désolidariser. Qu'un psychopathe blanc et chrétien commette un massacre ne créera pas de réaction communautaire, personne ne demandera aux chrétiens blancs de condamner le massacre. Mais lorsque la cruauté et la violence sont perpétrés au nom de quelque chose, il est important de montrer son désaccord, de montrer le mensonge, de défendre un peu la Vérité. Sinon, c'est une victoire encore plus grande pour ces barbares : ils détruisent le sens des mots, ils détruisent les valeurs. Et le silence assourdissant qui ne les condamne pas les renforce, les alimente. Laisser un fanatique parler en notre nom, c'est le laisser croire qu'il nous représente, c'est laisser croire à certains esprits faibles qu'il nous représente réellement. Oui, on peut s'insurger contre la bêtise de ces esprits faibles, contre ceux qui sont déjà perdus, suffisamment pour faire des amalgames dangereux, on peut vouloir laisser les fanatiques loin de nous et ne pas s'abaisser à leur répondre mais cette attitude de l'autruche est inconsciente dans cette situation. Les laisser s'accaparer, voler nos idéaux, nos valeurs, c'est leur permettre de les détruire. Le problème ne vient pas de l'ignorant qui fait des amalgames, mais bel et bien du voleur : il ne fait pas se tromper de cible.
Imaginez demain une rencontre extra-terrestre, imaginez maintenant que cette première rencontre se fasse avec un déséquilibré qui massacre l'extra-terrestre, et qu'en plus il leur adresse un message en se faisant passer pour le représentant de l'humanité, en affirmant que tous les humains feront de même à chaque rencontre. Que feriez vous dans cette situation? Vous compteriez sur le bon sens extra-terrestre ou vous vous empresserez de condamner le déséquilibré et tenteriez de rétablir le dialogue vers une situation plus paisible?
mercredi 24 septembre 2014
La meilleure sauce du monde, c'est la faim
Proverbe espagnol ce soir, qu'on retrouve dans Don Quichotte
"La meilleure sauce du monde, c'est la faim; et, comme elle ne manque pas chez les pauvres, ils mangent toujours avec appétit"
Le manque provoque l'envie, l'envie amène l'appétit et de l'appétit naît le plaisir lié à l'assouvissement du besoin. Le monde est simple.
Oui mais il est très dur de s'astreindre volontairement à un manque pour pouvoir savourer sa disparition. C'est tout sauf naturel.
Oui mais l'assouvissement de l'appétit est un plaisir de brute, il répond à une pulsion animale. Le plaisir est là, certes, mais on ne peut pas parler de saveur ou de goût.
Pour dévorer un plat, la faim est la meilleure sauce, mais pas pour le savourer.
Pour jouir simplement, le manque, l'abstinence, l'austérité sont une recette "facile" : y mettre fin suffit , c'est comme interrompre un supplice et ceci provoque immédiatement une immense satisfaction. Mais pour savourer quelque chose, la seule solution consiste à s'entraîner, à s'approprier cette chose, à la saisir, à la comprendre suffisamment pour y voir apparaître des nuances, pour aller au-delà des premières apparences, pour y ajouter son propre univers mental, sa propre imagination et transformer l'expérience physique en expérience personnelle. C'est vrai pour tout : la nourriture, la musique, le sport, la pensée...
Le mode d'apprentissage peut être théorique, centré sur la décortication des mécanismes ou simplement sur l'entraînement, la répétition. Petit à petit, telle une éponge on absorbera les concepts, on les infusera, on les acquerra. Ils feront partie de nous, on les fera siens.
"La meilleure sauce du monde, c'est la faim; et, comme elle ne manque pas chez les pauvres, ils mangent toujours avec appétit"
Le manque provoque l'envie, l'envie amène l'appétit et de l'appétit naît le plaisir lié à l'assouvissement du besoin. Le monde est simple.
Oui mais il est très dur de s'astreindre volontairement à un manque pour pouvoir savourer sa disparition. C'est tout sauf naturel.
Oui mais l'assouvissement de l'appétit est un plaisir de brute, il répond à une pulsion animale. Le plaisir est là, certes, mais on ne peut pas parler de saveur ou de goût.
Pour dévorer un plat, la faim est la meilleure sauce, mais pas pour le savourer.
Pour jouir simplement, le manque, l'abstinence, l'austérité sont une recette "facile" : y mettre fin suffit , c'est comme interrompre un supplice et ceci provoque immédiatement une immense satisfaction. Mais pour savourer quelque chose, la seule solution consiste à s'entraîner, à s'approprier cette chose, à la saisir, à la comprendre suffisamment pour y voir apparaître des nuances, pour aller au-delà des premières apparences, pour y ajouter son propre univers mental, sa propre imagination et transformer l'expérience physique en expérience personnelle. C'est vrai pour tout : la nourriture, la musique, le sport, la pensée...
Le mode d'apprentissage peut être théorique, centré sur la décortication des mécanismes ou simplement sur l'entraînement, la répétition. Petit à petit, telle une éponge on absorbera les concepts, on les infusera, on les acquerra. Ils feront partie de nous, on les fera siens.
mardi 23 septembre 2014
IA : déjà au pouvoir?
Petite réflexion suite à un reportage. En fait, il se pourrait déjà que qu'une IA ait commencé à prendre le pouvoir. Il suffit de penser à la bourse, où l'essentiel des transactions est déjà réalisé par des ordinateurs, où seules quelques rares personnes arrivent encore à suivre ces algorithmes, où les mathématiciens ont pris la place des traditionnels marchands pour mettre au point des produits complexes, s'extrayant de la réalité... Et voilà comment on obtient une économie coupée du réel, échappant à presque tout contrôle.
C'est peut être un peu exagéré de penser qu'une IA commence à tirer les ficelles, mais ça a déjà échappé au cerveau humain, et c'est un sans doute un terrain prédisposé pour voir l'avènement d'une intelligence artificielle, pas forcément avec un but, une volonté et une conscience, mais avec des règles qui ne résultent pas d'une construction humaine, mais qui sont le fruit de déductions en cascades, de logiciels d'analyse et d'apprentissage...
C'est peut être un peu exagéré de penser qu'une IA commence à tirer les ficelles, mais ça a déjà échappé au cerveau humain, et c'est un sans doute un terrain prédisposé pour voir l'avènement d'une intelligence artificielle, pas forcément avec un but, une volonté et une conscience, mais avec des règles qui ne résultent pas d'une construction humaine, mais qui sont le fruit de déductions en cascades, de logiciels d'analyse et d'apprentissage...
lundi 22 septembre 2014
Obliger un ingrat, c'est acheter la haine
Proverbe français que je n'avais jamais entendu jusque là, mais particulièrement efficace, comme d'habitude :) même si derrière l'apparente simplicité de la formule, les rouages sont plus complexes.
Obliger un ingrat, c'est potentiellement acheter la haine de l'ingrat qui n'aimera pas qu'on souligne son ingratitude, qui ne supportera pas d'être redevable, et qui se mettra peut être à éviter celui qui l'a aidé. Et c'est aussi potentiellement acheter sa propre haine : rares sont les gestes gratuits, que même l'ingratitude ne fâche pas.
D'où l'intérêt d'avoir une certaine noblesse dans chacun de ses comportements, c'est le meilleur moyen d'entretenir et de conserver des relations saines et profitables. D'où l'intérêt aussi de choisir ses amis sur ce critère là aussi, au risque de les perdre trop rapidement par la suite, d'être déçu par eux...
La personnalité des amis, leur noblesse, leur grandeur d'âme conditionne toute la relation : d'un côté, le cercle sera vertueux, il sera vicieux de l'autre. Un geste, une aide permettra de renforcer les liens ou se transformera en source de conflit et de haine. L'essentiel n'est ni dans l'action ni dans l'intention, il est encore en amont, dans la nature des hommes.
Obliger un ingrat, c'est potentiellement acheter la haine de l'ingrat qui n'aimera pas qu'on souligne son ingratitude, qui ne supportera pas d'être redevable, et qui se mettra peut être à éviter celui qui l'a aidé. Et c'est aussi potentiellement acheter sa propre haine : rares sont les gestes gratuits, que même l'ingratitude ne fâche pas.
D'où l'intérêt d'avoir une certaine noblesse dans chacun de ses comportements, c'est le meilleur moyen d'entretenir et de conserver des relations saines et profitables. D'où l'intérêt aussi de choisir ses amis sur ce critère là aussi, au risque de les perdre trop rapidement par la suite, d'être déçu par eux...
La personnalité des amis, leur noblesse, leur grandeur d'âme conditionne toute la relation : d'un côté, le cercle sera vertueux, il sera vicieux de l'autre. Un geste, une aide permettra de renforcer les liens ou se transformera en source de conflit et de haine. L'essentiel n'est ni dans l'action ni dans l'intention, il est encore en amont, dans la nature des hommes.
dimanche 21 septembre 2014
Ce n'est pas la possession, mais l'usage de la fortune qui rend heureux ; encore faut il savoir dépenser
Pensée extraite de Don Quichotte, prolongement plus raffiné de notre célèbre "argent qui ne fait pas le bonheur". L'argent ne fait pas le bonheur, accumuler une fortune relève plus d'une tendance psychiatrique, à accumuler le plus de choses possibles, sans utilité, sans autre objet que l'accumulation. Cette absence de sens causera plus de malheur qu'autre chose, elle révélera sa vacuité au final.
L'accumulation pour elle même est un non sens.
L'accumulation pour la sécurité, pour le cas où a un peu plus de sens, mais l'objectif reste limité, et le sentiment d'insécurité, l'angoisse est un puits sans fond hors duquel il faut se hisser si l'on ne veut pas y rester empêtré...
Le moindre objectif, même s'il est totalement égoïste est déjà une amélioration et permettra quelque jouissance. L'hédonisme égoïste apporte son lot de satisfactions. Confort, luxe, divertissements,... tous les symptômes du bonheur seront là, pourra même s'y ajouter une certaine joie, liée au plaisir de profiter de ses possessions, de ses dépenses. Ces dépenses personnelles apporteront à un moment ou à un autre un certain partage, ne serait ce que dans leur sillage. Ce sillage apportera convoitises (qui flatteront l'ego) et joies. Plutôt que d'essayer d'acheter son propre bonheur, petit à petit on sera conduit à favoriser celui de notre entourage. Et c'est sans doute une très bonne recette pour se fabriquer son bonheur à soi, pour le provoquer. Plus on est entouré de gens heureux, plus on sera heureux nous mêmes, il y a un effet entraînant à cela (bon, ça ne veut pas dire qu'il faille abandonner les gens tristes... au contraire, ils ont besoin de plus d'aide) : empathie, solidarité, renforcement des liens sociaux... Mais bon, ceci reste très théorique : l'argent est tellement tabou qu'il est quasi inconcevable d'imaginer un ami demander / prêter de l'argent à un autre autrement qu'en dernier recours. Hors de question donc d'imaginer une aide aussi directe. Il reste cependant les cadeaux, et les occasions ne manquent pas à qui veut les trouver : anniversaire, fêtes, noël, naissances... Le plus dur reste de trouver la bonne idée du cadeau (je crois que si j'avais la possibilité de choisir un don, ce serait celui là :D mais j'en suis bien loin... à l'opposé même)
Reste bien entendu la dépense totalement désintéressée, la charité, la générosité. Mais au final, la charité anonyme est, je pense, à la fois plus difficile à atteindre et rapporte moins de satisfaction. Le suivi est moindre, les retours aussi. Savoir savourer ceci est sans doute réservé à un certain niveau de sagesse, à ceux qui arrivent à se définir sans le regard des autres...
L'accumulation pour elle même est un non sens.
L'accumulation pour la sécurité, pour le cas où a un peu plus de sens, mais l'objectif reste limité, et le sentiment d'insécurité, l'angoisse est un puits sans fond hors duquel il faut se hisser si l'on ne veut pas y rester empêtré...
Le moindre objectif, même s'il est totalement égoïste est déjà une amélioration et permettra quelque jouissance. L'hédonisme égoïste apporte son lot de satisfactions. Confort, luxe, divertissements,... tous les symptômes du bonheur seront là, pourra même s'y ajouter une certaine joie, liée au plaisir de profiter de ses possessions, de ses dépenses. Ces dépenses personnelles apporteront à un moment ou à un autre un certain partage, ne serait ce que dans leur sillage. Ce sillage apportera convoitises (qui flatteront l'ego) et joies. Plutôt que d'essayer d'acheter son propre bonheur, petit à petit on sera conduit à favoriser celui de notre entourage. Et c'est sans doute une très bonne recette pour se fabriquer son bonheur à soi, pour le provoquer. Plus on est entouré de gens heureux, plus on sera heureux nous mêmes, il y a un effet entraînant à cela (bon, ça ne veut pas dire qu'il faille abandonner les gens tristes... au contraire, ils ont besoin de plus d'aide) : empathie, solidarité, renforcement des liens sociaux... Mais bon, ceci reste très théorique : l'argent est tellement tabou qu'il est quasi inconcevable d'imaginer un ami demander / prêter de l'argent à un autre autrement qu'en dernier recours. Hors de question donc d'imaginer une aide aussi directe. Il reste cependant les cadeaux, et les occasions ne manquent pas à qui veut les trouver : anniversaire, fêtes, noël, naissances... Le plus dur reste de trouver la bonne idée du cadeau (je crois que si j'avais la possibilité de choisir un don, ce serait celui là :D mais j'en suis bien loin... à l'opposé même)
Reste bien entendu la dépense totalement désintéressée, la charité, la générosité. Mais au final, la charité anonyme est, je pense, à la fois plus difficile à atteindre et rapporte moins de satisfaction. Le suivi est moindre, les retours aussi. Savoir savourer ceci est sans doute réservé à un certain niveau de sagesse, à ceux qui arrivent à se définir sans le regard des autres...
samedi 20 septembre 2014
Rêve qui s'évapore...
Rigolo ça, réveillé dans le lit, j'avais l'impression de bien me souvenir de mon rêve, j'étais prêt à l'écrire et le décrire en détail... puis je me lève et marche un peu, et voilà que j'ai l'impression que tout a disparu de ma mémoire, évaporé.
Il ne me reste que des bribes...
Je rentre chez moi, d'un pas mal assuré, titubant presque (effet de l'alcool ou d'un choc émotionnel?) : un voisin qui sort me tien la porte pour que j'entre dans le hall d'entrée, je titube un peu arrière, à la recherche de mes clés et de la serrure pour ouvrir la seconde porte, et là j'ai l'impression d'être finalement entré dans une cabine téléphonique. Je me sens bête... mais finalement je crois que c'était bien mon appartement.
Mon chat a disparu, mon frère et moi partons à sa recherche (même si je n'ai pas de chat sur Paris et que mon frère n'est pas sur Paris non plus...). Après quelques recherches infructueuses, mon frère me dit qu'il l'a aperçu dans un quartier, en train de vomir. Je prends donc cette direction, je vois un animal blanc vomir par terre, je m'approche... l'animal vomit de l'eau on dirait... puis je m'aperçois que c'est un chien. Je m'approche quand même car je trouve ça bizarre, je vois plein de poils blancs autour de lui, je vois aussi comme le squelette de l'arrière d'un chat : pattes postérieures et queue dressée. Vision d'horreur, je me dis que le chien a bouffé mon chat et n'a laissé que ça derrière lui ! Puis en m'approchant un peu plus, je me rends compte que ce squelette avec un peu de chair dessus est celui du chien ! Il a du avoir un accident (ou je ne sais quelle maladie) et est très mal en point, il lui manque la moitié de sa chair, mais il se porte presque bien (vu son état).
Je retourne chercher mon frère pour le prévenir de ce que j'ai découvert et lui dire que c'était une fausse piste.
Je reviens à l'endroit du chien, avec mon frère me semble t'il, et là je vois une foule qui s'est massée autour du parking sur lequel se trouve le chien. Tout le monde observe la curiosité du moment. Un jeune m'accoste, un sandwich à la main et m'interpelle en me disant que je vais pas en croire mes yeux. Il lance son sandwich par terre, ce qui fait accourir le chien fantôme : il avale le morceau, il a l'air en forme. Et le sandwich a réapparu dans les mains du jeune homme, à croire qu'il n'avait jeté qu'un morceau... il recommence son petit jeu, et me dit au passage qu'il y a une autre nouvelle incroyable : un apple store s'est installé au coin de la rue, dans la nuit probablement. Je lui réponds que c'est bien... mais j'en n'ai pas grand chose à faire en réalité. Je trouve juste ça bien pour les affaires du quartier, et surprenant de l'avoir installé dans un endroit si calme habituellement...
Voilà, persuadé d'en avoir oublié une partie, qui faisait sans doute la liaison entre les deux histoires. Dommage. Rêve un peu trop farfelu pour se prêter à une pseudo-analyse.
Il ne me reste que des bribes...
Je rentre chez moi, d'un pas mal assuré, titubant presque (effet de l'alcool ou d'un choc émotionnel?) : un voisin qui sort me tien la porte pour que j'entre dans le hall d'entrée, je titube un peu arrière, à la recherche de mes clés et de la serrure pour ouvrir la seconde porte, et là j'ai l'impression d'être finalement entré dans une cabine téléphonique. Je me sens bête... mais finalement je crois que c'était bien mon appartement.
Mon chat a disparu, mon frère et moi partons à sa recherche (même si je n'ai pas de chat sur Paris et que mon frère n'est pas sur Paris non plus...). Après quelques recherches infructueuses, mon frère me dit qu'il l'a aperçu dans un quartier, en train de vomir. Je prends donc cette direction, je vois un animal blanc vomir par terre, je m'approche... l'animal vomit de l'eau on dirait... puis je m'aperçois que c'est un chien. Je m'approche quand même car je trouve ça bizarre, je vois plein de poils blancs autour de lui, je vois aussi comme le squelette de l'arrière d'un chat : pattes postérieures et queue dressée. Vision d'horreur, je me dis que le chien a bouffé mon chat et n'a laissé que ça derrière lui ! Puis en m'approchant un peu plus, je me rends compte que ce squelette avec un peu de chair dessus est celui du chien ! Il a du avoir un accident (ou je ne sais quelle maladie) et est très mal en point, il lui manque la moitié de sa chair, mais il se porte presque bien (vu son état).
Je retourne chercher mon frère pour le prévenir de ce que j'ai découvert et lui dire que c'était une fausse piste.
Je reviens à l'endroit du chien, avec mon frère me semble t'il, et là je vois une foule qui s'est massée autour du parking sur lequel se trouve le chien. Tout le monde observe la curiosité du moment. Un jeune m'accoste, un sandwich à la main et m'interpelle en me disant que je vais pas en croire mes yeux. Il lance son sandwich par terre, ce qui fait accourir le chien fantôme : il avale le morceau, il a l'air en forme. Et le sandwich a réapparu dans les mains du jeune homme, à croire qu'il n'avait jeté qu'un morceau... il recommence son petit jeu, et me dit au passage qu'il y a une autre nouvelle incroyable : un apple store s'est installé au coin de la rue, dans la nuit probablement. Je lui réponds que c'est bien... mais j'en n'ai pas grand chose à faire en réalité. Je trouve juste ça bien pour les affaires du quartier, et surprenant de l'avoir installé dans un endroit si calme habituellement...
Voilà, persuadé d'en avoir oublié une partie, qui faisait sans doute la liaison entre les deux histoires. Dommage. Rêve un peu trop farfelu pour se prêter à une pseudo-analyse.
dimanche 14 septembre 2014
Il n'est pas facile d'abandonner une vie de routine, même quand on la déteste
Petite citation de Steinbeck ce soir, frappante de vérité et de cynisme.
L'homme est capable d'évoluer et de s'adapter à tout, mieux que ça, il s'habitue à tout. Une fois passées les premières surprises, logiquement, en s'accrochant, on finit -généralement- par s'habituer : aux transports, au boulot, aux collègues, à la guerre, à la famine, aux injustices...
C'est une force : ceci nous permet sans doute de survivre, et de conserver un peu d'espoir dans toutes les situations.
Mais comme pour toute chose, il y a le pendant négatif. La force peut se transformer en handicap. Cette capacité à s'habituer peut aussi nous endormir. On perd notre recul et notre capacité à nous indigner, à refuser la situation et à la combattre.
Et pas besoin d'aller dans des situations extrêmes, la vie courante nous offre suffisamment d'exemples s'inscrivant dans la citation de ce soir : boulot stressant, relations toxiques, violence conjugale ou même simplement une relation de couple sans amour... Chaque changement est difficile à cause de notre inertie, de notre peur innée du changement : peut être qu'on nous a trop répété le proverbe "on sait ce qu'on quitte, on ne sait pas ce que l'on trouve après". Mais je pense que c'est plus lié à un besoin fortement ancré en nous, celui de la sécurité. L'habitude nous offre ce sentiment de sécurité : on sait de quoi sera fait le lendemain : les mêmes problèmes, on sait qu'on peut les endurer.
Est ce une forme de lâcheté ? Oui, sans doute, mais elle est motivée par la peur, le manque d'assurance, de confiance en soi.
Comme toujours, difficile de trouver le juste milieux : être capable de s'habituer suffisamment pour endurer les situations difficiles, les échecs tout en conservant cette tension qui nous permet de claquer la porte et de nous extraire de situations détestables et routinières, de ne pas baisser les bras.
Je sais dans quel sens je dois travailler... reste à voir si j'en ai suffisamment envie...
L'homme est capable d'évoluer et de s'adapter à tout, mieux que ça, il s'habitue à tout. Une fois passées les premières surprises, logiquement, en s'accrochant, on finit -généralement- par s'habituer : aux transports, au boulot, aux collègues, à la guerre, à la famine, aux injustices...
C'est une force : ceci nous permet sans doute de survivre, et de conserver un peu d'espoir dans toutes les situations.
Mais comme pour toute chose, il y a le pendant négatif. La force peut se transformer en handicap. Cette capacité à s'habituer peut aussi nous endormir. On perd notre recul et notre capacité à nous indigner, à refuser la situation et à la combattre.
Et pas besoin d'aller dans des situations extrêmes, la vie courante nous offre suffisamment d'exemples s'inscrivant dans la citation de ce soir : boulot stressant, relations toxiques, violence conjugale ou même simplement une relation de couple sans amour... Chaque changement est difficile à cause de notre inertie, de notre peur innée du changement : peut être qu'on nous a trop répété le proverbe "on sait ce qu'on quitte, on ne sait pas ce que l'on trouve après". Mais je pense que c'est plus lié à un besoin fortement ancré en nous, celui de la sécurité. L'habitude nous offre ce sentiment de sécurité : on sait de quoi sera fait le lendemain : les mêmes problèmes, on sait qu'on peut les endurer.
Est ce une forme de lâcheté ? Oui, sans doute, mais elle est motivée par la peur, le manque d'assurance, de confiance en soi.
Comme toujours, difficile de trouver le juste milieux : être capable de s'habituer suffisamment pour endurer les situations difficiles, les échecs tout en conservant cette tension qui nous permet de claquer la porte et de nous extraire de situations détestables et routinières, de ne pas baisser les bras.
Je sais dans quel sens je dois travailler... reste à voir si j'en ai suffisamment envie...
mercredi 10 septembre 2014
Don Quichotte et l'amour
Deux citations pour le prix d'une ce soir, les deux tirées de Don Quichotte de Miguel de Cervantes.
L'amour n'a pas meilleur complice que l'occasion.
On ne peut vaincre l'amour qu'en le fuyant.
L'amour, sentiment tant vanté et recherché, même s'il n'existe aucune méthode à ce jour pour provoquer ce sentiment, s'y entraîner, l'apprivoiser... alors qu'on peut facilement se mettre en conditions pour tester d'autres sentiments : la peur, la tristesse, la joie, la colère... L'amour continue à échapper à tout cadre.
Et sa naissance échappe aussi à tout contrôle. Mais, nous sommes tellement en attente de le rencontrer qu'il ne faut généralement pas grand chose pour faire naître une étincelle (après c'est un autre problème que de savoir si l'étincelle est éphémère ou pas...). Mettez 2 jeunes gens de sexes opposés dans un lieu suffisamment confiné et un premier rapprochement se fera naturellement. Puis de la proximité naîtra l'intimité, puis viendra le désir et le reste en découlera naturellement.
Vous voulez tomber amoureux : vous n'avez qu'à créer et multiplier ces occasions. L'amour est tellement présent (au moins dans nos esprits, dans nos espoirs) qu'il en devient presque palpable. Rajoutez une dose d'hormone ou de sensualité, et vous constaterez qu'au final l'amour (ou son illusion, pour peu qu'il y ait une différence entre les deux) est près à fondre sur nous à chaque coin de rue, à la moindre occasion. Le tout est de savoir si nous sommes disposé à nous laisser emporter par celui-ci ou si nous sommes effrayés.
Et nous arrivons à la seconde citation. L'amour ne peut être vaincu que par la fuite. Cette passion ne peut être contrôlée, une fois entrée en nous elle ne nous quitte plus. Impossible d'échapper à l'obsession, surtout si l'être aimé est à notre portée, sous notre regard. Ni la raison, ni la volonté n'ont d'emprise sur cette passion. On ne peut la calmer que par la fuite : fuite psychologique (divertissement) ou physique (éloignement) -ou en aimant davantage une autre personne, mais c'est une autre histoire. Plus on attend, plus la fuite devient difficile, et plus elle devra être longue pour que les effets s'estompent.
Conclusion : si on veut contrôler quelque chose, ça se joue au début. L'amour étant quasi omniprésent, prêt à bondir, le contrôle se fait principalement par évitement. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, on choisit de qui on ne veut pas tomber amoureux : et on fuira cette personne, pour ne pas créer d'occasions, pour ne pas laisser se créer un rapprochement. Cette fuite précoce sera efficace, et les fois où on baissera notre garde, on risquera de se faire emporter par l'amour (et ce seront sans doute les plus belles histoires, de celles qu'on nous vend dans les contes). Et lorsque nous laisserons tomber nos barrières, nous accepterons le rapprochement, nous aurons fait le premier pas vers l'amour : il fera le reste... dès qu'on rencontrera une personne qui ne fuira pas, et qui aura fait le même pas. L'élu de notre cœur est peut être davantage un élu des circonstances et un élu de notre psychologie : celui qu'on n'aura plus voulu fuir, ou le moment fortuit où on aura décidé d'arrêter de fuir. Bon, tout n'est peut être pas aussi simple, il y a peut être autre chose... mais peut être pas : après tout, nous sommes tous uniques, nous sommes tous digne d'amour, nous pouvons aimer tous nos prochains...
L'amour n'a pas meilleur complice que l'occasion.
On ne peut vaincre l'amour qu'en le fuyant.
L'amour, sentiment tant vanté et recherché, même s'il n'existe aucune méthode à ce jour pour provoquer ce sentiment, s'y entraîner, l'apprivoiser... alors qu'on peut facilement se mettre en conditions pour tester d'autres sentiments : la peur, la tristesse, la joie, la colère... L'amour continue à échapper à tout cadre.
Et sa naissance échappe aussi à tout contrôle. Mais, nous sommes tellement en attente de le rencontrer qu'il ne faut généralement pas grand chose pour faire naître une étincelle (après c'est un autre problème que de savoir si l'étincelle est éphémère ou pas...). Mettez 2 jeunes gens de sexes opposés dans un lieu suffisamment confiné et un premier rapprochement se fera naturellement. Puis de la proximité naîtra l'intimité, puis viendra le désir et le reste en découlera naturellement.
Vous voulez tomber amoureux : vous n'avez qu'à créer et multiplier ces occasions. L'amour est tellement présent (au moins dans nos esprits, dans nos espoirs) qu'il en devient presque palpable. Rajoutez une dose d'hormone ou de sensualité, et vous constaterez qu'au final l'amour (ou son illusion, pour peu qu'il y ait une différence entre les deux) est près à fondre sur nous à chaque coin de rue, à la moindre occasion. Le tout est de savoir si nous sommes disposé à nous laisser emporter par celui-ci ou si nous sommes effrayés.
Et nous arrivons à la seconde citation. L'amour ne peut être vaincu que par la fuite. Cette passion ne peut être contrôlée, une fois entrée en nous elle ne nous quitte plus. Impossible d'échapper à l'obsession, surtout si l'être aimé est à notre portée, sous notre regard. Ni la raison, ni la volonté n'ont d'emprise sur cette passion. On ne peut la calmer que par la fuite : fuite psychologique (divertissement) ou physique (éloignement) -ou en aimant davantage une autre personne, mais c'est une autre histoire. Plus on attend, plus la fuite devient difficile, et plus elle devra être longue pour que les effets s'estompent.
Conclusion : si on veut contrôler quelque chose, ça se joue au début. L'amour étant quasi omniprésent, prêt à bondir, le contrôle se fait principalement par évitement. On ne choisit pas de qui on va tomber amoureux, on choisit de qui on ne veut pas tomber amoureux : et on fuira cette personne, pour ne pas créer d'occasions, pour ne pas laisser se créer un rapprochement. Cette fuite précoce sera efficace, et les fois où on baissera notre garde, on risquera de se faire emporter par l'amour (et ce seront sans doute les plus belles histoires, de celles qu'on nous vend dans les contes). Et lorsque nous laisserons tomber nos barrières, nous accepterons le rapprochement, nous aurons fait le premier pas vers l'amour : il fera le reste... dès qu'on rencontrera une personne qui ne fuira pas, et qui aura fait le même pas. L'élu de notre cœur est peut être davantage un élu des circonstances et un élu de notre psychologie : celui qu'on n'aura plus voulu fuir, ou le moment fortuit où on aura décidé d'arrêter de fuir. Bon, tout n'est peut être pas aussi simple, il y a peut être autre chose... mais peut être pas : après tout, nous sommes tous uniques, nous sommes tous digne d'amour, nous pouvons aimer tous nos prochains...
lundi 8 septembre 2014
On ne peut jamais être neutre. Le silence est une opinion.
Petite citation aujourd'hui, j'ai mon quota à atteindre :)
Petite lapalissade mais souvent oubliée.
Le non-engagement, la non-prise de décision et le silence en résultant sont des opinions. Toutes aussi critiquables que les autres, ni plus ni moins. D'ailleurs, on dit bien un silence qui en dit long :)
La neutralité peut être le désir de ne pas s'impliquer dans un conflit qu'on estime extérieur à nous : si l'on pense que l'on va faire empirer les choses en prenant partie ou en agissant, pourquoi le faire? Si l'on pense que la décision nous rendra responsable, pourquoi se forcer à prendre cette part de responsabilité? La responsabilité et la conscience permettent sans aucun doute d'avancer, d'améliorer le monde, mais nous ne pouvons être responsables de tout, nous ne sommes qu'humains. Nous pouvons même nous offrir le luxe de choisir certaines limites à nos responsabilités (ou à nous en convaincre, mais ça revient presque au même...)
La neutralité n'empêche pas nécessairement une opinion : on peut faire le choix de la taire. Pourquoi ne pas respecter ce choix? Tenter de forcer quelqu'un à révéler son opinion contre sa volonté, c'est déjà vouloir le faire changer d'avis, essayer de le rallier au nôtre. Le silence peut parfois être une pudeur (fausse ou vraie), le tout est donc de savoir quand s'arrêter, quand ne plus insister.
Le problème vient ensuite de l'interprétation qu'on fait de ce silence. Mais au final, un silence prête t'il plus à une libre interprétation qu'un avis exprimé? Lorsque je vois tous les malentendus qui m'entourent, voire les aveuglements, je n'en suis pas persuadé...
Petite lapalissade mais souvent oubliée.
Le non-engagement, la non-prise de décision et le silence en résultant sont des opinions. Toutes aussi critiquables que les autres, ni plus ni moins. D'ailleurs, on dit bien un silence qui en dit long :)
La neutralité peut être le désir de ne pas s'impliquer dans un conflit qu'on estime extérieur à nous : si l'on pense que l'on va faire empirer les choses en prenant partie ou en agissant, pourquoi le faire? Si l'on pense que la décision nous rendra responsable, pourquoi se forcer à prendre cette part de responsabilité? La responsabilité et la conscience permettent sans aucun doute d'avancer, d'améliorer le monde, mais nous ne pouvons être responsables de tout, nous ne sommes qu'humains. Nous pouvons même nous offrir le luxe de choisir certaines limites à nos responsabilités (ou à nous en convaincre, mais ça revient presque au même...)
La neutralité n'empêche pas nécessairement une opinion : on peut faire le choix de la taire. Pourquoi ne pas respecter ce choix? Tenter de forcer quelqu'un à révéler son opinion contre sa volonté, c'est déjà vouloir le faire changer d'avis, essayer de le rallier au nôtre. Le silence peut parfois être une pudeur (fausse ou vraie), le tout est donc de savoir quand s'arrêter, quand ne plus insister.
Le problème vient ensuite de l'interprétation qu'on fait de ce silence. Mais au final, un silence prête t'il plus à une libre interprétation qu'un avis exprimé? Lorsque je vois tous les malentendus qui m'entourent, voire les aveuglements, je n'en suis pas persuadé...
dimanche 7 septembre 2014
Le dilemme du tramway
Trouvé au détour d'un film.
En quoi consiste t'il?
Imaginez un tramway fou qui se dirige vers 3 innocents, il va les faucher, mais selon votre action (ou votre inaction) vous avez la possibilité de le détourner vers une autre personne, toute aussi innocente.
Que faire?
Le point de vue utilitariste donne une réponse immédiate. Mieux vaut sacrifier une personne pour la survie de trois, pour peu qu'elles soient indiscernables. Mais bon, dès qu'on commencera à les discerner, ça créera des problèmes : mettre en balance des vies identiques est chose aisée, on ne fait que jouer avec des chiffres. Commencer à rentrer dans les détails des personnalités, et on ne s'en sortira pas : âge, mérites, famille, qualités morales, voire richesse...
Bref, le choix est facile lorsqu'on ne s'implique pas. Prendre une décision sur des chiffres, ça reste facile.
Corsez un peu le tout en changeant légèrement l'intitulé. Vous ne devez plus vous contenter de décider du chemin du tramway, vous devez pousser l'innocent sur la voie pour faire dérailler / arrêter le tramway. L'implication devient totale, la culpabilité aussi. A partir de là, la culpabilité prend le dessus sur le reste, et on oublie la finalité du geste : sauver 3 autres vies. Du coup, dans cette configuration, la décision commune s'inverse, et on laissera davantage le tramway aller faucher les 3 personnes, ne se sentant pas impliqué (et donc coupable) dans cet accident. On aurait pu l'éviter certes, mais à quel prix? Nous ne sommes personne pour décider de qui doit vivre ou mourir, de qui doit souffrir ou pas. Lorsque nous sommes la cause de tout, et que nous sommes déjà coupable, alors on essayera de minimiser cette culpabilité, et on prendra une décision utilitaire. Dans le cas contraire, on cherchera à fuir les responsabilités d'une certaine manière, pour fuir la culpabilité et y rester étranger. Après tout, le problème ne nous regarde pas : nous ne sommes pas le mécanicien chargé de vérifier les freins, nous ne sommes pas son responsable... Au mieux : on pourra soit parler à l'innocente victime pour voir si elle souhaite se sacrifier, mais nous ne la pousserons pas, voire on se sacrifiera soi-même. Mais je ne pense pas qu'un être normalement constitué fasse autre chose : peut être que ce serait un bon test pour les psychopathes (ou alors j'en suis moi-même un :D).
Bref, l'implication et l'idée de la culpabilité, du remord pousse à l'inaction.
Après, restent des cas extrêmes qui échappent à ce raisonnement, et face auxquels on se sacrifiera plus volontiers : si ce n'est plus 3 personnes à sauver mais 300 000, on se sacrifiera plus facilement, et on sacrifiera sa culpabilité aussi. Quitte à ne plus être capable de vivre avec ce poids sur la conscience après, ceci devient secondaire.
Une autre solution apportée par certains consiste à dire que la situation est biaisée dès le début, et nous met dans une situation de coupable dès le début. Le but serait alors d'essayer de changer la société pour éviter que ces situations se produisent. Ce qui est une fuite un peu plus en amont je trouve... Même si je partage la conclusion, qui prône simplement plus de conscience dans tout ce qu'on fait, pour imaginer à chaque fois les conséquences possibles de nos actes... e éviter ainsi les accidents par négligence.
Autre point rapporté du Net : selon que le dilemme soit posé dans notre langue maternelle ou non, la réponse changerait. Notre langue maternelle permet aux émotions de prendre le dessus, et donc d'anticiper la culpabilité, les remords...etc... alors qu'une autre langue crée de la distance (peut être qu'on se moque davantage de la morts d'étrangers... plus il nous sont éloignés / étrangers, plus c'est facile d'en laisser mourir... y'a qu'à voir les guerres/famines actuelles...) et nous permet donc de résoudre ce dilemme avec plus de froideur, de calcul utilitaire.
L'expérience montrerait aussi que l'homme n'est pas si rationnel que ça, pour ceux qui en douteraient. Les émotions, et même l'anticipation de celles-ci modifient la donne.
Au final, entre la peste et le choléra, on arrive toujours à choisir, mais entre laisser se répandre la peste et inoculer le choléra à quelqu'un, le choix est plus délicat, et nous pousse à une certaine passivité... Est ce cela qu'être un grand homme? Je l'ignore, mais ce sens de la décision est sans doute vitale chez les hommes de pouvoir, qui doivent faire une croix sur une certaine partie de leur humanité pour mieux l'orienter et la préserver chez les autres.
En quoi consiste t'il?
Imaginez un tramway fou qui se dirige vers 3 innocents, il va les faucher, mais selon votre action (ou votre inaction) vous avez la possibilité de le détourner vers une autre personne, toute aussi innocente.
Que faire?
Le point de vue utilitariste donne une réponse immédiate. Mieux vaut sacrifier une personne pour la survie de trois, pour peu qu'elles soient indiscernables. Mais bon, dès qu'on commencera à les discerner, ça créera des problèmes : mettre en balance des vies identiques est chose aisée, on ne fait que jouer avec des chiffres. Commencer à rentrer dans les détails des personnalités, et on ne s'en sortira pas : âge, mérites, famille, qualités morales, voire richesse...
Bref, le choix est facile lorsqu'on ne s'implique pas. Prendre une décision sur des chiffres, ça reste facile.
Corsez un peu le tout en changeant légèrement l'intitulé. Vous ne devez plus vous contenter de décider du chemin du tramway, vous devez pousser l'innocent sur la voie pour faire dérailler / arrêter le tramway. L'implication devient totale, la culpabilité aussi. A partir de là, la culpabilité prend le dessus sur le reste, et on oublie la finalité du geste : sauver 3 autres vies. Du coup, dans cette configuration, la décision commune s'inverse, et on laissera davantage le tramway aller faucher les 3 personnes, ne se sentant pas impliqué (et donc coupable) dans cet accident. On aurait pu l'éviter certes, mais à quel prix? Nous ne sommes personne pour décider de qui doit vivre ou mourir, de qui doit souffrir ou pas. Lorsque nous sommes la cause de tout, et que nous sommes déjà coupable, alors on essayera de minimiser cette culpabilité, et on prendra une décision utilitaire. Dans le cas contraire, on cherchera à fuir les responsabilités d'une certaine manière, pour fuir la culpabilité et y rester étranger. Après tout, le problème ne nous regarde pas : nous ne sommes pas le mécanicien chargé de vérifier les freins, nous ne sommes pas son responsable... Au mieux : on pourra soit parler à l'innocente victime pour voir si elle souhaite se sacrifier, mais nous ne la pousserons pas, voire on se sacrifiera soi-même. Mais je ne pense pas qu'un être normalement constitué fasse autre chose : peut être que ce serait un bon test pour les psychopathes (ou alors j'en suis moi-même un :D).
Bref, l'implication et l'idée de la culpabilité, du remord pousse à l'inaction.
Après, restent des cas extrêmes qui échappent à ce raisonnement, et face auxquels on se sacrifiera plus volontiers : si ce n'est plus 3 personnes à sauver mais 300 000, on se sacrifiera plus facilement, et on sacrifiera sa culpabilité aussi. Quitte à ne plus être capable de vivre avec ce poids sur la conscience après, ceci devient secondaire.
Une autre solution apportée par certains consiste à dire que la situation est biaisée dès le début, et nous met dans une situation de coupable dès le début. Le but serait alors d'essayer de changer la société pour éviter que ces situations se produisent. Ce qui est une fuite un peu plus en amont je trouve... Même si je partage la conclusion, qui prône simplement plus de conscience dans tout ce qu'on fait, pour imaginer à chaque fois les conséquences possibles de nos actes... e éviter ainsi les accidents par négligence.
Autre point rapporté du Net : selon que le dilemme soit posé dans notre langue maternelle ou non, la réponse changerait. Notre langue maternelle permet aux émotions de prendre le dessus, et donc d'anticiper la culpabilité, les remords...etc... alors qu'une autre langue crée de la distance (peut être qu'on se moque davantage de la morts d'étrangers... plus il nous sont éloignés / étrangers, plus c'est facile d'en laisser mourir... y'a qu'à voir les guerres/famines actuelles...) et nous permet donc de résoudre ce dilemme avec plus de froideur, de calcul utilitaire.
L'expérience montrerait aussi que l'homme n'est pas si rationnel que ça, pour ceux qui en douteraient. Les émotions, et même l'anticipation de celles-ci modifient la donne.
Au final, entre la peste et le choléra, on arrive toujours à choisir, mais entre laisser se répandre la peste et inoculer le choléra à quelqu'un, le choix est plus délicat, et nous pousse à une certaine passivité... Est ce cela qu'être un grand homme? Je l'ignore, mais ce sens de la décision est sans doute vitale chez les hommes de pouvoir, qui doivent faire une croix sur une certaine partie de leur humanité pour mieux l'orienter et la préserver chez les autres.
samedi 6 septembre 2014
Où vont les pensées?
Où vont les pensées lorsqu'on les laisse voguer? lorsqu'on a l'esprit libre?
Les pensées intrusives débarquent, celles qui viennent à nous sans y être invitées.
Je pense qu'il y a plusieurs profils, plus ou moins sains ou en tout cas facile à vivre :)
Le Sage : ses pensées seront centrées sur le présent, ses sensations, ses émotions, le tout visant à être présent au monde et à savourer ces instants.
Le Nostalgique : qui peut se décliner de façon plaisante ou douloureuse. La nostalgie peut ramener quelques pensées positives et créer quelques sourires, du bien être. Mais si la nostalgie devient trop contrastée par rapport au présent, c'est l'effet inverse qui se produira.
L'Anticipateur : inverse du nostalgique, ses pensées se tournent naturellement vers le futur. Et tout comme le nostalgique, ceci peut produire des effets opposés : la projection vers un futur à construire, l'anticipation et la préparation de moments joyeux à venir, ou bien la crainte d'un avenir incertain, tournant à l'angoisse.
Le Passionné : Sa passion étant le centre de son esprit, vers lequel il revient sans cesse, et cette passion amène généralement un certain plaisir émotionnel. La passion peut être amoureuse, purement intellectuelle (pour les chercheurs en herbe) ou juste ludique.
Le Ruminant : lui, malheureusement, ne fera que ruminer ses problèmes. Ses pensées pourront virer à l'obsession, voire au TOC.
Bon, ça c'était pour lister les principaux profils qui me viennent à l'esprit, maintenant, en pratique ça donne quoi? Selon le contexte, on s'orientera d'avantage vers tel ou tel profil.
Une passion naissante, une nouvelle activité, et on prendra rapidement le profil du passionné, à se construire à à consolider celle-ci. Un job prenant, et selon la dose de stress et d'angoisse, soit il prendra la place de la passion et sera une source d'énergie, soit il focalisera sur lui les angoisses.
Au final, les pensées se déclinent suivant 2 axes :
- celui du temps : nos pensées sont tournées vers le passé, le présent ou le futur
- celui de l'émotion : nos pensées génèrent soit du plaisir et sont sources d'énergie, soit du stress et dévorent notre énergie, jusqu'à devenir paralysantes.
Autant la position sur l'axes du temps n'a que peu d'importance au final (même s'il vaut mieux se tourner vers le présent et le futur) autant la position sur l'axe des émotions est important : la position sur cet axe influence davantage notre équilibre mental.
Reste maintenant à savoir comment contrôler ou au moins dompter ces pensées libres pour les subir le moins possible et réussir à en tirer le maximum d'énergie, voire de bonheur...
Les pensées intrusives débarquent, celles qui viennent à nous sans y être invitées.
Je pense qu'il y a plusieurs profils, plus ou moins sains ou en tout cas facile à vivre :)
Le Sage : ses pensées seront centrées sur le présent, ses sensations, ses émotions, le tout visant à être présent au monde et à savourer ces instants.
Le Nostalgique : qui peut se décliner de façon plaisante ou douloureuse. La nostalgie peut ramener quelques pensées positives et créer quelques sourires, du bien être. Mais si la nostalgie devient trop contrastée par rapport au présent, c'est l'effet inverse qui se produira.
L'Anticipateur : inverse du nostalgique, ses pensées se tournent naturellement vers le futur. Et tout comme le nostalgique, ceci peut produire des effets opposés : la projection vers un futur à construire, l'anticipation et la préparation de moments joyeux à venir, ou bien la crainte d'un avenir incertain, tournant à l'angoisse.
Le Passionné : Sa passion étant le centre de son esprit, vers lequel il revient sans cesse, et cette passion amène généralement un certain plaisir émotionnel. La passion peut être amoureuse, purement intellectuelle (pour les chercheurs en herbe) ou juste ludique.
Le Ruminant : lui, malheureusement, ne fera que ruminer ses problèmes. Ses pensées pourront virer à l'obsession, voire au TOC.
Bon, ça c'était pour lister les principaux profils qui me viennent à l'esprit, maintenant, en pratique ça donne quoi? Selon le contexte, on s'orientera d'avantage vers tel ou tel profil.
Une passion naissante, une nouvelle activité, et on prendra rapidement le profil du passionné, à se construire à à consolider celle-ci. Un job prenant, et selon la dose de stress et d'angoisse, soit il prendra la place de la passion et sera une source d'énergie, soit il focalisera sur lui les angoisses.
Au final, les pensées se déclinent suivant 2 axes :
- celui du temps : nos pensées sont tournées vers le passé, le présent ou le futur
- celui de l'émotion : nos pensées génèrent soit du plaisir et sont sources d'énergie, soit du stress et dévorent notre énergie, jusqu'à devenir paralysantes.
Autant la position sur l'axes du temps n'a que peu d'importance au final (même s'il vaut mieux se tourner vers le présent et le futur) autant la position sur l'axe des émotions est important : la position sur cet axe influence davantage notre équilibre mental.
Reste maintenant à savoir comment contrôler ou au moins dompter ces pensées libres pour les subir le moins possible et réussir à en tirer le maximum d'énergie, voire de bonheur...
vendredi 5 septembre 2014
Another Dream : casser son spaghetti
Chez mes parents, avec eux, ma cousine et une amie (inconnue) à elle, devant la piscine. On discute de la mort de mon chat je crois, l'ambiance n'est pas joyeuse. Soudain je vois apparaître un perroquet rouge dans mon champs de vision, il disparaît rapidement derrière la haie de lauriers. Je m'en étonne auprès des autres, en leur demandant s'ils savent si un voisin a ce genre de perroquet dans le coin. Puis le perroquet réapparaît, il vole bizarrement, plus comme s'il flottait dans les airs. Il s'approche puis on se rend compte que c'est l'amie de ma cousine qui le pilote : un simple jouet radiocommandé. Elle le dirige au-dessus de la piscine, la fait presque se poser sur l'eau, puis le fait boire en lui faisant plonger la tête sous l'eau. Il se redresse ensuite, la tête dégoulinante, et reprend de l'altitude doucement, péniblement. Puis l'amie de la cousine le fait entièrement plonger dans l'eau, on se demande tous comment un tel jouet peut résister à ça. L'amie s'en moque, l'abandonne et se rend compte quelques minutes plus tard qu'il est au fond de l'eau et les filles se demandent si elles vont pouvoir le récupérer.
Arrivent les voisins et certains de leurs amis, ils s'installent comme si de rien n'était sur la table de l'autre coté de la piscine, prennent l'apéro, discutent... comme si nous n'étions pas là. Ma mère s'énerve et gueule un truc du genre "Moins fort!", à moins que le message ne fût plus sarcastique.
Les voisins partis, on se retrouve à nettoyer la table derrière eux : ma mère est furieuse, mon père les défend en disant qu'ils ont laissé l'endroit plutôt propre. Je passe 30 minutes à nettoyer minutieusement derrière eux, à ramasser les miettes, et je le fais remarquer à mon père. Je bous intérieurement. La colère monte et on me fait remarquer que je fais casser mon spaghetti en continuant ainsi !
Le truc qui m'a le plus marqué dans ce rêve c'est l'invention de cette expression : casser son spaghetti. Sorte d'équivalent au traditionnel péter un câble. L'image est bien trouvé : le spaghetti (cru) est fragile et ne tolère pas trop la pression, n'est pas trop souple, il cassera rapidement. Tout ceci restant une petite explosion, un peu anecdotique, sans réelles conséquences même si c'est irréversible.
Le reste du rêve reste classique, mélange de réalité et d'imaginaire, d'exigence retenue de plus en plus difficile à contenir...
Arrivent les voisins et certains de leurs amis, ils s'installent comme si de rien n'était sur la table de l'autre coté de la piscine, prennent l'apéro, discutent... comme si nous n'étions pas là. Ma mère s'énerve et gueule un truc du genre "Moins fort!", à moins que le message ne fût plus sarcastique.
Les voisins partis, on se retrouve à nettoyer la table derrière eux : ma mère est furieuse, mon père les défend en disant qu'ils ont laissé l'endroit plutôt propre. Je passe 30 minutes à nettoyer minutieusement derrière eux, à ramasser les miettes, et je le fais remarquer à mon père. Je bous intérieurement. La colère monte et on me fait remarquer que je fais casser mon spaghetti en continuant ainsi !
Le truc qui m'a le plus marqué dans ce rêve c'est l'invention de cette expression : casser son spaghetti. Sorte d'équivalent au traditionnel péter un câble. L'image est bien trouvé : le spaghetti (cru) est fragile et ne tolère pas trop la pression, n'est pas trop souple, il cassera rapidement. Tout ceci restant une petite explosion, un peu anecdotique, sans réelles conséquences même si c'est irréversible.
Le reste du rêve reste classique, mélange de réalité et d'imaginaire, d'exigence retenue de plus en plus difficile à contenir...
vendredi 29 août 2014
Long rêve sans conséquences...
Étrange rêve cette nuit, qui ressemble plus d’ailleurs à une série de fragments, pas sûrs qu'ils soient reliés entre eux sinon par mon désir d'y voir un lien.
Tout commence dans l’appartement de ma copine (qui ressemble plus à un hôtel dans mon rêve). On doit transporter des affaires, on a les mains prises. On s'installe puis à un moment, soit je me rends compte qu'il me manque mon portefeuille soit c'est juste en sortant. Je le récupère donc par chance, par terre devant la porte d'entrée : ouf ! Sauf que je me rends compte qu'il manque ma carte de crédit !! Je cherche un peu partout autour, je ne la trouve pas... Je demande à ma copine le numéro de téléphone pour déclarer le vol, mais je décide de ne pas appeler. Et tout le long du rêve je me demande ce que vont faire les couleurs avec, si la banque va détecter des mouvement suspects, s'il y aura moyen de remonter aux voleurs qui se feraient livrer des trucs à leur adresse (après tout, sans code, on ne peut "que " commander des trucs à distance...). Je me dis que les voleurs sont sans doute des voisins, donc connus, je m'interroge sur leur conscience et leurs remords... C'est sans doute toutes ces pensées qui lient mes rêves entre eux...
On se retrouve plus tard invités à ce qui doit être un mariage : grande villa dans le sud de la France. Mes parents sont là aussi me semble t'il. On se balade un peu en ville, on passe dans un quartier super riche, super bien gardé et j'apprends qu'il y a eu un mort ici la semaine précédente. Peut être un suicide, mais en tout cas les secours ne sont pas intervenus assez vite.
On retourne à la fête, j'ai une grande bûche (le gâteau) parmi mes affaires : je ne sais pas quoi en faire, la sortir, la mettre au frigo... du coup elle reste cachée dans mes affaires...
Je repense à ma carte bleue, et je me dis qu'il va falloir que je m'organise pour vivre sans, ce qui ne va pas être des plus pratiques. Puis je pense à ma seconde carte bleue ! Et là, j'ouvre mon portefeuille pour constater qu'elle n'y est plus... Je n'appelle toujours pas la banque.
On profite un peu de la fête : il y a trop de monde pour moi, je ne me sens pas à l'aise. On discute avec quelques personnes, on se retrouve à sortir de vieilles copies d'école et à les lire, les comparer !? Ce qui me fait ressortir un vieux devoir sur lequel j'avais calé !
Il y a un concert le soir dans la villa : trop de monde pour moi, je n'ai pas envie d'y assister... J'apprends plus tard qu'à la place du groupe initialement prévu, c'était La Femme, un groupe que j'apprécie : je regrette un peu de ne pas y être allé.
Déprimé, je décide de tenter la mort. Je dois ingérer quelques médicaments : ce n'est pas dans mon rêve, mais je me souviens de l'intention. Je regarde un plan de la ville, puis j'appelle les secours pour qu'ils viennent à moi : je ne leur donne pas d'adresse exact mais juste le quartier. Puis, comme si j'étais à la recherche d'un taxi, je pars à la recherche des secours, essayant de trouver les grands axes. La ville est déserte, j'erre dans les différentes rues. Je me retrouve face à l’hôtel de luxe aperçu plus tôt -ce ne doit pas être un hôtel, mais quelque chose de plus mystérieux, réservé à certaines membres d'un quelconque club...-, je vais à la réception, ou un groupe m'accueille. Un réceptionniste me prend de haut en parlant de moi comme si je n'était pas là et que je devais m'adresser à Benjamin : je l'ignore et continue à lui parler. Puis son collègue me dit que ces paroles s'adressaient à moi : je me mets en colère, en lui demandant notamment il voulait que je reconnaisse le Benjamin en question : c'est gravé sur son front? Je voulais leur demander de l'aide pour les secours, mais au final, je leur dit que j'ai appelé la police (les secours), que je vais mourir si je n'ai pas des secours, que je vais porter plainte contre celui qui ma pris de haut, qui m'a rejeté, et je pars... Je vois au loin une grosse limousine, escortée qui fait son apparition dans l'allée, je devine la tension à la réception : l'inquiétude de voir la police arriver, l'inquiétude de voir un second mort dans le quartier...
Je me retrouve le lendemain dans la villa festive. Tout va bien, le soleil est là, même si je ne suis pas d'humeur joyeuse. Trop de monde autour de moi. On profite tout de même de la vue, en disant cela, notre hôte fait pivoter la terrasse pour mieux profiter de la vue, puis nous décollons comme si nous étions sur un téléphérique géant, nous traversons la baie, longeons la côte, c'est magnifique. On se retrouve sur un lieux magique : eau turquoise, endroit protégé des vagues, comme s'il y avait une barrière de corail, mais en mieux, ça fait comme un quadrillage dans l'eau, avec des petits monticules de roches qui sortent de l'eau. J'ai la certitude d'avoir déjà vu cet endroit (dans un autre rêve?) et les préviens que même si l'endroit est paradisiaque et plein de poissons (idéal pour plonger avec un simple masque), qu'il faut faire attention en se baignant : parfois quelques requins viennent rôder. Pas forcément dangereux pour l'homme, mais flippant quand même. On poursuit notre petit tour en télésiège, on voit des gros poissons sous nous (pas de requins), ma copine est à mes côtés. Je fais tomber mon portable dans l'eau, s'en suit ne réflexion sur l'étanchéité de ces bêtes là : on m'affirme que c'est bon (sur des courtes périodes), je maintiens que ça ne doit pas l'être si l'appareil est allumé... On revient à notre point de départ, non sans mal : ma copine a manqué de tomber, je la retiens par la force d'un bras : pas mécontent de retrouver la terre ferme...
La fête reprend, les gens discutent et rient... pas moi. Pour je ne sais plus quelle raison, l'attention se porte sur moi, une personne souhaite que je parle de moi?) que je donne mon avis, que je m'exprime, que je sorte de ma timidité... Bien entendu c'est l'effet inverse qui se produit : je suis gêné, sur la défensive : j'essaye d'esquiver cette demande. Elle est insistante. La défensive se transforme en agressivité, du coup, je dois plus ou moins leur demander s'ils veulent que je parte, leur dire que je trouve pas correct interpellation publique. Sur ce, je décide de partir à pied. Je longe la côte et la villa, pour me retrouver finalement sur les limites de la propriété, en bordure de route. Je vois en me retournant le nom de la propriété : l'arena (il me semble)
Rêve pas très gai, super long au final, mais sans angoisse particulière, sans doute inspiré par quelques expériences récentes (film, histoires d'amis...) et par quelques traits de caractères personnels. Le lieu et les aventures étaient propices à la gaieté mais au final l'ambiance était morose, mon ambiance était morose...
Je vais m'empresser d'aller vérifier si mes cartes bleues sont toujours là !!
Tout commence dans l’appartement de ma copine (qui ressemble plus à un hôtel dans mon rêve). On doit transporter des affaires, on a les mains prises. On s'installe puis à un moment, soit je me rends compte qu'il me manque mon portefeuille soit c'est juste en sortant. Je le récupère donc par chance, par terre devant la porte d'entrée : ouf ! Sauf que je me rends compte qu'il manque ma carte de crédit !! Je cherche un peu partout autour, je ne la trouve pas... Je demande à ma copine le numéro de téléphone pour déclarer le vol, mais je décide de ne pas appeler. Et tout le long du rêve je me demande ce que vont faire les couleurs avec, si la banque va détecter des mouvement suspects, s'il y aura moyen de remonter aux voleurs qui se feraient livrer des trucs à leur adresse (après tout, sans code, on ne peut "que " commander des trucs à distance...). Je me dis que les voleurs sont sans doute des voisins, donc connus, je m'interroge sur leur conscience et leurs remords... C'est sans doute toutes ces pensées qui lient mes rêves entre eux...
On se retrouve plus tard invités à ce qui doit être un mariage : grande villa dans le sud de la France. Mes parents sont là aussi me semble t'il. On se balade un peu en ville, on passe dans un quartier super riche, super bien gardé et j'apprends qu'il y a eu un mort ici la semaine précédente. Peut être un suicide, mais en tout cas les secours ne sont pas intervenus assez vite.
On retourne à la fête, j'ai une grande bûche (le gâteau) parmi mes affaires : je ne sais pas quoi en faire, la sortir, la mettre au frigo... du coup elle reste cachée dans mes affaires...
Je repense à ma carte bleue, et je me dis qu'il va falloir que je m'organise pour vivre sans, ce qui ne va pas être des plus pratiques. Puis je pense à ma seconde carte bleue ! Et là, j'ouvre mon portefeuille pour constater qu'elle n'y est plus... Je n'appelle toujours pas la banque.
On profite un peu de la fête : il y a trop de monde pour moi, je ne me sens pas à l'aise. On discute avec quelques personnes, on se retrouve à sortir de vieilles copies d'école et à les lire, les comparer !? Ce qui me fait ressortir un vieux devoir sur lequel j'avais calé !
Il y a un concert le soir dans la villa : trop de monde pour moi, je n'ai pas envie d'y assister... J'apprends plus tard qu'à la place du groupe initialement prévu, c'était La Femme, un groupe que j'apprécie : je regrette un peu de ne pas y être allé.
Déprimé, je décide de tenter la mort. Je dois ingérer quelques médicaments : ce n'est pas dans mon rêve, mais je me souviens de l'intention. Je regarde un plan de la ville, puis j'appelle les secours pour qu'ils viennent à moi : je ne leur donne pas d'adresse exact mais juste le quartier. Puis, comme si j'étais à la recherche d'un taxi, je pars à la recherche des secours, essayant de trouver les grands axes. La ville est déserte, j'erre dans les différentes rues. Je me retrouve face à l’hôtel de luxe aperçu plus tôt -ce ne doit pas être un hôtel, mais quelque chose de plus mystérieux, réservé à certaines membres d'un quelconque club...-, je vais à la réception, ou un groupe m'accueille. Un réceptionniste me prend de haut en parlant de moi comme si je n'était pas là et que je devais m'adresser à Benjamin : je l'ignore et continue à lui parler. Puis son collègue me dit que ces paroles s'adressaient à moi : je me mets en colère, en lui demandant notamment il voulait que je reconnaisse le Benjamin en question : c'est gravé sur son front? Je voulais leur demander de l'aide pour les secours, mais au final, je leur dit que j'ai appelé la police (les secours), que je vais mourir si je n'ai pas des secours, que je vais porter plainte contre celui qui ma pris de haut, qui m'a rejeté, et je pars... Je vois au loin une grosse limousine, escortée qui fait son apparition dans l'allée, je devine la tension à la réception : l'inquiétude de voir la police arriver, l'inquiétude de voir un second mort dans le quartier...
Je me retrouve le lendemain dans la villa festive. Tout va bien, le soleil est là, même si je ne suis pas d'humeur joyeuse. Trop de monde autour de moi. On profite tout de même de la vue, en disant cela, notre hôte fait pivoter la terrasse pour mieux profiter de la vue, puis nous décollons comme si nous étions sur un téléphérique géant, nous traversons la baie, longeons la côte, c'est magnifique. On se retrouve sur un lieux magique : eau turquoise, endroit protégé des vagues, comme s'il y avait une barrière de corail, mais en mieux, ça fait comme un quadrillage dans l'eau, avec des petits monticules de roches qui sortent de l'eau. J'ai la certitude d'avoir déjà vu cet endroit (dans un autre rêve?) et les préviens que même si l'endroit est paradisiaque et plein de poissons (idéal pour plonger avec un simple masque), qu'il faut faire attention en se baignant : parfois quelques requins viennent rôder. Pas forcément dangereux pour l'homme, mais flippant quand même. On poursuit notre petit tour en télésiège, on voit des gros poissons sous nous (pas de requins), ma copine est à mes côtés. Je fais tomber mon portable dans l'eau, s'en suit ne réflexion sur l'étanchéité de ces bêtes là : on m'affirme que c'est bon (sur des courtes périodes), je maintiens que ça ne doit pas l'être si l'appareil est allumé... On revient à notre point de départ, non sans mal : ma copine a manqué de tomber, je la retiens par la force d'un bras : pas mécontent de retrouver la terre ferme...
La fête reprend, les gens discutent et rient... pas moi. Pour je ne sais plus quelle raison, l'attention se porte sur moi, une personne souhaite que je parle de moi?) que je donne mon avis, que je m'exprime, que je sorte de ma timidité... Bien entendu c'est l'effet inverse qui se produit : je suis gêné, sur la défensive : j'essaye d'esquiver cette demande. Elle est insistante. La défensive se transforme en agressivité, du coup, je dois plus ou moins leur demander s'ils veulent que je parte, leur dire que je trouve pas correct interpellation publique. Sur ce, je décide de partir à pied. Je longe la côte et la villa, pour me retrouver finalement sur les limites de la propriété, en bordure de route. Je vois en me retournant le nom de la propriété : l'arena (il me semble)
Rêve pas très gai, super long au final, mais sans angoisse particulière, sans doute inspiré par quelques expériences récentes (film, histoires d'amis...) et par quelques traits de caractères personnels. Le lieu et les aventures étaient propices à la gaieté mais au final l'ambiance était morose, mon ambiance était morose...
Je vais m'empresser d'aller vérifier si mes cartes bleues sont toujours là !!
dimanche 24 août 2014
L'esprit sert à tout, mais il ne mène à rien
Citation de Talleyrand ce soir, peu inspiré...
Intéressant de voir comme la formule marque d'autant plus par le non-dit : il est plus facile d'y laisser un peu de mystère, et de laisser la liberté d'interprétation à chacun. Est ce le secret d'une formule facile et réussie?
Quoi qu'il en soit, jolie formule, louant les capacités de l'esprit tout en les rabaissant au plus bas.
L'esprit ne devient qu'un moyen, devant servir un but, une volonté...
Et on peut imaginer que d'autres qualités, d'autres moyens, plus rustres peuvent mener là où on le désire. Globalement, on peut rapprocher toutes les valeurs nobles entre elles : le moyen est toujours associé à la finalité, et déteint sur elle et son auteur. C'est peut être ce qui les distingue des autres d'ailleurs : le fait de prendre les choses dans leur ensemble, de ne pas détourner les yeux devant certaines choses, de ne pas avoir la mémoire courte...
Seule la fin compte t'elle? Sans aucun doute pour Talleyrand, certainement pas pour moi (ce qui reste très facile à dire, puisqu'il ne s'agit que de discours...) Mieux vaut perdre et garder ses convictions que l'inverse : tout est question de (bonne) conscience et de remords. Les hommes sans conscience ont sans doute la vie plus facile en un sens, ils peuvent se concentrer librement sur les objectifs.
Autre interprétation nihiliste de la formule : l'esprit ne mène à rien car il n'y a rien à atteindre dans cette vie. Même l'esprit omnipotent n'y peut rien
Intéressant de voir comme la formule marque d'autant plus par le non-dit : il est plus facile d'y laisser un peu de mystère, et de laisser la liberté d'interprétation à chacun. Est ce le secret d'une formule facile et réussie?
Quoi qu'il en soit, jolie formule, louant les capacités de l'esprit tout en les rabaissant au plus bas.
L'esprit ne devient qu'un moyen, devant servir un but, une volonté...
Et on peut imaginer que d'autres qualités, d'autres moyens, plus rustres peuvent mener là où on le désire. Globalement, on peut rapprocher toutes les valeurs nobles entre elles : le moyen est toujours associé à la finalité, et déteint sur elle et son auteur. C'est peut être ce qui les distingue des autres d'ailleurs : le fait de prendre les choses dans leur ensemble, de ne pas détourner les yeux devant certaines choses, de ne pas avoir la mémoire courte...
Seule la fin compte t'elle? Sans aucun doute pour Talleyrand, certainement pas pour moi (ce qui reste très facile à dire, puisqu'il ne s'agit que de discours...) Mieux vaut perdre et garder ses convictions que l'inverse : tout est question de (bonne) conscience et de remords. Les hommes sans conscience ont sans doute la vie plus facile en un sens, ils peuvent se concentrer librement sur les objectifs.
Autre interprétation nihiliste de la formule : l'esprit ne mène à rien car il n'y a rien à atteindre dans cette vie. Même l'esprit omnipotent n'y peut rien
mercredi 20 août 2014
Le superflu nous définit il?
C'est en lisant un livre sur le thème du profiler/serial killer que m'est venu cette interrogation. On cernerait la personnalité d'un serial killer par ce qu'il ferait sans y être obligé : ceci soulignerait ses penchants, ses motivations profondes...
Ça doit certainement s'appliquer à tout le monde :) L'essentiel étant par définition obligatoire, on ne peut pas y couper, notre espace de liberté ne peut donc s'exprimer que dans le superflu, de même pour notre personnalité. Reste, comme toujours, à définir l'essentiel et à en déduire le superflu.
En mettant de coté toute perversion, l'essentiel revient à assurer sa survie, voire sa vie : c'est l'objectif n°1. Seul le résultat est essentiel, au moins pour une première analyse : la méthode fait partie du superflu.
Cet objectif se déclinera en santé physique et en santé mentale (que certains mettront de coté peut être trop rapidement).
La santé physique conduira généralement à travailler pour s'assurer revenu et sécurité : mais déjà là on est dans le choix d'une méthode, superflue donc : s'intégrer dans la société ou s'en écarter. Plus on s'éloignera de l'essentiel plus les traits de la personnalité seront fins, là ils ne sont que grossiers.
La santé mentale, plus difficile à définir déjà, conduira simplement la plupart du temps à ne pas s'isoler, à garder des contacts sociaux.
Puis on pourra descendre comme ça : le choix du travail, de ce qu'on mange, de la place du sommeil dans notre vie... Petit exemple dans notre travail : que fait on en plus de la tâche à accomplir?
On en fait plus, on vise une perfection superflue, on s'associe aux autres pour travailler en équipe, on soigne la présentation, on se vend, on se vante, on regarde et critique le travail des autres, on améliore son propre processus, on essaye d'améliorer l'organisation générale... ou bien on se contente d'esquiver tout travail et de laisser les autres travailler ?
Et on arrivera enfin à l'occupation de notre temps libre : extrême superflu. Nos activités libres sont celles ce qui nous définissent le mieux? Pas nécessairement, car les méthodes précédentes, pour atteindre des objectifs de haut niveau sont tout aussi importantes, mais le temps libre est une sorte de quintessence du superflu : méthode et objectif se rejoignent. Et il sera ainsi plus facile de procéder à l'analyse du superflu : on se contentera d'analyser l'objet du loisir, pas besoin de faire dans la finesse.
Le loisir est il purement hédoniste, pour ne pas dire ludique : à viser une satisfaction et un plaisir immédiat, est il créatif ou passif (la passivité pouvant être une sorte de repos), vise t'il un développement personnel, y participe t'il? Notre loisir est il égocentrique ou au contraire tourné vers les autres, amis, famille ou inconnus? Personnel, individuel ou profondément social?
C'est sans doute comme ça que procédait Sherlock Holmes pour ses déductions. Reste à s'y entraîner pour y arriver, l'essentiel n'étant peut être pas d'être capable d'analyser les autres, mais de commencer par soi même, pour mieux se connaître...
Ça doit certainement s'appliquer à tout le monde :) L'essentiel étant par définition obligatoire, on ne peut pas y couper, notre espace de liberté ne peut donc s'exprimer que dans le superflu, de même pour notre personnalité. Reste, comme toujours, à définir l'essentiel et à en déduire le superflu.
En mettant de coté toute perversion, l'essentiel revient à assurer sa survie, voire sa vie : c'est l'objectif n°1. Seul le résultat est essentiel, au moins pour une première analyse : la méthode fait partie du superflu.
Cet objectif se déclinera en santé physique et en santé mentale (que certains mettront de coté peut être trop rapidement).
La santé physique conduira généralement à travailler pour s'assurer revenu et sécurité : mais déjà là on est dans le choix d'une méthode, superflue donc : s'intégrer dans la société ou s'en écarter. Plus on s'éloignera de l'essentiel plus les traits de la personnalité seront fins, là ils ne sont que grossiers.
La santé mentale, plus difficile à définir déjà, conduira simplement la plupart du temps à ne pas s'isoler, à garder des contacts sociaux.
Puis on pourra descendre comme ça : le choix du travail, de ce qu'on mange, de la place du sommeil dans notre vie... Petit exemple dans notre travail : que fait on en plus de la tâche à accomplir?
On en fait plus, on vise une perfection superflue, on s'associe aux autres pour travailler en équipe, on soigne la présentation, on se vend, on se vante, on regarde et critique le travail des autres, on améliore son propre processus, on essaye d'améliorer l'organisation générale... ou bien on se contente d'esquiver tout travail et de laisser les autres travailler ?
Et on arrivera enfin à l'occupation de notre temps libre : extrême superflu. Nos activités libres sont celles ce qui nous définissent le mieux? Pas nécessairement, car les méthodes précédentes, pour atteindre des objectifs de haut niveau sont tout aussi importantes, mais le temps libre est une sorte de quintessence du superflu : méthode et objectif se rejoignent. Et il sera ainsi plus facile de procéder à l'analyse du superflu : on se contentera d'analyser l'objet du loisir, pas besoin de faire dans la finesse.
Le loisir est il purement hédoniste, pour ne pas dire ludique : à viser une satisfaction et un plaisir immédiat, est il créatif ou passif (la passivité pouvant être une sorte de repos), vise t'il un développement personnel, y participe t'il? Notre loisir est il égocentrique ou au contraire tourné vers les autres, amis, famille ou inconnus? Personnel, individuel ou profondément social?
C'est sans doute comme ça que procédait Sherlock Holmes pour ses déductions. Reste à s'y entraîner pour y arriver, l'essentiel n'étant peut être pas d'être capable d'analyser les autres, mais de commencer par soi même, pour mieux se connaître...
dimanche 17 août 2014
La raison, c'est l'intelligence en action; l'imagination c'est l'intelligence en érection.
Citation de Victor Hugo ce soir, je pensais l'avoir déjà noté dans ce blog d'ailleurs. Ça va être de plus en plus difficile de ne pas faire de doublons !
Toujours la guerre entre littéraires et scientifiques, l'avantage est ici donné aux littéraires. L'intelligence reste difficilement définissable : protéiforme et insaisissable, capacité à mettre en relation certains concepts, certaines expériences, à trouver des similitudes...
Mais on voit bien que dans la simple logique il n'y a qu'à dérouler le rouleau compresseur de la pensée. Tout n'est que déduction, imparable.
Alors que dans l'imaginaire, on retrouve le pouvoir divin de création. La création se doit d'être cohérente si elle veut survivre. Son association avec l'intelligence est obligatoire.
Bref, en un sens Victor Hugo donne l'avantage aux siens, aux littéraires, mais heureusement la science n'est pas que raison : elle est aussi découverte, ingénieuse et créative, comme la nature.
Toujours la guerre entre littéraires et scientifiques, l'avantage est ici donné aux littéraires. L'intelligence reste difficilement définissable : protéiforme et insaisissable, capacité à mettre en relation certains concepts, certaines expériences, à trouver des similitudes...
Mais on voit bien que dans la simple logique il n'y a qu'à dérouler le rouleau compresseur de la pensée. Tout n'est que déduction, imparable.
Alors que dans l'imaginaire, on retrouve le pouvoir divin de création. La création se doit d'être cohérente si elle veut survivre. Son association avec l'intelligence est obligatoire.
Bref, en un sens Victor Hugo donne l'avantage aux siens, aux littéraires, mais heureusement la science n'est pas que raison : elle est aussi découverte, ingénieuse et créative, comme la nature.
samedi 16 août 2014
Histoire des sciences
Petite réflexion au hasard d'une conversation...
Avant, on observait la nature puis on essayait de la comprendre, ou à défaut de la mettre en équation pour pouvoir la prédire : forme de contrôle. On a observé comme ça les astres, les mouvements, la chaleur, l'électricité...
Depuis peu (à peine un siècle), l'approche a changé, du moins elle s'est enrichie : on ne se contente plus d'observer, on procède aussi par le chemin inverse. On émet des théories à partir du monde mathématique, puis on essaye de trouver un sens à la théorie, on cherche des expériences pour illustrer la découverte théorique, la confirmer (ou l'infirmer) : cf relativité et mécanique quantique. Les mathématiciens ont fait une entrée fracassante dans le monde de la physique, peuplé jusque là d'expérimentateurs fous !
Que signifie ce passage?
Que notre arsenal intellectuel s'est étoffé : nous sommes sur la bonne voie :)
Que notre accumulation de connaissance commence à devenir mature, suffisamment pour permettre ce genre de méthodes.
Que les limites de nos connaissances sont devenues trop complexes pour la simple observation, la simple intuition : les outils avaient besoin de changer.
Mais bon, heureusement il reste une belle part aux expérimentateurs.
Et la prochaine étape?
On y est peut être déjà un peu : avoir des théories détachées du monde physique. Et le monde des expériences ne sera plus qu'une projection de ce monde intellectuel.
Jusqu'à ce qu'on trouve une porte d'entrée à ce nouveau monde...
Ou bien, retour sur l'intelligence artificielle : on arrivera à des théories et des raisonnements qui ne seront plus le fruit de l'homme et que nous ne comprendrons plus
Avant, on observait la nature puis on essayait de la comprendre, ou à défaut de la mettre en équation pour pouvoir la prédire : forme de contrôle. On a observé comme ça les astres, les mouvements, la chaleur, l'électricité...
Depuis peu (à peine un siècle), l'approche a changé, du moins elle s'est enrichie : on ne se contente plus d'observer, on procède aussi par le chemin inverse. On émet des théories à partir du monde mathématique, puis on essaye de trouver un sens à la théorie, on cherche des expériences pour illustrer la découverte théorique, la confirmer (ou l'infirmer) : cf relativité et mécanique quantique. Les mathématiciens ont fait une entrée fracassante dans le monde de la physique, peuplé jusque là d'expérimentateurs fous !
Que signifie ce passage?
Que notre arsenal intellectuel s'est étoffé : nous sommes sur la bonne voie :)
Que notre accumulation de connaissance commence à devenir mature, suffisamment pour permettre ce genre de méthodes.
Que les limites de nos connaissances sont devenues trop complexes pour la simple observation, la simple intuition : les outils avaient besoin de changer.
Mais bon, heureusement il reste une belle part aux expérimentateurs.
Et la prochaine étape?
On y est peut être déjà un peu : avoir des théories détachées du monde physique. Et le monde des expériences ne sera plus qu'une projection de ce monde intellectuel.
Jusqu'à ce qu'on trouve une porte d'entrée à ce nouveau monde...
Ou bien, retour sur l'intelligence artificielle : on arrivera à des théories et des raisonnements qui ne seront plus le fruit de l'homme et que nous ne comprendrons plus
dimanche 10 août 2014
La conscience imbriquée
La réflexion, ou la méditation amène donc à se détacher et à se placer comme observateur : observateur des sentiments et émotions qui nous envahissent, qui passent en nous, indépendamment de nous. Ce rôle d'observateur permet la distance, le détachement et permet donc de gagner en liberté, de ne plus être le jouet de ses émotions... voire idéalement de choisir les émotions qu'on laisse nous envahir. A défaut de choisir ses émotions, on peut choisir lesquelles peuvent nous traverser plus ou moins rapidement, s'installer ou au contraire laisser passer.
Nous ne nous identifions plus à nos émotions, nous les dépassons, nous sommes celui qui les expérimente, qui les observe.
Nous sommes cet observateur : nous passons sur un autre plan, nous ne sommes plus sur le premier plan des émotions, nous les avons transcender. Capacité humaine prodigieuse. Reste que maintenant, nous pouvons rejouer ce même jeu : nous pouvons observer l'observateur... bon par contre, là ça demande plus d'exercice, de pratiques, de méditations, mais il semblerait que le bouddhisme y arrive.
Une fois la transcendance et sa récursivité posée, où s'arrêter? Nous sommes toujours capable de faire un pas de recul, puis de nous observer, d'accéder à ce niveau de conscience supérieur.
Que reste t'il alors? Que sommes nous au final? Nous sommes l'observateur et l'observé, nous sommes cette capacité à passer d'un rôle à l'autre, nous sommes le tout.
Cette chaîne d'imbrication n'a pas de fin : nous en créons nous mêmes les maillons au fur et à mesure que nous la parcourons.
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