Proverbe africain ce soir.
Bon, ça me donne un peu l'impression de tourner sur les mêmes idées des fois, ça signifie juste que les grandes idées sont partagées, et apparaissent un peu partout sous des formes similaires, souvent au même moment d'ailleurs.
Bref, on juge trop souvent sur le résultat. Normal et humain, on a beau dire que l'essentiel est de participer, l'entraîneur ne peut se satisfaire que de la victoire. On est tous exigeant, envers soi-même et envers les autres.
On a alors besoin de lutter contre ce penchant naturel, car on reconnaît qu'il est malsain malgré tout : il n'y a qu'un victorieux pour beaucoup de perdants, il est difficile de maintenir la perfection sur le long terme (et je ne parle même pas de la difficulté de l'atteindre du premier coup). Bref, pour contrer ce naturel égoïste et ravageur, on a recours à la religion : le pardon, et à la morale via la sagesse populaire du proverbe. conscience collective artificielle, créée par l'homme, pour le civiliser, lui permettre de se détacher de ses penchants primitifs, vivre en collectivité, avec un peu plus de solidarité que le naturel.
Et pourtant, après quelques milliers d'années de civilisation, nous en sommes toujours au même point, à devoir nous rappeler ce genre de proverbe, à nous forcer à donner de la valeur à l'effort, et pas seulement au résultat. Et avec la perte de la religion, ça risque d'être pire... à moins de la remplacer par autre chose...
lundi 28 avril 2014
dimanche 27 avril 2014
Le choix de la démocratie
Petite réflexion sur le bulletin blanc en démocratie, un peu après la dernière bataille des élections
Qui ne s'est jamais élevé contre la nullité du vote blanc, se sentant ignoré, dédaigné?
Un peu d'histoire avant de commencer, le vote blanc est ignoré depuis longtemps : décision de Napoléon III en 1852.
La raison était simple, sa vision de la démocratie (et de l'élection) consiste à choisir (l’étymologie lui donnerait raison d'ailleurs). Il ne s'agit pas d'un exercice de libre expression, de recueil d'idées, il s'agit de choisir entre des candidats qui se sont déclarés volontaires. Le choix permet entre autre de canaliser la population : imaginez une élection sans candidat... l'organisation ne serait pas la même.
Le joli rêve de la démocratie grecque était différent sans doute, car pas soumis aux mêmes contraintes. Il est plus facile d'entendre le peuple quand il peut tenir dans une arène (j'exagère un peu...), quand le peuple n'est constitué que de gens éduqués avec une conscience citoyenne (les autres n'étant pas intégrés à la démocratie...). Et il était plus facile, en cas de désaccord de s'intégrer aux débats politiques.
La taille des pays actuels rend les choses plus complexes : une assemblé peut être réellement démocratique, un peuple : difficile, pour ne pas dire impossible (la technologie devrait pouvoir pallier ce problème). Le principe reste par contre le même : le mécontentement ne doit pas s'exprimer par un vote blanc, mais par une participation active à la vie politique. Voilà la vraie citoyenneté. Par contre ça demande plus de courage, d'efforts et d'investissements, et c'est même rendu impossible (ou presque) par la professionnalisation de la fonction, par les jeux de pouvoirs qui se sont greffés sur le système : faire entendre une nouvelle voie est faisable à un niveau local, mais impossible à une échelle nationale. Quelques tentatives ont bien lieu à chaque présidentielle, avec des candidats sans parti, ils sont malheureusement généralement tournés au ridicule, peu écoutés, même si les idées peuvent être intéressantes.
La démocratie, c'est choisir son représentant, ou se représenter soi-même en quelque sorte.
Le vote blanc est semblable à l'abstention : il sanctionne la qualité des dirigeants, montre un certain désaveux des politiques, avec un certain désintérêt suffisant pour ne pas rentrer en révolte ou prendre part au jeu politique. L'intérêt pouvant être heureusement suffisant pour d'autres actions politiques plus locales. La classe politique peut en effet s'inquiéter de l'abstentionnisme : leur légitimité vient en partie de là, mais d'un autre coté, le temps des révoltes semble lointain : que ferait un état avec 90% d'abstention? Il gouvernerait simplement en prenant en compte les 10% exprimés. Qui ne dit mot consent. Sorte d'oligarchie qui s'imposerait d'elle même, et on pourrait même espérer que ce soit une oligarchie éclairée, sorte de République de Platon?
Dernière alternative (aussi représentée en Grèce antique me semble t'il), celle de se retirer de la vie politique, de choisir de ne pas y participer : ne pas voter, ne pas se présenter. Rôle de profiteur spectateur assumé, qui accepte les imperfections du système (dans certaines limites?) et préfère passer son temps et son énergie sur autre chose...
Qui ne s'est jamais élevé contre la nullité du vote blanc, se sentant ignoré, dédaigné?
Un peu d'histoire avant de commencer, le vote blanc est ignoré depuis longtemps : décision de Napoléon III en 1852.
La raison était simple, sa vision de la démocratie (et de l'élection) consiste à choisir (l’étymologie lui donnerait raison d'ailleurs). Il ne s'agit pas d'un exercice de libre expression, de recueil d'idées, il s'agit de choisir entre des candidats qui se sont déclarés volontaires. Le choix permet entre autre de canaliser la population : imaginez une élection sans candidat... l'organisation ne serait pas la même.
Le joli rêve de la démocratie grecque était différent sans doute, car pas soumis aux mêmes contraintes. Il est plus facile d'entendre le peuple quand il peut tenir dans une arène (j'exagère un peu...), quand le peuple n'est constitué que de gens éduqués avec une conscience citoyenne (les autres n'étant pas intégrés à la démocratie...). Et il était plus facile, en cas de désaccord de s'intégrer aux débats politiques.
La taille des pays actuels rend les choses plus complexes : une assemblé peut être réellement démocratique, un peuple : difficile, pour ne pas dire impossible (la technologie devrait pouvoir pallier ce problème). Le principe reste par contre le même : le mécontentement ne doit pas s'exprimer par un vote blanc, mais par une participation active à la vie politique. Voilà la vraie citoyenneté. Par contre ça demande plus de courage, d'efforts et d'investissements, et c'est même rendu impossible (ou presque) par la professionnalisation de la fonction, par les jeux de pouvoirs qui se sont greffés sur le système : faire entendre une nouvelle voie est faisable à un niveau local, mais impossible à une échelle nationale. Quelques tentatives ont bien lieu à chaque présidentielle, avec des candidats sans parti, ils sont malheureusement généralement tournés au ridicule, peu écoutés, même si les idées peuvent être intéressantes.
La démocratie, c'est choisir son représentant, ou se représenter soi-même en quelque sorte.
Le vote blanc est semblable à l'abstention : il sanctionne la qualité des dirigeants, montre un certain désaveux des politiques, avec un certain désintérêt suffisant pour ne pas rentrer en révolte ou prendre part au jeu politique. L'intérêt pouvant être heureusement suffisant pour d'autres actions politiques plus locales. La classe politique peut en effet s'inquiéter de l'abstentionnisme : leur légitimité vient en partie de là, mais d'un autre coté, le temps des révoltes semble lointain : que ferait un état avec 90% d'abstention? Il gouvernerait simplement en prenant en compte les 10% exprimés. Qui ne dit mot consent. Sorte d'oligarchie qui s'imposerait d'elle même, et on pourrait même espérer que ce soit une oligarchie éclairée, sorte de République de Platon?
Dernière alternative (aussi représentée en Grèce antique me semble t'il), celle de se retirer de la vie politique, de choisir de ne pas y participer : ne pas voter, ne pas se présenter. Rôle de profiteur spectateur assumé, qui accepte les imperfections du système (dans certaines limites?) et préfère passer son temps et son énergie sur autre chose...
samedi 26 avril 2014
Réflexion sur la réflexion
Tirée d'une lecture, qui m'a éclairé sur un mécanisme commun, qui ne me serait pas propre donc, ouf...
Lorsque trop de réflexions sur un sujet abstrait conduit à en faire le tour mentalement des dizaines de fois, à tenter d'aborder le problème sous tous les angles possibles. Les approches se multiplient, les digressions aussi, les points de vue et leur contraire. Le foisonnement des idées crée une agitation, une accélération qu'on ne maîtrise plus, ça part dans tous les sens... pour finalement arriver nulle part.
Emportée par l'élan, la passion, l'envie de trouver, la mécanique s'emballe mais ne donne rien.
Si la réflexion reste silencieuse, ça sera sans doute le mal de tête assuré.
Si la réflexion essaye de passer à l'oral, ça donnera un joli spectacle à l'auditoire, confus, un peu fou, mais terriblement vivant et exalté.
A l'écrit, ça sera la page blanche : un éternel recommencement...
C'est une des raisons d'être de ce blog, que je retrouve dans un bouquin :)
Canaliser la pensée par l'écrit, afin de ne pas arriver nulle part -si seulement...
jeudi 3 avril 2014
IA vs IH - round 1
Intelligence artificielle Versus Intelligence humaine.
N'étant pas du tout spécialiste du genre, ceci n'est que pure réflexion, sans véritable fondement :)
Que manque t'il encore aux intelligences artificielles?
L'essentiel j'ai envie de dire. On arrive à programmer de la logique, voire même un peu de logique floue, sorte d'instinct ou de 6ème sens, on peut simuler de l'apprentissage, ou en tout cas des renforcements de comportements. Mais l'apprentissage est toujours dirigé. Il manque deux éléments je pense pour créer les conditions idéales de l'apprentissage : la curiosité et la conscience.
La curiosité, car c'est ce qui permet de se détacher d'un chemin pré-établi, du simple fonctionnement répétitif. C'est ce qui permet de sortir de la répétition, de l'état de machine
La curiosité est aussi un élément menant à la conscience de soi je pense. En testant, on découvre ses limites, les frontières de son être : frontières physiques et mentales. Mais bon, c'est comme l’œuf et la poule, qui est venu en premier, la curiosité ou la conscience de soi? La conscience de soi permet ensuite d'apporter de la valeur au choses, aux événements, la conscience permet de créer 2 premières catégories : ce qui me fait du bien et ce qui me fait du mal. Base du renforcement et de l'apprentissage. La curiosité poussera à vouloir plus.
Qu'est ce qui différencierait les 2 types d'intelligence?
Le divertissement et le contentement.
Notre nature d'abord : l'humain est vivant, il se reproduit, c'est sa manière de propager la vie, de faire perdurer son existence. La machine n'est peut être pas soumise aux même règles, même avec une conscience, elle cherchera sans doute davantage à évoluer qu'à se reproduire. Quand bien même il y aurait création d'une autre conscience, la première serait sans doute intégrée, recyclée par la seconde, ne serait ce que par souci d'économie.
Notre nature, notre corps sont sources de divertissements et de plaisir. Nous sommes faits de chair, nous ne sommes pas pur intelligence, d'autres moteurs nous animent. Surtout si l'on considère que plus notre connaissance s’accroît, plus il nous faudra fournir d'effort pour la faire progresser (et plus souvent nous échouerons). Ceci nous pousse globalement naturellement à nous détourner de l'apprentissage. Enfant, nous courrons à la découverte du monde : il nous suffit de franchir une porte pour nous émerveiller et apprendre, adulte, nous marchons à sa rencontre : il nous faut de l'exceptionnel, de l'exotique pour nous émouvoir, vieillard, nous restons immobile, attendant que le monde vienne à nous. Heureusement, je ne décris qu'une caricature globale. Mais notre nature nous pousse à nous contenter de ce qu'on a, le confort s'installe, et nous avec.
Le besoin impérieux de se reproduire et notre abattement sont donc les 2 principales différences que je vois. La machine n'aura qu'un désir lié à sa conscience : progresser, évoluer, s'améliorer, grandir et n'arrêtera pas ses efforts au profit d'un confort synonyme d'arrêt, de stagnation, de mort ou d'autres divertissements.
L'homme a aussi besoin de pauses, de récupérer, la machine n'en a pas besoin, et donc, dès que les conditions seront réunies, tout se passera sans doute très vite...
N'étant pas du tout spécialiste du genre, ceci n'est que pure réflexion, sans véritable fondement :)
Que manque t'il encore aux intelligences artificielles?
L'essentiel j'ai envie de dire. On arrive à programmer de la logique, voire même un peu de logique floue, sorte d'instinct ou de 6ème sens, on peut simuler de l'apprentissage, ou en tout cas des renforcements de comportements. Mais l'apprentissage est toujours dirigé. Il manque deux éléments je pense pour créer les conditions idéales de l'apprentissage : la curiosité et la conscience.
La curiosité, car c'est ce qui permet de se détacher d'un chemin pré-établi, du simple fonctionnement répétitif. C'est ce qui permet de sortir de la répétition, de l'état de machine
La curiosité est aussi un élément menant à la conscience de soi je pense. En testant, on découvre ses limites, les frontières de son être : frontières physiques et mentales. Mais bon, c'est comme l’œuf et la poule, qui est venu en premier, la curiosité ou la conscience de soi? La conscience de soi permet ensuite d'apporter de la valeur au choses, aux événements, la conscience permet de créer 2 premières catégories : ce qui me fait du bien et ce qui me fait du mal. Base du renforcement et de l'apprentissage. La curiosité poussera à vouloir plus.
Qu'est ce qui différencierait les 2 types d'intelligence?
Le divertissement et le contentement.
Notre nature d'abord : l'humain est vivant, il se reproduit, c'est sa manière de propager la vie, de faire perdurer son existence. La machine n'est peut être pas soumise aux même règles, même avec une conscience, elle cherchera sans doute davantage à évoluer qu'à se reproduire. Quand bien même il y aurait création d'une autre conscience, la première serait sans doute intégrée, recyclée par la seconde, ne serait ce que par souci d'économie.
Notre nature, notre corps sont sources de divertissements et de plaisir. Nous sommes faits de chair, nous ne sommes pas pur intelligence, d'autres moteurs nous animent. Surtout si l'on considère que plus notre connaissance s’accroît, plus il nous faudra fournir d'effort pour la faire progresser (et plus souvent nous échouerons). Ceci nous pousse globalement naturellement à nous détourner de l'apprentissage. Enfant, nous courrons à la découverte du monde : il nous suffit de franchir une porte pour nous émerveiller et apprendre, adulte, nous marchons à sa rencontre : il nous faut de l'exceptionnel, de l'exotique pour nous émouvoir, vieillard, nous restons immobile, attendant que le monde vienne à nous. Heureusement, je ne décris qu'une caricature globale. Mais notre nature nous pousse à nous contenter de ce qu'on a, le confort s'installe, et nous avec.
Le besoin impérieux de se reproduire et notre abattement sont donc les 2 principales différences que je vois. La machine n'aura qu'un désir lié à sa conscience : progresser, évoluer, s'améliorer, grandir et n'arrêtera pas ses efforts au profit d'un confort synonyme d'arrêt, de stagnation, de mort ou d'autres divertissements.
L'homme a aussi besoin de pauses, de récupérer, la machine n'en a pas besoin, et donc, dès que les conditions seront réunies, tout se passera sans doute très vite...
mardi 1 avril 2014
Libre arbitre ou folle expérience n°3
Allez, une dernière pour la route, toujours avec ce cher Benjamin Libet.
Prenez un patient, demandez lui de prendre une décision librement : la décision d'appuyer sur un bouton quand il le souhaite, et mesurez ce qu'il se passe dans son cerveau, dans sa conscience (quand il formule sa prise de décision) et son acte.
Vous remarquerez qu'une seconde avant son acte, son cerveau s'affole : enfin, vous verrez la préparation de son geste, un potentiel électrique. Puis, 0.2 seconde avant son acte, il y aura la conscience de la décision : le patient aura l'impression de s'être décidé à ce moment, inconscient des mécanismes physiques qui s'opèrent dans son cerveau, et enfin viendra l'acte. Bon, on peut aussi s'amuser à y voir un voyage dans le temps, mais bon cette solution n'est pas à sortir tout le temps non plus, c'est juste un signe physique d'une préparation mentale.
Là où ça devient intéressant, c'est qu'en suivant l'activité du cerveau, on peut voir la même préparation mentale se produire, les tracés sont identiques, sauf que l'acte ne se produit pas, et après ce non-acte, les tracés deviennent différents (pas le même relâchement de la tension). Le patient interrogé sur ces épisodes là dira qu'il a failli appuyer, puis qu'il s'est finalement retenu.
Il se passe quelque chose 0.2 secondes avant l'acte : le sujet choisit à ce moment de laisser faire ou de stopper le processus physique. Le libre arbitre est là, il est le choix de laisser jouer ou d'interrompre l'action (la métaphore avec l'arbitre devient évidente : il n'intervient pas directement dans le jeu, mais à tout moment il peut tout stopper, et reprendre le contrôle pour repartir à zéro)
L'esprit, l'âme ne se mesure sans doute pas, mais là on s'en approche sérieusement, à déduire l'existence de quelque chose qui s'impose aux processus neuronaux (bon d'un autre coté, on place toujours Dieu ou l'esprit dans l'inconnu, dans ce qu'on ne mesure pas... encore... En tout cas, on peu au moins en déduire que quelque chose de non mesurable, non neuronal, non électrique se produit et influence fortement les processus standards)
Bon, ça c'était l'expérience, à moi de réfléchir maintenant.
Ça rejoint un peu (beaucoup) ma conception de l'esprit et du libre arbitre, ça la consolide.
Le libre arbitre, c'est comme l'esprit critique (et les antibiotiques), ça n'est pas automatique ! C'est un acte conscient, intrusif sur la réalité qui s'écoule doucement, machinalement, prévisiblement. L'habitude, ou une vie sans question conduit à une vie sans libre arbitre, confortable et prévisible, dans les actes et surtout dans les pensées. Où l'homme devient robot abruti.
Le libre arbitre est quelque chose de discret, pas seulement dans le sens peu détectable, mais dans le sens de non-continu. Le libre arbitre intervient en pointillé, de manière limité. Il ne peut que nous mettre des petites claques, nous faire marquer des temps d'arrêts pour nous relancer sur d'autres rails, d'autres décisions... et le pilotage automatique reprend le dessus, jusqu'à sa prochaine intervention. Nous restons des robots, mais pas forcément stupides, avec des éclairs de lucidité. Les éclairs peuvent se produire souvent, mais pas de manière continue je pense, j'ai le sentiment que ce serait trop éprouvant. Au mieux le libre arbitre donne une direction, une voie... et si le pilotage automatique va dans une autre direction, il faudra multiplier les rappels. Un peu comme la lutte de la volonté contre une addiction. Au premier relâchement l'addiction essayera de reprendre le dessus, le naturel, l'habitude. Au libre arbitre de s'exprimer, et de choisir.
L'action du libre arbitre est de ce fait limité, mais bon, ceci était évident je pense. Je ne peux changer radicalement, tout se joue dans un champs de contraintes assez étroit. Suffisamment étroit pour y voir une notion de destin, à chacun sa croyance.
Enfin, dernier point, pas des moindres, ceci nous déresponsabilise de nos pensées, mais pas de nos actes (ce qui se rapprocherait de la pensée juive à priori, la pensée chrétienne condamnant la moindre pensée impie, dommage pour nous d'avoir grandi là dedans...). Nous ne choisissons pas d'avoir peur, mais nous décidons ce que nous en faisons, nous ne choisissons pas nos sentiments (pour peu qu'on tente de les expliquer par des phénomènes chimiques et matérialistes), nous ne choisissons même pas nos pensées, qui se construisent toutes seules dans notre cerveau suffisamment complexe pour ça (simple hypothèse matérialiste, car certains peuvent voir la source des nos pensées encore ailleurs...) mais nous avons constamment la possibilité de nous laisser diriger par celles-ci, qui sont en dehors de notre conscience, ou d'interrompre cette aliénation. Et je retombe sur un de mes principes : la conscience, la prise de conscience... être aware quoi. A nous de détecter tout ce qu'il se passe en nous, d'en avoir conscience, et de choisir : laisser jouer, laisser aller ou bien interrompre et donner une autre direction....
Prenez un patient, demandez lui de prendre une décision librement : la décision d'appuyer sur un bouton quand il le souhaite, et mesurez ce qu'il se passe dans son cerveau, dans sa conscience (quand il formule sa prise de décision) et son acte.
Vous remarquerez qu'une seconde avant son acte, son cerveau s'affole : enfin, vous verrez la préparation de son geste, un potentiel électrique. Puis, 0.2 seconde avant son acte, il y aura la conscience de la décision : le patient aura l'impression de s'être décidé à ce moment, inconscient des mécanismes physiques qui s'opèrent dans son cerveau, et enfin viendra l'acte. Bon, on peut aussi s'amuser à y voir un voyage dans le temps, mais bon cette solution n'est pas à sortir tout le temps non plus, c'est juste un signe physique d'une préparation mentale.
Là où ça devient intéressant, c'est qu'en suivant l'activité du cerveau, on peut voir la même préparation mentale se produire, les tracés sont identiques, sauf que l'acte ne se produit pas, et après ce non-acte, les tracés deviennent différents (pas le même relâchement de la tension). Le patient interrogé sur ces épisodes là dira qu'il a failli appuyer, puis qu'il s'est finalement retenu.
Il se passe quelque chose 0.2 secondes avant l'acte : le sujet choisit à ce moment de laisser faire ou de stopper le processus physique. Le libre arbitre est là, il est le choix de laisser jouer ou d'interrompre l'action (la métaphore avec l'arbitre devient évidente : il n'intervient pas directement dans le jeu, mais à tout moment il peut tout stopper, et reprendre le contrôle pour repartir à zéro)
L'esprit, l'âme ne se mesure sans doute pas, mais là on s'en approche sérieusement, à déduire l'existence de quelque chose qui s'impose aux processus neuronaux (bon d'un autre coté, on place toujours Dieu ou l'esprit dans l'inconnu, dans ce qu'on ne mesure pas... encore... En tout cas, on peu au moins en déduire que quelque chose de non mesurable, non neuronal, non électrique se produit et influence fortement les processus standards)
Bon, ça c'était l'expérience, à moi de réfléchir maintenant.
Ça rejoint un peu (beaucoup) ma conception de l'esprit et du libre arbitre, ça la consolide.
Le libre arbitre, c'est comme l'esprit critique (et les antibiotiques), ça n'est pas automatique ! C'est un acte conscient, intrusif sur la réalité qui s'écoule doucement, machinalement, prévisiblement. L'habitude, ou une vie sans question conduit à une vie sans libre arbitre, confortable et prévisible, dans les actes et surtout dans les pensées. Où l'homme devient robot abruti.
Le libre arbitre est quelque chose de discret, pas seulement dans le sens peu détectable, mais dans le sens de non-continu. Le libre arbitre intervient en pointillé, de manière limité. Il ne peut que nous mettre des petites claques, nous faire marquer des temps d'arrêts pour nous relancer sur d'autres rails, d'autres décisions... et le pilotage automatique reprend le dessus, jusqu'à sa prochaine intervention. Nous restons des robots, mais pas forcément stupides, avec des éclairs de lucidité. Les éclairs peuvent se produire souvent, mais pas de manière continue je pense, j'ai le sentiment que ce serait trop éprouvant. Au mieux le libre arbitre donne une direction, une voie... et si le pilotage automatique va dans une autre direction, il faudra multiplier les rappels. Un peu comme la lutte de la volonté contre une addiction. Au premier relâchement l'addiction essayera de reprendre le dessus, le naturel, l'habitude. Au libre arbitre de s'exprimer, et de choisir.
L'action du libre arbitre est de ce fait limité, mais bon, ceci était évident je pense. Je ne peux changer radicalement, tout se joue dans un champs de contraintes assez étroit. Suffisamment étroit pour y voir une notion de destin, à chacun sa croyance.
Enfin, dernier point, pas des moindres, ceci nous déresponsabilise de nos pensées, mais pas de nos actes (ce qui se rapprocherait de la pensée juive à priori, la pensée chrétienne condamnant la moindre pensée impie, dommage pour nous d'avoir grandi là dedans...). Nous ne choisissons pas d'avoir peur, mais nous décidons ce que nous en faisons, nous ne choisissons pas nos sentiments (pour peu qu'on tente de les expliquer par des phénomènes chimiques et matérialistes), nous ne choisissons même pas nos pensées, qui se construisent toutes seules dans notre cerveau suffisamment complexe pour ça (simple hypothèse matérialiste, car certains peuvent voir la source des nos pensées encore ailleurs...) mais nous avons constamment la possibilité de nous laisser diriger par celles-ci, qui sont en dehors de notre conscience, ou d'interrompre cette aliénation. Et je retombe sur un de mes principes : la conscience, la prise de conscience... être aware quoi. A nous de détecter tout ce qu'il se passe en nous, d'en avoir conscience, et de choisir : laisser jouer, laisser aller ou bien interrompre et donner une autre direction....
lundi 31 mars 2014
Le meilleur des mondes
Petite réflexion sur ce vieux roman de Aldous Huxley, lu il a bien longtemps. Pardonnez les approximations, ma mémoire n'a jamais été fameuse, la seule chose essentielle à retenir est qu'il faut lire ce bouquin :)
Bref, petite réflexion tirée de ce roman, réflexion centrée sur la sexualité dans ce meilleur des mondes : la sexualité y est sans tabou, la notion de couple, ou de famille n'y existe plus (pour plus de détails, lisez le bouquin !) Le sexe est devenu un loisir commun, les partenaires sont multiples (plus de fidélité), un peu comme des sex friends (à l'extrême), sauf qu'o n'a même pas besoin d'être ami ou proche pour devenir un sex friend. Vous pouvez proposez ça à la première personne que vous croisez dans la rue, c'est normal, et le plus marquant est que vous êtes quasi sûr que la personne acceptera : il faut juste régler les questions d'emploi du temps. Bref, absence totale de tabou, et disponibilité totale et complète. Ça simplifie bien les choses.
Où voulais je en venir? Parfois je ne sais plus moi-même...
Ha oui, d'abord un constat (ou la projection d'une crainte?). J'ai un peu l'impression qu'on tend de plus en plus vers cette société idéale décrite par Aldous (ça c'est du prénom quand même!). Entre la libération sexuelle, semi-avortée par les MST, l'explosion du porno (merci internet! enfin, vaut mieux ça qu'une utilisation militaire, puisque les 2 plus grands catalyseurs de progrès seraient, semble t'il le sexe et la guerre) et la facilité de nouer des rencontres (re-merci internet : après les sites de rencontres, les sites d'adultère... et ensuite?), je pense qu'on est bien parti pour ça.
Est ce un mal après tout? Bon, sur le chemin, c'est sûr que ça génère pas mal de frustration, tant que tous les tabous ne sont pas tombés, ça crée plus d'excitation que ça n'en apaise, donc forcément, ça crée quelques tensions dégénératrices de temps en temps. Mais une fois l'objectif atteint, ça devrait avoir à peu prêt le même effet qu'une légalisation des drogues : ça devrait calmer beaucoup de personnes et faire disparaître des rapports de force. Plus de frustration (puisqu'elles sont toutes assouvies), plus de séduction, plus de rejet : reste simplement l'amusement et le plaisir du sexe (et à mon avis, pour une certaine partie de la population ceci est déjà une réalité, et pour une autre c'est une tentation, voire une attente). Tout devient rapide et simple.
Bon, par contre, ceci a un prix : c'est la perte de l'attachement, du sentiment. Le plaisir rapide (et répété) prend le dessus sur le plaisir en profondeur, raffiné (tout raffinement est il patience? faudrait que je me le note ça...). La répétition, l'accessibilité font perdre la valeur à la chose, la valeur, mais pas le plaisir. Alors certes mon esprit vieux jeu et réactionnaire place davantage de foi dans ces valeurs que dans le plaisir, mais je suis peut être juste dépassé. Une multiplication sans fin de plaisirs ne vaut elle pas mieux qu'une dégustation compliquée et frustrée (frustration qu'on trouve en plus à la fois chez les célibataires malgré eux et chez les couples malheureux...), l'abondance ne vaut elle pas mieux que l'abstinence? Sachant qu'en fin de compte, le sentiment et l'attachement ne seraient pas voués à disparaître, mais ils devraient simplement changeur leur symptôme, leur signe de reconnaissance : ne plus être attaché au sexe, mais à l'intimité psychologique par exemple (trop perdue de vue à notre époque?)
La question se pose. Je suis trop attaché à mes valeurs et mes principes (que ça coûte cher des principes!) pour en faire le deuil rapidement, mais intellectuellement, c'est séduisant. La destruction de certaines valeurs apporterait sans doute plus de liberté, voire d'égalité et moins de sources de tensions, voire de conflit. Et la première des valeurs territoriales (ou la dernière, selon le point de vue) est sans doute la famille : territoire sacré.
Bref, petite réflexion tirée de ce roman, réflexion centrée sur la sexualité dans ce meilleur des mondes : la sexualité y est sans tabou, la notion de couple, ou de famille n'y existe plus (pour plus de détails, lisez le bouquin !) Le sexe est devenu un loisir commun, les partenaires sont multiples (plus de fidélité), un peu comme des sex friends (à l'extrême), sauf qu'o n'a même pas besoin d'être ami ou proche pour devenir un sex friend. Vous pouvez proposez ça à la première personne que vous croisez dans la rue, c'est normal, et le plus marquant est que vous êtes quasi sûr que la personne acceptera : il faut juste régler les questions d'emploi du temps. Bref, absence totale de tabou, et disponibilité totale et complète. Ça simplifie bien les choses.
Où voulais je en venir? Parfois je ne sais plus moi-même...
Ha oui, d'abord un constat (ou la projection d'une crainte?). J'ai un peu l'impression qu'on tend de plus en plus vers cette société idéale décrite par Aldous (ça c'est du prénom quand même!). Entre la libération sexuelle, semi-avortée par les MST, l'explosion du porno (merci internet! enfin, vaut mieux ça qu'une utilisation militaire, puisque les 2 plus grands catalyseurs de progrès seraient, semble t'il le sexe et la guerre) et la facilité de nouer des rencontres (re-merci internet : après les sites de rencontres, les sites d'adultère... et ensuite?), je pense qu'on est bien parti pour ça.
Est ce un mal après tout? Bon, sur le chemin, c'est sûr que ça génère pas mal de frustration, tant que tous les tabous ne sont pas tombés, ça crée plus d'excitation que ça n'en apaise, donc forcément, ça crée quelques tensions dégénératrices de temps en temps. Mais une fois l'objectif atteint, ça devrait avoir à peu prêt le même effet qu'une légalisation des drogues : ça devrait calmer beaucoup de personnes et faire disparaître des rapports de force. Plus de frustration (puisqu'elles sont toutes assouvies), plus de séduction, plus de rejet : reste simplement l'amusement et le plaisir du sexe (et à mon avis, pour une certaine partie de la population ceci est déjà une réalité, et pour une autre c'est une tentation, voire une attente). Tout devient rapide et simple.
Bon, par contre, ceci a un prix : c'est la perte de l'attachement, du sentiment. Le plaisir rapide (et répété) prend le dessus sur le plaisir en profondeur, raffiné (tout raffinement est il patience? faudrait que je me le note ça...). La répétition, l'accessibilité font perdre la valeur à la chose, la valeur, mais pas le plaisir. Alors certes mon esprit vieux jeu et réactionnaire place davantage de foi dans ces valeurs que dans le plaisir, mais je suis peut être juste dépassé. Une multiplication sans fin de plaisirs ne vaut elle pas mieux qu'une dégustation compliquée et frustrée (frustration qu'on trouve en plus à la fois chez les célibataires malgré eux et chez les couples malheureux...), l'abondance ne vaut elle pas mieux que l'abstinence? Sachant qu'en fin de compte, le sentiment et l'attachement ne seraient pas voués à disparaître, mais ils devraient simplement changeur leur symptôme, leur signe de reconnaissance : ne plus être attaché au sexe, mais à l'intimité psychologique par exemple (trop perdue de vue à notre époque?)
La question se pose. Je suis trop attaché à mes valeurs et mes principes (que ça coûte cher des principes!) pour en faire le deuil rapidement, mais intellectuellement, c'est séduisant. La destruction de certaines valeurs apporterait sans doute plus de liberté, voire d'égalité et moins de sources de tensions, voire de conflit. Et la première des valeurs territoriales (ou la dernière, selon le point de vue) est sans doute la famille : territoire sacré.
dimanche 30 mars 2014
Rêve en pyjama
Petit rêve pour relancer l'atelier écriture, un peu moins régulier ces derniers temps.
Je me retrouve au boulot, à me balader d'un bureau à l'autre pour voir des collègues, comme d'habitude, sauf que j'étais en pyjama. Et il faut savoir que mon pyjama se constitue d'un vieux t-shirt, et c'est tout (bon ok, y'a un sous-vêtement ! heureusement). Et donc je vais de bureaux en bureaux comme ça, les cheveux complètement ébouriffés assumant totalement mon look "sorti du lit", et me moquant des friday wear, totalement dépassés ou hypocrites... je ne me souviens plus vraiment de mon argumentaire :) me disant que les friday wear, c'était tous les jours en fait, qu'on pouvait donc faire mieux...
Pour compléter la tenue, j'avais une jolie paire de lunette de soleil, genre aviateur (tiré d'un spectacle-concert que je viens de voir à mon avis).
Sur la fin, un collège me prend à partie, je l'amuse, il me dit en rigolant que ceci devrait jouer sur ma carrière, je dis ne pas m'en soucier, et préférer laisser ma carrière de coté (de toute façon, à a quoi ça sert une carrière?)
Bref, celui-ci -de rêve- m'a bien fait marrer :) L'habit ne fait pas le moine, certes, lorsqu'on s'intéresse aux choses profondes, mais qui maintenant prend le temps de s'intéresser aux choses profondes, qui ne s'arrête pas aux choses superficielles? Tout nous y pousse (travail, loisirs, valeurs de la rapidité, de l'apparence...), et nous passons globalement de plus en plus de temps à cultiver notre apparence. On se limitait à notre profil physique avant l'apparition du profil virtuel : ça fait 2 fois plus de travail ! Difficile de résister au milieu d'un tel engouement, et cultiver une image de rebelle, c'est toujours cultiver une image. La seule résistance possible est la transcendance, viser la transparence, oui mais bon, la transparence amène aussi la solitude. On se coupe de l'appartenance à un groupe et on devient discret. C'est peut être pour ça que les personnes discrètes m'ont toujours attiré : question de survie peut être, se regrouper entre semblables pour ne pas être seul...
Je me retrouve au boulot, à me balader d'un bureau à l'autre pour voir des collègues, comme d'habitude, sauf que j'étais en pyjama. Et il faut savoir que mon pyjama se constitue d'un vieux t-shirt, et c'est tout (bon ok, y'a un sous-vêtement ! heureusement). Et donc je vais de bureaux en bureaux comme ça, les cheveux complètement ébouriffés assumant totalement mon look "sorti du lit", et me moquant des friday wear, totalement dépassés ou hypocrites... je ne me souviens plus vraiment de mon argumentaire :) me disant que les friday wear, c'était tous les jours en fait, qu'on pouvait donc faire mieux...
Pour compléter la tenue, j'avais une jolie paire de lunette de soleil, genre aviateur (tiré d'un spectacle-concert que je viens de voir à mon avis).
Sur la fin, un collège me prend à partie, je l'amuse, il me dit en rigolant que ceci devrait jouer sur ma carrière, je dis ne pas m'en soucier, et préférer laisser ma carrière de coté (de toute façon, à a quoi ça sert une carrière?)
Bref, celui-ci -de rêve- m'a bien fait marrer :) L'habit ne fait pas le moine, certes, lorsqu'on s'intéresse aux choses profondes, mais qui maintenant prend le temps de s'intéresser aux choses profondes, qui ne s'arrête pas aux choses superficielles? Tout nous y pousse (travail, loisirs, valeurs de la rapidité, de l'apparence...), et nous passons globalement de plus en plus de temps à cultiver notre apparence. On se limitait à notre profil physique avant l'apparition du profil virtuel : ça fait 2 fois plus de travail ! Difficile de résister au milieu d'un tel engouement, et cultiver une image de rebelle, c'est toujours cultiver une image. La seule résistance possible est la transcendance, viser la transparence, oui mais bon, la transparence amène aussi la solitude. On se coupe de l'appartenance à un groupe et on devient discret. C'est peut être pour ça que les personnes discrètes m'ont toujours attiré : question de survie peut être, se regrouper entre semblables pour ne pas être seul...
lundi 24 mars 2014
La folle expérience (suite)
Autre expérience de Sieur Benjamin Libet ce soir, pour la rappeler à ma mémoire.
Prenez un homme, séparez lui les 2 hémisphères. Bon OK, c'est un peu barbare, pour rendre la chose plus acceptable, prenez un homme dont les 2 hémisphère sont séparés, les accidents, ça arrive.
Bref, cet homme aura un problème, ses hémisphères ne communiquent plus entre eux.
Le cerveau gauche contrôle la partie droite, dont la vision de l’œil droit, le droit contrôle le gauche, mais la où la symétrie se brise, c'est sur le langage : son aire se trouve seulement dans l'hémisphère gauche.
Montrer à l’œil gauche une image quelconque (de la neige) et au droit, une tout autre image (une tête de coq), et montrez lui d'autres images, pour qu'il fasse une association : il pointera du doigt les "bonnes" images : une patte de coq et une pelle pour déblayer la neige.
Sauf que, maintenant, si vous lui demandez une explication à sa décision, il expliquera, avec son cerveau gauche qui a vu à droite, que l'association est évidente : coq-patte. Et pour l'autre décision, il bafouillera un peu et inventera une raison (la pelle qui permet de nettoyer les saletés laissées dans le poulailler).
La conscience intègre l'information, mais est incapable de la ressortir, pourquoi pas, c'est physique après tout. Mais ce qu'il y a de plus choquant c'est cette capacité à inventer une fausse raison (et à y croire dur comme fer).
Corsez un peu l'expérience, remplacez la neige par un ordre plus direct, du genre "partez, l'expérience est terminée". Le sujet se lèvera et s'en ira, si vous lui demandez pourquoi il s'inventera une excuse : envie d'aller aux toilettes, quelque chose à faire chez lui. Vous pourrez lui reposer la question quelques jours plus tard, l'excuse n'aura pas changé.
Qu'on se fasse manipuler par son inconscient n'est pas nouveau. Certains phénomènes nous influencent mais nous sommes incapables de les nommer. L'information est intégrée sous le seuil de la conscience, mais l'influence existe. Ce qui est plus surprenant c'est que notre esprit, comme la nature, a horreur du vide : une décision sans raison, purement arbitraire est un non-sens. Ce qui peut s'expliquer facilement : si je perds le contrôle de mes décisions, alors je perds mon contrôle tout court, je deviens un pantin, dirigé par autre chose que moi même, simple spectateur de mes propres gestes, des décisions d'un autre : insupportable je pense. L'esprit y joue sa survie je pense, perdre signifie perdre la raison, perdre sa santé mentale, perdre son esprit. L'esprit échafaude donc à toute vitesse une raison et s'y tient.
On tombe dans de la mauvaise foi extrême, gouvernée par notre corps. Et je pense qu'on peut y trouver une explication à la mauvaise foi quotidienne, qui reste un système de protection. La recherche de sens dans nos actions devient fondamentale, c'est une caractéristique de l'être humain, et là où ça devient problématique c'est lorsque une partie de mon être refuse la raison "objective", ce refus peut être conscient ou refoulé, le mécanisme ensuite sera automatique : chercher une raison de substitution. Si reconnaître mon tort est plus destructeur pour ma personne que le fait de faire une croix sur la vérité, alors mon instinct de conservation me poussera vers la situation la moins hostile. Mais à la limite, lorsque le sujet ne réalise pas qu'il s'accroche à quelque chose de faux, lorsqu'il est convaincu d'être dans le vrai, qu'il croit à son mensonge, on n'est pas vraiment dans la mauvaise foi, on est dans la mythomanie, pathologie de la mauvaise foi. Et reste le meilleur vaccin contre la mauvaise foi : la soif de vérité. Celui qui veut toujours accéder à la vérité, qui place cette valeur au-dessus des autres ne doit pas pouvoir user de mauvaise foi trop longtemps, ceci générerait trop de tensions en lui, trop rapidement (comptez quand même quelques minutes, voire heures...)
Et l'inverse? Peut on en conclure que les gens qui pratiquent aisément la mauvaise foi ne sont pas des amoureux de la vérité? Oui, certainement, leur échelle de valeur doit placer d'autres concepts au-dessus de la vérité : l'estime de soi, son honneur, son image par exemple...
Prenez un homme, séparez lui les 2 hémisphères. Bon OK, c'est un peu barbare, pour rendre la chose plus acceptable, prenez un homme dont les 2 hémisphère sont séparés, les accidents, ça arrive.
Bref, cet homme aura un problème, ses hémisphères ne communiquent plus entre eux.
Le cerveau gauche contrôle la partie droite, dont la vision de l’œil droit, le droit contrôle le gauche, mais la où la symétrie se brise, c'est sur le langage : son aire se trouve seulement dans l'hémisphère gauche.
Montrer à l’œil gauche une image quelconque (de la neige) et au droit, une tout autre image (une tête de coq), et montrez lui d'autres images, pour qu'il fasse une association : il pointera du doigt les "bonnes" images : une patte de coq et une pelle pour déblayer la neige.
Sauf que, maintenant, si vous lui demandez une explication à sa décision, il expliquera, avec son cerveau gauche qui a vu à droite, que l'association est évidente : coq-patte. Et pour l'autre décision, il bafouillera un peu et inventera une raison (la pelle qui permet de nettoyer les saletés laissées dans le poulailler).
La conscience intègre l'information, mais est incapable de la ressortir, pourquoi pas, c'est physique après tout. Mais ce qu'il y a de plus choquant c'est cette capacité à inventer une fausse raison (et à y croire dur comme fer).
Corsez un peu l'expérience, remplacez la neige par un ordre plus direct, du genre "partez, l'expérience est terminée". Le sujet se lèvera et s'en ira, si vous lui demandez pourquoi il s'inventera une excuse : envie d'aller aux toilettes, quelque chose à faire chez lui. Vous pourrez lui reposer la question quelques jours plus tard, l'excuse n'aura pas changé.
Qu'on se fasse manipuler par son inconscient n'est pas nouveau. Certains phénomènes nous influencent mais nous sommes incapables de les nommer. L'information est intégrée sous le seuil de la conscience, mais l'influence existe. Ce qui est plus surprenant c'est que notre esprit, comme la nature, a horreur du vide : une décision sans raison, purement arbitraire est un non-sens. Ce qui peut s'expliquer facilement : si je perds le contrôle de mes décisions, alors je perds mon contrôle tout court, je deviens un pantin, dirigé par autre chose que moi même, simple spectateur de mes propres gestes, des décisions d'un autre : insupportable je pense. L'esprit y joue sa survie je pense, perdre signifie perdre la raison, perdre sa santé mentale, perdre son esprit. L'esprit échafaude donc à toute vitesse une raison et s'y tient.
On tombe dans de la mauvaise foi extrême, gouvernée par notre corps. Et je pense qu'on peut y trouver une explication à la mauvaise foi quotidienne, qui reste un système de protection. La recherche de sens dans nos actions devient fondamentale, c'est une caractéristique de l'être humain, et là où ça devient problématique c'est lorsque une partie de mon être refuse la raison "objective", ce refus peut être conscient ou refoulé, le mécanisme ensuite sera automatique : chercher une raison de substitution. Si reconnaître mon tort est plus destructeur pour ma personne que le fait de faire une croix sur la vérité, alors mon instinct de conservation me poussera vers la situation la moins hostile. Mais à la limite, lorsque le sujet ne réalise pas qu'il s'accroche à quelque chose de faux, lorsqu'il est convaincu d'être dans le vrai, qu'il croit à son mensonge, on n'est pas vraiment dans la mauvaise foi, on est dans la mythomanie, pathologie de la mauvaise foi. Et reste le meilleur vaccin contre la mauvaise foi : la soif de vérité. Celui qui veut toujours accéder à la vérité, qui place cette valeur au-dessus des autres ne doit pas pouvoir user de mauvaise foi trop longtemps, ceci générerait trop de tensions en lui, trop rapidement (comptez quand même quelques minutes, voire heures...)
Et l'inverse? Peut on en conclure que les gens qui pratiquent aisément la mauvaise foi ne sont pas des amoureux de la vérité? Oui, certainement, leur échelle de valeur doit placer d'autres concepts au-dessus de la vérité : l'estime de soi, son honneur, son image par exemple...
dimanche 23 mars 2014
Misogyne ou misanthrope?
Petite réflexion suite au récent article d'une blogueuse (http://crackrockmountain.tumblr.com/) racontant son agression par un "frotteur" dans le métro. Petite hésitation avant de réagir à un sujet pareil, avec une chance sur 2 de passer soit pour un misogyne soit pour un misanthrope. Mais bon, j'assume mon coté misanthrope :)
Bref, l'article me laisse dans mon état normal : dubitatif.
Toute agression physique est condamnable, y'a pas à discuter. C'est clair et sans ambiguïté.
Après, à l'inverse de l'auteur, je n'ai sans doute pas foi en l'humanité, pas dans la masse en tout cas. Je peux avoir foi en l'humanité en tant qu'individu (il suffit de bien choisir son individu, voire même simplement de discuter avec) mais je perds mon optimisme dès qu'on parle de foule ou de peuple.
Bref, on vit dans un monde qu'on n'a pas choisi. Par contre, on a la capacité d'essayer de le comprendre, de l'analyser. En tout cas, avec l'âge, on gagne cette capacité.
Pas besoin d'être un génie pour s'apercevoir qu'on vit dans un monde de plus en plus sexué, mais qui est loin d'atteindre le degré de liberté du meilleur des mondes. Le porno n'est plus juste facile d'accès, il s'est démocratisé : bientôt l'exception sera peut être de n'avoir aucune sex-tape. La promo, les magazines, la mode, les médias mettent de plus en plus en avant le corps féminin et des comportements libertins (sexualité libérée, échangisme, prostitution...). Mais l'accès au plaisir de la chair reste pour la majorité tout aussi difficile: aborder une inconnue reste délicat, alors on est loin du meilleur des mondes où les tabous sont tombés et où la sexualité est vraiment libérée. Reste quoi alors? de la frustration. Pour les femmes de ne pas ressembler aux idoles de la presse (de ne pas séduire tout le monde au premier regard?), pour les hommes, de ne pas vivre une réalité digne d'un porno (oui je caricature, toutes les femmes ne sont pas des victimes de la mode, et tous les hommes ne sont pas des obsédés).
Ajoutez à ça la promiscuité et la densification de la population, et vous obtenez un cocktail explosif. Autant en province ou il y a quelques années on connaît les gens qu'on croise (de vue au moins), autant dans nos villes modernes anonymes on croise des millions de personnes tous les jours, tous inconnus les uns pour les autres. Même s'il n'y a sans doute pas autant d'obsédés que de victimes de la mode, dans une journée normale, je pense que la probabilité d'en croiser un (voire une dizaine) est très forte (après heureusement pour vous, il ne croisera pas que vous...)
Après ça reste une question de choix : je peux me balader sans défense dans la savane africaine et aller dire bonjour aux lions, je peux sortir dans les rues de Colombie avec une jolie chaîne en or, je peux me balader la nuit dans des quartiers chauds avec mon smartphone dernier cri à la main, je peux me balader dans le métro avec un sac et des poches qui ne ferment pas, je peux sortir comme je veux, avec l'apparence que j'ai choisie, être moi-même. Statistiquement, il y a des comportements à ne pas adopter. Question de choix. En cas de problème, bien sûr qu'on peut réagir, se plaindre, s'indigner de ne pas vivre dans un monde plus juste, où l'innocent est mieux protégé. Mais bon, notre monde est loin d'être le meilleur. La naïveté et l'innocence sont la norme chez l'enfant : c'est bien pour ça que généralement les parents donnent des conseils et fixent des règles (les parents qui n'ont pas démissionné en tout cas). Chez l'adulte, c'est réservé aux rêveurs, aux utopistes. Je serai toujours là pour prendre leur défense (ils apportent tant!), mais c'est bien leur incompréhension du monde et leurs rêves qui les exposent, malgré eux (et c'est bien la le dilemme : leur faire prendre conscience de ça, c'est leur faire abandonner leurs rêves).
Pas de méprise, je ne suis pas pour un retour au pantalon (ou pire). N'étant pas particulièrement obsédé, je profite de la beauté féminine dès qu'elle se présente sans jamais avoir jamais agressé quelqu'un (même pas du regard je pense! ce qui m'interdit aussi les compliments gratuits sur un visage, un sourire, une silhouette -imaginez un instant un compliment gratuit sur une poitrine ! je n'ose pas imaginer comment serait pris un tel compliment! ), je pense juste que certaines tenues sont aussi dangereuses que certains comportements : à adopter dans certaines situations, maîtrisées, où l'on sait où on met les pieds, où on connaît le cadre, les acteurs et les risques. On peut désirer une société différente, on peut vouloir être en phase avec nos pensées, mais ne pas avoir conscience du monde dans lequel on vit s'apparente à de l'inconscience (ou de l’insouciance au mieux).
Au final, la question revient à ça : puis je me montrer tel que je voudrais être sans me soucier des conséquences? Un punk peut il aller postuler avec tatouages et piercing pour un job? Un croyant peut il aller à l'école en affichant sa religion? Un supporter de Paris peut il se promener sur la Canebière avec son t-shirt préféré? Je voudrais vivre dans un monde où tout ceci serait indifférent, mais la question n'est pas de savoir ce que je veux, mais comment est le monde, puis de savoir comment je veux l'affronter, ou m'y conformer, ce que je peux accepter, et ce que je refuse.
Ceux qui font des choix en connaissance de cause, je les respecte, quel que soit le choix,
ceux qui agissent par naïveté, je les admire en un sens, les protège comme je peux, tant qu'ils ont la force d'assumer les conséquences désagréables.
Être indigné par des comportements visant au final à réduire la liberté de chacun, ou à forcer un comportement non souhaité naturellement (s'habiller d'une certaine façon...) est normal, légitime et bienvenu, mais être surpris (pas sûr que ce soit le cas de Jack Parker d'ailleurs, au cas où elle se perde sur ce blog) c'est juste l'événement qui fait perdre la naïveté au rêveur utopiste, c'est juste un signe...
Le monde a en tout cas bien changé en 50 ans : avant les femmes se battaient pour avoir le droit de porter le pantalon !
Bref, l'article me laisse dans mon état normal : dubitatif.
Toute agression physique est condamnable, y'a pas à discuter. C'est clair et sans ambiguïté.
Après, à l'inverse de l'auteur, je n'ai sans doute pas foi en l'humanité, pas dans la masse en tout cas. Je peux avoir foi en l'humanité en tant qu'individu (il suffit de bien choisir son individu, voire même simplement de discuter avec) mais je perds mon optimisme dès qu'on parle de foule ou de peuple.
Bref, on vit dans un monde qu'on n'a pas choisi. Par contre, on a la capacité d'essayer de le comprendre, de l'analyser. En tout cas, avec l'âge, on gagne cette capacité.
Pas besoin d'être un génie pour s'apercevoir qu'on vit dans un monde de plus en plus sexué, mais qui est loin d'atteindre le degré de liberté du meilleur des mondes. Le porno n'est plus juste facile d'accès, il s'est démocratisé : bientôt l'exception sera peut être de n'avoir aucune sex-tape. La promo, les magazines, la mode, les médias mettent de plus en plus en avant le corps féminin et des comportements libertins (sexualité libérée, échangisme, prostitution...). Mais l'accès au plaisir de la chair reste pour la majorité tout aussi difficile: aborder une inconnue reste délicat, alors on est loin du meilleur des mondes où les tabous sont tombés et où la sexualité est vraiment libérée. Reste quoi alors? de la frustration. Pour les femmes de ne pas ressembler aux idoles de la presse (de ne pas séduire tout le monde au premier regard?), pour les hommes, de ne pas vivre une réalité digne d'un porno (oui je caricature, toutes les femmes ne sont pas des victimes de la mode, et tous les hommes ne sont pas des obsédés).
Ajoutez à ça la promiscuité et la densification de la population, et vous obtenez un cocktail explosif. Autant en province ou il y a quelques années on connaît les gens qu'on croise (de vue au moins), autant dans nos villes modernes anonymes on croise des millions de personnes tous les jours, tous inconnus les uns pour les autres. Même s'il n'y a sans doute pas autant d'obsédés que de victimes de la mode, dans une journée normale, je pense que la probabilité d'en croiser un (voire une dizaine) est très forte (après heureusement pour vous, il ne croisera pas que vous...)
Après ça reste une question de choix : je peux me balader sans défense dans la savane africaine et aller dire bonjour aux lions, je peux sortir dans les rues de Colombie avec une jolie chaîne en or, je peux me balader la nuit dans des quartiers chauds avec mon smartphone dernier cri à la main, je peux me balader dans le métro avec un sac et des poches qui ne ferment pas, je peux sortir comme je veux, avec l'apparence que j'ai choisie, être moi-même. Statistiquement, il y a des comportements à ne pas adopter. Question de choix. En cas de problème, bien sûr qu'on peut réagir, se plaindre, s'indigner de ne pas vivre dans un monde plus juste, où l'innocent est mieux protégé. Mais bon, notre monde est loin d'être le meilleur. La naïveté et l'innocence sont la norme chez l'enfant : c'est bien pour ça que généralement les parents donnent des conseils et fixent des règles (les parents qui n'ont pas démissionné en tout cas). Chez l'adulte, c'est réservé aux rêveurs, aux utopistes. Je serai toujours là pour prendre leur défense (ils apportent tant!), mais c'est bien leur incompréhension du monde et leurs rêves qui les exposent, malgré eux (et c'est bien la le dilemme : leur faire prendre conscience de ça, c'est leur faire abandonner leurs rêves).
Pas de méprise, je ne suis pas pour un retour au pantalon (ou pire). N'étant pas particulièrement obsédé, je profite de la beauté féminine dès qu'elle se présente sans jamais avoir jamais agressé quelqu'un (même pas du regard je pense! ce qui m'interdit aussi les compliments gratuits sur un visage, un sourire, une silhouette -imaginez un instant un compliment gratuit sur une poitrine ! je n'ose pas imaginer comment serait pris un tel compliment! ), je pense juste que certaines tenues sont aussi dangereuses que certains comportements : à adopter dans certaines situations, maîtrisées, où l'on sait où on met les pieds, où on connaît le cadre, les acteurs et les risques. On peut désirer une société différente, on peut vouloir être en phase avec nos pensées, mais ne pas avoir conscience du monde dans lequel on vit s'apparente à de l'inconscience (ou de l’insouciance au mieux).
Au final, la question revient à ça : puis je me montrer tel que je voudrais être sans me soucier des conséquences? Un punk peut il aller postuler avec tatouages et piercing pour un job? Un croyant peut il aller à l'école en affichant sa religion? Un supporter de Paris peut il se promener sur la Canebière avec son t-shirt préféré? Je voudrais vivre dans un monde où tout ceci serait indifférent, mais la question n'est pas de savoir ce que je veux, mais comment est le monde, puis de savoir comment je veux l'affronter, ou m'y conformer, ce que je peux accepter, et ce que je refuse.
Ceux qui font des choix en connaissance de cause, je les respecte, quel que soit le choix,
ceux qui agissent par naïveté, je les admire en un sens, les protège comme je peux, tant qu'ils ont la force d'assumer les conséquences désagréables.
Être indigné par des comportements visant au final à réduire la liberté de chacun, ou à forcer un comportement non souhaité naturellement (s'habiller d'une certaine façon...) est normal, légitime et bienvenu, mais être surpris (pas sûr que ce soit le cas de Jack Parker d'ailleurs, au cas où elle se perde sur ce blog) c'est juste l'événement qui fait perdre la naïveté au rêveur utopiste, c'est juste un signe...
Le monde a en tout cas bien changé en 50 ans : avant les femmes se battaient pour avoir le droit de porter le pantalon !
mardi 11 mars 2014
Rêve de rêve
Petites série de rêve, un peu désordonnée, couchée sur le papier trop tard sans doute...
Je suis chez mes parents, sur la canapé, tranquille à caresser mes chats, quand un tigre commence à venir poser ses pattes et sa tête sur mes pieds, sur mes jambes. Je suis paralysé de peur, je ne bouge plus la partie inférieure de mon corps. Je le laisse s'installer, j'en profite pour prendre des photos !
Le tigre était adopté et faisait partie de la famille ! Même les chats s'amusaient avec !
Un peu plus tard, sans doute à la suite d'un problème avec un chat, mon frère conseille d'appeler un vétérinaire, je lui réponds "pour qu'il découvre qu'il y a un tigre ici?"
Puis je me lève, prends ma douche. En sortant, je vois que le ciel est vraiment sombre par la fenêtre, je vais voir de l'autre coté de l'appartement, le ciel est plus clair : gros orage en approche. Je retourne voir le ciel noir, toujours avec ma serviette, et là j’aperçois une forme immense dans le ciel, au loin, comme une ville qui flotte... une invasion extra-terrestre?! Je retourne voir de l'autre coté, je vois un plus petit vaisseau, beaucoup plus proche, devenant parfois invisible, parfois visible, limite translucide. Je recule, avec ma serviette sur la tête, j'ai mon appareil photo dans les mains, je l'ai chargé la veille (réellement), j'essaye de débrancher le câble de chargement pour pouvoir prendre une photo.
Je me réveille, le souffle court, comme d'habitude, regarde l'heure à mon réveil... me calme et me remets à penser à tout, n'importe quoi, au travail, à mes problèmes personnels, au rêve que je viens de faire, à m'amuser du fait qu'il est peut être prémonitoire... Bref, mon cerveau reprend ses réflexions.
Puis je me réveille enfin ! Pour de bon cette fois ! Persuadé d'avoir rêvé un rêve, je pensais que c'était seulement dans les films ! Première réflexion qui me vient à l'esprit, même dans mes rêves je ne peux m'empêcher d'intellectualiser ! Ma machine à penser gagne du terrain, ne s'arrête jamais !
Me suis je simplement rendormi sans m'en rendre compte? Peut être, j'aurai pris la réalité pour un rêve alors? D'habitude, c'est plutôt l'inverse.
Toujours étrange de voir se mêler rêves et réalité, comme des éléments réels s'invitent dans les rêves : à quand l'inverse? :)
Je suis chez mes parents, sur la canapé, tranquille à caresser mes chats, quand un tigre commence à venir poser ses pattes et sa tête sur mes pieds, sur mes jambes. Je suis paralysé de peur, je ne bouge plus la partie inférieure de mon corps. Je le laisse s'installer, j'en profite pour prendre des photos !
Le tigre était adopté et faisait partie de la famille ! Même les chats s'amusaient avec !
Un peu plus tard, sans doute à la suite d'un problème avec un chat, mon frère conseille d'appeler un vétérinaire, je lui réponds "pour qu'il découvre qu'il y a un tigre ici?"
Puis je me lève, prends ma douche. En sortant, je vois que le ciel est vraiment sombre par la fenêtre, je vais voir de l'autre coté de l'appartement, le ciel est plus clair : gros orage en approche. Je retourne voir le ciel noir, toujours avec ma serviette, et là j’aperçois une forme immense dans le ciel, au loin, comme une ville qui flotte... une invasion extra-terrestre?! Je retourne voir de l'autre coté, je vois un plus petit vaisseau, beaucoup plus proche, devenant parfois invisible, parfois visible, limite translucide. Je recule, avec ma serviette sur la tête, j'ai mon appareil photo dans les mains, je l'ai chargé la veille (réellement), j'essaye de débrancher le câble de chargement pour pouvoir prendre une photo.
Je me réveille, le souffle court, comme d'habitude, regarde l'heure à mon réveil... me calme et me remets à penser à tout, n'importe quoi, au travail, à mes problèmes personnels, au rêve que je viens de faire, à m'amuser du fait qu'il est peut être prémonitoire... Bref, mon cerveau reprend ses réflexions.
Puis je me réveille enfin ! Pour de bon cette fois ! Persuadé d'avoir rêvé un rêve, je pensais que c'était seulement dans les films ! Première réflexion qui me vient à l'esprit, même dans mes rêves je ne peux m'empêcher d'intellectualiser ! Ma machine à penser gagne du terrain, ne s'arrête jamais !
Me suis je simplement rendormi sans m'en rendre compte? Peut être, j'aurai pris la réalité pour un rêve alors? D'habitude, c'est plutôt l'inverse.
Toujours étrange de voir se mêler rêves et réalité, comme des éléments réels s'invitent dans les rêves : à quand l'inverse? :)
lundi 3 mars 2014
Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d'entre nous regardent les étoiles
Citation du génial Oscar Wilde ce soir, observateur de l'âme et de la société, capable de résumer le tout en une tournure subtile.
Bref, ici c'est sur la condition humaine qu'il se penche. Vision cynique ou réaliste, selon l'humeur, le contraste entre notre esprit, nos aspirations et la réalité nous place de fait dans le caniveau, victime des contingences, de nos propres limitations, de nos désirs, de nos mesquineries, de nos faiblesses. L'humain est comme ça, la société est à son image, notre raison et notre observation nous en donne conscience. Nous faisons tous partis de ce monde merdique, nous partageons tous la même condition, à nous débattre pour vivre. Le roi, le puissant, le sage, l'indigent, ou le fou : tous sur le même pied d'égalité.
La richesse, la puissance, le savoir ne font pas de différences.
La différence vient de notre point d'attention, on ne peut même pas parler d'objectif, mais plus de rêve. Il ne s'agit pas non plus d'être simplement optimisme, il s'agit de porter son regard au delà, à défaut de pouvoir s'y transporter soi-même...
Véritable apologie du rêve pour s'extraire de la réalité et vivre différemment, moyen comme un autre d'épancher sa soif de transcendance.
Pas sûr qu'on puisse en faire une ligne de conduite : ce genre d'attitude ne se choisit pas je pense, on naît comme ça. Pas sûr non plus que cette attitude soit viable, il n'y a qu'à voir la cigale et la fourmi, une fois l'hiver venu.
On peut constater l'existence de ces comètes, les pieds apparemment sur terre mais la tête dans les étoiles : on les voit passer dans nos vies, nous illuminer généralement un bref instant. Une comète ne se fixe pas, ne suit pas les règles du caniveau... et est difficile à suivre. Ces gens sont mes naïfs que j'envie (qu'est ce que je n'envie pas? :)), leur regard sur le monde est différent, plus juste, plus généreux, plus beau.
La meilleure attitude à adopter, lorsqu'on est une fourmi, n'est ni de se prendre pour une cigale, ni de précipiter sa chute ou de la ramener à la raison, dans le caniveau. On peut s'en inspirer un peu, à notre mesure, et surtout, on peut protéger la cigale. Que la fin aurait été belle si la fourmi avait été prêteuse et avait hébergé son amie artiste...
Bref, ici c'est sur la condition humaine qu'il se penche. Vision cynique ou réaliste, selon l'humeur, le contraste entre notre esprit, nos aspirations et la réalité nous place de fait dans le caniveau, victime des contingences, de nos propres limitations, de nos désirs, de nos mesquineries, de nos faiblesses. L'humain est comme ça, la société est à son image, notre raison et notre observation nous en donne conscience. Nous faisons tous partis de ce monde merdique, nous partageons tous la même condition, à nous débattre pour vivre. Le roi, le puissant, le sage, l'indigent, ou le fou : tous sur le même pied d'égalité.
La richesse, la puissance, le savoir ne font pas de différences.
La différence vient de notre point d'attention, on ne peut même pas parler d'objectif, mais plus de rêve. Il ne s'agit pas non plus d'être simplement optimisme, il s'agit de porter son regard au delà, à défaut de pouvoir s'y transporter soi-même...
Véritable apologie du rêve pour s'extraire de la réalité et vivre différemment, moyen comme un autre d'épancher sa soif de transcendance.
Pas sûr qu'on puisse en faire une ligne de conduite : ce genre d'attitude ne se choisit pas je pense, on naît comme ça. Pas sûr non plus que cette attitude soit viable, il n'y a qu'à voir la cigale et la fourmi, une fois l'hiver venu.
On peut constater l'existence de ces comètes, les pieds apparemment sur terre mais la tête dans les étoiles : on les voit passer dans nos vies, nous illuminer généralement un bref instant. Une comète ne se fixe pas, ne suit pas les règles du caniveau... et est difficile à suivre. Ces gens sont mes naïfs que j'envie (qu'est ce que je n'envie pas? :)), leur regard sur le monde est différent, plus juste, plus généreux, plus beau.
La meilleure attitude à adopter, lorsqu'on est une fourmi, n'est ni de se prendre pour une cigale, ni de précipiter sa chute ou de la ramener à la raison, dans le caniveau. On peut s'en inspirer un peu, à notre mesure, et surtout, on peut protéger la cigale. Que la fin aurait été belle si la fourmi avait été prêteuse et avait hébergé son amie artiste...
lundi 24 février 2014
La stratégie de l'échec
Petite réflexion sur les erreurs, ou en tout cas les problèmes de l'éducation.
Pour atteindre un niveau de bien-être acceptable, voire de bonheur, il semblerait qu'il faille être capable de s'adapter, d'accepter le changement, voire de l'accompagner, de le favoriser. Ceci aide en un sens à mieux affronter la vie : un peu plus de lâcher prise, un peu moins de contrôle maladif.
Ceci est sans doute naturel chez certains (c'est trop'injuste), et va malheureusement à l'encontre de nombreux principes éducatifs (ce qui expliquerait certains maux de notre société?).
Notre éducation se base sur des principes de réussite, de persévérance, d'efforts et de contrôle (dans les deux sens du terme), voire de perfection (un petit peu d'élitisme à la française?). J'en suis sans doute un pur produit, une caricature : enfin, en avoir conscience est le premier pas de la guérison, non? :)
Même face à l'échec notre réflexe n'est pas de l'accepter, mais de nous relever, de persévérer jusqu'à y arriver : l'échec n'est pas tolérer. Comment voulez vous lâcher prise dans ces conditions?
On devrait davantage apprendre à accepter l'échec... et à passer à autre chose. De manière à dédramatiser l'échec et à encourager notre capacité à rebondir plutôt qu'une capacité à résister et à insister.
Première leçon de ce type que l'on apprend : sans doute la drague (pour les garçons en tout cas). On apprend à encaisser un râteau, à se dire que ce n'est pas la fin de l'univers pour se donner le courage d'oser (message ô combien répété dans les séries pour ados!) tellement on est paralysé par la peur de l'échec. Puis enfin à passer à autre chose, à une autre fille... :)
Bon, j'ai clairement pas eu ma dose quand il était encore temps. Va falloir que je rattrape ce retard d'une manière ou d'une autre :)
A se demander si ce genre de chose ne participe pas au charisme des cancres. Les cancres et les marginaux se sont habitués à l'échec, et en retire une force supplémentaire. Ou plutôt, ils n'ont pas forcément une force supplémentaire, mais perçoivent le monde moins fort, et sont donc relativement plus forts, mieux armés. Ils réussiront sans doute moins de choses (sinon ils ne seraient pas cancres :p) mais oseront sans doute plus, plus facilement.
On apprend toujours plus de ses erreurs, il en va de même pour ses échecs, mais on en retire encore plus de choses lorsqu'on reste sur cet échec plutôt que d'essayer de l'effacer en le transformant en une victoire à force de persévérance.
Pour atteindre un niveau de bien-être acceptable, voire de bonheur, il semblerait qu'il faille être capable de s'adapter, d'accepter le changement, voire de l'accompagner, de le favoriser. Ceci aide en un sens à mieux affronter la vie : un peu plus de lâcher prise, un peu moins de contrôle maladif.
Ceci est sans doute naturel chez certains (c'est trop'injuste), et va malheureusement à l'encontre de nombreux principes éducatifs (ce qui expliquerait certains maux de notre société?).
Notre éducation se base sur des principes de réussite, de persévérance, d'efforts et de contrôle (dans les deux sens du terme), voire de perfection (un petit peu d'élitisme à la française?). J'en suis sans doute un pur produit, une caricature : enfin, en avoir conscience est le premier pas de la guérison, non? :)
Même face à l'échec notre réflexe n'est pas de l'accepter, mais de nous relever, de persévérer jusqu'à y arriver : l'échec n'est pas tolérer. Comment voulez vous lâcher prise dans ces conditions?
On devrait davantage apprendre à accepter l'échec... et à passer à autre chose. De manière à dédramatiser l'échec et à encourager notre capacité à rebondir plutôt qu'une capacité à résister et à insister.
Première leçon de ce type que l'on apprend : sans doute la drague (pour les garçons en tout cas). On apprend à encaisser un râteau, à se dire que ce n'est pas la fin de l'univers pour se donner le courage d'oser (message ô combien répété dans les séries pour ados!) tellement on est paralysé par la peur de l'échec. Puis enfin à passer à autre chose, à une autre fille... :)
Bon, j'ai clairement pas eu ma dose quand il était encore temps. Va falloir que je rattrape ce retard d'une manière ou d'une autre :)
A se demander si ce genre de chose ne participe pas au charisme des cancres. Les cancres et les marginaux se sont habitués à l'échec, et en retire une force supplémentaire. Ou plutôt, ils n'ont pas forcément une force supplémentaire, mais perçoivent le monde moins fort, et sont donc relativement plus forts, mieux armés. Ils réussiront sans doute moins de choses (sinon ils ne seraient pas cancres :p) mais oseront sans doute plus, plus facilement.
On apprend toujours plus de ses erreurs, il en va de même pour ses échecs, mais on en retire encore plus de choses lorsqu'on reste sur cet échec plutôt que d'essayer de l'effacer en le transformant en une victoire à force de persévérance.
vendredi 21 février 2014
Tout est improbable, jusqu'à ce que ça arrive
Extrait tiré de Échecs et maths de Terry Bisson.
Petite perle, paradoxe ambulant, tellement vrai et tellement faux à la fois, du coup tellement profond, ou tellement naïf.
Tout est improbable ici, à commencer par notre existence, la vie sur terre : et pourtant nous sommes là.
L'approche mathématique, probabiliste peut nous aider à faire des choix, ou plutôt nous aider à nous rassurer sur nos choix, mais au final notre expérience personnelle est forcément unitaire. Nous faisons s'écrouler les fonctions de probabilités (on pourrait même trouver un peu de mécanique quantique dans cette petite phrase...)
Les proba et les stats restent vraies : elles donnent un éclairage global et offrent une approche froide et rationnelle. Mais notre expérience n'est pas globale.
L'avion que je prends a un certain risque de se crasher, mais au final, il se crache ou pas : c'est binaire. La vie est binaire, les nuances sont apportées par la masse, qui apporte la diversité. Et s'il n'a qu'une chance sur un million de se crasher, ça me fera une belle jambe de le savoir s'il se crache effectivement. L'expérience transforme les hypothèses en faits réels.
L'improbable est partout : peut être que d'en avoir conscience peut rendre la vie plus forte. Il est à peu prêt aussi improbable que je sois là en train d'écrire un article pieds nus que que je gagne au loto. Voire même peut être plus : le loto voit des gagnants chaque semaine, et je suis le seul à faire ce que je fais, à avoir mes idées, à être là, à cet instant précis, à écrire et penser et ceci.
Et pourtant, nous ne voyons pas cet émerveillement, nous y sommes (devenus?) hermétiques, aveugles. Oubliant que toute notre vie est improbable, que tout ceci est déjà un miracle, que chaque rencontre est improbable, chaque amitié encore plus, chacune de nos expériences...
Tout ceci est improbable, fragile et éphémère, et pourtant nous le considérons comme normal, comme un dû. Pourquoi mon esprit est il capable d'un rationalisme froid et extrême quand ça l'arrange et n'est pas capable de réaliser (et garder à l'esprit) une vérité aussi bête et rationnelle ?
Nous avons juste notre regard qui porte à une mauvaise échelle : plus centré sur nous, nous serions égocentriques, nous serions notre propre Dieu, et chacune de nos actions serait divine. Nous ne sommes pas une probabilité, nous sommes le centre, notre centre, tout puissant, le reste important peu. Extrême inverse, nous sommes l'improbable au milieu de ce vaste univers, et pourtant, miraculeusement, nous sommes là. Grain de sable perdu dans l'univers, certes, mais là : à vivre, ressentir, l'émerveillement devrait être là (même s'il pourrait place à un abattement général de se sentir si petit : ma foi, il suffit de l'accepter). Mais malheureusement, notre regard est intermédiaire, il reste suffisamment ouvert aux autres pour nous comparer sans cesse, pour prendre en compte des probabilités faussées, basées sur que nous percevons des autres, du monde. Cette vision fait apparaître des dus : la norme devient un dû, la norme n'étant que le fruit de notre regard subjectif. On ne voit que ce que l'on veut bien voir, et on en oublie à la fois notre unicité et notre chance (probabilité) d'être, d'exister...
Petite perle, paradoxe ambulant, tellement vrai et tellement faux à la fois, du coup tellement profond, ou tellement naïf.
Tout est improbable ici, à commencer par notre existence, la vie sur terre : et pourtant nous sommes là.
L'approche mathématique, probabiliste peut nous aider à faire des choix, ou plutôt nous aider à nous rassurer sur nos choix, mais au final notre expérience personnelle est forcément unitaire. Nous faisons s'écrouler les fonctions de probabilités (on pourrait même trouver un peu de mécanique quantique dans cette petite phrase...)
Les proba et les stats restent vraies : elles donnent un éclairage global et offrent une approche froide et rationnelle. Mais notre expérience n'est pas globale.
L'avion que je prends a un certain risque de se crasher, mais au final, il se crache ou pas : c'est binaire. La vie est binaire, les nuances sont apportées par la masse, qui apporte la diversité. Et s'il n'a qu'une chance sur un million de se crasher, ça me fera une belle jambe de le savoir s'il se crache effectivement. L'expérience transforme les hypothèses en faits réels.
L'improbable est partout : peut être que d'en avoir conscience peut rendre la vie plus forte. Il est à peu prêt aussi improbable que je sois là en train d'écrire un article pieds nus que que je gagne au loto. Voire même peut être plus : le loto voit des gagnants chaque semaine, et je suis le seul à faire ce que je fais, à avoir mes idées, à être là, à cet instant précis, à écrire et penser et ceci.
Et pourtant, nous ne voyons pas cet émerveillement, nous y sommes (devenus?) hermétiques, aveugles. Oubliant que toute notre vie est improbable, que tout ceci est déjà un miracle, que chaque rencontre est improbable, chaque amitié encore plus, chacune de nos expériences...
Tout ceci est improbable, fragile et éphémère, et pourtant nous le considérons comme normal, comme un dû. Pourquoi mon esprit est il capable d'un rationalisme froid et extrême quand ça l'arrange et n'est pas capable de réaliser (et garder à l'esprit) une vérité aussi bête et rationnelle ?
Nous avons juste notre regard qui porte à une mauvaise échelle : plus centré sur nous, nous serions égocentriques, nous serions notre propre Dieu, et chacune de nos actions serait divine. Nous ne sommes pas une probabilité, nous sommes le centre, notre centre, tout puissant, le reste important peu. Extrême inverse, nous sommes l'improbable au milieu de ce vaste univers, et pourtant, miraculeusement, nous sommes là. Grain de sable perdu dans l'univers, certes, mais là : à vivre, ressentir, l'émerveillement devrait être là (même s'il pourrait place à un abattement général de se sentir si petit : ma foi, il suffit de l'accepter). Mais malheureusement, notre regard est intermédiaire, il reste suffisamment ouvert aux autres pour nous comparer sans cesse, pour prendre en compte des probabilités faussées, basées sur que nous percevons des autres, du monde. Cette vision fait apparaître des dus : la norme devient un dû, la norme n'étant que le fruit de notre regard subjectif. On ne voit que ce que l'on veut bien voir, et on en oublie à la fois notre unicité et notre chance (probabilité) d'être, d'exister...
mardi 18 février 2014
Encore un rêve...
Tant que j'en ai, j'en profite...
Je convoque une réunion au boulot, à mon vrai boulot ou presque : je reconnais quelques détails, mais tous ne coïncident pas. La réunion va commencer, je regrette de n'avoir rien pris pour noter : ni papier, ni stylo. J'attends avec angoisse mon tour de prendre la parole. Petit débat puis la réunion s'arrête.
On sort du bâtiment pour en rejoindre un autre : il faut traverser une route à double sens.
Comme à mon habitude, je me jette juste derrière des voitures pour commencer à traverser, des collègues s'engagent à ma suite : je crie pour les arrêter. Une voiture qu'ils n'avaient pas vu, masqué par celles qui viennent de passer leur fonce dessus dans l'autre sens. Ils s'arrêtent à temps, on attend quelques secondes au milieu de la route, puis on traverse.
Je regarde ceux qui sont restés de l'autre côté de la route, et commence à remonter le long du trottoir ou d'un chemin, en direction du bâtiment principal. Je me retourne et vois une collègue qui traverse, et veut forcer le passage devant un camion ou un car, je ne sais pas trop. Elle ralentit même pour forcer le car à s'arrêter, elle est sur un passage piéton, dans son droit. Mais le car ne veut pas s'arrêter, ne change pas son allure... le temps ralentit, elle se fige, paralysée par la peur? Le car dévie sa trajectoire et enfourche le trottoir avec fracas, il la dépasse. Il est sur mon trottoir, je m'écarte rapidement, sentant la peur et l’adrénaline m'envahir une fois de plus.
Le car me dépasse, retourne sur la route. Je le vois s'éloigner et regrette de ne pas être capable de prendre le numéro de sa plaque, je me dis que j'aurais du le prendre en photo. Je regrette.
Je remonte enfin l'allée qui conduit à la tour, et je vois sur le coté, de l'autre côté d'un grillage 2 grands gorilles, style king kong, de 4 à 6 mètres de haut se battre ! Je réalise qu'il s'agit de gorilles télécommandés, je vois des têtes d'ouvriers par les fenêtres de l'entrepôt, derrière le combat, encourager les participants. Ça a l'air trop génial ! Je suis enjoué, j'ai envie d'essayer, mais je continue ma route vers le boulot, émerveillé par l'ingéniosité et les jeux. Le gorille de gauche l'emporte me semble t'il. C'est fini? Non, d'autres combattants prennent place : une espèce de femme à droite, face à 3 gorilles à la queue leu leu (difficile à déplacer pour un combat...)
Fin du rêve...
Décidément le monde onirique est bien plus intéressant et surprenant que le monde réel :) Vivement cette nuit ! Question qui me trotte dans l'esprit, mon rêve est il aussi construit, ou est ce ma reconstruction à mon réveil qui lui donne un semblant de sens, un semblant de continuité. Peut être n'ai je qu'une succession d'images et de sensations, les liens sont "posthumes"...
Il paraît qu'on peut contrôler son rêve à force d'entrainement, ça ne m'étonnerait pas, avec un peu d'auto-programmation. que faire si j'y arrive? Rêver de venir me voir endormi, pour voir si je peux rêver de la réalité... sorte de voyage astral...
Je convoque une réunion au boulot, à mon vrai boulot ou presque : je reconnais quelques détails, mais tous ne coïncident pas. La réunion va commencer, je regrette de n'avoir rien pris pour noter : ni papier, ni stylo. J'attends avec angoisse mon tour de prendre la parole. Petit débat puis la réunion s'arrête.
On sort du bâtiment pour en rejoindre un autre : il faut traverser une route à double sens.
Comme à mon habitude, je me jette juste derrière des voitures pour commencer à traverser, des collègues s'engagent à ma suite : je crie pour les arrêter. Une voiture qu'ils n'avaient pas vu, masqué par celles qui viennent de passer leur fonce dessus dans l'autre sens. Ils s'arrêtent à temps, on attend quelques secondes au milieu de la route, puis on traverse.
Je regarde ceux qui sont restés de l'autre côté de la route, et commence à remonter le long du trottoir ou d'un chemin, en direction du bâtiment principal. Je me retourne et vois une collègue qui traverse, et veut forcer le passage devant un camion ou un car, je ne sais pas trop. Elle ralentit même pour forcer le car à s'arrêter, elle est sur un passage piéton, dans son droit. Mais le car ne veut pas s'arrêter, ne change pas son allure... le temps ralentit, elle se fige, paralysée par la peur? Le car dévie sa trajectoire et enfourche le trottoir avec fracas, il la dépasse. Il est sur mon trottoir, je m'écarte rapidement, sentant la peur et l’adrénaline m'envahir une fois de plus.
Le car me dépasse, retourne sur la route. Je le vois s'éloigner et regrette de ne pas être capable de prendre le numéro de sa plaque, je me dis que j'aurais du le prendre en photo. Je regrette.
Je remonte enfin l'allée qui conduit à la tour, et je vois sur le coté, de l'autre côté d'un grillage 2 grands gorilles, style king kong, de 4 à 6 mètres de haut se battre ! Je réalise qu'il s'agit de gorilles télécommandés, je vois des têtes d'ouvriers par les fenêtres de l'entrepôt, derrière le combat, encourager les participants. Ça a l'air trop génial ! Je suis enjoué, j'ai envie d'essayer, mais je continue ma route vers le boulot, émerveillé par l'ingéniosité et les jeux. Le gorille de gauche l'emporte me semble t'il. C'est fini? Non, d'autres combattants prennent place : une espèce de femme à droite, face à 3 gorilles à la queue leu leu (difficile à déplacer pour un combat...)
Fin du rêve...
Décidément le monde onirique est bien plus intéressant et surprenant que le monde réel :) Vivement cette nuit ! Question qui me trotte dans l'esprit, mon rêve est il aussi construit, ou est ce ma reconstruction à mon réveil qui lui donne un semblant de sens, un semblant de continuité. Peut être n'ai je qu'une succession d'images et de sensations, les liens sont "posthumes"...
Il paraît qu'on peut contrôler son rêve à force d'entrainement, ça ne m'étonnerait pas, avec un peu d'auto-programmation. que faire si j'y arrive? Rêver de venir me voir endormi, pour voir si je peux rêver de la réalité... sorte de voyage astral...
lundi 17 février 2014
Donne-moi du poison pour mourir ou des rêves pour vivre
Petite citation du Suédois Gunnar Ekelöf, digne de Shakespeare je trouve, voire même meilleur pour le peu que j'ai lu en V.O...
Vision romantique, donc dramatique de la vie, sans concession, à vivre à 100%, ou à ne pas vivre du tout. La citation est plaisante dans la mesure où elle réveille le romantisme, cette soif, ce besoin de rêve.
Mais la citation nous met presque face à un chantage : les rêves en balance avec la mort...
Certes j'ai envie de rêver, d'avoir des rêves dans ma vie (quoique quand je vois la gueule de mes cauchemars :p), d'avoir des objectifs, des ambitions, des moteurs qui me transcendent et me donnent une énergie quasi inépuisable. Mais dois-je abandonner la vie en leur absence? Je ne serais plus là pour écrire ces lignes si c'était réellement le cas...
Oui la citation est belle, attire par la vision qu'elle offre, la radicalité qu'elle propose. J'aimerai une vie suffisamment passionnée pour faire de cette phrase le résumé de ma vie, mais c'est tellement inconscient, tellement pas moi. Les idées extrêmes séduisent, mais sont rarement applicables, sont rarement subtiles...
Ces sublimes citations sont à prendre comme mantra, pour se donner de l'énergie ou des coups de pied au cul, mais surtout pas à prendre au pied de la lettre. La poésie n'est pas faite pour être réfléchie, elle s'adresse au cœur ou à l'âme, pas au cerveau.
Me voilà une fois de plus coincé entre deux tendances pourtant naturelles chez moi : l'envie de passion, d'absolu, de pureté et l'incapacité à l'appliquer, retenu par la raison, l'anticipation... Opposition classique entre âme et raison, comment satisfaire les deux?
Vivre et réclamer une passion insouciante, aller de rêves en rêves, inconséquemment : c'est tellement pas moi que ça m'attire, c'est tellement pas moi que je ne le serai jamais.
Vivre de manière raisonnable, en anticipant la conséquence de chacun de mes gestes, tellement moi et tellement prévisible, routinier, ennuyant.
Juste équilibre à trouver... une fois de plus... mais voir la vie comme un équilibre ne fait que me replacer un peu plus du coté routinier : le funambule calcule les risques et ses mouvements.
Malheureusement (ou heureusement?) il ne suffit pas de le vouloir, de le décider pour changer ce que l'on est. Je ne peux pas choisir d'être méchant, arrogant ou au contraire généreux et humble demain, je ne peux pas choisir d'être à l'aise en public demain, ou encore plus timide. On passe notre vie à essayer de découvrir qui on est et pourquoi on est comme ça (pour peu qu'il y ait des raisons dans notre enfance, notre éducation...) et ensuite on peut s'évertuer soit à essayer de se changer, petit à petit, avec méthode, rigueur et sueur soit à s'accepter et à vivre en accord avec ce que l'on a découvert : est ce se résigner? En un sens oui... Vivre en accord avec soi-même, quand bien même ceci apporterait un épanouissement complet, une espèce de bonheur béat, on resterait alors dans une sorte de zone de confort, sans évolution, sans révolution. Le bonheur est stable et inerte, il se suffit à lui même, tellement stable qu'il en devient mort...
La solution est peut être de ne pas y penser... trop tard pour moi :)
Vision romantique, donc dramatique de la vie, sans concession, à vivre à 100%, ou à ne pas vivre du tout. La citation est plaisante dans la mesure où elle réveille le romantisme, cette soif, ce besoin de rêve.
Mais la citation nous met presque face à un chantage : les rêves en balance avec la mort...
Certes j'ai envie de rêver, d'avoir des rêves dans ma vie (quoique quand je vois la gueule de mes cauchemars :p), d'avoir des objectifs, des ambitions, des moteurs qui me transcendent et me donnent une énergie quasi inépuisable. Mais dois-je abandonner la vie en leur absence? Je ne serais plus là pour écrire ces lignes si c'était réellement le cas...
Oui la citation est belle, attire par la vision qu'elle offre, la radicalité qu'elle propose. J'aimerai une vie suffisamment passionnée pour faire de cette phrase le résumé de ma vie, mais c'est tellement inconscient, tellement pas moi. Les idées extrêmes séduisent, mais sont rarement applicables, sont rarement subtiles...
Ces sublimes citations sont à prendre comme mantra, pour se donner de l'énergie ou des coups de pied au cul, mais surtout pas à prendre au pied de la lettre. La poésie n'est pas faite pour être réfléchie, elle s'adresse au cœur ou à l'âme, pas au cerveau.
Me voilà une fois de plus coincé entre deux tendances pourtant naturelles chez moi : l'envie de passion, d'absolu, de pureté et l'incapacité à l'appliquer, retenu par la raison, l'anticipation... Opposition classique entre âme et raison, comment satisfaire les deux?
Vivre et réclamer une passion insouciante, aller de rêves en rêves, inconséquemment : c'est tellement pas moi que ça m'attire, c'est tellement pas moi que je ne le serai jamais.
Vivre de manière raisonnable, en anticipant la conséquence de chacun de mes gestes, tellement moi et tellement prévisible, routinier, ennuyant.
Juste équilibre à trouver... une fois de plus... mais voir la vie comme un équilibre ne fait que me replacer un peu plus du coté routinier : le funambule calcule les risques et ses mouvements.
Malheureusement (ou heureusement?) il ne suffit pas de le vouloir, de le décider pour changer ce que l'on est. Je ne peux pas choisir d'être méchant, arrogant ou au contraire généreux et humble demain, je ne peux pas choisir d'être à l'aise en public demain, ou encore plus timide. On passe notre vie à essayer de découvrir qui on est et pourquoi on est comme ça (pour peu qu'il y ait des raisons dans notre enfance, notre éducation...) et ensuite on peut s'évertuer soit à essayer de se changer, petit à petit, avec méthode, rigueur et sueur soit à s'accepter et à vivre en accord avec ce que l'on a découvert : est ce se résigner? En un sens oui... Vivre en accord avec soi-même, quand bien même ceci apporterait un épanouissement complet, une espèce de bonheur béat, on resterait alors dans une sorte de zone de confort, sans évolution, sans révolution. Le bonheur est stable et inerte, il se suffit à lui même, tellement stable qu'il en devient mort...
La solution est peut être de ne pas y penser... trop tard pour moi :)
vendredi 14 février 2014
Another dream
Dernier rêve en date :
je crois que j'étais jeune, en train de jouer aux échecs avec mon frère, à même les carreaux de la table de la cuisine, avec de grandes pièces. J'étais en mauvaise situation, en train de perdre.
Je me retourne quelques secondes, puis reviens au jeu, et me rends compte que mon frère a bougé toutes les pièces. Ça m'énerve, je râle comme toujours face à mon frère, même si apparemment il a juste translater les pièces un peu plus au centre de la table, les positions relatives seraient restées inchangées. Mais ça m'énerve quand même : entre le mauvais joueur, l'autiste et le fait que je ne supporte pas qu'il est fait ça dans mon dos... avec le seul but de m'énerver.
Je vais aux toilettes (je crois que c'est le même rêve :p), je vais pour m'asseoir et là j'aperçois un visage féminin, pâle, vieux, trop ridé pour être vrai. Je réalise que j'ai en face de moi une espèce de fantôme -j'en ai des frissons à l'écrire-, que je vois à travers la porte, de l'autre côté. Je sens l'adrénaline et la panique monter en moi, je tourne la tête comme un fou, comme si je cherchais une issue, ou à voir ailleurs. Mais à chaque fois je retombe sur ce visage. Ça me glace le sang et me donne la chair de poule, dans mon rêve et au présent. Je vois une autre personne (toujours à travers la porte) s'approcher de ce fantôme féminin...
Et je me réveille !
Angoissé, oppressé, comme d'habitude...
Interprétation : ?? délicate :) mais j'abandonne pas. Simple retour en enfance pour la première partie, à jouer aux échecs et me faire embêter par mon grand frère, simple expression de mon irritabilité. Pourquoi la cuisine? Je l'ignore. Seconde partie plus délicate, mais ce n'est pas la première fois que je rêve d'un fantôme : un passé qui revient me hanter?
Les fantômes et en fin de compte toutes les mythologies ne viennent ils pas des rêves, et de leur interprétation? Les rêves sont ils encore plus puissants que l'imagination consciente? Comme quoi on n'est jamais aussi puissant que lorsqu'on s'abandonne, qu'on s'efface...
je crois que j'étais jeune, en train de jouer aux échecs avec mon frère, à même les carreaux de la table de la cuisine, avec de grandes pièces. J'étais en mauvaise situation, en train de perdre.
Je me retourne quelques secondes, puis reviens au jeu, et me rends compte que mon frère a bougé toutes les pièces. Ça m'énerve, je râle comme toujours face à mon frère, même si apparemment il a juste translater les pièces un peu plus au centre de la table, les positions relatives seraient restées inchangées. Mais ça m'énerve quand même : entre le mauvais joueur, l'autiste et le fait que je ne supporte pas qu'il est fait ça dans mon dos... avec le seul but de m'énerver.
Je vais aux toilettes (je crois que c'est le même rêve :p), je vais pour m'asseoir et là j'aperçois un visage féminin, pâle, vieux, trop ridé pour être vrai. Je réalise que j'ai en face de moi une espèce de fantôme -j'en ai des frissons à l'écrire-, que je vois à travers la porte, de l'autre côté. Je sens l'adrénaline et la panique monter en moi, je tourne la tête comme un fou, comme si je cherchais une issue, ou à voir ailleurs. Mais à chaque fois je retombe sur ce visage. Ça me glace le sang et me donne la chair de poule, dans mon rêve et au présent. Je vois une autre personne (toujours à travers la porte) s'approcher de ce fantôme féminin...
Et je me réveille !
Angoissé, oppressé, comme d'habitude...
Interprétation : ?? délicate :) mais j'abandonne pas. Simple retour en enfance pour la première partie, à jouer aux échecs et me faire embêter par mon grand frère, simple expression de mon irritabilité. Pourquoi la cuisine? Je l'ignore. Seconde partie plus délicate, mais ce n'est pas la première fois que je rêve d'un fantôme : un passé qui revient me hanter?
Les fantômes et en fin de compte toutes les mythologies ne viennent ils pas des rêves, et de leur interprétation? Les rêves sont ils encore plus puissants que l'imagination consciente? Comme quoi on n'est jamais aussi puissant que lorsqu'on s'abandonne, qu'on s'efface...
jeudi 13 février 2014
Il faut toujours connaître la vérité, et parfois la dire.
Citation prise au hasard ce soir, de Khalil Gibran, enfin, à moitié au hasard :)
Tombé dessus par hasard, retenu parce qu'elle résume une partie de ma pensée : la recherche de vérité comme moteur, voire comme mode de vie, en se nourrissant de curiosité... un peu prétentieux peut être, mais bon, autant avoir des objectifs ambitieux, pour une fois :)
Ne pas rechercher la vérité, c'est se contenter d'apparences et d'approximations, voire prendre des mauvaises décisions et provoquer des malheurs alors qu'on aurait pu les éviter : c'est sans doute ce qui m'effraie le plus. La recherche de la vérité et la conscience est un devoir envers les autres. Blesser quelqu'un par inadvertance est un manquement à ce devoir.
Reste que la vie est incertaine, que le doute est partout. Il faut accepter ses limites, tout en essayant de les repousser, et se contenter de faire de son mieux, même lorsque celui-ci ne suffit pas (un peu l'impression de pondre des lapalissades ce soir, je dois être un peu rouillé).
Et surtout savoir garder la vérité pour soi, non par égoïsme, mais par altruisme en quelque sorte. La dire doit être en effet l'exception. La dire sans qu'elle soit demandée, l'imposer aux autres est un comportement de fanatique. Les autres ne sont ni forcément volontaires ni même près pour recevoir une vérité. Ce qui revient à dire que la liberté (et le respect donc) doit être placée au-dessus de la vérité. C'est toujours frustrant de voir quelqu'un dans l'erreur, surtout lorsqu'il s'agit d'un proche, mais de la même manière que les parents doivent laisser leurs enfants faire leurs erreurs, il en est de même pour nous. C'est aussi une sorte de respect pour l'autre, même si en apparence ça ressemble à de l'égoïsme. Mais ne pas énoncer de vérité ne signifie pas ne pas proposer d'aide ou de soutien. Question de forme sans doute. L'aide et le soutien ne doivent pas être trop directifs, pas soumis à de trop nombreuses conditions : je ne t'aide que si on le fait à ma façon. Ce n'est pas vraiment une aide ça, c'est plus un abus de pouvoir. Face à une position de faiblesse, on prend le pouvoir, les décisions, et on met l'autre dans une situation de redevable... Certes l'intention peut être très bonne, mais très maladroite, à réserver aux cas extrêmes.
J'aurais peut être mieux fait de prendre une citation avec laquelle j'étais en désaccord :) plus propice à l'inspiration.
Tombé dessus par hasard, retenu parce qu'elle résume une partie de ma pensée : la recherche de vérité comme moteur, voire comme mode de vie, en se nourrissant de curiosité... un peu prétentieux peut être, mais bon, autant avoir des objectifs ambitieux, pour une fois :)
Ne pas rechercher la vérité, c'est se contenter d'apparences et d'approximations, voire prendre des mauvaises décisions et provoquer des malheurs alors qu'on aurait pu les éviter : c'est sans doute ce qui m'effraie le plus. La recherche de la vérité et la conscience est un devoir envers les autres. Blesser quelqu'un par inadvertance est un manquement à ce devoir.
Reste que la vie est incertaine, que le doute est partout. Il faut accepter ses limites, tout en essayant de les repousser, et se contenter de faire de son mieux, même lorsque celui-ci ne suffit pas (un peu l'impression de pondre des lapalissades ce soir, je dois être un peu rouillé).
Et surtout savoir garder la vérité pour soi, non par égoïsme, mais par altruisme en quelque sorte. La dire doit être en effet l'exception. La dire sans qu'elle soit demandée, l'imposer aux autres est un comportement de fanatique. Les autres ne sont ni forcément volontaires ni même près pour recevoir une vérité. Ce qui revient à dire que la liberté (et le respect donc) doit être placée au-dessus de la vérité. C'est toujours frustrant de voir quelqu'un dans l'erreur, surtout lorsqu'il s'agit d'un proche, mais de la même manière que les parents doivent laisser leurs enfants faire leurs erreurs, il en est de même pour nous. C'est aussi une sorte de respect pour l'autre, même si en apparence ça ressemble à de l'égoïsme. Mais ne pas énoncer de vérité ne signifie pas ne pas proposer d'aide ou de soutien. Question de forme sans doute. L'aide et le soutien ne doivent pas être trop directifs, pas soumis à de trop nombreuses conditions : je ne t'aide que si on le fait à ma façon. Ce n'est pas vraiment une aide ça, c'est plus un abus de pouvoir. Face à une position de faiblesse, on prend le pouvoir, les décisions, et on met l'autre dans une situation de redevable... Certes l'intention peut être très bonne, mais très maladroite, à réserver aux cas extrêmes.
J'aurais peut être mieux fait de prendre une citation avec laquelle j'étais en désaccord :) plus propice à l'inspiration.
mardi 11 février 2014
La folle expérience
Expérience la plus folle, trouvée dans un bouquin sérieux de Jean Staune -que je ressors pour l'occasion-, pratiqué par Benjamin Libet (malheureusement j'ai pas trouvé beaucoup de traces de cette expérience dans beaucoup de livres...faudrait il creuser les revues spécialisées, anglaises? :/)
Ça me permettra de fixer cette expérience qui m'échappe...
Piquez le bout du doigt d'un patient : il réagira 25ms après.
Excitez la zone du cerveau correspondante : il faut l'exciter pendant 500ms pour que le patient le détecte. Normal, le processus n'est plus le même, le signal a beau être plus direct, il est sans doute moins cohérent.
Maintenant,
piquez le doigt, puis 200ms après stimulez la zone du cerveau. Le patient ne ressent pas la première piqûre ! Alors qu'il aurait du la ressentir après 25ms. Il ne ressentira que la seconde après 700ms...
Rallongez le délai à 500ms : pareil ! La première piqûre n'est pas ressenti !
Rallongez le délai à 700ms, enfin, le patient ressent les 2 piqûres
Ça signifie quoi?
Que notre conscience se forme en 500ms, même si notre sensation est plus rapide. Et que pendant la construction de cette conscience, je peux encore modifier la perception, la conscience d'événements passés : je peux masquer certaines perceptions. Et ma conscience antidatera ma perception pour recoller les morceaux.
Maintenant, plus fort,
je ne stimule plus le doigt ni le cerveau, mais le nerf entre les 2. Le sujet sent la piqûre rapidement, seulement 25ms après le début de la stimulation, à condition que la stimulation dure 500ms !! Ce qui veut dire que si j'arrête la stimulation au bout de 400ms, le patient ne ressent rien, ne détecte rien. La détection consciente de l'événement présent ne se fait que si le futur est d'une certaine forme ! La détection en 25ms est dépendante des 475ms suivante : si la stimulation dure tout ce temps, alors la conscience de la piqûre sera là, si la stimulation ne dure pas, alors la conscience n'existe pas.
Cause et conséquences s'inversent dans le temps à l'échelle de la conscience ! Un événement présent à une cause future ! La détection ne dépend pas seulement de la stimulation passée, mais aussi de la stimulation future !
L'apparition de la détection consciente de la piqûre au bout de 25ms détermine à coup sûr le futur : la stimulation durera encore 475ms. Ceci n'est pas du déterminisme au sens classique : je connais la position et la vitesse d'un objet, je suis capable de déterminer sa trajectoire future... oui, mais c'est en faisant l'hypothèse que l'objet ne va pas rencontrer d'obstacle. La le lien est inversé -ou alors il est absolu- en voyant l'objet je sais d'où il vient, je sais qu'il n'a pas rencontré d'obstacle, puisqu'il est là, par contre, le futur reste incertain, ne sachant pas s'il poursuivra sa trajectoire librement ou pas.
Je ne peux pas déclencher la stimulation, attendre la réaction au bout de 25ms, puis décider après 200ms d'arrêter la stimulation, puisque si je l'arrête après 200ms, je n'ai pas de réaction, de détection consciente au bout de 25ms.
Je me retrouve face au paradoxe classique de voyage dans le temps !!!
Et c'est là la conclusion du scientifique ! Notre conscience est sur un autre plan et voyage dans le temps sans arrêt pour synchroniser la mécanique !
Et si ceci expliquait les phénomènes de déjà vu? Un petit dérèglement de cette conscience voyageuse temporelle expliquerait ces étranges sensations...
Expériences à rendre fou...
Ça me permettra de fixer cette expérience qui m'échappe...
Piquez le bout du doigt d'un patient : il réagira 25ms après.
Excitez la zone du cerveau correspondante : il faut l'exciter pendant 500ms pour que le patient le détecte. Normal, le processus n'est plus le même, le signal a beau être plus direct, il est sans doute moins cohérent.
Maintenant,
piquez le doigt, puis 200ms après stimulez la zone du cerveau. Le patient ne ressent pas la première piqûre ! Alors qu'il aurait du la ressentir après 25ms. Il ne ressentira que la seconde après 700ms...
Rallongez le délai à 500ms : pareil ! La première piqûre n'est pas ressenti !
Rallongez le délai à 700ms, enfin, le patient ressent les 2 piqûres
Ça signifie quoi?
Que notre conscience se forme en 500ms, même si notre sensation est plus rapide. Et que pendant la construction de cette conscience, je peux encore modifier la perception, la conscience d'événements passés : je peux masquer certaines perceptions. Et ma conscience antidatera ma perception pour recoller les morceaux.
Maintenant, plus fort,
je ne stimule plus le doigt ni le cerveau, mais le nerf entre les 2. Le sujet sent la piqûre rapidement, seulement 25ms après le début de la stimulation, à condition que la stimulation dure 500ms !! Ce qui veut dire que si j'arrête la stimulation au bout de 400ms, le patient ne ressent rien, ne détecte rien. La détection consciente de l'événement présent ne se fait que si le futur est d'une certaine forme ! La détection en 25ms est dépendante des 475ms suivante : si la stimulation dure tout ce temps, alors la conscience de la piqûre sera là, si la stimulation ne dure pas, alors la conscience n'existe pas.
Cause et conséquences s'inversent dans le temps à l'échelle de la conscience ! Un événement présent à une cause future ! La détection ne dépend pas seulement de la stimulation passée, mais aussi de la stimulation future !
L'apparition de la détection consciente de la piqûre au bout de 25ms détermine à coup sûr le futur : la stimulation durera encore 475ms. Ceci n'est pas du déterminisme au sens classique : je connais la position et la vitesse d'un objet, je suis capable de déterminer sa trajectoire future... oui, mais c'est en faisant l'hypothèse que l'objet ne va pas rencontrer d'obstacle. La le lien est inversé -ou alors il est absolu- en voyant l'objet je sais d'où il vient, je sais qu'il n'a pas rencontré d'obstacle, puisqu'il est là, par contre, le futur reste incertain, ne sachant pas s'il poursuivra sa trajectoire librement ou pas.
Je ne peux pas déclencher la stimulation, attendre la réaction au bout de 25ms, puis décider après 200ms d'arrêter la stimulation, puisque si je l'arrête après 200ms, je n'ai pas de réaction, de détection consciente au bout de 25ms.
Je me retrouve face au paradoxe classique de voyage dans le temps !!!
Et c'est là la conclusion du scientifique ! Notre conscience est sur un autre plan et voyage dans le temps sans arrêt pour synchroniser la mécanique !
Et si ceci expliquait les phénomènes de déjà vu? Un petit dérèglement de cette conscience voyageuse temporelle expliquerait ces étranges sensations...
Expériences à rendre fou...
lundi 10 février 2014
Théorie du genre
Allez, je me mets 2 secondes dans la peau d'un éditorialiste :)
C'est quoi ce bordel avec cette théorie du genre, et surtout où veut-on aller et comment?
Si l'objectif est de donner plus de libertés aux gens, de rendre le monde plus tolérant, plus juste et plus ouvert, pourquoi pas : que du louable.
Par contre, pas sûr qu'on s'y prenne super bien...
Déjà, s'attaquer aux enfants : OK, on peut se dire que l'éducation passera mieux là, que c'est le meilleur moyen de préparer la future société. Mais bon, là ce qu'on fait ça s'apparente plus à jouer au petit sorcier, on va essayer d'inculquer des comportements et des modes de pensées aux enfants, sans être foutu d'être précis. D'ailleurs, comment être précis, les enfants n'ont pas forcement de sens critique très développé. Si y' un endroit où on pourrait essayer d'appliquer ce foutu principe de précaution, c'est bien là je pense : on y renonce sur les progrès scientifiques (OGM, ondes...) on aurait pu le garder pour les sciences humaines. Je reste fidèle à mes principes (lol), les valeurs se transmettent mieux par l'exemple. Plutôt que d'essayer de faire rentrer par la force des idées dans la tête des jeunes, on ferait mieux d'essayer de changer les mentalités des adultes, même si du coup ça se doit se faire plus sur la longueur et en douceur (quoique, y aller à coup de lois, on peut pas dire que ça soit super doux...). La tolérance s'installe déjà petit à petit (plus facile de faire son coming out maintenant qu'il y a 40 ans je pense...) : faut juste pas être super pressé, tant pis si tout ne se fait pas en 1 génération. Mais bon, œuvrer pour les générations futures, c'est pas trop dans l'air du temps on dirait...
Halte aux gommages des différences et à l'égalitarisme à tout prix ! Oui les différences sont le premier pas vers l'inégalité, mais cette égalité n'existe pas : c'est juste une notion humaine ! Oui, nous sommes tous différents, et la tolérance vise justement à accepter ça ! Faut choisir entre tolérance et égalité ! Mon choix est fait. Le monde, la nature sont profondément injustes, nier cette injustice, c'est juste refuser d'ouvrir les yeux, refuser d'être adulte ;) On peut essayer de valoriser chaque différence, voire de la compenser avec un peu plus d'équité, mais juste la nier... c'est juste irresponsable.
On va arriver à quoi en gommant nos différences? A un monde uniforme et asexué pour finir. La norme sera une sorte d'hermaphrodite, mâle féminisé ou femme virile, les 2 se rejoindront, et tous ceux qui auront une sexualité affirmée se retrouveront ensemble. Alors oui, on traitera sans doute les homos comme les hétéros, mais aucun des 2 ne sera dans la norme je pense. La norme sera de passer inaperçu, de ne rien revendiquer et de ne rien laisser paraître (pas de signe ostentatoire ! cachez cette jupe! cette cravate!...) Laissez moi ces différences par pitié, laissez moi une chance de trouver ma complémentarité ! Créez d'autres différences, tant qu'elles ne sont pas agressives, tant qu'elles ne s'inspirent pas des religions comme mode de fonctionnement : elles seront toutes enrichissantes pour peu qu'on apprenne la tolérance, et le respect qui va avec.
On veut essayer de faire sortir les enfants de nos clichés comportementaux? Bah laissons les choisir, laissons les se diriger vers ce qui les attire : l'imitation est sans doute le premier trait qui apparaît chez les enfants, donc donnons leur des exemples à suivre ! Salaires égaux, carrières égales, congés parentaux égaux, tâches ménagères égales... si ce n'est qu'on arrivera jamais à être égaux devant la grossesse et la naissance... c'est là dessus qu'il faut jouer, et pas directement sur les esprits des enfants, qu'on risque juste de perdre un peu plus, auxquels on va juste enlever les quelques repères qu'il restait encore...
Arrêtons de croire et de forcer nos enfants à être meilleurs que nous sommes ! Agissons plutôt sur notre propre génération avant de simplement reporter le problème ou sa résolution sur la génération suivante...
C'est quoi ce bordel avec cette théorie du genre, et surtout où veut-on aller et comment?
Si l'objectif est de donner plus de libertés aux gens, de rendre le monde plus tolérant, plus juste et plus ouvert, pourquoi pas : que du louable.
Par contre, pas sûr qu'on s'y prenne super bien...
Déjà, s'attaquer aux enfants : OK, on peut se dire que l'éducation passera mieux là, que c'est le meilleur moyen de préparer la future société. Mais bon, là ce qu'on fait ça s'apparente plus à jouer au petit sorcier, on va essayer d'inculquer des comportements et des modes de pensées aux enfants, sans être foutu d'être précis. D'ailleurs, comment être précis, les enfants n'ont pas forcement de sens critique très développé. Si y' un endroit où on pourrait essayer d'appliquer ce foutu principe de précaution, c'est bien là je pense : on y renonce sur les progrès scientifiques (OGM, ondes...) on aurait pu le garder pour les sciences humaines. Je reste fidèle à mes principes (lol), les valeurs se transmettent mieux par l'exemple. Plutôt que d'essayer de faire rentrer par la force des idées dans la tête des jeunes, on ferait mieux d'essayer de changer les mentalités des adultes, même si du coup ça se doit se faire plus sur la longueur et en douceur (quoique, y aller à coup de lois, on peut pas dire que ça soit super doux...). La tolérance s'installe déjà petit à petit (plus facile de faire son coming out maintenant qu'il y a 40 ans je pense...) : faut juste pas être super pressé, tant pis si tout ne se fait pas en 1 génération. Mais bon, œuvrer pour les générations futures, c'est pas trop dans l'air du temps on dirait...
Halte aux gommages des différences et à l'égalitarisme à tout prix ! Oui les différences sont le premier pas vers l'inégalité, mais cette égalité n'existe pas : c'est juste une notion humaine ! Oui, nous sommes tous différents, et la tolérance vise justement à accepter ça ! Faut choisir entre tolérance et égalité ! Mon choix est fait. Le monde, la nature sont profondément injustes, nier cette injustice, c'est juste refuser d'ouvrir les yeux, refuser d'être adulte ;) On peut essayer de valoriser chaque différence, voire de la compenser avec un peu plus d'équité, mais juste la nier... c'est juste irresponsable.
On va arriver à quoi en gommant nos différences? A un monde uniforme et asexué pour finir. La norme sera une sorte d'hermaphrodite, mâle féminisé ou femme virile, les 2 se rejoindront, et tous ceux qui auront une sexualité affirmée se retrouveront ensemble. Alors oui, on traitera sans doute les homos comme les hétéros, mais aucun des 2 ne sera dans la norme je pense. La norme sera de passer inaperçu, de ne rien revendiquer et de ne rien laisser paraître (pas de signe ostentatoire ! cachez cette jupe! cette cravate!...) Laissez moi ces différences par pitié, laissez moi une chance de trouver ma complémentarité ! Créez d'autres différences, tant qu'elles ne sont pas agressives, tant qu'elles ne s'inspirent pas des religions comme mode de fonctionnement : elles seront toutes enrichissantes pour peu qu'on apprenne la tolérance, et le respect qui va avec.
On veut essayer de faire sortir les enfants de nos clichés comportementaux? Bah laissons les choisir, laissons les se diriger vers ce qui les attire : l'imitation est sans doute le premier trait qui apparaît chez les enfants, donc donnons leur des exemples à suivre ! Salaires égaux, carrières égales, congés parentaux égaux, tâches ménagères égales... si ce n'est qu'on arrivera jamais à être égaux devant la grossesse et la naissance... c'est là dessus qu'il faut jouer, et pas directement sur les esprits des enfants, qu'on risque juste de perdre un peu plus, auxquels on va juste enlever les quelques repères qu'il restait encore...
Arrêtons de croire et de forcer nos enfants à être meilleurs que nous sommes ! Agissons plutôt sur notre propre génération avant de simplement reporter le problème ou sa résolution sur la génération suivante...
lundi 3 février 2014
Fauve ≠
Il est sorti, leur album ! Un condensé de musique à faire hérisser les poils, à tenir éveiller, à tenir debout !
Dernier morceau découvert au hasard de l'album Vieux Frères,
Requin-tigre
Je me suis mis à déconner complètement...
Y a quelque chose qui a sauté là-dedans, je sais pas...
Je pense que c'est parce qu'inconsciemment...
j'ai eu l'impression de perdre le contrôle
De perdre le contrôle sur toutes les choses dans lesquelles j'étais impliqué...
sur tous les éléments de ma vie...
ça m'a plongé dans un état de colère...
absolument indescriptible... c'était... insoutenable...
C'est comme être enfermé dans une boîte sans lumière...
dans laquelle le temps s'arrête..
C'est comme être dans les limbes en fait...
Tu peux plus aller en avant, plus aller en arrière...
tu peux plus aller dans aucune direction...
T'es complètement bloqué... à l'arrêt, en panne...
t'as les pieds dans le ciment...
Je me suis senti comme un requin-tigre
Vous savez que les requins quand ils avancent plus ils crèvent?...
Et le requin-tigre, c'est le plus agressif...
Quand il est immobilisé, il défonce tout ce qui passe...
Et c'est la même chose avec les loups quand tu les coinces...
Moi je me servais de la musique, et des mots, et de l'écriture, pour avancer...
pour progresser à travers l'existence...
Alors quand j'ai perdu ça ben...
ben j'ai perdu ma capacité à progresser...
C'est comme ça que je me suis mis à gueuler...
Tu peux plus interagir avec le monde
Tu te renfermes petit à petit
Tu deviens totalement hermétique aux autres et au quotidien
parce que le matin quand tu te réveilles et le soir quand tu te couches
quand tu marches, quand tu bosses, quand tu parles, quand tu conduis,
tu te répètes en permanence, en permanence :
"je suis nulle part, je vais nulle part... je suis pétrifié. Et je serai jamais rien d'autre que ça"...
Il faut choisir de pas y penser...
choisir que ça existe pas...
choisir de pas avoir de problèmes avec ça...
il faut sortir...
faut voir ses amis...
et attendre que ça revienne
Tout y est. Etat naturel par lequel nous passons peut être tous, mais sur lequel on communique peu, la perte de repère, le monde qui s'écroule, mais on n'est plus enfant, plus rien ne sert de pleurer et de se rouler par terre, on ne passe plus à autre chose à la première diversion, au premier baiser de sa maman, aux premiers bras qui nous enserrent. L'investissement n'est plus le même, la projection, l'anticipation non plus.
L'obligation d'avancer est là : à chacun de trouver comment avancer, le où étant secondaire, impossible à atteindre, par définition : sinon, retour aux limbes..
La découverte de la solitude, l'enfermement, l'isolement et l'aliénation qui va avec, l'obsession.
Et enfin la solution : est ce la seule? la diversion adulte? Celle-ci est positive, même si c'est un divertissement, une sorte de méthode coué, même si elle est exogène (son seul défaut : nécessite d'avoir des amis?...). Mais ce n'est pas une raison pour la dénigrer, c'est peut être LA solution malgré tout, se mettre en capacité d'attendre le retour de la pulsion de vie, l'entraîner par un mouvement artificiel. C'est l'énergie du vide appliqué au psychisme. C'est se réapproprier les méthodes qui fonctionnaient quand nous étions enfant. C'est retrouver cet espoir, cette croyance... et attendre avec cette certitude.
Dernier morceau découvert au hasard de l'album Vieux Frères,
Requin-tigre
Je me suis mis à déconner complètement...
Y a quelque chose qui a sauté là-dedans, je sais pas...
Je pense que c'est parce qu'inconsciemment...
j'ai eu l'impression de perdre le contrôle
De perdre le contrôle sur toutes les choses dans lesquelles j'étais impliqué...
sur tous les éléments de ma vie...
ça m'a plongé dans un état de colère...
absolument indescriptible... c'était... insoutenable...
C'est comme être enfermé dans une boîte sans lumière...
dans laquelle le temps s'arrête..
C'est comme être dans les limbes en fait...
Tu peux plus aller en avant, plus aller en arrière...
tu peux plus aller dans aucune direction...
T'es complètement bloqué... à l'arrêt, en panne...
t'as les pieds dans le ciment...
Je me suis senti comme un requin-tigre
Vous savez que les requins quand ils avancent plus ils crèvent?...
Et le requin-tigre, c'est le plus agressif...
Quand il est immobilisé, il défonce tout ce qui passe...
Et c'est la même chose avec les loups quand tu les coinces...
Moi je me servais de la musique, et des mots, et de l'écriture, pour avancer...
pour progresser à travers l'existence...
Alors quand j'ai perdu ça ben...
ben j'ai perdu ma capacité à progresser...
C'est comme ça que je me suis mis à gueuler...
Tu peux plus interagir avec le monde
Tu te renfermes petit à petit
Tu deviens totalement hermétique aux autres et au quotidien
parce que le matin quand tu te réveilles et le soir quand tu te couches
quand tu marches, quand tu bosses, quand tu parles, quand tu conduis,
tu te répètes en permanence, en permanence :
"je suis nulle part, je vais nulle part... je suis pétrifié. Et je serai jamais rien d'autre que ça"...
Il faut choisir de pas y penser...
choisir que ça existe pas...
choisir de pas avoir de problèmes avec ça...
il faut sortir...
faut voir ses amis...
et attendre que ça revienne
Tout y est. Etat naturel par lequel nous passons peut être tous, mais sur lequel on communique peu, la perte de repère, le monde qui s'écroule, mais on n'est plus enfant, plus rien ne sert de pleurer et de se rouler par terre, on ne passe plus à autre chose à la première diversion, au premier baiser de sa maman, aux premiers bras qui nous enserrent. L'investissement n'est plus le même, la projection, l'anticipation non plus.
L'obligation d'avancer est là : à chacun de trouver comment avancer, le où étant secondaire, impossible à atteindre, par définition : sinon, retour aux limbes..
La découverte de la solitude, l'enfermement, l'isolement et l'aliénation qui va avec, l'obsession.
Et enfin la solution : est ce la seule? la diversion adulte? Celle-ci est positive, même si c'est un divertissement, une sorte de méthode coué, même si elle est exogène (son seul défaut : nécessite d'avoir des amis?...). Mais ce n'est pas une raison pour la dénigrer, c'est peut être LA solution malgré tout, se mettre en capacité d'attendre le retour de la pulsion de vie, l'entraîner par un mouvement artificiel. C'est l'énergie du vide appliqué au psychisme. C'est se réapproprier les méthodes qui fonctionnaient quand nous étions enfant. C'est retrouver cet espoir, cette croyance... et attendre avec cette certitude.
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